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Moon de Duncan Jones (le fils de David Bowie) constitue une très agréable surprise. Pour un premier film, c'est déjà une réussite, scénario et mise en scène étant parfaitement soignée. Dans un univers aussi lointain que furieusement contemporain (la crise de l'energie sur Terre), le réalisateur arrive également à traité de plusieurs sujets avec un brio et une grande sensibilité. Sans compter que la musique de Clint Mansell y ait prodigieusement exploitée (bon, ok, j'en suis fan, mais c'est parce qu'elle est vraiment très planante).

Sam Bell (interprété par Sam Rockwell) vit depuis plus de trois ans dans la station lunaire de Selene, où il gère l'extraction de l'hélium 3 pour la compagnie Lunar Industries, seule solution à la crise énergétique que connait la Terre. Souffrant en silence de son isolement, compensé en partie par son Robot à tout faire, GERTY  (la voix originale de ce dernier est "incarnée par Kevin Spacey),  et de la distance le séparant de sa femme et de sa fille, il passe sont temps à imaginer leurs retrouvailles, à travers les quelques souvenirs qu'il a pu emporter pour sa mission..

Mais quelques semaines avant la fin de son contrat pour l'entreprise Lunar, Sam se met à voir et à entendre des choses étranges... D'abord convaincu que son isolement y est pour quelque chose, il se retrouve malgré tout à enquêter et découvre que si ses patrons ont prévu de le remplacer, ils n'ont jamais projeter de le ramener.


Moon - trailer - 2009

Dur de parler de Moon s'en en dévoiler un peu plus, parce que c'est ce plus qui fait toute la beauté de ce film.  Mais bon, je crois que je vais quand même raconter un peu plus le film, quitte à énerver ceux qui ne l'ont pas vu. Moon est donc une histoire de clonage mais on est très loin de The Island. Ici, la compagnie a trouvé le moyen propre et sans faille (a priori) de pouvoir faire bosser une personne sans jamais la faire partir : ces clones n'ont qu'une durée de vie de trois ans. Et il a suffit d'un accident pour que plusieurs d'entre eux se retrouvent ensemble, ce qui crée une démultiplication des problèmes.

Moon est le genre de film qui nous (re)donne le goût du cinéma, du vrai. Pourtant, le film n'est ni grandiloquent, ni épique. C'est même le tour de force ici de Jones de parvenir à faire un huis clos en parlant de la lune et de son exploitation minière. D'ailleurs, tout est dans le jeu de Sam Rockwell, définitivement un très bon acteur, qui arrive à jouer sur les différentes palettes d'émotions pour nous captiver. Ici, en jouant plusieurs personnages, il arrive à donner à chacun d'entres eux, véritables doubles, une force et un aspect particuliers.

Moon pour le moment, fait le tour des festival. Il gagne en popularité et sympathie. Cela est dû bien entendu au jeu de Sam Rockweel, mais également la photographie sublime de Gary Shaw, qui a réussi à recréer un paysage lunaire plus vrai que nature (un peu comme Kubrick, d'ailleurs) sans compter la musique, terriblement envoutante et jouissive de Clint Mansell, qui varie les tons et les notes selon les situations, mais dont le thème général est particulièrement entrainant (la piste Welcome to Lunar Industries est un pur morceau).


Clint Mansell - Welcome To Lunar Industries (Three Year Stretch) [Moon O.S.T.]

Le film de Duncan Jones par son aspect huis clonesque (j'aime bien ce mot tiens), par sa poésie (la fin est très jolie) est à voir et surtout revoir. Cette oeuvre réussit le tour de force de ne pas avoir de parti-pris très éloquent, comme cela aurait pu  être le cas avec un autre réalisateur, ce qui en fait d'ailleurs un film très sobre et très classe. Un réalisateur à suivre. Un film à découvrir.


Moon de Duncan Jones | Scénario de Duncan Jones et Nathan Parker | Photographie de Gary Shaw | Musique de Clint Mansell | Avec Sam Rockwell, Robin Chalk, Kevin Spacey, Matt Berry, Kaya Scodelario, Malcolm Stewart, Benedict Wong, Dominique McElligott | Grande-Bretagne | 2009 | 97 min. | Science fiction et Thriller |
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Lesbian Vampire Killers est le film racole par excellence, et tout est dans le titre : il y a des lesbienne, des vampires et des tueurs de vampires. Vous prenez également deux loosers, un village perdu en pleine campagne anglaise et surtout maudit et enfin,  minibus rempli d'étudiantes. Sympathique série B comique, l'oeuvre de Phil Claydon souffre pourtant de plusieurs défauts, dont le principal est son gros manque de rythme (et ce pour une durée ne frolant pas les 1 heures et 20 minutes tout compris, c'est un peu un comble).

Ainsi donc, Jimmy (Mathew Horne) et Fletch (James Corden) décident de fuir leurs problèmes en passant un week-end de débauche dans la campagne anglaise. Mais, les choses ne vont pas se passer comme prévu et ils se retrouvent coincés dans un village où une mystérieuse malédiction transforme les jeunes filles de 18 ans en vampires. Au cours de la nuit, ils devront mettre de côté leurs peurs (et leurs fantasmes) pour devenir des tueurs de vampires lesbiennes...


Lesbian Vampire Killers - trailer - 2009

la parodie de vampire est un genre aussi prolifique que le genre lui-même. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple (et c'est un peu le seul qui me vient en tête à l'heure actuelle), on a eu droit aux Dents de la nuit en France, film assez sympathique en soi (et bourré de jeux de mots à la con, ce qui plaira aux amateurs, nombreux, de cet exercice de style). Pour sa part, Lesbian Vampire Killers joue plus sur l'aspect potache (et donc geek, puisque c'est le nouveau concept tendance pour vendre) que sur la parodie pure, même si les éléments sont présents (un prêtre, deux débiles, une nuée de jeunes filles, comme dans Dracula de Copola, ect, ect).

Mais Lesbian Vampire Killers est assez foiré. Tout ce qui fait le sel du film est contenu dans la bande annonce, le reste des plans n'étant qu'un prélude à la séquence suivante. C'est très, trop cheap, trop série B mais sans aucune inventivité. Les plans sont très longs, surtout ceux dans la taverne. Les allers retours entre les personnages lors de la dernière demie heure donnent l'impression de durer des plombes. Il y a bien un peu d'humour noir, comme la fille du prêtre qui clamse lamentablement alors que ce dernier fait tout pour la sauver, mais les quelques bonnes idées sont en définitive assez mal exploitées.

Lesbian Vampire Killers ne tiens donc pas toutes ses promesses de films bien racoleur. Certes, ces petits vampirettes lesbiennes sont bien bien sexy en diable (Margarita Hall, Sianad Gregory ou encore Silvia Colloca pour ne citer qu'elles). Mais on est quand même en Grande Bretagne, cette contrée, sans être autant puritaine que les Etats-Unis, manque cruellement d'esprit Olé Olé comme on aurait l'habitude d'avoir en France (Max Pecas, revient!! le genre a besoin de toi, même en habit geek). En clair, cela aurait pu être bien plus trash dans le potache (c'est pour faire un peu dans la rime).


Lesbian Vampire Killers de Phil Claydon | Scénario de Stewart Williams et Paul Hupfield |  Photographie de David Higgs | Musique de Debbie Wiseman | Avec Mathew Horne, James Corden, MyAnna Buring, Vera Filatova,  Paul McGann, Silvia Colloca, Lucy Gaskell, Louise Dylan, Ashley Mulheron  | Grande-Bretagne | 2009 | 82 min. | Comédie et  Epouvante-horreur
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Une semaine en photo particulièrement aisée à faire puisque tous les jours de la semaine ont été comme le précédent et le suivant... Ca doit être comme ça quand ça va pas trop trop...

Lundi.














Mardi.



























Mercredi.



























Jeudi.



























Vendredi.



























Samedi.















Sinon, je dors beaucoup, c'est déjà ça.
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La famille, les frères et les tensions que ça engendre. J'avoue que j'ai toujours du mal à comprendre pourquoi il faut traiter les rapports entre frères en les caricaturant au possible. Dans Brothers, on échappe pas à la règle: on a d'un côte le gentil frerot, qui sert son pays sous les drapeaux et de l'autre, le méchant, qui fait des conneries et qui se retrouvent en prison. Pourquoi faire une opposition aussi drastique, alors qu'il peut y avoir des drames qui se jouent de manière plus subtile, comme par exemple dans le film Nu Propriété, film belge assez passé inaperçu ? Mais l'art de la narration à l'américaine fait rarement dans la demi-mesure (tout comme l'affiche, comme vous pouvez le voir sur la gauche), surtout lorsqu'il s'agit de remaker un film existant. Et le nouveau film de Jim Sheridan ne fait pas exception à la règle, même s'il est peut-être plus nuancé que bon nombres d'histoires du même genre..

Sam (Tobey Maguire) et Grace (Natalie Portman) forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles (Bailee Madison et Taylor Geare). Sam est envoyé par l'ONU en mission à l'étranger, en Afghanistan et confie à Tommy (Jake Gyllenhaal), son frère tout juste sorti de prison, le soin de s'occuper de sa famille. Tommy n'est pas vraiment le bienvenue dans cette famille, son père (Sam Shepard), ayant honte de lui et le comparant souvent à Sam, qui sert son pays.

Pris sous les tirs de feux des rebelles Afghans, l'hélicopthère de Sam est détruit. Lui et un de ses soldats est capturés, et torturé. De l'autre côté, Sam est porté disparu et considéré comme mort, une céremonie ayant eu lieu pour lui rendre les derniers hommages. Cela va permettre à Tommy et Grace de se rapprocher contre toute attente. C'est alors que Sam revient du front, changé et boulversé par ce qui s'est passé là-bas...


Brothers - Trailer - 2009

Brothers est le remake de Brodre (désolé, je ne sais pas faire le o avec une barre mais il y en a une) de Susanne Bier,  avec Connie Nielsen, Ulrich Thomsen et Nikolaj Lie Kaasn, bardé de prix et de recompenses diverses. Il n'en fallait donc pas plus pour qu'un remake soit fait, les américains ayant du mal avec les fins de mois (pour les acteurs et l'équipe technique des films) et l'américain moyen n'allant pas au cinéma si les films ne sont pas "made in america".

Alors Brothers n'éblouira pas. C'est lent, long, on devine tout ce qui se passe avant qu'il se passe enfin quelque chose. On comprend vite que le mauvais frère va prendre la place du bon frère, du bon père de famille et surtout du bon patriote. On comprend également assez vite qu'il va vouloir jeter son dévolu sur sa belle soeur. Il ne reste plus que la façon de dire les choses. Mais la réalisation est très très linéaire, même si elle joue en permanence sur les scènes où le frère est emprisonné et où l'autre vit sa vie. Ca serait d'ailleurs un peu un "vis ma vie", ce film.

Même la fin, lorsque le frère rentre, est traumatisé par ce qu'il a fait (et on le serait à moins en même temps), a bien du mal à revenir dans une vie calme. Mais tout ceci est vite balayé par sa femme qui lui dit à la fin que s'il lui raconte pas ce qui s'est passé, elle se barre. Et il lui raconte tout et tout est bien qui finit bien.

Brothers ne fait donc ni  dans la subtilité, ni dans l'étude des moeurs poussée. Il faut dire que ce secteur, c'est quand même plus celui de la France, de l'Europe que celui des américains. Chacun son métier, chacun son art, et bien que Sheridan soit Irlandais et a un très bon passé de cinéaste derrière lui, l'appel des sirènes holywoodiennes a quelque peu émoussé son art. Vivement qu'il rentre au pays, lui aussi.

Brothers de Jim Sheridan | Scénario de David Benioff | Photographie de Frederick Elmes | Musique de Thomas Newman |Avec Jake Gyllenhaal, Tobey Maguire, Natalie Portman, Patrick Flueger, Mare Winningham, Sam Shepard, Bailee Madison, Taylor Geare | Etats-Unis | 2008 | 105 min. | Drame | Distribué par Wild Bunch Distribution
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Bon, magnifique, on va voir Mother de Bong Joon-Ho ce mercredi 27 Janvier, à l'UGC de Châtelet-les-Halles (à Paris, pour les provinciaux qui connaîtraient pas. Et Dieu sait que yen a sur ce blog).

Tout de suite, avant même que la séance ne commence, un vigile entre. Un monsieur se lève alors, et dit tout haut: "ce vigile veut me faire sortir parce que j'ai un sandwich acheté à l'extérieur dans mon sac, qui fait partie de mes courses, et que j'ai signalé à l'entrée". La salle commence à prendre parti pour le malheureux contrevenant, et on réclame au vigile de nous laisser regarder le film tranquille.

Après avoir invoqué des arguments comme "le bruit que ça fait quand on mange un sandwich", ou, "les mauvaises odeurs", arguments fallacieux s'il en est, puisque UGC vend des sandwichs chauds ou des pop-corn, qui font du bruit et puent la mort autant qu'un McDo, voire plus, ce facétieux vigile décide alors d'aller chercher du renfort en la personne de cadres d'UGC, dont une responsable aussi aimable qu'un cul de lépreux qui a commencé à incendier les gens qui osaient essayer de leur faire relativiser le putain de foin qu'ils nous tapaient pour deux malheureuses tranches de pain assaisonnées de viandes et crudités diverses. Sous les protestations des gens, celle-ci et son vigile ressortent. Pour revenir cinq minutes plus tard...

...avec les flics.
Sous nos yeux stupéfaits, sans un contrôle, rien, les cow-boys en bleu de la maréchaussée ont alors commencé à traîner le terroriste au sandwich pour le faire sortir de la salle, avant que des gens s'interposent devant la brutalité de la scène.
Résultat, la moitié de la salle sort, par solidarité avec le sandwichophile, afin d'aller se faire rembourser son billet (pour ceux qui n'ont pas de carte UGC). Et il se trouve qu'une dizaine de policiers attendaient devant la salle.

Alors, je ne suis pas juriste, et je ne sais pas si le recours abusif à la police est réprimé par la loi.
Mais par contre, je suis sûr et certain que cette dizaine de policiers (affublés de magnifiques rollerblades, sûrement afin de pouvoir aller au plus vite foutre au pain sec et à l'eau la malheureuse petite fille qui aurait osé faire tomber un papier de bonbon par terre) avait mieux à faire que de déloger Oussama Ben Jambon-Beurre de sa tanière obscure.

Comme quoi, certaines entreprises se croient vraiment tout permis quand elles sont en situation de quasi-monopole.
Et si certains policiers se sont montrés compréhensifs et prêts à discuter (après tout, si on les appelle en disant qu'il y a un trouble à l'ordre public, c'est normal qu'il viennent, même si c'est faux), ils ont quand même tardé à partir, et même passé les menottes au contrevenant, à un moment.

Quand on est con...
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Le genre du Caper movie (en gros, les films sur les braquages de banque ou plus généralement de voleurs, n'ont plus trop la côte). En témoigne, la sortie direct-to-video de The Code (Thick as Thieves) de Mimi Leder. Il faut bien dire qu'avec la saga de Danny Ocean, le genre a été passablement renouvellé et s'il était un genre encore à la mode dans les années 90, entre les Payback, Hudson Hawk (de Michael Lehmann) et autres Affaire Karen McCoy (de Russell Mulcahy), il n'est plus aujourd'uhi en vogue, hormis quelques incursions par-ci par là (Braquage à l'Italienne, Braquage à l'Anglais, ce dernier n'ayant rien à voir avec le premier). Et ce ne pas ce film qui va lui rendre ses lettres de noblesses, étant un pur produit instrudialisé et formaté, malgré les twists finaux de bon aloi, auxquels on s'attend pas du tout, du tout.

A New-York, Keith Ripley (Morgan Freeman), passé maître dans l’art du cambriolage, fait appel à Gabriel Martin (Antonio Banderas) pour l’associer à ce qui sera son dernier coup : le vol, chez un diamantaire russe, de deux oeufs Fabergé d’une valeur de 40 millions de dollars. Ripley pourra ainsi rembourser sa dette à un mafieux russe.

 Les choses  vont se compliquer lorsque Alexandra (Radha Mitchell), la filleule de Ripley, est kidnappée par des membres du KGB. Pris en étau entre le NYPD qui les traque et la mafia russe qui a juré d’avoir leur peau, Ripley et Martin vont devoir rivaloser d’ingéniosoté pour rester libres et en vie…


The Code - Trailer - 2009

Antonio Banderas n'a plus la côte. C'est le moins qu'on puisse dire. Ce film, qui lui fait pourtant la part belle, est assez mal foutu, déjà vu et peu probant. il incarne ainsi un "jeune" cambrioleur alors que le sieur doit aller tranquillement vers la cinquantaine. Ca doit être ça la magie du cinéma. Morgan Freeman devait avoir des factures à payer, à moins qu'il a été séduit par les rebondissements finaux. M'enfin, le coup du je te vole pour voler quelqu'un d'autre et tu vas rien voir, c'est donc quelque chose que nous connaissons bien maintenant. Sans compter que le voleur qui est en fait un flic de Miami venu coffrer Le Ripley, on s'en doute pas une minute.

Enfin, le rôle de Robert Foster, remis en selle depuis une dizaine d'année grâce au Jackie Brown (tout comme Pam Grier bien sûr) tente en vain de nous jouer le flic à l'ancienne, qui braille plus qu'il n'agit, étant tout énervé de ne pas coffrer le Ripley (décidément, tout le monde lui en veut à lui). Rade Serbedzija, le russe déjanté que l'on a déjà vu dans Snatch, de Guy Richie, par contre, s'en donne à coeur joie, jouant ainsi le même type de rôle : à savoir un dangereux russe pas beau.

Ce qui étonnant avec ce film, c'est qu'il a l'air de se passer à New-York alors que l'essentiel du casting est russe et que vu le niveau de technicité de l'ensemble ainsi qu'une maitrise maladroite des situation, suggèrerait plus une délocalisation vers les pays de l'est, comme c'est très souvent le cas aujourd'hui avec les films de genre.

The Code est donc un bon film à voir quand vous avez vu les autres. Vite vu, vite oublié. J'ai d'ailleurs du mal à en parler de manière correcte en me remémorant certaines scènes, tant les scènes sont plates plates.

The Code (Thick as Thieves) de Mimi Leder | Scénario de Ted Humphrey et Ruben Leder | Photographie de Julio Macat | Musique d'Atli Örvarsson | Avec Morgan Freeman, Antonio Banderas, Radha Mitchell, Robert Forster, Rade Serbedzija, Michael Hayden, Marcel Iures | Etats-Unis | 2009 | 99 min. | Policier | Distribué par Metropolitan FilmExport | DVD disponbile depuis mi janvier 2010
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J'ai retrouvé mon cordon. Je vais faire les mises à jour la semaine prochaine. D'ici là, la semaine en photo reprend ses droits. Une vraie semaine de merde. Je m'en sors pas. Je vais devoir apprendre à gérer mon stress ou je vais me retrouver drogué aux médocs, comme la plupart des mes congénères français (on est champion du monde de consommation de médoc ou on ne l'est pas)...

Lundi.
L'avantage, quand tu bosses des concours, c'est que tu t'instruit. Ce genre d'ouvrage, là, à gauche, est typiquement ce qu'il faut  pour briller en société. Tous les domaines sont vus de manière transversaux, comme par exemples les différents clivages (jeunes-vieux, Paris/Province, Gauche/Droite, homme/femme) ainsi que les arts.
Le seul problème,c 'est que j'ai une vieille édition, pas trop à jour. Mais bon, c'est déjà un bon point pour se remémorer des trucs et en apprendre pas mal d'autres.  Faudrait que je le lise une troisième fois, mais je n'aurais pas le temps. bien dommage.



Mardi.
Sans commentaire.












Mercredi.
Je voulais éviter la neige, en partant plus tôt de Lyon. C'était loupé. La neige en Provence encore une fois...Incroyable.
Et quand il neige, tout est souvent paralysé ici. Sans compter que le verglas à fait des drames pas loin de chez moi.
Ca n'a pas arrangé mon moral.






Jeudi.
















Vendredi.
RDV medecin. Pharmacie. La pharmacienne a eu le même problème que moi, l'épaule gelée. Ca a duré un ans pour elle. Ca me rassure pas. Le médecin m'a prescrit des trucs pour l'angoisse. J'arrive pas à manger depuis deux jours, y a rien qui veut rentrer correctement, comme si j'avais un bloc de béton au fond de la gorge. Je crois que c'est ça qu'on appelle les glandes. J'accuse toujours le coup de toute façon. J'arrive pas encore à redresser la barre. Dans ces situations là, t'as surtout envie de te cacher pour mourir, comme les oiseaux.
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Avoir un papa dans le cinéma, ça aide. En effet, Jason Reitman est le film d'Ivan Reitman, réalisateur (S.O.S. Fantômes, Jumeaux, Evolution, Ma Super Ex en attendant le S.O.S. Fantômes III prévu pour fin 2010) et producteur (Palace pour chiens, Les intrus, I Love You, Man, La bachelière ou encore In the Air,comme c'est étonnant) assez influent dans le milieu. Malgré ses dires (dans le télé obs de cette semaine), cet homme de 32 ans arrive à pondre des films sans trop de difficultés, hormis les normales. S'étant fait remarqué avec thank you for smoking et Juno, il peut se permettre de débaucher Clooney pour un rôle taillé sur mesure dans In the Air (nom du film en France, amputé du Up, dans la version originale, allez comprendre comment les distributeurs fonctionnent dans ce brave pays), une comédie douce amère.


Ryan Bingham (George Clooney) est un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement, que cela soit le mariage, la propriété ou encore la famille. Son appartement est sans vie, purement fonctionnel. Tout ceci va peu à peu basculer avec sa rencontre avec deux femmes qui vont le ramène sur terre, au sens figuré, comme au sens propre.

Car, en effet, Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Ses besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise, qu'il trimballe incessement. Il  est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.

Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant... Et c'est un drame pour lui (enfin de manière retenue, quand même).


In the air - Trailer - 2009

J'avoue que je ne sais que trop penser de ce film, et encore moins quoi en dire. Ah si, les scènes de licenciement sont purement un petit bonheur, joué par des acteurs ou des non acteurs qui ont été licenciés auparavant. On le ressent, ça donne une touche particulière de réalisme  tout à fait saisissante.

Clooney fait le métier. Il veut son oscar. Ca se voit, ça se ressent. Il l'aura peut-être, étant donné que, comme aux Golden Globes, il sera surement en compétition pour le prix. Le personnage semble bien bien caricatural, malgré des situations qui ne le sont pas. On dirait que le réalisateur avait envie d'apprendre la vie. Ou de nous la montrer. On sent presque un engagement politique derrière. Mais non, c'est quand même une comédie, avec la touche d'amertume, comme il faut.

Voilà. Pour le reste, voyez le film. Comme j'ai déjà eu l'impression d'avoir vu le même genre de truc pas mal de fois et que pourtant on arrive à dire que c'est juste le meilleur film de la semaine, ça me laisse pantois. Non parce que si tu veux parler de solitude, t'as pleins de films comme ça et les français s'en sortent toujours mieux. Ca et l'ennui, c'est leur metier, aux réalisateurs français. In The Air a eu le GG du meilleur scénario. Comme c'est adapté d'un bouquin, avec des variantes, c'est sidérant. C'est rempli de gens qui disent au personnage principal de se comporter différemment, alors que le mec a juste l'âge où il a plus envie qu'on l'emmerde sur son mode de vie. Je peux même pas imaginer une once de crédibilité à ce truc. Et pourtant, c'est ce qui plait.

Etre misanthrope, un vrai, c'est un art qu'on cultive. La toile est remplie de cette espèce. Les gens ne s'occupent pas des misanthropes. La société non plus. Faut être assez tarte pour qu'une petite jeunette vienne vous dire des trucs de minettes en pensant un seul instant que le misanthrope va l'écouter.

Bref, In The Air, de par ses situations, sa poésie toute relative, son manque de punch, son côté soi disant "dépressif" (paye ta dépression, t'as juste plutôt envie de dormir), les concours de cartes privilèges, ces discussions chiantes est typiquement le film en bois qui te fait soi disant réfléchir sur un quotidien, le licenciement. Quand une société moderne, comme la notre, qui marche à coup de CDD, d'interim et de vacation (cherchez pas, j'ai tout fait, sauf le vrai CDI), le licenciement, tu ne sais même pas ce que c'est. Surement qu'aux Etats-Unis, ils doivent licencier des gens. En France, les seuls mecs que tu licencies, c'est ceux qui ont la chance d'avoir un CDI... et ça devient de plus en plus rare.

Il parait que ce film est donc une photo de l'Amérique. C'est surement pas la notre. J'attend toujours de voir le film qui me fasse une photographie de ma société française d'ailleurs. Non décidément, In The Air est purement le genre de film qui ressemble à un film indépendant mais où tu te demande si le réalisateur se regarde pas un peu trop le nombril. 

In the Air (Up in the Air) de Jason Reitman | Scénario de Jason Reitman et Sheldon Turner d'après l'oeuvre de Walter Kim | Photographie d'Eric Steelberg | Musique de Rolfe Kent | Avec George Clooney, Vera Farmiga,Anna Kendrick, Jason Bateman, Amy Morton, Melanie Lynskey|Etats-Unis | 2009 | 110 min. | Comédie | Distribué par Paramount Pictures France
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Vous avez écouté, lu et attendu l'histoire de Serge Gainsbourg. Vous en voulez encore? Alors voilà, c'est l'histoire de Lucien Guinsburg et de ses femmes, qui s'appelaient Jane Birkin, Brigitte Bardot, France Gall, Juliette Gréco ou encore Bambou. A eux, ils forment le clan Gainsbourg.. Joann Sfar a fait un conte, entre réalité et surréalité, entre imaginaire et réel. C'est bien bien écrit en gros, au cas où on pourrait gueuler.. Parce que c'est vrai qu'on autant envie de gueuler après ce film que de s'en fouttre un peu... De se dire que ça fera du bien aux générations futures, que les petits de 20 ans (date non prise au hasard, vu qu'ils sont nés quand il est mort) vont pouvoir écouter du Gainsbourg comme moi qui en ai écouté vers mes 15 piges. Parce que si tu veux savoir parler de cul de tout en nuances (pardon en poésie), t'as besoin de Gainsbourg (et plus tard, si t'as besoin de parler de désamour, t'as aussi besoin de lui).

C'est donc la vie de Gainsbourg, du jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier.
Le film explore son itinéraire artistique, du jeune homme épris de peinture à la consécration de sa musique dont l'avant-gardisme en a fait une véritable icône de la culture française. Mais aussi la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.

Le film prend beaucoup de liberté avec ce qui s'est passé. C'est voulu, c'est assumé. Le petit Lucien fume, a son étoile de Sherif, symbole d'une France occupée par les nazis et d'un des drames de notres longue histoire française. Il n'a déjà peur de rien. Le parti pris choisi est donc le surréalisme, très années 70. On sent que Sfar s'est limité : ces personnages imagés et imaginés ne sont pas assez exploités (il y en a deux : une grosse tête qui va le poursuivre pendant une partie et un dandy gainsbourgien plus grand que l'original). C'est la bonne idée du film. Ce qui fait que ce film est pas un biopic (je hais ce putain de nom). Mais je suppose que les producteurs avaient pas envie d'avoir une vision trop personnelle d'un jeune réalisateur.


Gainsbourg - (vie Heroique) - Trailer - 2009

Le film fait autant de raccourcis qu'il réécrit l'histoire. Mais on aura droit à toutes les étapes marquantes de sa vie : Vian, Gall (il faut que Forestier arrête le cinéma, au passage ou qu'elle change sa façon de jouer, au choix), Greco, Bardot, Birkin et Bambou. La partie Gainsbarre est bien bien raccourcie (je l'aurais dégagée moi, c'était seulement de la provoc d'un homme qui avait perdu pas mal de chose), on a dégagé tout ce qu'il faisait sur scène et à la télé comme pitrerie pour se faire remarquer.

Bizarre, quand on sait que c'est ce qu'il a fait de lui le personnage autant attachant qu'horripilant auprès du grand public. Fallait-il faire ce film, en s'inspirant de fait réels et en imaginant le reste? On reste un peu sur notre faim. C'est très très découpé et compartimenté, comme si la vie de ce monsieur n'était pas possible à résumer en deux heures. Pourtant, il y a eu plusieurs périodes. Mais ce film ne parle pas vraiment de ses doutes, de ses échecs et des malaises, hormis quelques scènes. La picole est mise de côté ou presque, au profit de la clope. Le personnage semble plus un dangereux séducteur qu'un homme enfant, comme le décrivent si bien celles qui l'ont connu. (entre les deux, mon coeur balance).

Mais il reste en fait, ce qui a fait autant la force que la faiblesse du personnage. Sa laideur. Elle lui a autant permis de franchir les obstacles que de developper une énergie créatrice. je me souviens d'ailleurs, en quatrième, d'un devoir à faire sur la laideur et la beauté en français. Le mec qui venait à l'esprit du professeur, comme de pas mal de monde à l'époque, c'était Gainsbourg. Car oui, à son époque, Gainsbarre, c'était plus l'ombre de lui-même que la lumière des décennies précédentes et il déclenchait surtout la répulsion.

Gainsbourg - (vie heroique) permettra aussi de se rincer l'oeil. Fun de voir autant de jolies mademoiselles dans un film, dans avec leurs atouts. Mais la cible est facile. La fascination encore plus grande. Comment ce mec a réussi son coup? On ne le saura pas. C'était peut-être pas l'objectif du réalisateur. On sent juste qu'il est séducteur (mais quel mec ne l'est pas, séducteur?). Ce magnestime, allié à son talent certain pour capter un certain air du temps, tout comme celui d'être encore écoute de nos jour, est légèrement mis de côté.

Dommage que Lucy Gordon ait décidé de passer l'arme à gauche. Elle est parfaite en Birkin. Parfaite dans ce rôle, qu'elle incarne vraiment bien, mieux exploitée en tout cas que Klapish dans ses Poupées Russes. Casta est parfaite en Bardot. Elmosnino a une interprétation  intéressante de Gainsbourg, sans trop en faire tout en copiant ses gestes, devenus familiers. La réalisation est correcte et cohérente. On aurait aimé plus d'envolée lyrique, plus de haut et de bas. Parce qu'on ne peut pas imaginer un mec comme Gainsbourg vivre dans la demie mesure, comme semble l'indiquer ce film. Mais après tout, ce n'est pas ma vision du film. Mais celle d'un dessinateur de bande dessinée (j'crois que j'ai jamais lu une vraie BD de lui), qui a une très belle côte auprès de ceux qui ont du bon goût, et ça en vaut bien une autre.

Gainsbourg - (vie héroïque) est donc très instructif autant que purement factice. Ces deux éléments font autant le charme de ce film qu'il peuvent provoquer une irrésistible envie de partir écouter l'anthologie de Gainsbourg, le réalisateur ayant fait ici des trous, des petits trous et encore des petits trous dans la vie de Gainsbourg.

Gainsbourg - (vie héroïque) de Joann Sfar | Scénario de Joann Sfar | Photographie de Jérôme Brezillon | Musique d'Olivier Daviaud | Avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laetitia Casta, Doug Jones, Anna Mouglalis, Mylène Jampanoï, Sara Forestier, Kacey Mottet, Razvan Vasilescu, Philippe Katerine, Claude Chabrol | France | 2009 | 130 min. | Conte musical | Distribué par Universal Pictures International France
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Le film de genre survit, de temps en temps, au cinéma. La preuve avec Blindés (Armored) tout droit sorti de la fin des années 80-90. En effet, Nimrod Antal, le réalisateur, ne cherche ni à innover, ni à apporter une quelconque pierre à l'édifice cinématographique. Tout est ici affaire de calibrage, de présentation des personnages, de leurs motivations. Et en plus, ça tombe bien puisque, grâce à Tony Muselin, lyonnais maintenant devenu célèbre, l'histoire d'Amored a un petit côté actuel de bon aloi...

Après la mort de ses parents, Ty Hackett (Columbus Short) rentre d'Irak où il était soldat pour s'occuper de son petit frère, qui fait que des conneries (il peint un aigle dans la cuisine, ne va jamais à l'école, bref un type qui va réussir dans la vie). Pour faire face aux factures, il accepte de travailler comme convoyeur de fonds pour la société qui employait son père, sous l'oeil bienveillant de son chef (Fred Ward).

Au dernier jour de sa période d'essai, Ty se voit proposer par Bill Cochrane (Matt Dillon), son chef d'équipe, de voler les 42 millions de dollars qu'ils doivent bientôt transporter. Le plan est aussi simple que génial : pas d'armes, pas de victimes, pas de violence, et aucune preuve... Toute l'équipe est dans le coup. D'abord réticent, Ty finit par accepter.
Le jour J, le plan se déroule sans accrocs, jusqu'à ce qu'un imprévu fasse tout déraper, à cause d'un SDF qui n'avait rien à faire là.


Blindés - Trailer - 2009

Voilà, toute l'histoire est là, présentée en quelques lignes. On retrouve Reno, Fishburne et Dillon pour composer le casting de ce film plus ou moins spectaculaire. Bien évidemment, quand on pense fourgon blindé, on pense à Heat (dans le cas contraire, c'est mal), puisque c'est un peu le film qui fait frémir sur ce plan-là, sans le côté "reportage" qui semble ici être présent.

Ce qui donne cet aspect très film d'action années 80-90, c'est, paradoxalement, la réunion que tient le chef pour tous ces convoyeurs, l'intrigue de l'histoire et surtout l'économie d'énergie dans les scènes d'action. On sent que Blindés n'a pas un budget conséquent puisque les trois quart du film se passe dans une usine désaffectée, propice à limiter les interactions avec d'autres personnages.

Blindés est donc un film honnête, sans prétention, sans chi-chi et sans star. Peut-être pour cela qu'il a été difficile de le voir, puisqu'il est englué entre les Avatar, les films à Oscar et autres films comédies françaises carte vermeille. Mais c'est toujours un plaisir de voir que certains ont gardé le plaisir de presenter des histoires simples (même si le coup du GI qui revient d'Irak et qui s'occupe de tous ses potes est un peu encore une fois  tiré par les cheveux).


Blindés (Armored) de Nimrod Antal | Scénario de James V. Simpson | Photographie d'Andrzej Sekula | Musique de John Murphy | Avec Matt Dillon, Columbus Short, Jean Reno, Laurence Fishburne, Milo Ventimiglia, Skeet Ulrich, Fred Ward, Amaury Nolasco | Etats-Unis | 2009 | 88 min. | Policier | Distribué par Sony Pictures Releasing France
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