Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris

6
Posted 5 janvier 2007 by Dextarian in Comédie

Rating

Réalisation
75%


Casting
85%


Scénario
80%


Photo
80%


Musique
80%


Intérêt
79%


Total Score
80%


Genre: ,
 
Réalisation: ,
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 100 minutes
 
Titre original: Little Miss Sunshine
 
Crédit photographique: Twentieth Century Fox
 
by Dextarian
Full Article

Little Miss Sunshine est un bonne petite comédie un peu moins conventionnelle sortie le 6 septembre 2006. Réalisé par Jonathan Dayton et Valerie Faris, spécialistes de l’image puisqu’auteur de clips musicaux, le film a crée la sensation dans les tous les festivals où il a été présenté.


Little Miss Sunshine est touchant par son histoire simple et remplie d’humanité : le rêve d’une petite fille d’être une Miss « Amérique », rêve inaccessible a priori quand on s’aperçoit qu’elle a un physique quelque peu disgracieux.. Mais l’histoire n’est pas uniquement basée sur elle, mais surtout sur la famille qui est composé de la mère courage, du père qui tente désespérément de vendre sa méthode de la gagne, du frère de la mère qui est 1er spécialiste de Proust, homo et qui a tenté de mettre fin à ses jours, du grand père du père qui est complément lubrique et coach de la petite fille et le fils qui refuse de parler pour réaliser son rêve d’être pilote de chasse..

Cette famille, composée donc d’êtres remplis de fêlure et cassure se concentre donc sur un concours pour renouer les liens et   traverser les épreuves. Partir pour un concours, en traversant une partie du pays devient autant un véritable périple mécanique à cause d’un bus récalcitrant, qu’une véritable remise en question de chacun.

Little Miss Sunshine est une comédie douce et amère. Elle est basée essentiellement sur les rapports humains, véritable mécanique du film et les acteurs portent littéralement le film sur leurs épaules. Greg Kinnear et Toni Collette, les parents, forment un couple iconoclaste qui semble, à cause de leurs défauts mis en valeur, ne tenir qu’à un fil. Steve Carell, l’humoriste bien connu de l’autre coté de l’Atlantique, campe ici un rôle à contre-emploi assez sympathique.

Le film oscille entre les rires et les déchirures, regrets et désillusions. En fait, le mot comédie est assez fort, dans la mesure où la plupart du temps, les situations sont plus dramatiques que réellement humoristiques. Il n’en faudrait pas plus pour basculer en effet dans le mélodrame, ce qu’évite pourtant soigneusement les deux réalisateurs par un final enjoué, sans bercé pour autant dans un happy end totalement superficiel, comme tout bon blockbuster se respecte. Il aurait été difficilement envisageable, vu le physique de la fille, de tomber dans une production Disney où les gens ont un coeur…

Filmé volontairement de manière très réelle en insistant sur une palette de couleurs ternes, Little Miss Sunshine ressemble à un film tout droit sortie des années 1980 ou 1990, à tel point qu’il est curieux de retrouver ce type de mise en scène et cette trame..

Little Miss Sunshine est donc bien conçu. En effet, il est tout en retenu par moments, l’humour est présent mais sans en jeter plein la vue, il n’y en effet a pas d’effets de caméra à outrance et on laisse les acteurs  déployer leurs jeux. Ces derniers sont d’ailleurs très bon jeu que je conseille évidemment de voir ce film en V0.

Le message de fin de Little Miss Sunshine est évidemment fort sympathique et justement bien amené et cette histoire est une petite bouffée d’air pur dans ce monde de brutes.


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

6 Commentaires



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