Ultraviolet de Kurt Wimmer
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Sortie le 14 juin 2006
Pour le réalisateur Kurt Wimmer, Ultraviolet n’est autre qu’une version moderne de Gloria de John Cassavetes datant de 1980. Le réalisateur désirait raconter une nouvelle version de Gloria, dans laquelle une femme et un enfant essaient d’échapper à la Mafia, sous forme d’un film d’action et d’aventure à l’inspiration B.D. Mais on peut dire que le résultat est terriblement pathétique et l’ensemble totalement con. J’avoue que je ne comprend pas bien comment ce film a pu recevoir de l’argent pour être réalisé et tourné lorsque l’on voit un résultat d’une bêtise crasse, avec des acteurs plats, sans envergure. A oublier, vite, très vite.A la fin du XXIe siècle, une maladie provoquant une mutation génétique engendre une nouvelle race d’humains. Ils sont plus forts, plus rapides et plus intelligents.
Redoutant leur nombre et leur pouvoir croissant, le gouvernement les fait enfermer, et leur fait subir de terribles tests avant de décider de les éliminer.
Seule une femme, Violet, infectée par la maladie, est déterminée à protéger les siens, et à se venger de ceux qui ont créé ces « nouveaux humains ». Son unique espoir repose sur Six, un étrange petit garçon de dix ans…
Ultraviolet – trailer – 2006
Au rayon de la SF cheap, il y a des choses qui gardent avec le temps une certaine saveur, comme par exemple le Barb Wire de Pamela Anderson a qui il ne manquait pas grand-chose pour être un film correct, si l’on excepte le coté racolage passif du film en la voyant prendre une douche à poil pendant tout un long générique. Ultraviolet aurait pu être de la même trempe s’il y avait quelque chose de bon à garder dans l’histoire ou le peu d’éléments de SF sympa.
Mais c’est surtout mauvais, très mauvais. Des pauvres robots qui ne seraient même pas dignes de figurer dans une version de travail d’un épisode de Star Wars, des acteurs assez nuls. Une Milla Jovovich qui se contente de faire ce qu’elle peut avec les moyens qu’elle a (et ce n’est pas toujours une bonne chose, il faudrait qu’elle retourne vite sous la houlette de bons réalisateurs qui savaient la tirer vers le haut) et une histoire qui aurait pu être bonne, si elle avait l’œuvre d’un vrai réalisateur.
Certes, ce dernier a réalisé Equilibrium (qui utilisé d’ailleurs la technique du Gun Kata », une forme de combat mélangeant la fusillade et les arts martiaux) avec Christian Bale, qui avait un certain charme et une certaine vision politique du futur qui pouvait avoir le mérite d’exister dans un cinéma manquant cruellement de Science-fiction pure et dur.
Mais rien de tout cela dans cet Ultraviolet surtout destiné au marché de la vidéo et qui fera de bons scores, jaquette oblige. Il est bien dommage qu’il n’y ait pas un peu plus de passion pour cette fausse adaptation de BD (du moins est ce présenté comme cela au générique) et qui aurait pu avoir autre chose qu’un simple esprit comics book mais quelques chose de réellement décalé et un peu plus ambitieux. Dommage, cela sera peut-être pour une autre fois, si d’aventure le film marche un peu dans le marché lucratif de la vidéo. Un bon nanar de l’espace, pour les amateurs du genre…
Ultraviolet de Kurt Wimmer | Scénario de Kurt Wimmer | Photographie d’Arthur Wong | Musique de Klaus Badelt | Avec Milla Jovovich, Cameron Bright, Nick Chinlund, Sebastien Andrieu, Ida Martin, Ricardo Mamood, William Fichtner, Kieran O’Rorke, Digger Mesch, Ryan Martin, Steven Calcote, David Collier, Mike Smith | Etats-Unis | 2006 | 87 min. | Science fiction, Thriller et Action | Distribué par Gaumont Columbia Tristar Films









































