Sin City de Rodriguez, Miller et Tarantino

Posted 17 février 2007 by Dextarian in Action

Rating

Réalisation
85%


Casting
90%


Scénario
85%


Photo
90%


Musique
90%


Intérêt
85%


Total Score
88%


Genre: , ,
 
Réalisation: , ,
 
Avec: , , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique: , ,
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Durée: 123 minutes
 
Titre original: Sin City
 
Crédit photographique: Pan Européenne Edition
 

Les Plus:

Une ambiance intéressante, un univers fascinant et des histoires emballantes
 

Les Moins:

Une mise en scène qui peut déranger par moment (ainsi que la violence présente)
 
by Dextarian
Full Article

Sin City est l’adaptation sur grand écran de la série de comic-books The Hard good-bye, dessinée et écrite en 2001 par Frank Miller et regroupant les histoires Sin City, The Big fat kill et That yellow bastard (Ed. Rackham). Il marque donc le retour de Miller au cinéma (associé à Robert Rodriguez et Quentin Tarantino puisque ce dernier a tourné quelques scènes pour aider ses amis) après des échecs assez retentissant au box office (comme son Robocop 2 assez mauvais). Les fans ont aimé, les non fans aussi et cela est donc une bonne chose pour le monde du cinéma. Enfin, si bien sûr, vous n’en avez pas encore marre des films adaptés de graphic Novel, bien entendu.

Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales (haaa Jessica Alba ! ). Hartigan s’est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l’a fait craquer. Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie. Dwight est l’amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable. Certains ont soif de vengeance, d’autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché.

Avec un casting de malade, qui réunit toutes les gueules du cinéma américain (Michael Madsen, Rutger Hauer, Michael Clarke Duncan, Tommy Flanagan ect), Sin City tente d’ailler un casting all star et de renouer avec le genre du film noir, qui faisait partie de l’âge d’or du cinéma américain tout en exploitant les techniques actuelles pour doser un film violent, érotique, brutal et un brin mélancolique. La collaboration entre Miller, Rodriguez et Tarantino fonctionne à merveille et le film, décomposé en trois volets, est très intéressant autant que surprenant.

D’ailleurs, en evoquant le travail de Frank Miller, outre l’univers de The Hard good-bye retranscrit dans Sin City, il est également le créateur de la guerrière Elektra et qui a donné de la consistance à la série Daredevil, vedette d’un long-métrage complètement foiré en 2005, mais également l’auteur de plusieurs volets du comic-book Daredevil (héros qui connaît aussi son adaptation sur grand écran en 2003). En 1980, il se lance dans l’écriture et le dessin de nouvelles aventures de Batman. Il aura la vision du justicier masqué à la fois vieilli (Batman : The Dark Knight returns) et débutant (Batman : year one). Pour terminer, Frank Miller est par ailleurs co-scénariste de Robocop 2 et Robocop 3.

L’intégralité des séquences mettant en scène les acteurs de Sin City ont été tournées devant un écran vert, à l’instar du mésestimé (et complètement boudé au cinéma) Capitaine Sky et le monde de demain. Les extérieurs de ce long-métrage tourné avec des caméras numériques Haute-Définition ont ensuite été ajoutés indépendamment, au stade de la post-production. L’ensemble donne une impression d’originalité manifeste, mélangeant un esprit comic indépendant à de réels acteurs et accentuant, comme la bande dessinée (en conservant le style « Millerien »), leurs expressions et leurs palcement dans le champs de la caméra. Comme également la BD, il y a très peu de couleurs, hormis des cheveux, des lunettes ou encore du sang jaune, juste ce qu’il faut pour insister sur les détails qui sont les plus marquant. Ce parti pris original s’il en est, permet de montrer qu’il est possible de sortir des sentiers battus pour présenter une oeuvre originale sur grand écran, même si, il faut bien l’avouer quelques fois, c’est assez fatiguant pour les yeux.

Sin City, cette adaptation de la « Ville du péché » est particulièrement réussie si l’univers assez machiste séduit. L’œuvre des trois réalisateurs est assez originale et complète à merveille les films tirés de comics books. On est ici dans une ambiance obscure, torturée, avec des personnages qui ont morflé et on adhère complètement. Pour peu, bien entendu, que vous aimiez cela…

Bruce Willis, Mickey Rourke, Jessica Alba, Benicio Del Toro, Josh Hartnett, Jaime King, Brittany Murphy, Carla Gugino, Clive Owen, Marley Shelton, Elijah Wood


Le Rédacteur

Dextarian
avatar

Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

24 Commentaires


  1. avatar
     
    Pierre

    Un de mes films cultes. J’adorerais une suite.




  2. avatar
     

    pour quelqu’un comme moi qui connaissait quasi pas l’univers, le film est parfait et m’a donné envie de lire la bd





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