Memento de Christopher Nolan

6
Posted 5 mars 2007 by Dextarian in Thriller

Rating

Réalisation
90%


Casting
80%


Image
80%


Musique
80%


Technique
80%


Suppléments
80%


Total Score
82%


Genre:
 
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Editeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Support:
 
Durée: 116 minutes
 
Format: Audio : anglais Dolby Digital 5.1, français Dolby Digital 5.1 | Vidéo : 16/9 Compatible 4/3, Format ciné respecté scope 2.35
 
Langues: Anglais, Français
 
Sous-titres: Français
 
Bonus: Contenu : voir le film à l'envers, Chapitrage des scènes, filmographies et Bande annonce
 
Titre original: Memento
 
Crédit photographique: Fox Pathé Europa
 

Les Plus:

Le montage !
 

Les Moins:

Ne pas aller aux toilettes pendant le film !
 
by Dextarian
Full Article

Doté d’un budget serré, avec des acteurs de second plans ou plus habitué aux films indépendant, Memento, du réalisateur anglais Christopher Nolan (réalisateur auparavant de Following) a surpris la critique et le petit monde du cinéma (il a même été nominé deux fois aux Oscar et a remporté un nombre important de récompenses diverses et variées) par sa maîtrise, son style et son histoire assez bien fichue sur un homme qui souffre d’une étrange maladie : il perd toute mémoire au bout de quelques minutes et qui décide, malgré tout . A partir de ce canevas, le réalisateur nous entraîne dans un thriller incisif et désenchanté.

Leonard Shelby (Guy Pearce) ne porte que des costumes de grands couturiers et ne se déplace qu’au volant de sa Jaguar verte. En revanche, il habite dans des motels miteux et règle ses notes avec d’épaisses liasses de billets.

Leonard n’a qu’une idée en tête : traquer l’homme qui a violé et assassiné sa femme afin de se venger. Sa recherche du meurtrier est rendue plus difficile par le fait qu’il souffre d’une forme rare et incurable d’amnésie. Bien qu’il puisse se souvenir de détails de son passé, il est incapable de savoir ce qu’il a fait dans le quart d’heure précédent, où il se trouve, où il va et pourquoi.

Pour ne jamais perdre son objectif de vue, il a structuré sa vie à l’aide de fiches, de notes, de photos prises avec un polaroïd et de tatouages sur le corps. C’est ce qui l’aide à garder contact avec sa mission, à retenir les informations et à garder une trace, une notion de l’espace et du temps… et accomplir ainsi sa vengeance…

En règle générale, quand on loupe les premières minutes d’un film, on a rien perdu de l’intrigue, bien au contraire, certains films ne démarrant qu’après une bonne vingtaine de minutes. Avec Memento, ce n’est pas le cas, on est de suite pris à la gorge par la mise en scène et le procédé utilisé qui consiste à faire de flashback insistant, comme si vous étiez réellement atteint de la maladie du personnage principal qui lui, a perdu sa mémoire instantanée, c’est-à-dire qu’il ne se souvient jamais de qu’il a fait 5 minutes avant. Dur de vivre avec cela, surtout lorsque votre femme est morte et que vous voulez la venger.

Je n’insisterai pas trop sur l’histoire, car je ne veux pas dévoiler trop l’intrigue qui se noue et la façon dont tout cela se termine (surtout), mais juste vous dire qu’avant Insomnia avec Al Paccino et Robin Williams, Chris Nolan avait fait Memento, film à petit budget, avec des acteurs quasiment inconnu du grand public (comme Guy Parce par exemple) et ou il est allé chercher les second rôles de Matrix (Carrie Ann Moss et le traitre de Matrix, Cypher, Joe Pantoliano). Qui dit petit budget, dit scénario soigné, même si je me garderai bien de comparer ce film avec Usual Suspects, car il n’y a pas vraiment de point commun avec celui-ci, Memento étant bien plus noir et moins manipulateur que le chef d’œuvre du cinéma indépendant que tout le monde connait.

Memento est donc monté à l’envers, la fin du film est le début et le début est la fin du film. Ca, c’est pour la construction de ce film atypique. Sachez donc qu’il n’est pas temps d’aller faire pipi pendant les 5 premières minutes de visionnages, sans quoi vous manquerez le début qui est la fin. Mais la chose qui m’a le plus plu, et là, je m’adresse à ceux qui veulent acheter le DVD, c’est tout simplement que vous pouvez visionner le film à l’envers, ce qui prend ici une tout autre connotation, dans la mesure ou des passages qui vous auraient échappé sont ici clair comme de l’eau de roche (car le montage à l’envers suis la logique chronologique..). Bon, j’en ai peut être trop dit. Je ne peux que vous conseiller de le voir, et même de l’acheter en DVD, vous ne le regretterez pas.


Le Rédacteur

Dextarian
avatar

Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

6 Commentaires


  1. avatar
     

    Il faut absolument que je revoie ce film : j’avais vraiment adoré à l’époque (je l’avais vu en DVD, pas au ciné).





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