101 Reykjavik de Baltasar Kormakur
Sortie au cinéma le 31 octobre 2001
101 Reykjavik, ou l’éloge de la paresse, voilà ce qu’aurait pu être le sous-titre de l’œuvre de Baltasar Kormakur, dont c’est ici le premier film. Tiré du roman éponyme de Hallgrímur Helgason, avec Victoria Abril, il a connu un succès international et a notamment reçu le Prix Découverte au Festival international du film de Toronto (Canada). Il met en effet ici en scène l’histoire d’un jeune homme d’une trentaine d’année qui vit encore chez sa mère au numéro 1011 et qui découvre autant les affres de la sexualité débridée et les idées reçue sur cette dernière que la recherche d’un sens à sa vie.
Hlynur Björn (Hilmir Snaer Gudnason), un RMiste d’une trentaine d’années, continue à prendre la vie comme elle vient, refusant toute forme de contrainte et d’engagement. Il habite encore chez sa mère, fière d’avoir su garder son fils à ses côtés. Il ne fait donc rien de la journée, et la seule qui semble l’intéresser un minium est le sexe. Il passe donc sa vie à boire, sortir et multiplier les conquêtes.
En effet, les femmes savent que Hlynur est beau garçon. Quand le jeune homme va faire un tour dans les bars branchés du quartier 101 de Reykjavik, il est rare qu’il rentre seul. Mais ses nombreuses conquêtes n’apprennent rien à Hlynur, qui continue à considérer la gente féminine comme une espèce d’extraterrestre.
Jusqu’au jour où le séducteur tombe amoureux d’une amie de sa mère, une pétillante Espagnole qui répond au doux nom de Lola (Victoria Abril). Cette dernière est d’autant plus désirable qu’elle préfère les femmes et tout va petit à petit basculer.
101 Reykjavik- Bande annonce – 2001
Je n’irais pas plus loin dans l’histoire de 101 Reykjavik puisque l’intrigue du début est l’élément déclencheur de ce qui va amener le jeune homme à se poser des questions sur sa vie alors qu’il ne le souhaitait pas a priori. Je ne voudrais donc pas casser les petites bonnes surprises du films et les errances de noter cher loser, car celui-ci va en découvrir des vertes et des pas mures sur son petit entourage, ce qui va bouleverser un tantinet sa petite vie de fainéant et remettre en cause des choses qu’il pensait acquises depuis longtemps.
Je dois dire que j’ai bien aimé 101 Reykjavik, alors que je n’étais pas forcement chaud pour le voir, ni même assez curieux pour voir un film islandais. Je n’avais donc pas d’a priori quand j’ai commencé à le visionner et je dois dire que je n’étais pas déçu, le fil est chargé d’humour et dispose d’une très belle photographie des paysages islandais et de la capitale, Reykjavik. Les thèmes de « l’adulescence » autant que ceux de l’homosexualité, sont traités avec légèreté et sont donc beaucoup plus agréables que Tanguy (pour le premier thème) et Gazon Maudit (pour le second qui met en scène également Victoria Abril).
101 Reykjavik est également sorti en DVD et ce qui ne gâche rien à l’affaire, c’est que personnellement je l’ai trouvé à 1,99 €, ce qui m’a motivé d’autant plus pour l’acquérir, car à ce prix là, on n’est pas déçu par l’achat, à condition de vouloir se mettre dans l’ambiance (et je me demande d’ailleurs comment Victoria Abril a pu être contacter pour y jouer dedans) et de chercher autre chose que du convenu. Un film à voir, un réalisateur à suivre.
101 Reykjavik de Baltasar Kormakur | Scénario de Baltasar Kormakur d’après l’oeuvre d’Hallgrimur Helgason | Photographie de Peter Steuger | Musique de Damon Albarn et Einar Orn Benediktsson | Avec Victoria Abril, Hilmir Snaer Gudnason, Hanna Maria Karlsdottir, Pruour Vilhjalmsdottir, Baltasar Kormakur, Ólafur Darri Ólafsson, Thröstur Leo Gunnarsson, Eyvindur Erlendsson, Halldóra Björnsdóttir | Islande, Norvège, France, Danemark et Allemagne | 2000 | 88 min. | Comédie dramatique et Romance | Distribué par Sagittaire Films | Crédit photographique : Sagittaire Films
- D’où le titre du film. [↩]






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