Deux Coen sinon rien
Dans la série j’ai déjà eu une Palme d’or et j’en redemande… Aujourd’hui, les cultissimes « Frères Coen » et leur cinéma drôle, second degré, méchant, burlesque, ironique souvent, mais rarement foncièrement méchant.

Ethan et Joel Coen reviennent à Cannes pour un nouveau film, No Country For Old Men et nous voilà repartis pour un petit hommage…
Les frères Coen visitent les genres cinématographiques en mettant en oeuvre toute leur science pour faire revivre certains moments du cinéma. Ils ont marqué une partie des années 1990, surtout grâce à Barton Fink, où l’on suit les tribulations d’un scénariste en manque de reconnaissance et de travail, embarqué dans des situations rocambolesques, servis par des acteurs maintenant abonnés aux frères Coen (Turturo et Goodman).
C’est d’ailleurs avec ce film que la consécration est arrivée à Cannes. Ce festival est pour eux, d’ailleurs, le moment des retrouvailles, à la manière d’un Quentin Tarentino, avec ceux qui les ont mis en lumière, sur le devant de la scène. Cannes est décidément une grande famille.
Mais celui qui a plus séduit les spectateurs, passé au statut de film culte, Le désormais fameux The Big Lebowski, avec sa galerie de portraits, plus acides les uns que les autres. On y suit un marginal dans un univers complètement farfelu, entre des nihilistes, des artistes peignant des toiles avec leur vagin, des producteurs de films porno, des joueurs de bowling se prenant pour des matadors et des anciens combattants du Vietnam qui ne l’ont pas fait.
Le Fargo s’inscrit dans une rupture dans la continuité et va annoncer la décenie suivante … La décennie 2000 semble marquée un net recul avec l’acidité des premiers longs métrages. Ceci n’engage que l’auteur de cet article, mais Intolérable cruauté semble assez inachevé, peut-être pour le rendre plus grand public. il est moins incisif, malgré un sujet néanmoins porteur. Peut-être est-ce dû au couple glamour Zeta-Jones/Clooney. Peut être est ce que les fameux frères se sont assagis. C’est un peu le même cas avec O Brother, où par le sujet même, il semble que certaines choses n’arrivent pas à trouver un impact dans la dérision et le cynisme, propre aux premiers longs métrages, comme le Grand Saut.
Le thème central de leurs films est basé sur le ou les personnages principal(aux) qui n’ont a priori rien demandé, ou peu s’en faut et qui se retrouvent embarqués dans des situations qui peut atteindre un climax. Le dernier en date, No Coutry for Old Men, adaptation du roman de McCarthy qui lui valu le prix Pulitzer en 2007, ne fait pas exception à la règle. En effet, un chasseur, dans le désert au sud du Texas, trouve des cadavres, des voitures et l’héroïne et de l’argent. Et comme le dit si bien Ethan Coen « tout part de là ».
Le cinéma des frère Coen est pourtant séduisant. On y rentre assez facilement, malgré le peu de publicité, le peu d’impact médiatique propres à leur sortie. C’est assez incroyable d’ailleurs, dans la mesure où leurs films sont faits pour être vus et revus.
Filmographie du Tandem
-No Country For Old Men (2007)
-Paris, je t’aime (2006)
-Ladykillers (2004)
-Intolérable cruauté (2003)
-The Barber : l’homme qui n’était pas là (2001)
-O’Brother (2000)
-The Big Lebowski (1998)
-Fargo (1996)
-Le Grand Saut (1994)
-Barton Fink (1991)
-Miller’s Crossing (1991)
-Arizona Junior (1987)
-Sang pour sang (1985)


































