Déjà Mort d’Olivier Dahan

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Posted 8 juin 2007 by Dextarian in

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by Dextarian
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Déjà mort est un film malsain, cynique, provocant, intriguant, et peut être finalement jouissif… c’est un peu ce que je me suis dit quand j’ai vu ce « truc », cette « chose », ce « machin » lors d’un après-midi moite où le soleil commençait à décliner.


Non, en fait je ne me suis pas dit cela, je ne me suis pas si cela parce que j’ai pas aimé ce film cynique. Je ne l’ai pas aimé et pourtant il m’a marqué, bien marqué. Cela fait 4 ans que je l’ai vu et je me souviens comme si c’était hier… C’est par cette histoire que j’ai connu Olivier Dahan, par cette histoire que j’ai fait reconnaissance avec Benoît Magimel, que j’ai continué à rencontré Romain Duris que j’avais découvert pour ma part dans le péril jeune. Je n’ai pas aimé ce film, et pourtant il m’a marqué. L’histoire est simple. Je suis jeune beau et riche et j’ai tout pour réussir d’un coté. Et je suis pauvre, rien pour moi sauf ma belle gueule de l’autre.

C’est l’histoire d’Andrea, pauvre paumé de la banlieue de Nice qui va rencontrer sur sa route (sur une piste de kart plus exactement) un riche et élégant jeune homme, David (Benoît Magimel. Ils vont se lier d’amitié (que je vois toujours comme factice). Celui-ci lui propose de venir le rejoindre à Nice dans sa villa. Là-bas, Andrea rencontre un photographe (Romain Duris) qui se trouve être le meilleur ami de cet élégant jeune homme. Ils se sont spécialisés dans la photo érotique pour tromper leur ennui mortel et aimeraient trouver de nouveaux modèles. Ca tombe bien, Andréa a quelque à leur présenter, de qui il est follement amoureux, son amie d’enfance, Laure (Zoe Felix, première apparition dans un film je crois). Et c’est ainsi que la descente aux enfer va pouvoir commencer.

De photo de charme, on passe à la réalisation d’un film pornographique (David va présenter Laure à des producteur de film pornographique), et tout s’enchaîne pour tomber de plus en plus bas. Ces jeunes veulent rentrer dans le monde du X et se faire de l’argent, mais voilà, c’est un monde particulier (je dirais particulier, parce que le film le dépeint dans toute sa noirceur, ce qui est aussi peu réel que le film Boogie Night qui lui, se payait le luxe de montrer que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil). Bref, Ces petits jeunes ne sont pas prêts, ils ne sont pas dans ce monde.

il faut savoir que le personnage de Laure est détaché de tout cela, personne ne semble vraiment avoir de prise sur elle, que cela au niveau physique (dans tous les sens du terme) qu’au niveau mental. Elle est détachée de tout ce monde, comme flottant dans une autre dimension.

Déjà Mort est  légèrement cynique, légèrement décalé avec la réalité (c’est une fiction bien sûr) et pourtant, on ne peut s’empêcher de se dire : ça pourrait peut être exister des gens comme cela, ça pourrait arriver. Société décadente, sans but, sans passion, sans amour (pris dans un sens large).

Ce qui est énervant avec ce genre de film (dont on peut citer comme autre exemple Requiem For A Dream) c’est que les personnages deviennent peu à peu de plus antipathiques, et pris dans un engrenage que l’on aurait du mal à réaliser si l’on était plongé dedans. On se dit : Mais tu va sortir de là, oui ou tu veux que je t’aide ? On se demande vraiment pourquoi leur descente aux enfer est sans fin, que plus les personnages tombent, plus ils s’enfoncent…
Je tiens à m’excuser auprès des personnes qui désirez en savoir plus sur la façon dont a été réaliser ce film, mais ce n’est pas vraiment ce que j’ai retenu pour ma part. il y a des belles images de la Cote d’Azur qui contraste avec la noirceur d’autres scènes (je vous laisse même le loisir de vous délectez de certaines d’entres elles, acides à souhait).

Certains ont donc fait le parallèle avec Requiem for A Dream en ce qui concerne la douce et lente descente vers la mort, mais je pense qu’il y a une différence majeure entre les deux. Dans Déjà Mort, il semble que certains personnages ne sont pas contre cette descente même si certains ne s’en rendent pas compte, mais ils ne sont pas vraiment attirés par une vie monotone. Et plutôt que d’être pris dans un engrenage infernal, on se demande s’il ne le provoque pas, finalement.

Il faut noter que la bande originale présentait à l’époque (le film date de 1998) les groupes qui allaient peut être marqué le monde musical, Comme Dolly et surtout Placebo1.

Je ne vous conseillerais pas ce film si vous aimez les film à l’eau de Rose, ni si vous ne jurez que par les comédies du type de La chèvre ou les Bronzés. Je ne vous conseillerais pas non plus ce film si vous n’aimez pas que l’on montre un peu la face cachée du monde (enfin, une partie, parce que c’est loin d’être que cela). Par contre, si vous aimez des films du type d‘American Psycho, Requiem for a Dream, et dans une moindre mesure l’Echelle de Jacob, ce film est fait pour vous.

Déjà mort d’ Olivier Dahan | Scénario d’Olivier Massart et Olivier Dahan | Photographie de Pierre David | Musique de Bruno Coulais | Avec Romain Duris, Benoît Magimel, Zoé Félix, Clément Sibony, Isaac Sharry, Carlo Brandt, Cylia Malki, Rudi Rosenberg, Coralie Trinh Thi | France | 1997 | 108 min. |  Drame et Policier | Distribué par UFD

  1. Dont je trouve pour ma part que c’est le meilleur morceau de leur premier album. []

Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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