Isolation de Billy O’Brien
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L’amour des vaches, ce n’est plus ce que c’était, du moins dans Isolation, titre ô combien évocateur des dérives génétiques de certains agriculteurs en manque de sensations fortes et avide de profits fulgurants. Sur fond de virus, de mutation génétique, un petit film d’horreur d’ambiance, concocté par des européens, ce qui pour une fois, est une bonne chose.
Dan Reilly a tout fait pour sauver sa modeste exploitation agricole. A deux doigts de la faillite, il accepte de soumettre son bétail à des « tests de fécondation » menés par un laboratoire de biotechnologie sous le contrôle de la vétérinaire locale Orla, son ex-compagne. A l’occasion d’un examen de routine, Orla découvre de troublantes anomalies dans le processus et alerte son patron, John. Mais il est déjà trop tard : une terrifiante mutation est en train de s’accomplir et, en l’espace de quelques heures, la situation va virer au cauchemar.
Ce long métrage, quasiment inconnu pour les non connaisseurs, mais ayant fait l’objet de très bons échos dans les festivals, se place sur le film à ambiance. Une tension palpable, paralysante par moment, permet de se fondre assez rapidement dans l’univers agricole et ses obsessions. L’image se veut très réaliste, très proche de ce que l’on pourrait vraiment connaître si nous nous trouvions dans cette ferme.
Ce film, qui pars très bien, avec une tension palpable dès le premier quart d’heure, s’essoufle assez vite, par manque de volonté de la part du réalisateur, mais surtout par manque de rythme, de nous ternir en haleine jusqu’au bout. Il est vrai que le sujet, des virus et des vaches, se prêtait évidemment très bien à cette ambiance glauque à souhait. Sujet dans l’air du temps s’il en est. Mais las, les effets sont conventionnels, sans être convenu, et nous ne retrouvons jamais la tension palpable du début du film, tension qui aurait dû aller crescendo tout au long du film.
Ce film qui a eu son petit succès à Gerardmer mérite d’être vu pour son coté réaliste. Pour le reste, les amateurs de grand frisson, il faudra sûrement repasser, par manque d’effets et de fin digne d’intérêt.
Isolation de Billy O’Brien | Scénario de Billy O’Brien | Photographie de Robbie Ryan | Musique d’Adrian Johnston | Avec Jessie Davis, Sean Harris, Marcel Iures, Crispin Letts, John Lynch, Ruth Negga, Stanley Townsend | Grande-Bretagne et Irlande | 2005 | 94 min. | Epouvante-horreur | Distribué par TFM Distribution








































