L’Enquête Corse d’Alain Berbérian
Rating
L’Enquête Corse est la transposition du succès de la Bande dessinée de Petillon (l’un des rares d’ailleurs). Scénarisé en partie par Christian Clavier, elle permet à celui-ci de se faire plaisir, autant qu’à son ami Jean Reno, dans une satire bon enfant des clichés sur les Corses et leurs canaux historiques (enfin, entre autre). On s’ennuie un peu mais le film d’Alain Berbérian a plus à un grand nombre de spectateurs. Aussi faut-il s’incliner et penser qu’il est possible d’aimer ce genre de comédies bien lourdingue, en dépit de quelques gags qui sortent un peu de l’ordinaire.
Détective parisien branché s’estimant aussi irrésistible avec les femmes que dans le business, Rémi François alias Jack Palmer (Christian Clavier) a finalement accepté la mission que vient de lui confier un obscur petit notaire de province : retrouver Ange Léoni (Jean Reno), un citoyen corse introuvable qui a hérité d’un confortable pactole. Une véritable promenade de santé pour Jack Palmer rompu aux missions infiniment plus délicates.
Mais à peine arrivé en Crose, la promenade de santé va très vite devenir un parcours du combattant. Mystérieusement observé aux jumelles pendant son enquête, Palmer perd de sa superbe devant le mutisme local, les tournées d’alcool de myrthe, les indépendantistes qui le kidnappent, les gendarmes qui le molestent par erreur, une voiture pulvérisée et l’énigmatique Ange Léoni qui lui donne de mystérieux rendez-vous ratés.
http://www.youtube.com/v/v80T6Wyp7ao&hl=fr_FR&fs=1&
L’Enquête Corse – Extrait – 2004
L’Enquête Corse est présentée comme une comédie poids lourds, l’est vraiment. Il y a bien évidemment beaucoup de clichés sur les corses et leur façon d’être, comme pédale dure d’ailleurs. Le film, pendant les 45 premières minutes est assez prenant, mais il y a trop de longueurs ensuite, et qui semble complètement artificielles.
Alain Berbérian, qui a fait la cité de la peur entre autre, nous livre une comédie classique, sans plus, avec un tandem assez récurrent (trois films déjà à leur compteur ensemble) Réno-Clavier qui marche toujours autant, même si le rôle de Reno est classique aussi pour lui, c’est à dire qu’il parle peu et met toujours autant de pains aux gens autour de lui.
Marrant comme certaines personnes vont, lorsqu’elles vont voir un film comique, rigolent sur un peu tout ce qui se passe devant leurs yeux. C’est un peu ce qui m’est arrivé dans la salle de ciné qui projetait l’enquête corse. Les gens riaient sur les moindres gags, éculés et séculaires, que l’on a vu dix milles fois au cinéma. C’était presque plus marrant de les voir se marrer pour tout que de voir le film.
Ca tape donc dur, ca rigole un peu. Voila à peu près ce que l’on peut retenir de L’Enquête Corse, dont la BD est un peu plus chiadée, qui ne restera pas dans les annales comme un des meilleurs films du genre. Le film se traine trop en longueur et la fin du film est assez conventionnelle, totalement factice et un peu à la limite.
L’Enquête Corse d’Alain Berbérian | Scénario de Christian Clavier et Michel Delgado d’après l’oeuvre de Pétillon | Photographie de Pascal Gennesseaux | Musique d’ Alexandre Desplat | Avec Christian Clavier, Jean Reno, Caterina Murino, Didier Flamand, Albert Dray, Pierre Salasca, Pido, Alain Maratrat, François Orsoni, Nathanaël Maïni | France | 2004 | 92 min. | Comédie et Policier | Distribué par Gaumont Columbia Tristar Films









































