La Mort dans la peau de Paul Greengrass
La suite des aventures de Jason Bourne ! La Mort dans la peau est l’adaptation du deuxième roman du cycle Jason Bourne écrit par Robert Ludlum. Cet ouvrage a été édité en 1986 et a figuré pendant 25 semaines sur la liste des best-sellers du New York Times. Doug Liman se désistant de la réalisation de ce second opus, le choix des producteurs se porta rapidement sur Paul Greengrass (à qui l’on doit Bloody Sunday) avec son style visuel intense et quasi-documentaire qui s’adapte parfaitement pour un projet comme La Mort dans la peau. D’ailleurs c’est véritablement ce second volet qui propulsera la série de films, plus que celui de Doug Liman.
Depuis deux ans, l’ex-agent / tueur à gages de la CIA, Jason Bourne (Matt Damon) et sa compagne Marie (Franka Potente) ont réussi à tromper leurs poursuivants au prix d’une vigilance sans faille. Ce paisible village de Goa aurait dû être leur dernier refuge. Vain espoir. Deux ans plus tôt, Jason avait juré de se venger de quiconque le relancerait….
http://www.youtube.com/v/UftgDgEocDA&hl=fr_FR&fs=1&
La mort dans la peau – trailer – 2004
Jason voulait ainsi vivre une vie paisible à Bali (moi aussi d’ailleurs), mais las, son passé le rattrape sous la forme d’un super méchant qui voudrait bien faire du gruyère avec son corps. Bon au lieu de cela, il tue sa copine, et çà, çà met Jason Bourne hors de lui.
Il va donc rendre la monnaie de sa pièce, et il va chercher les coupables. S’ensuit donc une folle traversée de l’Europe où se mêle espionnage, intrigues et rythme endiablé, jusqu’à la Russie, accompagné d’une musique de Moby, où Bourne voudra rencontrer la fille de.. (à voir). D’ici là, il en aura appris un peu plus sur lui et sur ce qu’il faisait auparavant… et le sentiment de culpabilité qui commence à le ronger et à le rattraper peu à peu.
La Mort dans la peau est un peu trop endiable à mon gout. Il doit y avoir dans chaque scène plus de 50 images par secondes, à chaque cascade ou chaque plan, avec une musique très rhytmée que l’on doit à John Powell. Bref, ca passe déjà moyennement au ciné, on a vite les yeux qui ne suivent plus, même si le style de Greengrass a fait des émules depuis. L’opposition entre Matt Damon et Karl Urban est assez hallucinante, faite de course poursuite en voiture et castagne bien sentie, toujours avec cette mise en scène réaliste.
Mais La Mort dans la peau a toujours la particularité d’être hyper millimétré au niveau de ses scènes. Bourne évolue dans un décor et ce sert de ce dernier à ses fins. Les talents d’écritures de Tony Gilroy sont véritablement à noter ici. Pour le reste, c’est un très bon film d’action, efficace à souhait, avec un Matt Damon inhabituel, qui a choisit décidément une autre voie dans le cinéma que son compère Ben affleck, habitué des nanars hollywoodiens.
La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) de Paul Greengrass | Scénario de Tony Gilroy d’après l’oeuvre de Robert Ludlum| photographie d’Oliver Wood | Musique de John Powell | Avec Matt Damon, Franka Potente, Brian Cox, Julia Stiles, Karl Urban, Gabriel Mann, Joan Allen, Marton Csokas, Tom Gallop, John Bedford Lloyd | Etats-Unis | 2003 | 109 min. | Action et Espionnage | Distribué par United International Pictures (UIP) | Crédit photographique : United International Pictures






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