Le Feu dans la peau de Marcel Blistene

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Posted 12 novembre 2007 by Dextarian in

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by Dextarian
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Le Feu dans la peau est bien connu surtout par les étudiants de droit de deuxième année puisqu’il a fait l’objet de l’arrêt Société « Les films lutétia » du 18 décembre 1959 qui permettait au maire d’aggraver une mesure de police lorsqu’il apparaissait qu’un film pouvait porter atteinte à la moralité et  justifié par des circonstances locales (comme la protection des mineurs). Ca a été le cas du maire de Nice en 1954 qui a refusé le film de Marcel Blistene car il était contraire à la décence et aux bonnes mœurs. Il fallait protéger la jeunesse française de l’époque et ainsi éteindre le Feu dans la peau (ou sous la peau)… C’était une autre époque. Ce dernier est l’adaptation de l’œuvre de René Bragard, La pierre aux ardents, qui met en scène Gisèle Pascal et Raymond Pellegrin, deux acteurs assez connus de l’époque.

Le Feu dans la peau raconte donc la romance de Thérèse avec un militaire prend une tournure tragique lorsque le mari, alcoolique et n’hésitant pas à charmer chaque femme qu’il croise, se tue dans une chute accidentelle. Thérèse débute alors une relation trouble avec Célestin (Raymond Pellegrin), le frère de son défunt mari… Thérèse est ainsi une jeune vendeuse dans un Monoprix parisien. Elle fait la connaissance d’un beau militaire, l’épouse et s’en va vivre avec lui dans une ferme de Haute-Provence, près du village de Boussargues, qu’il cultive en indivis avec son frère, célibataire, bon garçon assez rustre de manières, qui est ébloui par la beauté de la citadine.

Le mari se révèle très vite buveur et coureur de jupons et trouve la mort en faisant une chute alors qu’il était ivre. Peu de temps après, Célestin (Raymond Pellegrin), son frère, veut demander à Thérèse de l’épouser mais il n’ose pas le faire. Elle le sait d’ailleurs mais comme elle ne l’aime pas, ça ne la dérange pas. Elle aimera un ami de son mari qui est venu se réfugier quelque temps à la ferme, ce dernier ayant maille à partir avec la police. Elle s’en va avec lui, amoureuse. Dès lors la jeune servante se met dans l’idée qu’elle pourrait devenir maîtresse du domaine, mais en devenant d’abord maîtresse de Célestin.

Thérèse, contrainte de revenir seule pendant quelques jours chez son beau-frère, est poursuivie par celui-ci qui la désire et se montre prêt à tout. Pour le fuir elle se jette par la fenêtre.

Car c’est sur la route qui traverse les Oliveraies, se dresse une vielle croix romane : c’est la Pierre aux Ardents (du nom du roman) et qui servira de symbole des passions et des drames qui se nouent. En effet, un matin on y découvre un cadavre : celui de Louis Rabou (Michel Ardan). C’est le début d’une longue série de drames : quel est le feu qui couvre à la ferme des Rabou où la veuve continue à vivre auprès de son beau-frère ? D’où vient ce mystérieux Pierre Vaudouin (Philippe Lemaire) que l’on recueille une nuit, sur le seuil, blessé d’un coup de feu ? Les passions s’échauffent- la jalousie, la cupidité, la luxure affolent les âmes et les corps.

Le Feu dans la peau est donc taxé de film sans concession pour l’époque, de films sulfureux pour d’autres puisqu’on y découvre une affiche sans ambigüité sur les rapports qui se nouent entre les deux protagonistes. Le film n’est pas resté dans les mémoires, introuvable ou presque en DVD. Peu d’information circulent et j’ai tenté de présenter ce film du mieux que j’ai pu, en récoltant quelques liens par ci, par là. Pour certains, la fin totalement improbable et impensable amène à penser que les films est mauvais (la Thérèse qui revit après une chute et revient au village comme si de rien n’était…)

Le Feu dans la peau de Marcel Blistene | Scénario de René Bragard et Marcel Blistene d’après l’œuvre de D’après le roman de René Bragard, « La pierre aux ardents » | Photographie de Jean Isnard | Musique de Jean Marion | Avec Gisèle Pascal, Raymond Pellegrin, Philippe Lemaire, Nadine Basile, Michel Ardan, Suzy Prim, Georgette Anys, Liliane Ernout | France | 1954 | 107 min. | Drame |


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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