Chambre 1408 de Mikael Hafström
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Sortie le 16 janvier 2008
Tiré d’une nouvelle1 de Stephen King (l’un des romanciers les plus adaptés au cinéma et notamment dans celui de l’horreur, le point d’orgue étant bien entendu l’adaptation de Shining par Kubrick) et réalisé par Mikael Hafström (auteur de Dérapage en 2006 avec Clive Owen et le frenchy Vincent Cassel), Chambre 1408 est un sympathique et authentique film d’épouvante. Un exercice de style où le cinéaste s’applique sur sa mise en scène, le film distillant d’intéressantes séquences au fil de son récit.
Mike Enslin (John Cusack) ne croit pas aux fantômes et encore moins aux esprits frappeurs. Romancier de son état, ce dernier fait même la chasse aux demeures supposées hantées pour mieux les démystifier.
En travaillant sur son dernier ouvrage, Mike découvre l’existence d’une chambre, la 1408, du Dolphin Hotel. Théâtre de morts violentes et souvent inexpliquées, la chambre n’effraie pas Mike pour autant. Pire encore, il décide d’y passer la nuit malgré les mises en garde répétées du directeur de l’hôtel (Samuel L. Jackson). Une fois sur place, les choses se gâtent, le scepticisme vole en éclat, Mike va vivre son pire cauchemar.
Mike Enslin pêche et paye le lourd tribut pour son orgueil dans cette terrifiante chambre 1408 (faites donc le calcul…) en vivant la pire nuit de son existence.
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Chambre 1408 – bande annonce – 2008
Du simple plan de prime abord anodin (Mike franchissant un pont au début du film) aux gros effets spéciaux de studio (cette chambre 1408 prend des allures de Jumanji version Cube par moment), Mikael Hafström s’est visiblement amusé dans ce film sans aucune espèce de prétention hormis celle de plonger le spectateur progressivement dans un monde de terreur.
Pour incarner Mike Enslin, l’excellent et sous-utilisé John Cusack fait ici des merveilles dans un rôle difficile, une bonne partie du film reposant à la fois sur sa seule présence et son seul jeu d’acteur. Soumis à toutes sortes de tortures, qu’elles soient physiques, mentales ou enfin émotionnelles, John Cusack nous offre un mémorable panel de ses talents. Parlons même d’une composition hallucinée tant il va loin dans l’expression de la panique. À découvrir bien sur en version originale. Minimum syndical par contre pour Samuel L. Jackson et Tony Shalhoub, oubliables dans leurs rôles anecdotiques.
Pari réussi puisque le film est capable de faire bondir le spectateur de son siège sans l’aide d’effets sonores faciles et habituels maintenant dans le genre. Dans ce domaine, le compositeur Philip Glass en profite même pour se livrer à un intéressant travail musical assez déroutant par ailleurs pour les tympans. On peut néanmoins regretter un final convenu et un certain manque d’audace de la part d’Hafström dans son exploration de la folie, domaine où excellait John Carpenter, l’un des maitres en la matière avec son Antre de la folie (dont Chambre 1408 reprend pas mal de codes). Il ne reste pas moins qu’en ce début d’année, Chambre 1408 est un film à ne pas rater pour peu que l’on aime les sensations fortes.
Chambre 1408 (1408) de Mikael Hafström | Scénario de Scott Alexander, Larry Karaszewski et Matthew Greenberg d’après la nouvelle 1408 de Stephen King | Photographie de Benoît Delhomme | Musique de Philip Glass | Avec John Cusack, Samuel L. Jackson, Mary McCormack, Tony Shalhoub, Andrew Lee Potts, Kim Thomson, Len Cariou, Drew Powell, Jasmine Jessica Anthony, Walter Lewis | États-Unis | 2008 | 104 min. | Horreur-Épouvante | Distribué par TFM Distributions | Crédit photographique : TFM Distributions
- Elle fait partie recueil Everything’s eventual (Tout est fatal en version française) publié en 2003. [↩]











































