Slipstream de David van Eyssen
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Sortie le 12 février 2005
Le rôle principal de ce film est tenu par Sean Astin Sam, le compagnon de Frodon dans le Seigneur des anneaux, que certains connaissent aussi pour être le personnage principal des Goonies (ça nous rajeunit pas tout ça) de Richard Donner.
Alors l’histoire est simple : un brillant physicien a trouvé un moyen de pouvoir remonter le temps de 10 minutes, avec une machine pas plus grande qu’un portable. Il décide donc d’aller retirer de l’argent à sa banque, et en même temps de draguer la caissière de cette banque, dont il est follement amoureux, et qu’il n’a jamais osé aborder. Mais du même coup, parce qu’il faut bien une histoire, des braqueurs de banque mené par un ex de la famille Richie vont faire irruption dans celle-ci, histoire de donner une petite touche polar à cette histoire complètement folle. Et à partir de là, tout s’enchaîne, à la manière de l’excellent un jour sans fin.
http://www.youtube.com/v/_Bi7627TnKc&hl=fr_FR&fs=1&
Slipstream – trailer – 2005
L’année de production du film, 2005, en dit long sur les prétentions du réalisateur. C’est, en effet, un copié/collé de scène de films plus ou moins connus. Les dialogues ne cadrent pas du tout avec l’histoire et les scènes sont d’ailleurs assez improbables : ralentis, accélérations sans queues ni tête, retour sur arrêt sur image, toute la palette du parfait petit « clipeux » nous est ici présenté, sans que l’on sache vraiment pourquoi. L’histoire est complètement improbable (mais c’est un film de science fiction).
Le scénario, par contre, ne tient pas debout : les personnages se déguisent en pilotes d’avion alors qu’ils ne conduisent pas d’avion (évidemment), les scènes de dialogues entre les personnages ne sont que des copiés/collés d’autres scènes de films connus : « rendez moi votre badge », la prise d’otage d’un bus par les terroristes qui fait penser à pas mal de scènes d’un film d’Eastwood, la scène de la prise d’otage dans l’avion tout droit sortie de la filmographie de Steven Seagal.
Bref, Slipstream est loin d’être un chef d’œuvre du septième art. Il est, sur allociné, marqué comme étant un film allemand, d’un réalisateur complètement inconnu, dont c’est visiblement le premier film.
Autant dire que l’on ne s’ennuie pas, pour peu que l’on ai déjà exploré le cinéma et qu’on souhaite passer une soirée à rire devant ce chef d’œuvre en péril, avec des successions de scènes sans accroche particulière. En fait, le film se veut être une repompe de tout ce qui se faisait de mieux dans le cinéma d’Hollywood sans y apporter une grâce et une touche particulière. Les plans à 360°, qui auraient pu être jolis, ne sont ici que des pales copies de clips à la mode, là aussi (désolé pour la répétition, mais c’est dur de faire du beau, avec ce film).
La fin se veut pompeuse et pédante, musique d’opéra à l’appui, pour nous faire partager l’émotion du film ou tout va s’achever. C’est plus grotesque que réellement intéressant, émotionnellement parlant. Mais évidemment, si vous étés amateurs des « films que personne n’a vu », et en parallèle, amateur de film de science fiction, ce film est évidemment fait pour vous.
Slipstream de David van Eyssen | Scénario de Louis Morneau et Phillip Badger | Photographie de Sönke Hansen | Musique de Rob Lord | Avec Sean Astin, Ivana Milicevic, Vinnie Jones, Kevin Otto, Victoria Bartlett, Thorsten Wedekind, Hakeem Kae-Kazim, Grant Swanby, Verity Price | Etats-Unis et Allemagne | 2005 | 89 min. | Science-Fiction |









































