Black Sheep de Jonathan King
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Sortie prévue le 19 mars 2008
Les Surprises peuvent aussi venir des pays du sud, surtout si on est fan du Peter Jackson de la première heure (époque Brain Dead, bien entendu) ou encore de La Nuit des morts vivants, deux films éminemment cultes. Si on ajoute un soupçon d’Isolation, film d’horreur assez jubilatoire, Black Sheep est un film qui saura séduire le spectateur avec une histoire autant ancrée dans le réel que totalement déjantée, pour peu que vous ayez à l’esprit ce savoureux esprit de série B remis eu goût du jour par Shawn of the Dead par exemple. L’esprit est là, le film tient presque toutes ses promesses. Le public festivalier ne s’y d’ailleurs pas trompé puisque le Festival de Gérardmer 2008 a descerné au film le Prix du public et le Prix spécial du Jury.
Choisissant de suivre les recommandations de sa psy, Henry Oldfield (Nathan Meister) retourne dans la ferme de son enfance pour affronter sa phobie des moutons et, par la même occasion, pour vendre ses parts à son frère Angus (Peter Feeney) qui règne littéralement en maître sur l’exploitation.
Pour aller jusqu’au bout de son travail sur lui-même, il s’attarde quelques heures sur la propriété et se retrouve alors confronté à ses propres cauchemars, découvrant que les expériences qu’Angus mène sur les moutons sont en train de mal tourner et vire au cauchemar génétique…
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Black Sheep – Bande annonce – 2007
Délibérément ancré dans son époque avec la question des manipulations génétiques, celle de la place que les psychanalystes ont désormais dans notre société, mais aussi la présence d’Expérience (Danielle Mason), fervente militante écologique, Black Sheep est finalement presque une réponse cinématographique à l’air du temps très anxiogène, avec ses personnages et son humour résolument modernes et ses peurs bien actuelles.
Faisant référence à la plupart des films majeurs du genre (la critique de la société initiée par La Nuit des morts vivants, le gore comique de Brain Dead, l’angoisse bien réelle de l’étable d’Isolation), ce premier long métrage de Jonathan King en tant que réalisateur se propose d’aller encore plus loin puisqu’il va jusqu’à dépasser les codes du politiquement correct avec cette scène où Henry est « surpris » par un mouton, ou avec la séquence d’explosion finale. Sans compter sur la création du personnage d’Expérience, qui, tout en tenant son rôle de blonde un peu idiote, est bien loin de l’archétype féminin de cette catégorie de films, archétype bien mis en scène à la fin de Severance, pour ne donner qu’un exemple récent1.
Black Sheep peut donc surprendre et même agréablement, ne manquant pas d’ailleurs, par la même occasion, de nous signifier que le cinéma Néo-Zélandais ne se limite plus à un Peter Jackson désormais plutôt porté sur les grosses productions comme Le seigneur des anneaux et autres King Kong. Il faut également compter sur des petits artisans de la trempe de Jonathan King pour nous rappeler que cette ile n’est pas seulement l’apanage d’affreux moutons noirs mais permet de relever à un large public que la relève est assurément assurée.
Black Sheep de Jonathan King | Scénario de Jonathan King | Photographie de Richard Bluck | Musique de Victoria Kelly | Avec Nathan Meister, Tammy Davis, Danielle Mason, Peter Feeney, Oliver Driver, Glenis Levestam, Nick Fenton, Sam Clarke, Eli Kent | Nouvelle-Zélande | 2007 | Horreur-Epouvante | Distribué par Colifilms | Crédit photographique : Colifilms Diffusion.
- La scène magistrale des deux blondes qui dézinguent tout ce qui bouge est dans ce film quelque chose d’assez incroyablement foutrarque. [↩]










































