Showtime de Tom Dey
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Showtime est une production hollywoodienne somme toute classique, j’entends par là le fait qu’il n’y a pas vraiment d’originalité dans le concept, même si je vous l’accorde il est assez dur de faire du neuf de nos jour. Nous la devons à Tom Dey, qui a fait ses premières armes avec Shanghaï Kid, sorti en 2000 et qui laissait une impression agréable, due surtout au jeux des deux acteurs principaux, Jackie Chan et Owen Wilson. Ce film est donc basé sur l’antagonisme entre deux personnages, en l’occurrence celui joué par Eddy Murphy, Trey, agent de police voulant devenir acteur de cinéma et Robert de Niro, Mitch, vétéran de la police, bougon en diable.
Ainsi donc, nous suivons l’histoire du lieutenant Mitch Preston (Robert de Niro), un vétéran de la police de Los Angeles, ne souhaite qu’une chose : continuer à exercer son métier en paix, comme il le fait depuis plus de vingt ans. Pour l’agent Trey Sellars (Eddie Murphy), la police n’est en revanche qu’une étape sur le chemin du vedettariat.
Une nuit, ce comédien frustré sabote par excès de zèle l’aboutissement d’une enquête de plusieurs mois qui devait permettre à Mitch d’appréhender de dangereux trafiquants d’armes. Une équipe de télévision, malencontreusement alertée par Trey, est là pour filmer leur rencontre pour le moins inattendue. Chase Renzi, une ambitieuse productrice, saute sur l’occasion et force Mitch à être la star de son prochain reality-show télévisé, destiné à redorer le blason du LAPD. Il aura pour partenaire Trey, un coéquipier noir, qui garantira charme, tchatche et humour.
http://www.youtube.com/v/Bh7kMumxe_8&hl=fr_FR&fs=1&
Showtime – Trailer – 2001
Showtime est donc basé autour des realities shows, puisqu’un producteur en mal de sensation forte décide de programmer un « show » basé sur les exploits en direct de ces deux acteurs que tout oppose. Des punch line à gogo, des explosions et un tandem dissocié, à l’ancienne, viennent donc émailler ce long métrage qui ne restera pas dans les mémoires, comme le reste de la filmographie de Tom Dey, réalisateur également de Playboy à Saisir (2006).
Comme les deux personnages sont antinomiques, ils vont s’affronter, et cela va durer une heure, pour ensuite s’allier pour affronter les méchants. C’est donc une histoire comme tant d’autre, un film pour arrondir ses fins de mois pour les acteurs, et pour le spectateur, un ennui quasi mortel. Comme comédie, on peut d’ailleurs repasser, il n’y a pas vraiment de quoi attraper un fou rire continu, les gags sont assez éculés et on n’est pas pris de crampes à cause de l’ambiance qui y règne, l’ensemble des acteurs étant plus là pour le décor qu’autre chose.
Ce qui est assez énervant avec ce genre de films, c’est le casting : on propose deux têtes d’affiche et puis c’est tout. Il n’y a pas d’histoire (le concept de real TV, on commence vraiment à connaitre au cinéma, surtout que cela ne date pas d’hier avec le Prix du danger de 1980 et Running Man de 1985), Très peu de seconds rôles connus, et une action vraiment pâlotte. J’ai aussi oublié les dialogues à deux centimes d’euros. Bref, ce n’est pas vraiment un chef d’œuvre.
Showtime est donc surtout destiné aux enfants, étant donné que leur oeil neuf ne souffrira pas trop des mimiques affligeantes d’un Eddy Murphy sur l’éternel retour, spécialiste à l’heure actuelle des films de troisième zone. Il semble loin le temps où il faisait rire tout Hollywood avec ses facéties et ses rôles dans le flic de Beverly Hills.









































