[REC] de Paco Plaza et Jaume Balaguero
Les Plus:
Prenant, subjuguant et il y a des zombies !Les Moins:
il y a quand même quelques passages un peu longuet
[REC] a fait le tour des festivals avant de débarquer sur les écrans. Le film de Paco Plaza et Jaume Balaguero est enfin sorti sur les écrans. Tourné en caméra subjective, comme Cloverfield, il est considéré, à plus ou moins juste titre, comme faisant partie d’un certain renouveau du film d’horreur-épouvante. Décidément, avec les films de Nacho Cerda (Abandonné, sorti l’année dernière), les films espagnols de genre ont de plus en plus le vent en poupe ces temps-ci. Et une partie du public ne s’en plaindra pas.Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.
Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu’au coup de fil d’une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D’horribles cris ont été entendus dans l’appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine… Elle n’imagine pas à quel point !
[REC] présente des idées originales. Déjà l’action se situe dans un univers clos, un immeuble, qui devient progressivement de plus en plus étouffant et qui renforcera la tension. Progressivement, les journalistes (la reportrice et son caméra-man) se retrouveront plongés dans l’horreur la plus absolue alors qu’il ne l’aurait jamais imaginé auparavant. La critique d’un certaine frange de journalisme sensationnel est ici bien évidemment pointé du doigt puisque le parallèle est assez évident avec soit la télé réalité, soit l’opportunisme acerbe de certains journalistes, n’hésitant pas à racoler un maximum avec des reportages plus ou moins tendancieux.
C’est ce que [REC] présente, nous présente, puisque le point de vue, en caméra subjective, renforce cette idée s’immersion. Bien entendu, l’idée n’est pas nouvelle, puisque de Cannibal Holocaust en passant par le Projet Blair Witch, l’utilisation de la caméra subjective renforce l’action. Bien entendu, il ne faut pas qu’elle soit factice. C’est également le procédé que l’on utilise dans les jeux vidéos depuis Doom et surtout Dungeon Master, un des ancêtres de cette vue où le personnage est l’écran, l’action se situe devant soi.
Ce coté factice est néanmoins présent dans [REC], qui n’évite pas le piège. En effet, à un moment du film, le caméraman va repasser une action devant nous, ce qui n’est pas possible si cela est filmé en tant réel. On ne sait si ce passage est réellement voulu, pour signifier au spectateur que nous ne sommes pas vraiment dans un reportage mais dans un film ou si ce n’est qu’une erreur de montage ou/et de conception de scénario.
L’horreur est évidemment omniprésente dans le film puisqu’hormis les premières minutes, nous sommes très rapidement plongés dans ce qui va devenir un film de zombie réellement angoissant. Enfin, Zombie, disons « infecté » puisque c’est de cela qu’il s’agit. Sans trop en réveler, il s’agit ici d’une situation extraordinaire, renforcés par l’impossibilité pour les habitants de l’immeuble de voir ce qui se passe à l’extérieur, les forces de l’ordre refusant de les faire sortir. Enfin, nous l’imaginons plutôt que nous ne le voyons et c’est peut-être ce qui constitue un des passages les plus intéressants du film.
Sans être d’une originalité folle au niveau de l’histoire, la mise en scène et le scénario se tiennent plus que correctement. [REC] souffre de quelques défauts, plus ou moins importants, mais bénéficie pourtant d’un soin certain. Il réussi le pari de filer la frousse et c’est, après tout, ce que l’on demande à un film d’horreur.






















































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