Le Journal d’une baby-sitter de Robert Pulcini et Shari Springer Berman

3
Posted 16 mai 2008 by Dextarian in Comédie

Rating

Réalisation
65%


Casting
75%


Scénario
70%


Photo
75%


Musique
70%


Intérêt
50%


Total Score
68%


Genre: ,
 
Réalisation: ,
 
Avec: , , , , , , , , ,
 
 
Scénario: , , ,
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Distributeur:
 
Date De Sortie:
 
Année De Production:
 
Titre original: The Nanny Diaries
 
Crédit photographique: TFM Distribution
 
by Dextarian
Full Article
Le Journal d’une baby-sitter, coréalisé par le couple Robert Pulcini et Shari Springer Berman est assez joli à voir même si l’histoire en elle-même n’a rien de fondamentalement emballant. Mais comme cette comédie prend comme base un aspect un peu scientifique, à savoir l’anthropologie par l’étude des familles de l’Upper East Side, le coin de New York où l’on trouve le plus de milliardaire au cm2, elle prend une tournure un peu plus intrigante. Sans compter que le générique du début est assez bien foutu, comme les quelques moments d’envolée lyriques que se paye l’héroïne du film, interprété par la sublime et à jamais sympathique Scarlett Johansson.

Annie Braddock (Scarlett Johansson) est une jeune femme d’origine modeste, tout juste sortie du collège. Pressée par sa mère d’entrer dans la vie active, elle obtient un poste de nounou dans une famille huppée de Manhattan, les X. Un monde insoupçonné s’ouvre alors à elle, exotique et déroutant, semé de pièges et d’embûches.

Car la vie chez les X n’a rien d’un long fleuve tranquille : Madame est une bourgeoise radine, hyperactive et maniacodépressive et Monsieur, un tyran de la plus belle espèce. Par chance, leur fils, Grayer, est un adorable gamin auquel Annie s’attache immédiatement, s’efforçant de lui apporter tout l’amour dont le privent ses parents.

Avec un humour et un stoïcisme à toute épreuve, Annie réussit à surmonter toutes les crises, jouant à la perfection son rôle d’esclave corvéable à merci. Mais, côté coeur, quelques surprises l’attendent lorsqu’un bel étudiant de Harvard (Chris Evans) entreprend de faire sa conquête…

Le Journal d’une baby-sitter a tout d’une comédie indépendante. Le ton, l’humour, la lumière et la voix off nous plonge dans un univers moins conventionnel que les grosses machines de guerre qu’Hollywood nous sort chaque année, des comédies à la douzaine sans envergure ni ambition. On sent ici que le film des deux réalisateurs en a, qu’elles soient d’ailleurs louables ou non (mais ça, c’est une autre question) et il est inspiré du roman de Nicola Kraus et d’Emma McLaughlin. Les auteurs ayant travaillé comme baby-sitters pour une trentaine de familles fortunées de Manhattan, de nombreux lecteurs se demandèrent qui se cachait derrière les « X » de Park Avenue. Des personnages que l’on retrouve aussi dans le film, bien évidemment et qui accentue le coté crédible de l’histoire.

On assiste donc au quotidien d’une fille modeste, qui ne trouvant pas de boulot dans ce qu’elle souhait réellement faire, s’est mise au service d’une famille riche où la mère n’est pas vraiment occupée par les problèmes de son mioches et le mari, joué par Paul Giamatti, plus occupé à se taper ses secrétaires qu’être disposé à être un père modèle. C’est toute la tragédie de ses familles riches, qui n’ont que l’argent comme bouée de sauvetage pour exister à travers les apparences.

Le propos est certes facile et la morale de l’histoire tout autant mais à travers Scarlett, on est peu à peu immergé dans cette comédie douce amère, où on la voit tout d’abord accepter sans rechigner à exercer toutes les besognes puis à se rebeller. Il n’ya qu’une chose qui me dérange et qui sert pourtant de postulat de départ : si les baby-sitters de couleur blanche (puisque la couleur de la peau est importante) est si prisée, comme cela se fait-il qu’elle soit traité du jour au lendemain d’une reine à une moins que rien ? J’avoue que j’ai bien du mal à comprendre même si la place des domestiques est de justement être traitée comme des clébards par des gens huppés.

Passer cela, certains détails sont amusants, comme le coup des parapluies dans une ville désert, et Le Journal d’une baby-sitter est, pour cela, assez plaisant à regarder. Sans être relativement innovant, il n’en est pas moins un bon petit film sympathique qui cherche à nous dire des choses, même si la fin, conventionnelle, ne plaira pas forcément, comme le fait que la fameuse madame X accepte de se séparer de son mari pour vivre avec son enfant et trouver chez lui de l’amour.

On doute malheureusement que cela soit le cas étant donné que ces femmes en sont souvent réduites à des rôles de potiches et accepter que leurs maris doivent se taper des femmes largement plus jeunes qu’elles. Mais qu’importe Le Journal d’une baby-sitter est bien fait, les acteurs sont bons, certains ayant quand même des rôles sur mesure comme Chris Evans qui n’a pas besoin d’en rajouter tellement il n’a rien à faire.


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

3 Commentaires



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