JCVD de Mabrouk El Mechri
Les Plus:
Une superbe bonne idée de départ et un Van Damme en très grande formeLes Moins:
Le film s'essoufle parfois
JCVD est sorti en salle le 4 juin. Et c’est un très bon film de Mabrouk El Mechri (réalisateur de Virgil et Mounir et Anita), tourné à Bruxelles, capitale de Belgique, au milieu d’une rue, entre un vidéo club et un bureau de poste. Et on attaque justement ce bureau de poste…scénario presque basique s’il n’y avait le retour au pays d’un homme, connu pour ses films d’action de l’autre côté de l’Atlantique…
Jean-Claude Van Damme.
L’homme qui a inspiré ce film. Evidemment. Le film est fait pour cette « movie star », puisqu’il fallait enfin le film qui révèlerait au monde que ce mec peut faire autre chose que de mettre des coups de lattes et des « High kick dans ta face » dans les années 1980 et 1990. On savait l’acteur soucieux de son image et qu’il avait beaucoup d’humour aussi, puisqu’il jouait, dans le assez méconnu mais très intéressant Narco, un des rôles clés du film, à savoir JC lui-même, le modèle du héros. Ici, il récidive. Et on le met à mal…
Très proche par son déroulement de l’action d’Un après-Midi de Chien de Syndey Lumet, l’histoire de JCVD est assez simple. Après un divorce, des films qui ne marchent plus aux Etats-Unis, des rôles piqués par Steven Seagal (parce qu’il accepte de se couper sa queue de cheval), Van Damme retourne à Bruxelles retrouver un peu de repos et de calme. Las, les ennuis continuent, puisqu’il n’a plus de cartes bleues qui fonctionnent et qu’il doit absolument retirer de l’argent. Il se rend donc dans un bureau de poste. Et c’est à partir de là que tout s’enchaîne….
JCVD ne fera donc pas que des spectateurs heureux: ceux qui aiment l’action et les explosifs vont être complètement déçu, de même que ceux qui aiment « le vrai Jean-Claude ».
Que dire de la scène où l’acteur Van Damme sort du champs de l’action pour parler au spectateur. Est-on encore dans le film, est-on dans la réalité? Avons-nous jamais quitté le film ou la réalité? Tout le paradoxe, le jeu, mais aussi l’impression un peu déroutante que nous perdons pied dans le film comme dans le réel. C’est d’ailleurs, au contraire de Debouze dans Angel-A, un moment un peu plus chiadé d’un point de vue scénaristique.
Ce film est donc un peu surprenant, même si le rendu est assez classique. Content de retrouver Bastien François, en commissaire de police. Et les plans dans le vidéo club sont réellement intéressant. Sans parler du touchant « it’s ok, it’s ok » de Van Damme lorsqu’il voit les critiques acerbes à la télé.



















































