Silent Hill de Christophe Gans
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J’ai revu Silent Hill récemment.. Et vous savez quoi, j’ai aimé. Alors que je me souviens que j’avais détesté cette bouse quand je l’avais vu au ciné. Non, mais j’ai aimé quoi. Peut être que cette année et une grosse partie de l’année dernière, je me suis tapé des merdes innommables en tout genre (ne riez pas, j’ai du voir plus de films que les critiques de ciné, puisqu’il parait qu’ils en voient 500 par ans… foutent rien quoi, surtout pour recracher le truc qui sert à vendre le film, pendant la projo presse).
Ainsi pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, voici l’histoire : De plus en plus souvent, la petite Sharon (Jodelle Ferland) rêve d’une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose ( Radha Mitchell), décidée à comprendre l’étrange mal dont souffre son enfant, décide de l’accompagner sur place. Alors qu’elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d’étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu’elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets…
Avec l’aide de Cybil (Laurie Holden), de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D’indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu’elle représente dans une malédiction qui dépasse tout.
http://www.youtube.com/v/f5mT5LhbRJw&hl=fr&fs=1
J’ai donc revu Silent Hill. Très franchement, une seconde vision de l’adaptation cinématographique de Christophe Gans est utile, ne serait-ce que pour se rendre comme que c’est hyper bien bossé. Que ce la soit au niveaux des décors, de l’animation (avec la ville en cendre, les monstres de l’espace venus d’ailleurs…), il y a un réel travail pour mettre le spectateur dans l’ambiance et donner un ton certain. Les bruits et musiques sont bien mixés, ce qui fait que le rendu sur un téléviseur, même s’il n’est pas le même qu’au cinéma, reste plus que correct. On pense à l’alarme qui annonce l’obscurité, qui est réellement effrayante. Les monstres sont bien flippant même si ces derniers semblent malgré tout assez inoffensifs-.
Pour apprécier Silent Hill, il est utile, voire salutaire de n’avoir jamais joué aux jeux-vidéos. Cela évite les comparaisons et les partis pris choisis par le réalisateur du Pacte des loups et Crying Freeman. D’autant que le film est bien plus bossé, brossé, que dans Le Pacte des loups, une super production qui finalement, ne reste pas bien dans les mémoires.
Alors que l’ambiance de Silent Hill a des chances, lui, de rester plus clairement dans l’esprit du spectateur. Bien sûr, on peut reprocher à l’histoire d’être totalement factice. Comme également le fait que certains passages, notamment ceux dans l’église, sont assez ridicules cinématographiquement parlant (alors que bizarrement, les amateurs du jeu ont plus appréciés ces séquences.. y aurait-il une cloison étanche entre les amateurs de jeux et de films? )
Si Silent Hill pouvait paraître, à sa sortie, un peu factice, un peu inutile et illusoire en terme cinématographique, il a pourtant pour lui un souci du détail assez intéressant. Il est peut-être inutile de prêcher des convaincus, ceux qui pensent que le film ne vaut rien. Mais force est quand même de reconnaitre que dans le genre fantastique et horreur, il est non seulement honnête mais ne cherche pas plus que cela à racoler le chaland. Et rien que pour cela, l’œuvre de Christophe Gans mérite une certaine considération.
Silent Hill de Christophe Gans | Scénario de Roger Avary et Christophe Gans, d’après l’oeuvre d’Akira Yamaoka | Photographie de Dan Laustsen | Musique de Jeff Danna | Avec Radha Mitchell, Sean Bean, Laurie Holden, Deborah Unger, Jodelle Ferland, Tanya Allen, Kim Coates, Alice Krige | Etats-Unis, Japon et France | 2005 | 127 min. | Epouvante-horreur, Fantastique | Distribué par Metropolitan FilmExport









































