Sleep Dealer d’Alex Rivera
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Sleep Dealer d’Alex Rivera flirte sur une certaine réalité, malgré l’aspect science fiction. On pourrait être en effet dans un film d’anticipation au relents complètement réalistes ce qui, d’une certaine mesure, se passe actuellement entre le Mexique et les États-Unis.
Le Mexique comme les Américains rêveraient qu’il soit ! Dans un futur proche où les États-Unis ont la main mise sur les réserves d’eaux mexicaines et où la main d’œuvre locale, reliée par ordinateur aux entreprises de constructions américaines, travaille sur des chantiers américains tout en continuant de vivre au Mexique.
Dans ce monde où le virtuel domine, trois personnes entrent en connexion par hasard et vont risquer leur vie pour échapper à leur destin.
Dors mon enfant, dors
http://www.youtube.com/v/inRoHQbP3_w&hl=fr&fs=1&color1=0x3a3a3a&color2=0×999999
Sleep Dealer – Trailer – 2009
Sleep Dealer met en scène Memo Cruz (Luis Fernando Peña) qui a à cœur de se racheter après le meurtre de son père, tué par Ramirez, soldat ayant reçu l’ordre d’abattre ce terroriste. Pour ce faire, il se rend à la grande ville mexicaine proche de la frontière, Tijuana, pour y trouver du travail. Et quel travail. Les travailleurs mexicains sont tout bonnement au service des Etats-Unis, mais sans les inconvénients. En effet, ils peuvent travailler du Mexique, téléguidant des robots, en réalité virtuelle. Ce travail n’est d’ailleurs pas sans danger. Memo fera la rencontre de Luz, une écrivain qui se sert de sa mémoire comme d’un livre, vendant ses histoires par le net. Un homme est d’ailleurs intéressé par celle qu’elle est en train de vivre avec Memo, et cet homme, c’est Ramirez.
Sleep Dealer est assez original. Mais il est complètement fauché. Et c’est un peu ça le problème. Les images de synthèses sont digne d’un téléfilm SF américain. La profusion de plan fixe explique aussi une faiblesse budgétaire. Pourtant, pourtant, ce film est assez intéressant, parce qu’il interpelle autant sur une situation vécu par les mexicains comme étant fouttrement merdique. D’ailleurs, il est assez remarquable comme Luis Fernando Peña fait passer cette émotion: il n’en veut à personne, il ne cherche qu’à aider et son air de chien battu aide à l’empathie.
Si Sleep Dealer n’est pas un grand film, il constitue néanmoins une petite surprise. Le film d’Alex Rivera a autant de qualités que des défauts techniques et il est à passer que ce film un brin romantique par moment, un brin cynique par d’autre, mais totalement en phase avec un certain regard peut trouver un public.
Sleep Dealer d’Alex Rivera | Scénario d’Alex Rivera | Photographie de Lisa Rinzler | Musique de Tomandandy | Produit par Anthony Bregman | Avec Luis Fernando Peña (Memo Cruz), Léonor Varela (Luz Martínez), Jacob Vargas (Rudy Ramirez), Giovanna Zacarias, Emilio Guerrero, Tenoch Huerta, Metztli Adamina, Jose Concepción Macías, Norma Pablo, Roberto Reyes | Mexique et Etats-Unis | 2008 | 90 min. | Science fiction | Distribué par La Fabrique de Films | Le site : sleepdealer






































