dimanche 23 novembre 2008

MADCON - Beggin 2008

Parce que c'est chanson est le hit du moment, mais aussi et surtout parce qu'elle plait beaucoup à quelqu'un que je connais...




Je hais toujours autant ces chansons tristes joyeuses... Je ne sais jamais sur quel pied danser... Oh yeah..

jeudi 20 novembre 2008

Franck Miller - Will Eisner

C'est assez étonnant comme The Spirit, le nouveau film de Franck Miller, l'adaptation du célèbre Comics de Will Eisner, est encore plus proche de ce sont travail, si cela avait été un comics, quand on regarde la bande annonce.




Peu de décor, personnages bien mis en avant. On se croirait, tout comme Sin City, dans le Comics et non pas dans un film. Je ne sais pas ce que ça va donner car autant pour Sin city, cette ambiance s'y prête, autant pour Spirit, je suis perplexe...

Sinon Miller/Eisner, le livre est un très intéressant :

Pour une présentation :
http://www.bedetheque.com/serie-15762-BD-Eisner---Miller.html

mercredi 19 novembre 2008

La différence entre Ciné Live et les cahiers du cinéma

Vous voulez connaitre la différence, que l'on va juger de fondamental, entre Ciné live et Les Cahiers du cinéma ?
On va prendre le cas de Steve Mc Queen, réalisateur du film Hunger et qui fait sa tournée promotionnelle.

La différence : dans l'un, Ciné Live, il s'énerve grave puisque le journaliste lui pose une question du style "alors vous savez que vous avez même le nom que l'acteur.." et le réalisateur, excédé, lui dis au bout de trois questions :" il vous reste trois questions"
Le journaliste va donc pointer le fait que c'est le réalisateur qui est un peu un mec bourru... (forcément en lui posant des questions de merde sur tous les à cotés de son taf, ça va pas s'arranger)

J'aurais presque envie de rire.
Sur ce, je regarde les cahiers du cinéma et ô, surprise, une interview de Steve Mc Queen, autre surprise, 6 pages d'interview. Mais là, évidemment, aucune question sur le fait que le réalisateur porte le même nom que l'autre...

Et oui, voila la différence, dans le premier, le journaliste, qui bosse pour un canard qui fait dans le sensationnel et les questions à deux balles, se fait mettre à sa place par un mec qui a autre chose à foutre qu'avoir des questions moisies et de l'autre, un vrai entretien.

Bref, si vous voulez savoir un peu plus sur Hunger, L'évocation de Bobby Sands, membre de l'Ira, allez voir du coté des Cahiers du cinéma, ils parlent cinéma, eux.

mardi 18 novembre 2008

Guns n' Roses - Chinese Democracy

Bah, une chose est sure, Le rock du passé, c'est plus ce que c'était. La preuve avec l'album le plus cher de l'histoire et aussi le plus attendu (il est annoncé depuis 1995, c'est pour dire).
Bref, le single "Chinese Democracy", reste pas vraiment dans les oreilles... Et que ce groupe ne veut plus rien dire est aussi un fait...


GNR - Chinese Democracy

Il faut mieux réécouter appetite for destruction...
La seule consolation dans tout ça, c'est que chaque américain boira un "Dr Pepper", puisque c'était le pari en cours de la compagnie sur le fait que l'album sortirait pas cette année...

Comme quoi, tout n'est pas perdu :
http://www.chinesedemocracy.com/index.php/the-news/58-thank-you-axl-for-the-free-dr-pepper

Ou sinon ça, c'est pas pareil, mais c'est la même époque :

lundi 17 novembre 2008

L'ANPE et moi

Plus qu'un long discours, rien de tel qu'un dessin de notre Lila nationale, qui m'a beaucoup plu :




Dessin de _Lila.

dimanche 16 novembre 2008

Eden lake de James Watkins

Habitants d'une grande ville, n'allez pas dans la forêt/village de campagne! Tel pourrait être le titre d'Eden lake, survival irrévérencieux, lorgnant autant sur les chiens de paille que sur une nouvelle vague du cinéma anglais où les bouseux et autres habitants de petits bleds de campagnes sont aussi méchants, vil et inhumain que les pires aliens ou monstres du cinéma.

Bref, autant dire que pour accrocher sur Eden lake, il vaut mieux ne pas être un habitant d'une de cette chouette bourgade. Il parait que ce film est transgressif. Certes. Mais il l'est seulement si on agit pour aller jusqu'au bout, comme c'est le cas avec la protagoniste principale. Cette histoire de couple qui a tout pour être heureux et que leur petit weekend se transforme en cauchemar est autant bien foutue qu'irréelles. Et oui, nous sommes au cinéma mais force est de constater que le film nous présente une situation qui se veut fort réaliste et c'est là que le bat blesse.


Eden lake - Trailer - 2008

On ne FAIT pas ce que fait l'homme du couple quand il y a un souci avec une bande de jeune. Je passe sur les incohérences du film où les jeunes torturent et traquent ce couple pendant plus de 3 jours non stop (et oui, les enfants des villages ne rentrent pas chez eux, ce sont bien entendu des bouseux qui vivent dans les arbres). Autant on veut nous montrer qu'ils sont désosciabiliser, autant cette volonté est bien trop appuyée. Kelly Reilly est par contre, très crédible dans ce rôle, et à ce niveau là, il n'y a pas d'erreur de casting. Elle a une voix douce et une gentillesse certaine et la voir se dépêtrer par tous les moyens de cette situation est assez jouissif autant qu'intriguant, pour peu que l'on ai Les Poupées Russes et L'Auberge Espagnole en tête, films qui l'a révélé auprès du public français.

Bien sûr, Eden Lake  lorgne sur les chiens de paille, délivrance (je m'attendais, comme dans Vengeance à froid, à une scène de viol) ou encore Orange Mécanique plus évidemment Scarface.  Le scénariste, James Watkins, qui office aussi en tant que réalisateur est des fans de films d'horreur autant que des classiques cités plus haut et ça se voit. Pour le reste, la fin est conforme à cette descente aux enfers et on se demande surtout pourquoi certains acteurs de cette histoire ne pètent pas plus les plombs à un moment. A croire que le propos doit dépasser nécessairement le coté psychologique des personnages. C'est bien dommage, même si la réalisation est d'une très bonne facture et si on arrive à bien s'immerger dans cette histoire, pour peu qu'on oublie certains aspects.

La transgression, il aurait fallu la poursuivre jusqu'au bout, dans un sens comme dans l'autre, mais ça aurait été se dégager d'un public avide de films de genres pour aller vers une vision encore plus noire. A l'heure actuelle, c'est pas vraiment dans l'optique des producteurs, si l'on veut disposer d'une sortie conséquente en salle. Malgré ce détail, Eden Lake a quelques qualités pour lui et vu le peu de moyens, une envie de nous déranger un peu dans nos convention qui n'est pas non plus forcément pour nous déplaire.

Eden Lake de James Watkins | Scénario de | Photographie de Christopher Ross | Musique de David Julyan |   avec Kelly Reilly, Michael Fassbender, Thomas Turgoose, Bronson Webb, Jack O'Connell, Finn Atkins, James Gandhi, Alyssa Cooper, Thomas Gill, Eliza Elkington | Grande-Bretagne | 2008 | 90min | Science-Fiction, Thriller et Horreur-Epouvante |.Distribué par La Fabrique de Films

samedi 15 novembre 2008

Noir désir - Gagnant/Perdant

Et voilà le nouveau morceau de Noir Désir, disponible sur leurs sites, mais vu le nombre de connexions, ça risque d'être un peu difficile de pouvoir l'écouter alors rien ne vaut notre ami youtube :



Le site :
http://noirdez.com/

vendredi 14 novembre 2008

Watchmen - Qui surveille les gardiens ?

Who watches the Watchmen ? ou Quis custodiet ipsos custodes ? Telle semble être la question, dont Alan Moore va faire la trame principale de son histoire, la trame des Watchmen, groupe de super héros crépusculaire.. qui révolutionna la BD à la fin des années 80.

Nous sommes en 1985. Richard Nixon entame son troisième mandat sans avoir été inquiété par le Watergate. Les Etats-Unis ont gagné la guerre du Viet-Nam. Mais la guerre froide perdure et la 3eme guerre mondiale avec son feu nucléaire semble désormais inéluctable.
Les Watchmen, un groupe de super héros à la retraite (imposée par le gouvernement américain) apprennent la mort de l’un des leurs, le Comédien, défenestré comme un malpropre de son appartement. Commence alors une enquête clandestine, menée par Rorschach, qui reprend contact avec tous ses anciens collègues. Au fil des pages, on découvre d’un côté l’histoire et l’œuvre des Watchmen et de l’autre leur versant sombre, beaucoup plus humain et torturé.
Une course contre la montre débute et entraîne le lecteur dans un suspens intenable jusqu’au dénouement des plus étonnants.

Watchmen met en scène des super héros dits réalistes (sans pouvoirs, excepté le Dr Manhattan) dans une uchronie des plus sombres. Il s’agit surtout d’une oeuvre grave aux multiples aspects qui révolutionna le petit monde des histoires de super héros.

Mais qui y a t-il dans ce comics de si extraordinaire ? Il y a une ambiance de fin de siècle, de fin d’époque et de désenchantement qui colle tellement à la peau des personnages que vous ne pourrez restez insensible au phénomène. Il faut savoir que depuis Watchmen, seule une autre équipe de scénariste/dessinateur a eu un regard aussi critique sur son pays et sur le monde des super héros en général et c'est ceux qui officient sur X-statix (sorti en France en kiosque seulement). Avant cela, seul les Watchmen de Monsieur Moore avaient un regard si désabusé sur la condition de super héros et le fait que de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités.

Alan Moore y développe plusieurs thématiques qui lui permettent de décaler son histoire de celles des super héros classiques.
Parmi celles çi, il fait du temps un des éléments centraux de son scénario. Cette dimension temporelle est déclinée sous plusieurs formes : le temps dont les Watchmen manquent, l'attente, l'histoire et la vie des Watchmen, la course contre la montre… Le chapitre consacré au Docteur Manhattan est en ce sens impressionnant dans la manière dont Alan Moore met en scène le drame vécu par son personnage et en déconstruit le temps.
Ensuite, en débutant son histoire par le meurtre du Comédien, il rappelle brutalement que les Watchmen (excepté Manhattan) sont tous mortels et humains. Là où la mort des autres supers héros semble inenvisageable ou alors exceptionnelle (la mort de Superman), celle des Watchmen apparaît comme un fait banal. De plus, Moore dynamite au C4 le manichéisme des supers héros classiques (gentils purs – ou presque - contre méchants irresponsables et cinglés). Dans les Watchmen, c’est la nuance qui domine et les personnages sont tous en proie aux défauts humains jusqu’à la dernière page. Les Watchmen subissent : doute, corruption, folie, peur, orgueil, névroses sexuelles, cruauté… ils sont également confrontés avec intensité à la nécéssité des choix et à leurs conséquences, quel qu’en soit le prix. A contrario, le Dr Manhattan, si puissant qu’il échappe à toutes les contraintes de la vie humaine, offre un contrepoint qui rappelle sans arrêts l’humanité des autres Watchmen.

Et c’est ce désespoir et ce désenchantement qui fait la trame de cette Maxi histoire parue 12 volumes (n’oublions pas que nous sommes sous le régime de la parution US et que chaque comics fait là-bas une 22 pages en moyenne de BD par mois, ce qui est un rythme très soutenu que sont incapables de tenir les artistes européens).

Le quotidien d’un grand super héros n’est pas toujours rose, avec ce que l’on pourrait imaginer de magique lorsque l’on s’imagine posséder les pouvoirs de l’homme araignée ou la télépathie de Jean Grey des X-Men. Ici, ce n’est pas le cas, un des héros meure et il faut enquêter, et plus les personnages enquêtent, plus ils s’aperçoivent qu’ils sont des victimes d’une gigantesque manipulation, dont les conséquences dépassent la seule mort du Comédien.

Le dessin de Gibbons ne correspond en rien au style généralement déployé dans les comics. Le trait est sec et précis, limite ligne claire, ce qui le rend plus accessible aux lecteurs nons amateurs de comics.

Watchmen marque donc un tournant dans l'ère des comics de super-héros, ce passage qui va nous mener aux années 90, beaucoup plus sombres pour la plupart des super héros des grandes maisons d'édition. La plupart des personnages comme Batman ou même Spiderman, sont devenus beaucoup plus sombres, plus adultes, plus "gris".

Alan Moore, comme Franck Miller, ont été déterminants dans ce tournant, tournant que vous vous devez de découvrir, si ce n'est déjà fait, à travers leurs productions, sur lesquelles, nous, au cercle BD, ne manquerons pas de ré évoquer le travail, qui a marqué, par exemple, les modestes rédacteurs que nous sommes.

Références

Watchmen, publié par DC Comics entre septembre 1986 à octobre 1987 :

Dessin – Dave Gibbons
Scénario – Alan Moore
Coloriste - John Higgins
Editeur – DC (U.S.) / Delcourt ( Fr)
Tomes publiés – 6 (U.S) / 1 (Fr)
Tomes à paraître - non
Anime - non
Film – 2009 (par Zach Snyder)

- prix du meilleur album étranger d’Angoulême en 1989
- Prix Hugo ( 1988 ) (c’est jusqu’à présent la seule BD à avoir obtenu ce prix).

Article rédigé en collaboration avec un illustre inconnu, El Sombrero

mercredi 12 novembre 2008

Non mais le monde va mal, je vous le dis

Oui, le monde va mal. Je viens de lire sur Yahoo que ce clip d'Hilary Duff ne plait pas à Disney...Non mais j'aurais presque envie d'écrire "Mais lol"...
Non mais encore, on se demande bien ce qu'il y a de choquant, question "xplicit content" dans ce truc..

Mais le pire, c'est d'une part, l'espèce de tâcheron infâme qui "rape", complètement ridicule, sans parler de cette blonde qui sait chanter comme 90% des nanas qui font du karaoké en France et ailleurs...

Massacrer une chanson de Dépêche Mode, voilà le plus choquant dans l'histoire..J'ai pas pu aller jusqu'à la fin de la vidéo.

Voici le "clip" de ce "truc" :



et le morceau original, parce qu'il faut quand même pas déconner, les tocards à casquettes et les fausses rebelles formatées, ça remplace pas le vrai son:



Parce quand t'as 2000-5000 gus dans une arène, pendant un concert de DM, qui gueulent tous en cœur "Reach out..." ça a quand même plus de gueule, nom de zeus!

mardi 11 novembre 2008

Martyrs: Retour sur un film très critiqué



Il est de ces films, sans que l'on sache trop pourquoi, qui sont plus critiqués que la moyenne sans que l'on sache également pourquoi. Martyrs fait partie de ceux là. Et tout y passe. Du choix des acteurs à l'histoire, du scénario au jeu des acteurs. Tout est bon dans le cochon.

J'ai longtemps hésite à parler de ce film, me demandant "a quoi bon"? Personne ne l'a vu et les esprits cynique diront "HEUREUSEMENT", mais c'est plus la faute à sa possible mais au final non effective interdiction au moins de 18 ans, qui a failli l'empêcher de sortir en salle. Une interdiction de ce type étant rédhibitoire pour toute sortie en salle. Mais vu le shoot en salle, puisque seulement 38 236 spectateurs l'ont vu, l'effet souhaité s'est avéré réussi. Un vrai High Score du Box office, pour sûr!!

Martyrs n'est ni un nanar, ni un navet. Il y a du boulot derrière et ça correspond à ce que l'on pourrait entendre d'un film d'auteur. Sauf que voilà, il y a de grandes chances que si vous n'êtes pas une nana et que vous n'avez pas été confronté à l'histoire qui lie les deux héroïnes du film, vous allez complètement passer à coté de ce film et ne voir là qu'une vulgaire bouse sur un sujet éculé dans le cinéma de genre, c'est-à-dire la religion et les effets pervers de celle-ci.

En fait, si le film n'avait pas été français, mais américain ou espagnol, il est fort à parier qu'il n'aurait pas subit autant de critiques virulentes. En France, tout film ou personne qui sortent un tantinet des sentiers battus et des clous tracés par des décennies d'histoire du cinéma est irrémédiablement conspué sur la place publique. Le nouveau boboisme étant d'encenser les films de genre, mais surtout pas les films français, qui se font de toute façon descendre par toute critique qui se veut objective et qui sait de quoi elle parle.

Martyrs n'échappe pas à la règle. C'est un film qu'il est bon ton de descendre. On ne sait pas trop pourquoi puisque c'est un film de genre, catégorie horreur qui fait peur et surtout rend très malaise. Puisque c'est le propos du film. Une descente aux enfers et la matérialisation d'une Martyr, et ça prend du temps. C'est donc long, insoutenable par moment et c'est fait pour.

Et oui, on n'est pas dans un film pop corn, ni dans un film auteurisant urbain et forcément parisien (au delà du Périph, c'est le Mordor, de toute façon, peuplé de créatures débiles et facho, comme dans la bouse Frontières, d'ailleurs). C'est moche, glauque, pathétique, un brin cynique et désabusé. C'est la vision du réal, Pascal Laugier. Le type a l'air d'être un sacré émotif et ses interview s'en ressentent un peu. Pourquoi vouloir le démonter? Simple, c'est un pote à Gans. Ce sont à peu près les seuls mecs qui en France tentent de porter au nue un genre qui n'a pas vraiment bonne presse, hormis pour les ados boutonneux lecteurs de Mad Movies (d'ailleurs Martyrs fait partie de leur top 10 de l'année 2008, mais c'est surement des gros cons). Mais les films de genre sont pour les geeks et les ado. Enfin, il paraît. Et les geeks sont chics, man, ils sont chics, now! (foutre dieu).

Il est reproché aux deux petites nanas Morjana Alaoui (Anna) et Mylène Jampanoi (Lucie) de ne pas savoir jouer. Je les ai trouvé juste et tout à fait à propos dans ce film. Bien excessives, puisque c'est un film excessif. Peu de nuance, puisque ce n'est pas le propos. Bien dans leur rôles.

On a aussi reproché à ce film d'être incompréhensible avec deux parties qui n'ont strictement rien à avoir l'une avec l'autre. En fait, il y a une première partie thriller classique et une seconde horreur. Normal, puisque nous suivons deux héroïnes qui ne savent pas bien tout à fait ce qu'elles sont venues faire là. Une vengeance ou autre chose...

Bien entendu, ce retour sur ce film n'a pas vraiment lieu d'être. Ce film s'est fait shooté à sa sortie, peu de gens ont pu le voir. Il fera peut être une petite carrière en DVD et entamera sa carrière dans l'oubli le plus profond des cinéphiles avertis.

Mais je vous conseille de le voir. Pour être énervé. Comme je l'ai été. J'ai voulu sortir de la salle parce que c'était insoutenable. Et j'en transpirais un peu. Je ne suis pas quelqu'un de très émotif pour le cinéma, mais là, c'est une petite expérience. Et c'était bien cool, avec le recul.
Je vous conseille de le voir pour avoir un peu les boules. C'est bon d'avoir les boules. Et puisque parce que c'est limite expérimental, avec une seconde partie qu'on ne voit pas souvent dans ce genre de prod. Et qui mérite un petit coup d'oeil, même si je suppose que les scènes ne seront pas reprises par d'autres réal. Si je parle d'expé, c'est aussi parce qu'il est beaucoup moins formaté que la plupart des films américains, espagnols et japonnais de sa catégorie. C'est peut être ça son problème. Et qui rend le film un peu unique.

Il est par contre vrai que ce film n'était ni fait, ni à faire. Mais c'est le cinéma ça. Pas besoin de toujours faire du téléfilm qui passe au cinéma. Pas besoin de toujours faire la sempiternelle comédie bonne marché avec trois acteurs connue. Et pas besoin non plus de faire un film choral du 7e arrondissement de Paris, avec des histoires à pleurer de connerie. Parce que les histoires de bobos sont aussi connes que celles des films de genre, mais c'est avec des acteurs dits sérieux, donc ça passe mieux... Ho, ho, ho.

Heureusement qu'il faut se foutre d'avoir bon goût, dans la vie. Et ne rien choisir quand on regarde des films. Prendre tout et faire un tri après. C'est peut être une démarche scientifique dans un bousin, enfin, un domaine, où il faut opérer d'abord un tri. Mais c'est dommage. Parce qu'on passe à coté de certaines choses. Martyrs en fait partie.

C'est marrant, en faisant un tour de la blogosphère françaises des gens qui ont bon goût en ciné, j'ai vu qu'ils avaient tous descendu Martyrs. Ça me fait aussi doucement rire. Surtout quand ils me comparent ce film à des bouses américaines comme Star Trek (ah non merde ils ont aimé ST) puisque c'est sur le même niveau. Mais ce qui est intéressant, c'est que ce film s'est plus fait démonter par les critiques de spectateurs d'allociné que par ceux d'IMDB.

Alors, je fais un peu le croisé. Je lutte en faisant un article qui dit un peu autre chose. Ça sert à rien, mais je ressentais le besoin de le faire. Il y a surement d'autres sujets sur lesquels je devrais m'exprimer, mais je m'en fous un peu. Déjà parce que vu le nombre de lecteurs que j'ai, je peux me permettre de parler de ça. Et qu'ensuite, pour le reste, des tas de blogs font déjà le boulot. Et que des expériences cinématographiques actuelles, j'en ai pas beaucoup, plus le temps passe. C'est un peu chiant d'ailleurs et je vais devoir me résoudre à habiter dans une vraie ville, avec des vrais cinémas qui passent des trucs que personne ne peut voir.

lundi 10 novembre 2008

The Devil's Chair d'Adam Mason

The Devil's Chair est l'œuvre d'Adam Mason, qu'il a tourné en même temps que Broken, sorti la même année en 2006 et qui est disponible en DVD.

Nick West (Andrew Howard) est accusé d'avoir tué sa petite amie et se retrouve interné dans un hôpital psychiatrique. Il nous raconte son histoire. Il se révèle en fait que sa copine a été mutilée par une chaise électrique dans un hôpital psychiatrique désaffecté, alors qu'ils étaient tous les deux sous acide.

The devil's chair entre donc rapidement dans le vif du sujet dès les premières minutes, nous laissant augurer du meilleur en terme d'horreur. Le narrateur (et par la même occasion le personnage principal, ) s'adresse à nous, comme si on le rencontrait lors d'une entrevue particulière. Après quelques années d'enfermement, Le Docteur Willard (David Gan) souhaite, avec son équipe de jeunes psychologues, chercher à comprendre ce qui a pu déclencher cet accès de rage et d'horreur chez son patient, qui ne clame même plus son innocence, alors qu'il a vu sa copine se faire mutiler sous ses yeux. Ils vont retourner dans l'hôpital psy et voir cette chaise...


The Devil's Chair - Trailer - 2006

The Devil's Chair vaut le coup d'oeil pour plusieurs choses: un joli twist, une mise en scène sympathique (entendez, qui tente des choses) même si après nous en avoir mis plein la vue pendant les premières minutes par un très bon générique et une bonne introduction, le film s'essoufle et peut avoir tendance à irriter par son aspect "je peux t'en mettre plein la vue avec trois rien".

Mais la fin sauve l'ensemble et avec un budget assez serré, The Devil's Chair se fait une place parmi les petits films d'horreur à voir, notamment par une ironie assez communicative sur l'aspect horreur grandiloquent de certaines productions. Si l'essai n'est pas tout à fait réussi, c'est en partie du au coté "bavard" de certains passages qui nuisent un peu à une action assez dramatique et surtout barbare. Adam Mason a reconduit l'essentiel de son équipe pour Luster qui va sortir bientôt, enfin je crois.


The Devil's Chair de Adam Mason | Scénario d'Adam Mason | Photographie d'Ole Bratt Birkeland | Musique de Zoe Keating et Mortiis | Avec Andrew Howard (Nick West), Pollyanna Rose (Sammy), David Gant (Docteur Willard), Louise Griffiths (Melissa), Elize du Toit (Rachel Fowles), Matt Berry (Brett Wilson) | Grande-Bretagne | 2007 | 90 min. | Distribué par Sony Pictures Releasing France | Sorti le 5 Novembre 2008 en DVD | DVD Zone 2, Vidéo : Format 4/3, Format DVD-9, Film en Couleurs

samedi 8 novembre 2008

Quantum of Solace de Marc Foster


Le dernier James Bond est donc sorti dans les salles françaises et demain en Belgique, si j'ai bien compris. Réalisé par Marc Foster (Stay, Neverland, A l'ombre de la Haine), qui a pris la place de Martin Campbell, il remet en scène Daniel Craig, dans la suite des aventures du plus celèbre des agents secrets. Alors vaut-il le Casino Royale ou est-il en deça?


Autant le dire tout de suite, c'est loin de valoir le premier. Par premier, bien sûr, on entend le premier avec Daniel Craig, qui a rebooster un peu le James Bond moribond après le passage de je ne sais plus qui (nan je déconne, je sais qui, mais j'en ai vu aucun de lui, donc...)

Bon, que dire... Quantum of Solace a un scénario qui se veut très ecolo, avec des thématiques proches des préoccupations du moments. Et oui, il faut protéger l'environnement et James Bond, comme d'autres héros, se doit d'être proche de cette préoccupation. C'est chose faite avec ce dernier, puisque la trame de l'histoire se rapporter à un désert...

Je n'en dirais pas plus pour ne pas dévoiler le seul fil intéressant de l'histoire. Pour le reste, on retrouve James là où on la quitté et il semble que ça soit une première dans les Bond, puisqu'en général aucun film ne se suit.



Quantum of Solace - Trailer - 2008

Las, Quantum of Solace ne suit pas l'énergie du Casino Royale. La faute à des James Bond girls certes "plus bonnes que la plus bonne de tes copines", mais qui manquent un peu de charisme pour survivre à la Belle Eva Green (la dernière en date dans Casino Royale, bien sûr). Olga Kurylenko faisant ce qu'elle peut pour donner un tant soi peu de consistance, même si son personnage est assez baclée. Son air à la Sophie Marceau l'a dessert un peu d'ailleurs (nan, c'est une blague).

La faute aussi un scénario plat, plat, à une mise en scène très proche des Bourne avec Matt Damon ou  les "Dans la peau" en français. Sur ce dernier point, d'ailleurs, c'est un mal puisque c'est très très mal filmé et que ça manque complètement de rythme.

Ca empêche pas évidemment à Daniel Craig de faire correctement le boulot, comme Mathieu Amalric, d'ailleurs. Même si ce dernier manque de consistance en tant que Méchant "James bondien", même s'il incarne un solide méchant, qui donnera du film à retordre, il est en deça de certains grands de l'histoire.

Pour le reste, pas de personnages secondaires dignes de ce nom. Pas de combat épique dont on se souviendra. Et l'énergie du Casino Royale s'est envolée en même temps que son réalisateur, ce qui est assez dommage pour un film à grand budget, "grand spectacle" et "grande publicité". Marc Foster est semble-t-il, plus à l'aise avec des budgets moindre, même si je n'ai pas été bien convaincu par son Stay, entre autre.

Quantum of Solace de Marc Foster | Scénario de Paul Haggis, Neal Purvis et Robert Wade d'après l'oeuvre de Ian Fleming | Photographie de Roberto Schaefer | Musique de David Arnold | Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, Judi Dench, Giancarlo Giannini, Giancarlo Giannini, Jeffrey Wright, David Harbour, Jesper Christensen | Etats-Unis et Grande-Bretagne | 2008 | 107 min. | Action et Espionnage | Distribué par Sony Pictures Releasing France 

jeudi 6 novembre 2008

SexeBook, Le Facebook des rencontres

Une "initiative" amusante, ""Sexebook" est le premier réseau libertin et de sexe au monde. Il vous permet de partager des informations, de faire des rencontres et de créer un environnement ouvert et connecté au monde"...

Ainsi donc, l'humour des facebookien , très véhiculé, est devenu réalité : on a créé un "fesse book".

Rien que ça. Je doute que ça plaise aux concepteurs de Facebook, à moins que ceux-ci soient de la partie..

Si vous vous voulez vous inscrire, c'est ici que ça se passe... et également un joli index de ce qu'on pourrait trouver sur le site... Que du bonheur, non?

Ou comment ne pas faire très original, mais très porteur.

mercredi 5 novembre 2008

Pour briller en société (1)

Pour briller en société, il est important de savoir que Nicolas Cage, qui s'appelle donc Nicolas Coppola, a tiré son nom d'un super héros complètement inconnu du grand public jusqu'à récemment, puisqu'il fait partie des New Avengers, Luke Cage :

Et oui, voilà pourquoi il a appelé son fils Kal-el et pour voir d'autres superbes noms d'enfants de célébrités, cliquez ici.

mardi 4 novembre 2008

Robocop vs Predator - Les cascades

And Now, the Cascade, qui sont assez impressionnantes, pour les moyens mis à disposition, et on s'y croirait presque :




Je remercie Julien Dumont de m'avoir donné le lien dans un des commentaires sur le précédent article..
 

Ça dépend des jours

Membres

© 2007-2010 Ça dépend des jours | Thème BeMagazine | Designed by Blogger Template