Underworld de Len Wiseman

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Posted 3 février 2009 by Dextarian in

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by Dextarian
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Underworld. Voilà un titre intriguant et quelque peu racoleur, non ? Surtout que la bande annonce de ce film circulait depuis pas mal de temps déjà (début juillet pour être un peu plus précis) et que l’on ne s’attendait pas à grand-chose de ce bout de film d’une minute trente ne montrant que des scène d’action, et à l’esthétique irréprochable, donc sans réelle saveur. Ceci ne fait pas forcément le bonheur des cinéphiles habitués à des bandes annonces tapageuse mais qui sont déçus à l’arrivée. Est-ce que le film de Len Wiseman tient ses promesses?


Le film est sorti en salle le 24 septembre, ce qui est une date pas vraiment en accord avec ce genre de film quand on sait l’importance et la quantité de grandes et moyennes production qui sont à l’affiche à la même date. J’entends par là le fait que c’est un gros embouteillage qui se crée à cette période charnière de l’année pour les sorties en salle, au contraire de la période estivale, et que cela ne permet pas toujours à un film de trouver son public.

Mais de quoi retourne-t-il dans ce film ? Tout d’abord, il nous est présenté comme le Roméo et Juliette chez les vampires. Il s’agit, pour continuer sur la lancée de qui nous est dit, que ce sont deux clans de morts-vivants qui se livrent une guerre sans merci et c’est donc l’héroïne, la belle Kate Beckinsale, que beaucoup ont découvert dans Pearl Harbor qui est au centre du film, par sa fougue et sa plastique impressionnantes. Elle va en effet connaître l’amour, mais avec son pire ennemi, car il fera partie du clan des loups-garous au moment critique du film.

Vis-à-vis de ce qui est dit dans les résumés du film, plusieurs précisions sont à apporter. Tout d’abord, il s’agit d’une guerre entre lycanthropes et vampires, deux races qui existent depuis plus de mille ans, certains diront depuis la nuit des temps. Ces deux clans se cherchent encore des noises au XXIème siècle, sans réellement savoir pourquoi, surtout qu’il semble que Les vampires ont exterminé leur espèces ennemies, enfin, du moins, le croit-il. Ce qui est loin d’être le cas…

Et c’est ainsi que commence le film, par la traque des derniers loups-garous, que Kate « Sélène » Beckinsale » poursuit sans relâche, telle un bon serviteur de la famille des vampires. Il faut en effet savoir qu’elle est de la plus grande fidélité qui soit envers sa nouvelle famille, et qu’elle ne jure que par son « père », un vampire (que l’on peut qualifié de primal) qui l’a mordu pour venger sa famille exterminée par les loups garous.

Bon autant l’annoncer tout de suite pour les amateurs d’effet visuels et de scènes de combat, que la bande annonce montre à peu près tout ce qui se passe d’action et de scène spectaculaire. Le reste du film étant beaucoup plus lent et travaillé au niveau de l’image, de la plastique des personnages et de l’attitude de l’héroïne, dont le film a vraisemblablement été tourné pour elle. Les autres acteurs, que cela soit Scott Speedman ou Michael Sheen ne servant que de faire valoir, malgré leur rôle assez majeur dans le film. Tout tourne autour d’elle, de ses espoirs et de ses craintes quant à l’avenir de sa race dans ce combat sans merci.

Ce que je n’aime pas avec les bandes annonces, c’est qu’elles sont trop subjective. Pour un film comme Underworld, l’ambiance est tout aussi importante que les scènes de combats et il aurait peut être été plus judicieux de la présenter différemment.

Il faut rajouter en effet, pour dévoiler un peu plus quant à l’intrigue du film, que les loups garous ont trouvé le moyen de finir la guerre entre les deux clans, ce qui est véritablement le départ du film, après plus de vingt minutes de placement de l’histoire et des principaux personnages (le film faisant quand même un moins de deux heures, ce qui est assez long).

Le visuel ressemble fortement à tout ce qui est contenu dans Matrix: ralentis et photographie semblant être copié-collée sur ce film, ce qui est assez énervant, mais aussi très avantageux pour ceux qui aiment cet univers. Ce film m’a aussi fait penser à Dark City pour son coté sombre et quelque peu cynique, sorti il y a déjà quelque temps, mais aussi à entretien avec un vampire pour tout l’univers décadent que représente le repaire de Sélène que l’on voit dans le film.

Je regrette déjà que le mythe de la guerre entre les loups garou et les vampires, mythe cher aux créateur du jeu de rôle Vampire : La Mascarade et les suppléments qui ont suivi n’ai pas été plus approfondi par le scénariste et le réalisateur, Len Wiseman. En effet, si vous voulez savoir ce qu’il en est vraiment de la guerre entre ces deux race, je vous conseille de lire les romans et le jeu de rôle s’y rapportant car le film est vraiment en déca de ce que l’on aurait pu vraiment imaginer pour pénétrer dans cet univers sombre, gothique et quelque peu décadent.

La trame n’étant pas assez fourni sur les primaux, ces êtres qui sont à l’origine de tout, ainsi que sur le réveil des vampires pour que ceux-ci règnent pour le siècles suivant. La trame met trop de temps à se découvrir, même si elle était nécessaire pour comprendre réellement ce film, mais il aurait fallu un background quelque peu plus fourni pour vraiment apprécier ce long métrage à sa juste valeur.

J’ai quand même bien aimé ce film, pour son univers baroque, décadent et précieux cher aux vampires, mais aussi parce que c’est le seul film qui fait un rapport direct entre les loups-garous et les vampires, ce qui est vraiment à souligner pour tous les amateurs de films fantastiques. Il faut aussi préciser que la mise en scène est froide à souhaits, ce qui est évidement de bonne augure ici. De plus , la fin m’a assez plu, même si cela ressemble un peu trop à la fin du premier Matrix (je ne vous le dis pas, vous le découvrirez seul, mais sachez qu’il existe un deuxième « gros bill » (pour amateur de jeux de rôles) comme Néo dans ce film, à vous de le découvrir).

Et pour finir, Underworld suppose un  deuxième volet est en route, surtout que la fin de l’histoire laisse une large porte à une possible suite, et surtout pour voir ce qu’il adviendra de cette insensé histoire d’amour entre un vampire et un loup garou.

Underworld de Len Wiseman | Scénario de Danny R. McBride, Kevin Grevioux et Len Wiseman | Photographie de Tony Pierce-Roberts | Musique de Paul Haslinger et Billy Howerdel | Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Bill Nighy, Michael Sheen, Shane Brolly, Robbie Gee, Erwin Leder, Sophia Myles, Kevin Grevioux, Richard Cetrone | Etats-Unis | 2002 | 121 min. | Fantastique, Romance et Action | Distribué par SND


Le Rédacteur

Dextarian
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Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

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