L’Etrange histoire de Benjamin Button
Les Plus:
Très joli et très bien faitLes Moins:
Mais quel intérêt ???
Avec un de budget impressionnant pour ce genre de production (entendez par là, un film d’auteur grand public), de 150 millions de dollars, l’Etrange histoire de Benjamin Button marque la troisième collaboration entre Brad Pitt et le réalisateur David Fincher, après les films Seven (1996) et Fight Club (1999), qui est une adaptation du livre de F. Scott Fitzgerald que je n’ai pas lu (ce qui a pour seul avantage d’éviter les comparaisons entre les deux types de supports et c’est très bien, dans un sens). Que dire du film, hormis que c’est surtout un long exploit technique qui a nécessite 150 jours de tournage mais qui n’apporte finalement pas grand-chose au cinéma pour un film pourtant très très ambitieux de ce coté la. Il faut dire qu’un personnage qui vieillit à l’envers, c’est plus un exercice de style qu’autre chose.l’Etrange histoire de Benjamin Button est donc l’histoire d’un homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l’envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d’une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L’étrange histoire de Benjamin Button : l’histoire d’un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l’emprise du temps…
Le vieillissement progressif de Benjamin Button, incarné donc par Brad Pitt, a été assuré à la fois par les maquillages spéciaux de Greg Cannom et les effets visuels, supervisés par Eric Barba, collaborateur de longue date de Fincher. Le réalisateur sait s’entourer et on peut dire qu’ici, les prouesses techniques sont époustouflantes. Pour assurer son rôle, Brad Pitt a nécessité cinq heure de maquillage par jour. Exploit technique au niveau humain, le film de Fincher l’est aussi au niveau de la reconstitution à travers cette histoire d’amour impossible. C’est toujours donc autant léché au niveau de la mise en scène, du découpage et du cadrage, ça sent toujours bon une certaine pâte »clipesque » sans trop chercher à en mettre plein la vue.
Sans être totalement insensible ni à la mise en scène, ni au jeu des acteurs, l’Etrange histoire de Benjamin Button se révèle être surtout, par sa longueur, assez impressionnant de lenteur et surtout totalement vain. On peut comprendre tout à fait qu’il fallait bien dresser le constat d’une vie entière, de la naissance à la mort du personnage et que dans ces cas là, il était difficile de torcher un film en heure et demie.
Cela, on le conçoit aisément mais le spectateur risque ne pas y trouver son compte, pour la simple et bonne raison que le film n’est pas vraiment une histoire d’amour comme on en voit des tonnes par an. Enfin, celui pour qui cet exercice de style sans aucune véracité et fondement scientifique laissera de mabre. J’avoue que j’ai été un peu dans ce cas là et que j’avais peu de choses sur lesquelles me raccrocher, pour adhérer totalement à cette histoire.
Et c’est bien tout le problème et peut-être le seul, de cette étrange histoire. On peut totalement passer à coté à cause d’une histoire sans réel intérêt. On est loin de Zodiac, le précédent film du réalisateur, qui nous montrait toute la vacuité et l’impossibilité de retrouver un tueur en série. Là, malheureusement, on peut même rapidement décrédibiliser le propos, ne serait-ce que parce qu’il peut-être trop éphémère et surtout, se contente d’en mettre plein la vue qu’autre chose. Dommage.































































