Le Séminaire de Charles Nemes
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Le Séminaire est la suite d’Espace détente, adaptation de la série Caméra Café diffusée sur M6. Le film a du marcher en salle pour qu’on se paye une suite et c’est bien dommage. Déjà que le premier long métrage ne tenait pas vraiment la route sur grand écran, autant là, déconnecté de tout, hormis les personnages, on tombe encore plus bas. Le film, si on peut qualifier cela de film tellement tout à l’air très cheap et très mal fagoté, n’arrive ni à nous décrocher un sourire, ni à nous subjuguer et encore moins à nous faire prendre conscience de la vacuité des séminaires organisés dans le but de détruire une société plutôt que dans celui de l’améliorer.
C’est entre espoir et crainte que six employés de la société Geugène se rendent à Paris pour participer à un séminaire de motivation. Parmi eux, Hervé (Bruno Solo), délégué syndical duplice, et Jean-Claude (Yvan Le Bolloc’h), qui se décrit lui-même comme le roi de la vente.
Pour Jean-Claude, ce séjour est l’occasion inespérée de reconquérir sa femme, qui l’a quitté avec enfants et bagages quand il a incendié leur pavillon pour toucher de l’argent des assurances. Flanqué d’Hervé, qui a tout de suite vu en l’assistante de leur coach une candidate à l’écart conjugal, Jean-Claude va quadriller la capitale à sa recherche et fera la preuve que les innocents peuvent parfois trouver une épingle dans une botte de foin. Tout irait presque normalement si Hervé ne faisait une découverte alarmante : le séminaire n’est qu’un prétexte à une évaluation masquée du personnel en vue d’un redéploiement. Ce que tous traduisent par « plan social ». Ils passent de la docilité à la révolte, retournant les acquis du séminaire contre leurs employeurs indélicats…
http://www.youtube.com/v/blVvn-OVKTg?fs=1&hl=fr_FR
Le Séminaire - bande annonce – 2009
Ce qui est bien (enfin, si l’on peut dire ça) avec Le Séminaire, c’est qu’il va sûrement marquer la fin définitive des aventures des personnages de Caméra Café. On voit mal avec ce truc qui est pourtant sorti au cinéma, comment en effet relancer un concept qui avait pourtant eu son heure de gloire sur la sixième chaine.
En effet, ici, tout n’est ici qu’un monde factice, avec des personnages qui tournent en rond (ils n’étaient de toute façon pas très consistant dans la série puisque cette dernière insistait plus sur les stéréotypes que la profondeur de chacun) et dans un long métrage, ça ne pardonne pas. On en vaudra par à Solo et Le Bolloc’h qui grâce à la série ont pu se refaire une place dans le cinéma après des années de traversées du désert mais tout à une fin et heureusement.
Le Séminaire cherche donc à nous parler encore une fois du monde de l’entreprise et du choc des cultures entre profits et cohésion entre les salariés. Des tests de personnalités un peu ridicules à la révélation de la supercherie, tout nous sera présenté de manière un peu comique mais sans grand succès, peut-être parce que les personnages, autant que les acteurs qui tiennent leurs rôles n’ont pas assez d’impact pour montrer tout le ridicule de la chose.
Le Séminaire n’était ni fait ni à faire et c’est peut-être tout ce que l’on retiendra de ce second et on espère dernier volet de la bande de caméra café, qui doivent maintenant passer à autre chose, et vite.
Le Séminaire de Charles Nemes | Scénario de Alexandre Arpégis, Jérôme Arpégis et Frédéric Le Bolloc’h | Photographie de Etienne Fauduet | Musique d’Alexandre Jaffray | Avec Bruno Solo, Yvan Le Bolloc’h, Armelle, Gerard Chaillou, Alain Bouzigues, Jeanne Savary, Valérie Decobert, Scali Delpeyrat, Virginie Hocq, Nathalie Levy-Lang | France | 2008 | 95 min. | Comédie | Distribué par TFM Distribution







































