Dunes de sang d’Alex Turner
Rating
Alex Turner n’est pas à proprement parlé très connu (il est réalisateur de Dead birds et The Stone House) et pas sûr que son Dunes de sang ou Red Sands en version originale lui permette de gravir des échelons dans la hiérarchie des cinéastes à qui l’ont fait appel pour des projets d’envergure plus importante. Si je parle avec un langage un peu militaire, c’est que le cadre du film s’y prête bien puisque nous avons droit à un contexte militaire dans lequel va se meler du fantastique et un peu de l’horreur, avec la présence de Djinns.
Dunes de Sang à pour cadre l’Afghanistan, de nos jours. Alors que les combats font rage dans le pays déchiré par la guerre, une unité de soldats U.S est chargée de prendre le contrôle d’une route stratégique qui passe devant une maison abandonnée.
En chemin, les soldats découvrent une statue mystérieusement dissimulée au fond d’un ravin et l’utilisent comme cible d’entraînement. En détruisant la relique sous le feu de la mitraille, ils libèrent une force surnaturelle terrifiante et sans merci.
http://www.youtube.com/v/cU3lU8BTSls?fs=1&hl=fr_FR
Dunes de sang – bande-annonce – 2009
Dunes de sang est un brave film qui se regarde surtout à la télévision, d’où sa sortie directement vidéo. Doté d’un budget un peu modeste, avec des acteurs de seconde zone comme Shane West, Leonard Roberts ou encore Callum Blue, et où seul J.K. Simmons est un peu plus connus du grand public pour ses différents seconds rôles et apparitions dans des grosses productions. Mais là n’est évidemment pas le principal puisque seul l’histoire et le scénario compte. Et si le procédé de base, à savoir opérer une certaine critique de la position militaire en Afghanistan par les Etats-Unis, le traitement par le fantastique est lui un peu ringard.
Car Dunes de sang n’a pas trop de budget et cherche à faire des plans différents, à se démarquer des productions du même type, sans que cela ne soit une réussite. Tout tourne autour d’une maison abandonné où les militaires vont, un à un, être sous l’emprise d’être maléfique du désert, des Djinns, et vont se faire totalement manipuler. C’est sympa lorsque on l’écrit, ca l’est moins lorsque l’on voit, avec ces plans colorisé en rouge pour symboliser l’emprise, qui n’est pas toujours du plus bel effet. La tension, d’ailleurs ne peut pas être totale puisque l’on sait que seul un personnage a survécu, puisqu’il raconte son histoire à ses supérieurs et on se doute bien que les autres, avant même qu’il ne démarre, ne s’en sont pas sortis.
Mais Dunes de sang reste quand même intriguant ne serait-ce que parce qu’il met en évidence des mythologies que l’a on n’a pas l’habitude de voir au cinéma, et encore moins dans le cinéma américain. L’effort est louable. La volonté de faire quelque chose d’intéressant aussi. Dommage que tout ne suive pas et que finalement, cela retombe aussi vite dès la première demi-heure.
Dunes de sang (Red Sands) d’Alex Turner | Scénario de Simon Barrett | Photographie de Sean O’Dea | Musique de Luke Rothschild and String Theory | Avec Shane West, Leonard Roberts, J.K. Simmons, Callum Blue, Adam Gierasch, Chris Carter, Aldis Hodge, Noel Gugliemi, Theo Rossi, Andrew Elvis Miller | Etats-Unis | 2009 | 85 min. | Action, Drame, Epouvante-horreur et Guerre







































