Die Welle, La Vague de Dennis Gansel
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Sortie le 4 mars 2009
Dennis Gansel collabore une troisième fois avec l’acteur Max Riemelt qui interprète ici Marco, et adapte le roman de Todd Strasser, The Wave, lui-même basé, plus ou moins, des faits divergents, sur l’histoire vraie de Ron Jones, celui qui a mené l’expérience de La Troisième Vague. Alors que l’Allemagne prétend que ce qu’il s’est passé ne se reproduira plus, le professeur réussit à démontrer que tout est encore possible et que c’est l’individualité qui mènera le monde à sa perte. Tout dépend de l’usage du pouvoir sur un groupe.
Les jours avant le début de l’expérience.
http://www.youtube.com/v/xBwj28sflL4?fs=1&hl=fr_FR&rel=0
Débute la semaine de cours sur l’autocratie, menée par le professeur d’histoire Rainer Wenger (Jügen Vogel). Il interroge ses élèves » L’autocratie, qu’est-ce que c’est ? « . La réponse est rapidement donnée : c’est lorsqu’un individu, ou un groupe d’individus, domine tout le reste. Jusque là, nous avons un cours des plus classiques avec un débat à la clé sur le fait qu’une dictature ne serait plus possible en Allemagne après ce qu’il s’est passé ou qu’aucun ne devrait se sentir coupable pour ce qu’ils n’ont pas fait vu que c’est que de l’histoire ancienne… Après une pause, la classe va approfondir le sujet en mettant en évidence les fondements d’une autocratie. Ici, c’est le leader. Le professeur a eu une idée: mettre en place un jeu de rôle. C’est là que tout commence, une dictature est-elle vraiment impossible ? Sans s’en rendre compte les élèves rentrent dans le jeu, disciplinés. Ils doivent se lever avant de prendre la parole et répondre par des phrases courtes. Ceux qui ne veulent pas l’être peuvent choisir de continuer à suivre les cours ou non.
Mardi
La communauté fait ses marques. Les élèves saluent tous en chœur M. Wenger qui le prend ironiquement. Il fait lever tout le monde, c’est une sorte de marche militaire. Son prétexte? La classe du professeur Wieland, celui qui put donner son cours d’anarchie, se trouve juste en-dessous. On sent monter la vibration et on s’imagine Links de Rammstein. Allez tous ensemble, droite, gauche, droite, gauche… Il va changer les élèves de place dans le but d’améliorer les notes et que ceux-ci s’entraident. Des élèves de la classe de Wieland demandent l’autorisation de changer de cours. Aujourd’hui, les élèves vont choisir l’uniforme qui symbolisera leur communauté. On commence à mieux cerner le personnage de Tim (Frederick Lau) : il décide de brûler tous ses vêtements de marques.
Mercredi
La communauté commence a bien s’intégrer. Tout le monde, sauf Karo (Jennifer Ulrich) la petite amie de Marco, porte son uniforme: un haut blanc et un jean. Elle va donc se retrouver vite exclue par le groupe. Avant cette semaine, tout le monde n’y aurait pas fait attention puisqu’ils étaient tous vêtus différemment avec plus ou moins de codes vestimentaires selon l’appartenance à un style… Après un vote, Die Welle, La Vague, proposé par Marco, l’emporte. Wegner surprend Sinan (Elyas M’Barek) en train de faire des graffitis sur ses feuilles de cours. Lui vint alors l’idée que celui-ci créé le logo de La Vague. Flatté il accepte et les élèves s’impliquent alors davantage dans le projet… Durant la nuit, les membres de La Vague partent taguer toute la ville.
Jeudi
La Vague devient une normalité. Et le reste une anormalité… si t’es pas de La Vague tu es contre La Vague… Alors que Karo et Mona (Amelie Kiefer) décident d’agir pour la stopper, les membres de la Vague en sont fiers. Ils vont même jusqu’à trouver un salut. La Vague va trop loin, mais M. Wegner s’en rendra-t-il compte à temps? Après une bagarre générale au match et après la visite de Marco qui lui annonce avoir frappé Karo juste à cause d’une dispute au sujet de La Vague, M. Wegner décide, inquiet, d’arrêter cette semaine de projet concernant l’autocratie, il annonce une réunion prévue pour le lendemain à midi, tous les sympathisants y sont conviés.
Vendredi
La Vague est incontrôlable. Lors de la réunion Marco tombe dans le piège de Wegner il avait justement prévu que Marco proteste ouvertement contre l’ampleur de La Vague. Il propose aux autres d’amener le traitre. Wegner leur demande de choisir le sort de Marco, s’il faut le pendre ou le décapiter, et c’est là que tout le monde commence à réaliser le problème d’une dictature : » si je te demandais de le tuer, tu le ferais aussi? « . Ils ont la réponse à leur question : une dictature est toujours possible. Et une dictature c’est aussi la terreur, la violence, l’exclusion, ce n’est pas qu’une simple idéologie… il est facile de verser dans le totalitarisme. La fin prend la tournure d’un drame qu’on pouvait plus ou moins attendre: Tim n’est pas d’accord, pour lui La Vague représentait tout…
En bref, La Vague c’est une prise de conscience menée avec brio par les acteurs, tous impliqués dans leur rôle, même celui qui n’est là que par figuration : quand ils se saluent tous en chœur, quand ils font ensemble la marche militaire. L’individualité ne fait plus qu’un, La Vague. Certains vont reprocher au film que non en une semaine c’est impossible d’en arriver à ça, alors pour répondre à cette critique je les invite à se renseigner sur l’expérience, la vraie, La Troisième Vague de Ron Jones.
La Vague (Die Welle) de Dennis Gansel | Scénario de Dennis Gansel et Peter Thorwarth d’après l’oeuvre de Todd Strasser | Photographie de Torsten Breuer | Musique de Heiko Maile | Avec Jürgen Vogel, Frederick Lau, Max Riemelt, Jennifer Ulrich, Christiane Paul, Jacob Matschenz, Max Mauff, Elyas M’Barek, Cristina Do Rego | Allemagne | 2008 | 108 min. | Drame | Distribué par Bac Films | Crédit photographique : BAC Films








































Quand je l’ai vu, je m’attendais à un truc très moralisateur. Bon, c’est une expérience et il faut le voir comme tel. Mais le jeu des acteurs, associé à la sobriété de la mise en scène fait qu’on accroche pas mal finalement et que le film se tient bien.
On accroche pas mal, oui, et c’est à se poser la question si on ne se serait pas pris au jeu nous aussi si on était dans la classe. Question dont, à mon avis, on ne peut avoir la réponse qu’en faisant le test. N’empêche que ça pourrait être un concept d’émission ça. Mais d’ailleurs, il n’y a pas si longtemps que ça, il y a eu l’expérience d’une émission avec les participants qui choisissait ou non si la personne finissait électrocutée jusqu’à la mise à mort et les résultats furent quand même vachement inquiétant… du coup on pourrait répondre oui sans vivre ce genre de jeu de rôle.
ça me rappelle trop VIP Area et les articles de Laymore ce film!!
Ce film est bon. Seul défaut : quand tu as vu la BA, tu as vu l’essentiel du film.
Oui Sniff… ça me rappelle des souvenirs…