Killer Hacker (The Gene Generation) de Pearry Reginald Teo
Dans un monde futuriste post apocalyptique, Michelle (interprété par Bai Ling ou Ling Bai, c’est comme tu veux, tu choice) est une tueuse à gage qui combat les hackers d’ADN (et oué, c’est un sacré boulot). Ces derniers utilisent leurs compétences pour pénétrer dans le corps des gens et les tuer. Dotée d’une personnalité forte, Michelle ne craint personne jusqu’au jour où son frère Jackie (Parry Shen), impliqué dans un vol, est propulsé dans le monde des hackers d’ADN mené par Shylocks. Michelle va devoir sortir son frère de ce piège et s’échapper ensemble de ce monde immoral.
Produit en 2007, Killer Hacker (The Gene Generation) est un film de Pearry Reginald Teo et est une adaptation du comics The DNA Hacker Chronicles des Studios BloodFire des auteurs Pearry Reginald Teo et Matt Olson. La bande dessinée n’étant pas pour le moment programmée (et donc éditée) en France, le film est distribué chez nous en mettant en avant la désormais connue Bai Ling, égérie des films de genre, comme Hyper tension et autres bonnes productions du genre.
Autant annoncer la couleur tout de suite, ce film est plutôt un véritable téléfilm de seconde zone, digne de plus grands navets de l’histoire, avec des moyens dérisoires et une mise en scène pataude. L’ensemble est très statique.
Les prises de vue très sommaires et la mise en scène manque cruellement de liant et d’intérêt, la faute à un budget ridicule pour ce genre de production (estimé à 2,5 million de dollars, selon IMDB). Flirtant sur plusieurs thématiques connues comme Tomb Raider, Matrix, Witchblade, avec un thème musical très proche de Ghost In The Shell, Killer Hacker n’en a malheureusement que l’ambition.
Entre les rares scènes de combat, très inspirées de Matrix et des effets spéciaux dignes de la préhistoire de la 3D pour les scènes extérieures, il n’y a pas vraiment grand-chose à retirer de ce long-métrage, si ce n’est la présence de Bai Ling, maintenant un peu plus connue après une très longue carrière à arpenter des films plus ou moins réussis. En effet, Lig Bai sera nue dans ce film, ce qui ravira les fans de la belle (mais elle a de petits seins et pas très très jolis, d’ailleurs). Le parallèle avec Barb Wire (une autre adaptation d’un comics) où apparaissait Pamela Anderson est particulièrement frappant et un peu édifiant, le film étant également de mauvaise qualité et vendu sur le seul nom de l’actrice.
Pour le reste, des plans statiques, des scènes inintéressantes, une histoire de gènes plus narrée par les acteurs que réellement mise en scène par des moyens adéquats, des plans numériques très mal incrustés, sans évoquer le peu de lieux disponibles pour le tournage, font de l’ensemble une œuvre ratée. Ce qui est regrettable, les histoires se déroulant dans un univers post-apocalyptique étant bien rares.
Killer Hacker (The Gene Generation) de Pearry Reginald Teo | Scénario de Keith Collea | Photographie de Anthony G. Nakonechnyj | Musique de Scott Glasgow et Ronan Harris | Avec Bai Ling (Michelle), Alec Newman (Christian), Parry Shen (Jackie), Faye Dunaway (Dr. Josephine Hayden), Ethan Cohn (Mouse), Robert David Hall (Abraham), Michael Shamus Wiles (Solemn), Daniel Zacapa (Randall) | 2009 | 90 min. | Science-fiction



































