NCIS – Saison 5
Le N.C.I.S (Naval Criminal Investigative Service ou Service d’enquêtes criminelles de la Navy en français) : sigle devenu maintenant incontournable dans l’univers des séries télévisées à travers le monde grâce au célèbre créateur Donald P. Bellisario, déjà instigateur de succès télévisuels tels que Galactica, Magnum, Supercopter, Code Quantum ou encore J.A.G.. Une cinquième saison revient en France qui a battu des records d’audience lors de sa diffusion sur la chaine de télévision M6.
Le succès de N.C.I.S. repose sur une recette bien établie depuis quelques années. Une équipe de choc, dirigée d’une main de fer dans un gant de velours par son patron, Jethro Gibbs (Mark Harmon), mi-sérieux, mi-retro mais attachant. Des personnages stéréotypés, mais aux talents divers et parfois atypiques, d’un professionnalisme et d’une efficacité redoutable, qui enquêtent sur des meurtres ou des décès douteux relatifs à la marine américaine, alternant interrogatoires et recherches scientifiques. Une bonne dose d’humour basée essentiellement sur le comique de répétition, dans la construction des épisodes et le déroulement des enquêtes, permet de vite prendre ses marques pour suivre la série. Les tics de comportement et de langage des personnages rendent nos héros attachants, et on se plaît à suivre leurs enquêtes successives.
En effet, si le public a suivi la série, c’est parce que les rapports entre les différents personnages sont allés crescendo. La cinquième saison va révéler les personnalités et les secrets au grand jour : on en apprend plus sur le passé de Gibbs, sur la relation entre Ziva (Cote De Pablo) et DiNozzo (Michael Weatherly) ou encore sur le méchant de l’histoire, la « Grenouille » (en français dans le texte) qui donne du fil à retordre à nos détectives. Chacun de nos héros se révèle sous une autre facette. De la même manière qu’elle privilégie l’émotion, l’action n’est pas oubliée au fil de la saison 5, le dernier épisode double en est un parfait exemple : l’équipe entière d’enquêteurs du N.C.I.S. se trouve bouleversée, collectivement et individuellement. Certains épisodes ayant été, d’après les dires de l’équipe technique, très difficile à tourner. C’est d’ailleurs l’un des bonus du coffret DVD qui nous en apprend un petit plus là-dessus.
Si N.C.I.S. est une série grand public, elle permet surtout à ceux qui ont du mal avec les séries modernes de retrouver une ambiance et des codes très années années quatre-vingts, remis au goût du jour et malgré tout plus subtile que dans J.A.G. dont elle est un spin off (un dérivé : La plupart des membres de N.C.I.S. ont fait leur apparition, au cours des épisodes 20 et 21 de la saison 8). J.A.G., véritable éloge des États-Unis et de son patriotisme (sûrement en partie dû au fait que son créateur est un proche du parti Républicain et de ses valeurs dites traditionnelles), alors que N.C.I.S. aborde des sujets sensibles et tente, d’une certaine manière, de dresser un portrait du monde un peu plus nuancé. L’effort mérite d’être souligné.
Niveau bonus, ce coffret fait malheureusement dans le strict minimum. On apprend que la série a fêté son centième épisode, ce qui constitue toujours un cap important pour ce genre de production, comme l’indiquent d’ailleurs tous les acteurs présents dans une interview, à commencer par Mark Harmon qui en a pourtant vu d’autres. En effet, l’acteur est un chevronné des séries puisqu’il a fait partie du casting de La Croisière s’amuse à Chicago Hope en passant par Clair de lune. Les acteurs étant tous très heureux de poursuivre l’aventure, on partage avec eux ce moment de joie, même si on a un peu de mal à apprécier autant qu’eux cette effusion de gaieté, ce genre de « documentaire » ayant toujours un je-ne-sais-quoi de factice.
De même, on suit Pauley Perrette (Abby) qui doit passer tous les jours beaucoup de temps chez les maquilleurs pour se transformer en « gothique geek ». Si ce bonus n’est pas indispensable, c’est au moins l’envers du décor qui nous est présenté ici. On attend d’ailleurs pas moins d’un coffret DVD assez onéreux, comme à l’accoutumée lorsqu’il s’agit d’une saison entière.
Enfin, et plus anecdotique, un dernier bonus présente le travail des costumiers où on nous révèle que beaucoup de tenues sont faites sur mesure et surtout que les insignes et médailles militaires sont respectées à la lettre après recherches. Pour une série cousine du J.A.G., on en attendait pas moins.
En conclusion, ce coffret, facture classique, composé de cinq disques présentant les dix-huit épisodes et les quelques bonus, ravira les amateurs de NCIS et les nostalgiques des séries américaines très conformistes. Pour les autres, il s’avère quelque peu dispensable, N.C.I.S. étant une série bien trop stéréotypée pour ravir les accrocs de la nouveauté.
N.C.I.S., intégrale saison 5, 18 épisodes | Crée par Donald P. Bellisario et Don McGill en 2003 | Réalisé par Thomas J. Wright (4), Dennis Smith (3), Tony Wharmby (1), Oz Scott(1), Terrence O’Hara (1), Martha Mitchell (1) et James Whitmore Jr (1) | Scénario d’lfonso H. Moreno (3), Steven D. Binder (3), Jesse Stern, (3), Reed Steiner (2), George Schenck (2), Frank Cardea (2), Dan E. Fesman (2), David North (2), Shane Brennan (1), Christopher J. Waild (1), Linda Burstyn (1) | Avec Mark Harmon (Leroy Jethro Gibbs), Michael Weatherly (Anthony DiNozzo), David McCallum (Dr Donald ‘Ducky’ Mallard), Pauley Perrette (Abby Sciuto), Sean Murray (Timothy McGee), Lauren Holly (Jenny Shepard), Cote De Pablo (Ziva David).
5 DVD, 18 épisodes, 967 minutes, États-Unis, 2007-2008, couleurs, format son : Dolby Digital 5.1, format 16/9 compatible 4/3, format cinéma respecté 1.78, format DVD-9 | Édité par Paramount.






































