Jeux de Pouvoir de Kevin Macdonald
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Jeux de Pouvoir (State of Play) est un film de Kevin Macdonald sorti dans les salles dans l’indifférence polie. La faute à un scénario politico-journalistique, en faisant un thriller des plus classiques, avec dans les rôles principaux notre bon vieux Russel Crowe et le retour en (presque) grâce de Ben Affleck. Mais le film se révèle assez prenant même s’il est loin, bien entendu, de renouveler le genre. La volonté n’est d’ailleurs pas là..
Sans être très original, ce film se situe dans une mouvance assez caractérisée des thèmes récurrents aux États-Unis, à savoir la politiques, les marchants d’armes (pardon, de sécurité nationale) et les journalistes, qui cherchent la vérité.
Si les thèmes actuels sont traités comme l’univers du net (les blogs faisant leur apparition), la fin de la presse papier et les connivences entre les congressmen (députés américains) et les sociétés chargés de la sécurité, qui veulent prendre le pas sur les étatiques, l’ensemble manque un tantinet de percussion et de liant.
C’est en effet très classique, et on se dit que Redford est trop vieux pour incarner un journaliste, comme dans le bon vieux temps. Mais au sortir de Transformers 2 et autre Very Bad Trip, un petit film dans un univers plus adulte et plus conventionnel fait toujours un peu de bien.
Et vous savez quoi? Ben Affleck joue presque bien. Il a l’air d’avoir pris des cours de comédie et son jeu s’en ressent un peu. Non, je suis méchant, il peut être un bon acteur s’il n’avait pas cherché à gagner beaucoup d’argent en faisant un peu de la merde toute pâteuse et collante ces dernières années.
Alors, sans être exceptionnel, Jeux de Pouvoir a le mérite de nous faire plonger dans un univers un peu dépressif à l’heure actuelle, à savoir les coulisses d’une rédaction d’un grand journal où vendre du papier est plus important, pour survivre, que de dévoiler la vérité. Et une fois n’est pas coutume, le journaliste a conscience que son rôle n’est plus aussi grand qu’auparavant (entendez-par là, moins grandiloquent que dans les productions des années 1980 et 1990 où le sentiment de toute puissance de cette profession était totalement ), à savoir qu’il a conscience que dévoiler la vérité ne concerne plus qu’une frange de son lectorat. Les années Bush sont définitivement passées par là…
















































