L’attaque du Metro 123 de Tony Scott
L’attaque du métro 123 de Tony Scott, remake d’un classique du polar urbain de 1974, Les Pirates du métro (réalisé par Joseph Sargent) est sorti dans les salles hier. Filmé comme d’habitude depuis une dizaine d’année de manière Épileptique par un réalisateur cherchant à se démarquer des autres films d’action (Man on fire, Domino ou encore Déja vu), Pelham 123 est typiquement le bon film polardesque thriller de la semaine qui sent bon le passé.
En effet, Walter Garber (Denzel Washington) est un des aiguilleurs du métro à New York. Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s’immobilise sans explication. C’est le début du cauchemar car Ryder (John Travolta) , un criminel aussi intelligent qu’audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d’exécuter un par un les voyageurs si une somme de 10 millions de dollars ne lui est pas versée au bout d’une heure. Entre les deux hommes va alors commencer un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée.
http://www.youtube.com/v/L_7nulwnzrw&hl=fr&fs=1&
Vous l’aurez compris, ce remake est donc un film d’action à suspense. Bon, on se demande bien ce qui a poussé Tony Scott a réaliser ce film, mais on ne doute pas que l’ancrage moderne y est pour quelque chose. On trouve en effet tous les ingrédients du thriller actuel: accès internet, googlisation des noms, mise en scène à la Jason Bourne, la crise financière, Wall Street (bien que ce concept ait été déjà largement abordé dans Die Hard 3) ou encore le terrorisme.
En fait, ce film permet à de nombreux acteurs de se mettre en avant, chacun ayant son petit rôle, de Guzman (le gars qui a joué des seconds rôles chez les plus grands réal actuel), Turturro, qui décidément après Transformers 1 et 2 se plait bien dans les grosses productions. On ne parle évidemment pas de Denzel Washington pour qui ce film est la quatrième collaboration avec un des frères Scott. On peut juste dire que comme Travolta, il fait le métier, comme depuis quelques temps et depuis qu’il a reçu son Oscar, sans ferveur ni passion.
Si Pelham 123 n’est pas un grand film, à la morale sauve, bien que le casse aurait eu toutes les chances, contre toute attente de fonctionner, il est assez regardable, surtout si les images de synthèse un peu trop nombreuses vous font vomir (parce que merde, on est obligé d’avoir autant de film d’animation au ciné maintenant ? C’est obligé de se taper toutes les merdes pas possibles juste parce que ça fait des entrées et que tu vois, les images, ben elles sont trop belles quoi ?). Bref, sans faire dans la dentelle et la logique, ce thriller de la semaine n’est pas mieux ni pire que ce que l’on voit d’habitude. C’est juste qu’on s’en fout un peu. Mais on retournera voir le prochain Tony Scott tout de même.
L’attaque du Metro 123 (The Taking of Pelham 123) de Tony Scott | Scénario de Brian Helgeland d’après l’oeuvre de John Godey | Photographie de Tobias A. Schliessler | Musique de Harry Gregson-Williams | Avec Denzel Washington (Walter Garber), John Travolta (Ryder), Luis Guzman, John Turturro (Camonetti), James Gandolfini (Le maire de New York), Victor Gojcaj, Michael Rispoli, Gbenga Akinnagbe, Ramon Rodríguez, Brian Haley | Etats-Unis et Grande-Bretagne | 2009 | 105 min. | Action, Policier et Thriller | Distribué par Sony Pictures Releasing France.
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faire un film a 100 millions de dollars sur un mec qui n’en réclame que 10 je trouve ca très con! (Die hard 3 quoi! ^^).
Sinon parait que la fin est super consensuelle et sans surprise. Fin bon je verrai bien mais j’ai l’impression qu’on va devoir attendre un bail avant que Scott réitère l’exploit Man on fire!
Sinon pour « la mise en scène à la Jason Bourne », bah c’est avant tout la mise en scène à la Tony Scott, étant donné que les Bourne ont allègrement pompé sur le style Scott voir meme sur la style McTiernan si on veut remonter plus loin!
Bon j’arrête de faire chier promis! XD
Pour les 10 millions, y a la seule astuce du film.
Sinon, pour les Bournes, c’est plutôt la systématisation sur flot d’images que je pointait du doigt. Chez Scott, c’est moins systématique, il ne l’utilise qu’avec parcimonie, surtout dans l’attaque du métro 123. et ça fait toute la différence, à mon sens. Quand tu vois le deuxième Bourne, c’est d’ailleurs assez flag. On voit que dalle dans une salle de cinéma. Chez Scott, on arrive bien à capter. Et je trouve que le style est d’ailleurs assez différent.
Et sinon Mctiernan utilise beaucoup moins cette technique, lui, c’est plus la caméra sur l’épaule, mais corrige moi si je me trompe, pas de soucis. ^^
Mais quand je vois Basic, les Die Hard et consorts, ça me fait pas penser à une mise en scène complètement épileptique.
Et sinon, tu peux continuer à « faire chier »
ouai en fait je parlais pas vraiment de ca, enfin si mais ce que j’ai oublié de préciser c’est quand dans les bourne c’est beaucouuuup plus exagéré que chez scott ou McT. Parce que si tu regardes die hard 3, c’est vraiment la qu’est arrivé dans le film d’action tout le principe de caméra a l’épaule, décadrages, shakycam,… c’etait assez experimental quoi pour l’époque tout en restant super lisible parce que McT c’est pas un blaireau quand meme, et c’est un peu ce principe qu’on retrouve dans les bournes mais poussé à l’extrême et couplé à une tonne de jump-cuts, qui eux viennent plutot du style de Scott depuis Ennemi d’état. Voila c’est que je voulais dire quoi, que les styles de McT et Scott ensemble donnent une idée de ce qu’on retrouve sur les bournes (la maitrise et l’efficacité en moins imo, parce que bon c’est un peu le bordel les bournes à partir du 2 ^^).
voili voila.
Sur le coté expé de la chose, je dirais rien, je suis un peu persuadé que le ciné expé l’avait déjà bien fait avant. juste que oué, pour un gros film, c’était les prémisses d’une nouvelle type de mise en scène.
Le problème avec les Bournes, c’est que le caméraman filme avec un bébé dans les bras (ou un truc comme ça, je me souviens plus de la joke). Le bourne 2, c’est juste inregardable au ciné, et limite pareil devant une télé.
Et de toute façon, j’ai pas dit que c’était les Bourne qui avaient inventé quoique ce soit. Juste que c’était un film à la bourne, car c’est devenu une référence de la caméra qui bouge tout le temps à outrance. Dans mon intro, je reparlais du style Scott qui a déja depuis un bail utilisé cette technique. le pire étant dans Domino ou c’est juste trop à outrance pour rien.
Dans Pelham 123, le début est bien foutu. C’est pas too much et ça donne un très joli rendu. Mais le film est trop classique et la fin complètement nunuche bon marché.
« Sur le coté expé de la chose, je dirais rien, je suis un peu persuadé que le ciné expé l’avait déjà bien fait avant. »
Oui je dis pas que McT a inventé ca, mais qu’il a appliqué certains procédés au film d’action, pour « créer » une nouvelle façon de mettre en scène l’action, comme il l’avait fait de différentes manières avec predator et piège de cristal. Mais tout le monde sait que c’est Godard qui a inventé la caméra à l’épaule haha!
Oué enfin, quand je parle de ciné expé, je parlais plus des mecs qui enterrent un bout de péloche, la ressorte 5 ans après pour voir l’effet que ça fait ^^
Et j’ai jamais vu un film de Godard de ma vie. Et je sais pas si je dois m’en porter plus mal ou non