Une arnaque presque parfaite de Rian Johnson
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Sortie le 5 août 2009
Deux frères (Adrien Brody et Mark Ruffalo) sont spécialisés dans les arnaques de haut vol depuis leur tendances enfances. Rien n’est impossible pour eux et les mises en scène sont toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Lorsqu’ils s’attaquent à une riche héritière excentrique (Rachel Weisz), ils ne se doutent pas qu’ils vont avoir à faire à une charmante manipulatrice qui cache bien son jeu.
Une arnaque presque parfaite lorgne donc sur le thème de l’arroseur arrosé, cher aux films de caper movies et autres films sur l’arnaque. D’ailleurs, on n’est bien loin des Ocean’s Eleven, La Couleur de l’Argent ou encore l’Arnaque, ce dernier constituant le film classique en la matière.
La faute à une volonté de stylisation poussée, presque à outrance. Les décors sont somptueux et presque uchroniques, dans la mesure où si l’histoire est sensée se dérouler de nos jours, les deux frères, tout comme la riche héritières, font « très années 20″ (ou entre deux guerres) dans leurs habitudes, leur vêtements et leurs coutumes. L’action se déroulant d’ailleurs en Europe, tous les lieux visités fleurent bon le passé et l’histoire, en mettant de côté des élements trop moderne.
Ce parti pris des décors est très réussi. Mais l’histoire en elle-même patine. Le début du film fait penser à celui des Frères Grimm de Terry Gillam, dans la mesure où uin frère prend le pas sur l’autre et l’entraîne, en le manipulant, dans des lieux qu’il n’aurai jamais osé franchir de lui-même. A ce propos, le film s’appellent les Frères Bloom en langue originale, traduit on ne sait pas pourquoi par Une Arnaque presque parfaite alors que c’est plus une relation entre les deux frères qui est mise en avant que l’arnaque en elle-même. C’est un choix, certes judicieux, mais qui nous met de coté l’histoire avec la riche héritière. Et il résulte de tout cela une absence de fil conducteur nécéssaire.
La Japonaise (Rinko Kikuchi), acolyte de deux frères, constitue le personnage excentrique et relativement silencieux. D’ailleurs la bande-annonce fait place à une action soutenue alors que le film se révèle assez lent, le rythme étant plus celui d’un slow que d’un titre punk.
Les Frères Bloom (enfin The Brother Bloom, enfin, Une arnaque presque parfaite) se concentre plus sur la forme que sur le fond, sur l’esthétique plus que sur la profondeur. C’est bien dommage, le sujet (la relation entre deux frères) aurait pu mériter plus de précisions.
Une arnaque presque parfaite (The Brother Bloom) de Rian Johnson | Scénario de Rian Johnson | Photographie de Steve Yedlin | Musique de Nathan Johnson | Avec Adrien Brody, Rachel Weisz, Mark Ruffalo, Rinko Kikuchi, Robbie Coltrane, Nora Zehetner, Ljiljana Blagojevic, Kevin Ford, Zachary Gordon, Stefan Kapicic | États-Unis | 2008 | 109 min. | Thriller, aventure, drame, romance et Caper movie | Distribué par SND | Crédit photographique : SND







































