Destination finale 4 de David R. Ellis

Avec les nouvelles techniques employées à l’heure actuelle pour garder des spectateurs dans les salles de cinéma (puisque le cinéma est d’après un cliché très répandu, en crise), en clair ici le développement de la 3D, les distributeurs n’hésitent pas à ressortir des séries du placard, telles les Destinations Finales ou encore des bons petits remake de films d’horreur des années 70-80 comme Meurtres à la Saint Valentin. Ainsi en est-il de e quatrième volet, réalisé par David R. Ellis, déjà réalisateur du second,  qui tente d’exploiter ce nouveau  filon et peut-être second souffle.


C’est ainsi que, comme à chaque fois dans un Destination finale, la scène d’introduction est importante et conditionne tout le reste. En effet, alors que Nick et ses amis s’apprêtent à s’amuser devant une course automobile, celui-ci a une prémonition horrifiante et bien réelle : un terrible concours de circonstances fait voler en éclat une voiture de course, projetant des débris enflammés qui achèvent brutalement ses amis et fait s’écrouler sur lui une rangée des tribunes, emportant avec eux les restes des corps.

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Destination finale 4 – Trailer – 2009

En proie à une panique certaine, Nick parvient à convaincre sa copine Lori et leurs amis Janet et Hunt, ainsi que quelques inconnus de quitter les tribunes seulement quelques secondes avant la réalisation de son effroyable vision…
Persuadé d’avoir échappé à la mort, le groupe d’amis semble avoir une seconde chance, mais malheureusement pour Nick et Lori, ça ne fait que commencer, comme à chaque fois avec les Destinations finales. Alors que ses prémonitions se poursuivent et les survivants commencent à moirrir les uns après les autres – de façon de plus en plus brutale – Nick doit trouver le moyen d’échapper à la mort une fois pour toute, à moins d’atteindre, lui aussi, sa destination finale.

Ce quatrième opus ne brille pas vraiment par une originalité déconcertante mais cela n’est pas le propos du film et encore moins de la saga dans son ensemble. En effet, cette série joue sur les morts horribles et atroces où la mort semble se jouer du destin des protagonistes, ne les laissant par mourir dans leur lit. Ainsi, de mort en mort apparait le vil plan desiné par la celèbre faucheuse.

Mais Destination finale 4 déçoit. Les scènes proposées manquent assez d’envergure. Le 1 et 3 était d’ailleurs un peu mieux fichu (ils étaient d’ailleurs réalisés par James Wong, réalisateur en partie de la série X-files et Millenium), ne laissant aucune chance aux protagonistes de pouvoir échapper à une mort certaine. Dans ce dernier, on sent pourtant que les morts pourraient être évitées et c’est assez dommage (bien entendu, ça reste du cinéma et on parle de cinéma et d’intertainment puisqu’ici on joue avec la mort et les clichés).

La technique de la 3D n’apporte pas vraiment grand chose ici. Les quelques scènes bien « 3Desques » ne sont pas réellement exploitées et ça ressemble plutôt à un effet de style, de manche, qu’à quelque chose de réellement consistant. Ce qui est bien dommage, surtout pour attirer le spectateur toujours avide de grand spectacle.

Destination finale 4 (The Final Destination) de David R. Ellis  Scénario d’Eric Bress | Photographie de Glen MacPherson | Musique de Brian Tyler | Avec Bobby Campo, Shantel VanSanten, Nick Zano, Haley Webb, Mykelti Williamson, Krista Allen, Andrew Fiscella, Justin Welborn, Stephanie Honore, Lara Grice | Etats-Unis | 2009 | 90 minutes | Epouvante-horreur | distribué par Metropolitan FilmExport |