Avalon de Mamoru Oshii
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Avec la sortie d’Ultimate Game, c’est l’occasion de parler d’Avalon de Mamoru Oshii, l’un des rares films qui traite de la réalité virtuelle sorti à ce jour (2002) avec un budget dérisoire et qui a fait l’effet d’une bombe (certes, relativement confidentielle en dehors des cercles des fans de ciné, de fan d’animation japonaise et autres gamers).
Dans une ville fictive d’Europe centrale, Ash (la belle et énigmatique Malgorzata Foremniak) est une accroc de jeux vidéo et de réalité virtuelle. Solitaire, le seul compagnon qu’on lui connaisse est son chien. Elle était membre du groupe Wizard, constitué de véritables aficionados d’un jeu de guerre illégal nommé « Avalon », en référence à l’île légendaire où reposent les âmes des héros.
http://www.youtube.com/v/ZZM98MERDes&hl=fr&fs=1&
Avalon – Mamoru Oshii – Trailer – 2001
Mais depuis que la bande s’est dissoute, Ash joue seule. Un jour, elle apprend que son ancien amant, Murphy, est devenu un zombie, un « non-revenu ». Ce dernier était pourtant un joueur talentueux.
Son sort intrigue Ash. Celle-ci décide alors de refaire le chemin qu’il a pris en jouant dans une zone interdite baptisée « Class A ». Pour y parvenir, elle doit suivre l’Ombre, une mystérieuse petite fille aux yeux tristes.
Réalisé avec un budget de 8 millions de dollar, Avalon est rentré dans le panthéon des films cultes. Ce qui n’est pas étonnant, vu l’auteur, Mamoru Oshii, devenu très connu avec son Ghost in the shell. Avalon est en effet un des rares films traitant de la réalité virtuelle, incursion toujours aussi casse gueule, notamment auprès des non initié. ce film, taxé d’obscur pour tout non amateur de jeux vidéo et réalité parallèle est pourtant facilement compréhensible en ce qui concerne le système mis en place (on parle très peu du jeu en lui-même) et se concentre surtout sur ce monde factice ou réel.
Parce que c’est bien l’objet central du film. Qu’est ce que la réalité, qu’est ce que le réel et surtout pourquoi ne pas vivre dans un monde au relents très réels? Sans aller jusqu’à un Matrix, où il faut sauver le monde, même si ce dernier est merdique, Avalon se contente de donner quelques clés. C’est un film d’auteur, donc forcément, rien n’est simple et Avalon ne l’est pas. Mais Ghost in the shell non plus, en même temps. D’autant plus que les incursions dans le monde des jeux vidéos et des univers parallèles ne sont pas légions1 même si ce dernier est peut-être plus axé thriller science fiction que réellement porteur d’un message au niveau des réalités parallèles2.
Le pays choisi, la Pologne, est parfait pour désorienter le spectateur, dans une contrée autant connue (ça reste un pays d’Europe) qu’inconnue. Oshii souhaitait apparemment tourner dans ce pays et il s’est même servi, au delà des acteurs, des équipes techniques locales pour tourner son Avalon. L’équipe s’en sort avec brio, les personnages étant assez crédibles.
Mais ce qui fait le putain de charme de ce film, autre que ses scènes, ses décors, ses lumières et son message, c’est la musique de Keniji Kawai, notamment son « Log in to Avalon » qui est juste un truc de fou. Une tuerie sans nom pour ceux qui aiment quand la musique classique soit autre chose qu’accompagner l’action..
http://www.youtube.com/v/ega2xb0yju4&hl=fr&fs=1&
Kenji Kawai Concert – Log in to Avalon
Avalon, même s’il peut avoir vieilli par certaines cotés (on était en 2002) garde irrémédiablement un terme très actuel. En effet, la réalité virtuelle commence à faire son bonhomme de chemin actuellement, des sites comme Second Life aidant à cela. Par la même occasion, certains mystères dans le film, non élucidé, renforce l’aspect particulier de cette Å“uvre, qui est peut-être plus hermétique par cela que par son aspect réalité virtuelle. En effet, on a un problème avec le chien, qui disparait à un moment du film et qui semble être, au delà d’être un personnage récurrent dans l’Å“uvre d’Oshii, la clef de tout ce barda. La fin du film conforte d’ailleurs cette idée, même si l’action se concentre sur d’autres pistes.
- On peut Citer Nirvana de Gabriele Salvatores, peut-être, avec Christophe Lambert. [↩]
- Ce n’est de toute façon pas le sujet du film. [↩]








































toujours pas vu celui la alors que je l’ai depuis des années! Par contre j’ai le concert de Kenji Kawai et c’est une tuerie surtout la grande partie où ils refont le thème de Ghost in the shell Innocence! Puissant!
Je viens juste de le voir, en même temps, donc forcément, je suis pas le mieux placé pour dire que tu crains de pas l’avoir vu, alors que tu l’as!!
Et bon, ça date aussi un peu.. mais cette musique déchire…