Les 10 films d’adolescence de Dimrost
La mode sur le web, c’est souvent de faire des listes. Mais certaines sont plus fun que d’autres. les films qui nous ont marqué et qui aujourd’hui peuvent nous mettre la honte aussi, avec le recul. Mais le premier critère doit primer sur le second.
En clair, ce sont les films qui ont contribué à forger une partie de notre personnalité.
Il a fallu faire des choix, et ces choix peuvent exclure tous les vrais bons films, qu’on a découvert plus tard ou pendant cette période, sur le plan formel et visuel, mais qui sont moins marquant par rapport à soi.
Ainsi, voici ma liste de films d’adolescence, pour lesquels j’ai plus ou moins honte, mais qui m’ont pas mal marqué.
1. Les Tortues Ninja, Steve Barron, 1990
Aaah, on sort à peine de l’adolescence, on a regardé tout plein de dessins-animés en mangeant des céréales le matin et tout, puis sur quoi on tombe? Sur un film avec des héros de dessin-animé, justement. Et là , surprise, on se retrouve à voir ses héros préférés bouger, se battre, être tout verts, le tout dans des costumes qu’on en viendrait presque à regretter dans des films où tout est fait en images de synthèse maintenant…
2. Hook, Steven Spielberg, 1991
Un peu pareil que pour les Tortues, j’avais laissé le mythe de Peter Pan avec mon enfance et le film de Disney. En le redécouvrant, plus grand, avec le film de Spielberg, j’y ai vu des choses qui vont au-delà de l’interprétation enfantine qu’on peut faire de ce personnage, puis, ça m’a fait lire le livre de James M. Barrie, et j’étais fan de Robin Williams depuis le Cercle des Poètes Disparus.
3. Les sec
rets professionnels du Dr Apfelglück, H. Palud, A. Capone, M. Ledoux & T. Lhermitte, 1991
Certes, dans les années 90, il y avait La Cité de La Peur et Les Trois Frères. Mais le premier film qui m’a vraiment fait pisser de rire, c’était Les Secrets Professionels… C’était complètement n’importe quoi, un humour complètement à la masse, à la limite du nonsense anglais, un peu un mélange entre Groland et les Monty Pythons, en somme.
4. Last Action Hero, John McTiernan, 1992
Un bon Schwarzy, quand même… Enfin, bon, certains objecteront. Mais il reste que c’est le premier exemple dans ma vie d’ado de cinéma pop-corn qui se moque ouvertement de lui-même, et qui met à jour des codes du film d’action que j’avais pas forcément perçus en tant que tel jusqu’ici.
5.
Demolition Man, Marco Brambilla, 1993
Bon, en plein collège, on vient de s’enfiler 1984 de George Orwell et tout, et là , surprise, au milieu de tout les blockbusters d’action, genre quasi-exclusif de visionnage pendant un ou deux ans, à cette époque-là chez moi (putain d’adolescence), je vois un film qui reprend un peu les idées dudit bouquin. Bon, qui les reprend, mais avec Stallone, Snipes en méchant super-classe, et tout plein de mandales et d’explosions que je me souvenait pas avoir lu chez Orwell. En gros, un mélange entre l’esprit d’analyse que je commençais à avoir, et un bon burger bien gras.
6. The Blade, Tsui Hark, 1995
Gros choc. Sur plein de plans. Or donc, Ã Â
cette époque boutonneuse, je me regardait que des films généralement bastonnants et pas très fins.
Mais là , c’est autre chose. En dehors de savoir aligner plein de thèmes comme la recherche de l’amour, de l’identité, les combats à l’épée, le combat contre le mal et l’opression qui, bien sûr, parlent toujours à des ados qui ont été bercés aux robins des bois et autres, le film est tout simplement magnifique, Tsui Hark est au sommet de son art, et c’est encore aujourd’hui un de mes films préférés. (et il a donc droit à une photo plus grande :p)
Déjà , la rencontre de deux de mes idoles sur grand écran, c’est à dire le même effet qu’à la plupart des gens qui ont vu ce film. En dehors de ça, ce film correspond à une période de ma vie dans laquelle je m’intéresse aux films noirs, comme ceux de Melville ou Wilder. Donc, forcément, cette histoire de flics et de voleurs âpre et trèèèèès longue (2h50, ça paraît la fin du monde, à treize ans) est dans le bain de cette frontière qui paraît de plus en plus poreuse entre la justice et l’injustice. Puis cette scène de fusillade, quoi…
8. La Haine, Mathieu Kassovitz, 1995
En parlant de justice et d’injustice. Sans vivre dans une cité ultra-difficile, je vivais pas non plus dans les beaux quartiers. Racket, bastons entre quartiers rivaux, grands frères au chom’du, ça faisait partie de la réalité que je découvrais en sortant de l’enfance et en entrant au collège. Le film de Kassovitz, semblait parler d’une situation qu’on pensait être les seuls à vivre, tellement on se sentait oubliés, et tellement on flippait de l’avenir.
On devrait le revoir aujourd’hui, il me semble que rien n’a tellement changé.
9. Basquiat, Julian Schnabel, 1996
Ah, les rêves de jeunesse, devenir artiste. Artiste de quoi? On sait pas très bien, mais on rêve de brûler les planches, d’être Jimi Hendrix, ou de vendre des toiles à 100000 dollars. Quand on voit la façon dont Julian Schnabel raconte la vie de Basquiat, son collègue peintre et ami, on est confronté à la dure réalité de « l’artiste maudit » qu’on aurait tellement v
oulu être à cet âge-là , crever à 27 ans, la guitare ou le pinceau entre les mains et la paille dans le nez. En plus, il y a David Bowie, en Andy Warhol, et je suis fan de Bowie.
10. Fight Club, David Fincher, 1999
Ah, Fight Club. Le film-icône aimé par la plupart des gens pour plein de mauvaises raisons. Alors que, pour beaucoup de jeunes de l’époque, ce film est une ode à le rébellion, c’est en fait une ode au nihilisme, une histoire qui dit que se rebeller contre un extrême ne fera que nous faire aller vers un autre extrême. Il diagnostique, mais n’apporte aucune solution. En pleine période gotho-nihiliste, j’avais trouvé génial ce film qui montre les contradictions d’une génération prête à prendre Tyler Durden comme gourou alors qu’il en est la caricature.
Articles liés :
- Les 10 films d’adolescence de Djool
- Les 10 films d’adolescence de Corto
- Les 10 films d’adolescence de Mumu
- Les 10 films d’adolescence de Dextarian
- Les 10 films d’enfance de _lila*







































Allez, Ã mon tour!
Cool!