Crazy Lee, agent secret coréen de Ryoo Seung-wan
Ryoo Seung-wan s’est fait remarqué avec City of Violence, film d’action insicif dote d’une belle esthétique, tant au niveau des décors que des costumes, mais également à la belle photographie. Passé cela, le réalisateur a changé de registre pour nous livre ici Dachimawa Lee, traduit par Crazy Lee, agent secret coréen, un pastiche (un de plus) sur les agents secrets, leur tics, leur mission et leur gadgets détournés pour le plus grand plaisir du spectateur… Enfin du spectateur qui n’a jamais vu une parodie de James Bond, ce qui est plutôt à trouver de nos jours, entre les Max la menace, Austin Power, OSS 117 et autres…
Alors que le Japon impérial occupe la Corée, le Bouddha d’or, trésor national, vient d’être dérobé. Le gouvernement intérimaire charge alors le légendaire agent secret coréen Crazy Lee (Won-hie Lim) de retrouver la statue, mais aussi de déjouer les complots qui se trament dans l’ombre.
Mais la première intervention de l’agent secret se solde par un échec, perdant non seulement la précieuse statue, mais aussi la très sexy Mireille, sa fidèle partenaire…
http://www.youtube.com/v/Rx1YZYxqDd4&hl=fr_FR&fs=1&
Crazy Lee – trailer – 2008
Tout comme Le bon, la brute et le cinglé, l’histoire se déroule à une époque où la Corée a bien du mal à faire valoir son indépendance. Cette époque doit particulièrement inspirer les réalisateurs coréens. Il faut dire qu’elle est vraiment le passage entre deux mondes, véritable symbole d’un avant et d’un après pour ce pays1. Il n’en faut pas moins pour que des Crazy Lee sorte, véritable hommage aux films américains d’aventures tout d’abord et d’espionnage ensuite.
Sans etre un très grand film, loin de là , Crazy Lee aurai pu être intéressant si son acteur principal n’aurait pas été aussi insupportable. On a envie que d’une chose lorsqu’on le voit : qu’il crève. C’est un peu le problème quand c’est lui qui est supposé être la star du film. Toujours est-il donc que ce Dachimawa Lee se regarde sans plus, la faute à un personnage qui existe depuis surement autant longtemps que les agens secrets existent.
Si le cinéma coréen est peut-être pauvre en pastiche d’agents secrets, ce n’est pas le cas du cinéma occidental, beaucoup plus riche et foisonnant. Ce Crazy Lee est trop bavard, trop potache, trop pleurnichard et pas assez marrant. La faute à un ensemble de facteurs liés peut-être à la particularité du cinéma coréen, même si j’en doute, d’autres films coréens sont venus prouver leur vitalité dans nos contrées depuis maintenant quelques années… A voir, d’un œil distrait… mais sans plus
Crazy Lee, agent secret coréen (Dachimawa Lee) de Ryoo Seung-wan | Scénario de Hyeok-jae Kwon et Seung-wan Ryoo | Photographie de Cho Yong-kyu | Musique de Seung-hyun Choi | Avec Won-hie Lim, Hyo-jin Kong, Si-hyeon Park, Bo-ra Hwang, Kil-Kang Ahn, Deok-hyeon Jo |Corée du Sud | 2008 | 100 min. | Action, Comédie
- L’auteur de ces lignes à conscience d’en faire un peu beaucoup [↩]



































