Victor de Thomas Gilou
Sortie le 7 octobre 2009
Thomas Gilou. Je ne sais trop quoi penser quand je vois ce nom sur les affiches de cinéma (enfin, quand on arrive à distinguer le nom du réalisateur au milieu des noms de tous les acteurs qui trainaient par là). Autant certains de ces films ont un petit quelque chose de bien fun, comme les deux vérités si je mens, autant d’autres truc, comme Michou d’Auber ou encore ce Victor, sentent pas très bon. La faute à quoi ? Au syndrome Boudu. Et des acteurs plan plan, plat plat et has been (non mais Clementine Célarié quoi…).Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d’affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d’être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l’adoption de Victor. A l’issue du casting, c’est la famille Saillard qui gagne le droit de l’accueillir. Mais l’arrivée du sémillant octogénaire, censée apporter joie et bonne humeur, tourne rapidement à l’aigre. Les failles de chacun éclatent au grand jour et bouleversent le cadre d’une famille qui semblait pourtant bien sous tout rapport…
Victor flirte donc sur la vague Boudu, mais aussi sur celle plus récente initiée par Le Herisson (enfin surtout pour le début, pour le reste, on retombe dans la comédie industrialisée bien de chez nous). La forme doit donc l’emporter sur le fond, comme nous le montre le générique, faite de montage animé d’une nana qu’on suit en Velib (ou Velov, puisque rendons à Cesar ce qui appartient à Cesar, c’est à Lyon qu’a démarré cette épopée pour Bobo citadins). Car oui, il y a des graphistes qui doivent manger et c’est devenu un métier maintenant.
Passons donc sur sur un scénario qui vaut ce qu’il veut pour mettre en situation un vieux bonhomme qui va remettre de l’ordre dans la famille. Rassurez-vous, on n’est ni chez Pasolini, ni chez Miike avec son Visitor Q. Le mec en question fume juste des pétards et joue au poker avec les membres de la famille. Trop un fou le mec dans sa tête, t’as vu. C’est sur qu’on voit mal Pierre Richard montrer son zizi ou se taper toute la famille une par une, avec une ambiance malsaine, on est quand même dans une comédie des familles.
Le seul problème, c’est de savoir quelle famille va voir ça. Le bourgeois qui vient au cinéma pour se moquer de lui-même? Le Bobo qui se dit que quand même, de l’argent pour construire une piscine, mais ça fait pas très Nicolas Hulot comme style merde. (D’ailleurs, son truc là, la bouse sur un soi disant acte politique et sa métaphore à peine voilée le titanic est sortie sur les écrans) ou les autres, les petits prolo qui vont pouvoir se moquer gentiment.. Ho ho ho.
C’est pas qu’on ne croit pas à cette histoire, c’est juste que dans la vraie vie, ça n’arrive pas tout à fait comme ça. il y a acuune journaliste stagiaire qui vient ouvrir sa gueule dans le bureau du patron parce que la stagiaire, elle veut garder son boulot. Au pire, la stagiaire d’un journal (de merde ou non d’ailleurs) elle ouvre un blog où elle se défoule, avec un pseudo bien « coolos », sur les conditions de travail et de ses salauds qui dirigent les journaux.
Le sujet est donc facile aussi puisque ça fait référence à la presse à scandale ou « pipole » comme disent les abrutis qui veulent bien se faire voir (jamais lu un truc aussi con que le terme « pipole » pour distinguer une espèce de caste à part, mais passons). Oui, le sujet est facile parce qu’on peut taper dessus tranquillement sans que ça soit mal vu. Et donc donner raison au personne joué par Richard, qui fait le salaud d’un coté et le gentil de l’autre. C’est vrai que ça change des rôles qu’il a tenu pendant des années au cinéma. Maintenant, c’est un vieux monsieur qui peut se permettre certaines choses.
Le seul qui s’amuse vraiment, C’est Wilson. Mais il a déjà bien bossé ce personnage depuis des années, depuis qu’il a arrêté de se prendre pour un pur intello avec des films intimistes. Maintenant qu’il fait aussi dans la bonne production bien comique à la français, avec du vrai rire dedans, il prend un malin plaisir à se défouler.
J’avoue, humblement, que je ne sais pas trop quoi écrire d’autre sur Victor. Si je n’avais pas une putain de carte illimitée, je ne serais jamais allé voir ce truc.
Victor de Thomas Gilou | Scénario de Thomas Gilou et Lisa Azuelos d’après l’oeuvre de Michèle Fitoussi | Photographie de Jean-Marie Dreujou | Avec Pierre Richard (Victor), Lambert Wilson (Courcelle), Clémentine Célarié (Sylvie Saillard), Antoine Duléry (Guillaume Saillard), Sara Forestier (Alice), Mohamed Hicham (Paco) | Film français | 2009 | 95 min. | Comédie | Distribué par TFM Distribution | Crédit photographique : TFM Distribution






Perso, j’dois avouer que j’me suis arrêté à « de Thomas Gilou ».
Puis que j’ai essayé de lire le reste. Mais vraiment, faut les tuer, nos réa français…