Postal de Uwe Boll
On aurait pu craindre le pire en voyant Uwe Boll réaliser Postal…Mais encore faut-il connaître le jeu vidéo, ce qui n’était pas mon cas. Par contre, pour avoir vu d’autres « films » du célèbre réalisateur (mais pas dans le bon sens du terme), comme King Rising, Far Cry, Bloodrayne ou encore Alone in the Dark, j’avais de quoi me dire que ça allait être pareil pour celui-là… Et j’ai été surpris.. Parce que Postal, sans être un grand film, est néanmoins un peu mieux foutu que ces précédents « chefs d’œuvre »…
Un postier humilié et maltraité ( interprété par Zack Ward) de la mal-nommée ville Paradise se retrouve à la porte à cause des dépenses de son ex-femme. Après avoir cherché sans succès un peu du boulot, Il trouve refuge chez son oncle, gourou local, tout aussi fauché que lui. Les deux losers envisagent de se remettre à flot en commettant des vols dans le parc d’attraction du coin, mais malheureusement pour eux, une armée de taliban vient de débarquer en ville avec la même idée. Menés par Ben Laden lui même…
http://www.youtube.com/v/G6JaCv109Lo&hl=fr&fs=1&
Postal – Bande annonce – 2008
Enfin, on peut enfin dire qu’Uwe Boll a réussi un film potable. Et le pari etait loin d’être gagné. Celui qui a défrayé la chrnoique en mettant des raclés à des adolescents à la boxe qui critiquaient ses films, en omettant bien entendu de dire qu’il avait été boxeur amateur par le passé, a pris un peu du plomb dans l’aile. Et n’hésite d’ailleurs pas à s’auto parodier en se donnant un petit rôle dans Postal, où il se moque de lui-même (et un peu beaucoup des autres).
Postal est un film irrévenrencieux au possible et tout comme Hyper tension (oui, je sais j’aime placer ce film, qu’il faut avoir vu merde), il tape dans l’humour gras, lourd mais sans chichi ni fioriture, dans une Amérique devenue bien poussive dans le registre des comédies. Ici, dès la scène d’introduction, celle du cockpit et des vierges, on se retrouve de bien fouet dans ce qui fait autant le charme supposé du jeu, auquel je n’ai pas joué, que d’une certaine critique de l’Amérique, beaucoup plus irrévérencieuse que ne fera jamais un tocard comme Sasha Baron Cohen, auteurs des pitoyables Borat et Bruno, avant de réaliser son prochain film, Blaireau, avec lui-même dans son propre rôle.
D’ailleurs, la scène finale, entre Bush et Ben laden a autant un petit côté malsain que réellement comique, ce qui prouve que dans ce registre, le réalisateur a plus à y gagner, à budget égal, que d’adapter du jeux vidéo fantastique ou d’héroic fantasy. Si certaines scènes sont trop longues et mal rythmée, cela n’empêche pas de bien se marrer avec un univers intéressant et iréel. Postal est donc à voir, ne serait-ce que parce que c’est une vraie bonne surprise.
Depuis, deux films qui ont l’air d’avoir plus de gueule sont en passe d’être sorti ou déjà sorti, Rampage, qui est la vision d’Uwe Boll d’un massacre dans un lycée et Stoic, qui promet tout autant. Oui, Uwe Boll a enfin arreté de se prendre pour le Micheal Bay du pauvre1 et de developper un peu ce qui lui prennait les trippes, que ça ne plaise ou nom.
Postal de Uwe Boll | Scénario de Uwe Boll et Bryan C. Knight | Photographie de Mathias Neumann | Musique de Jessica de Rooij | Avec Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola , Jackie Tohn, J.K. Simmons, Michael Benyaer, Erick Avari, Ralf Moeller, Chris Spencer, Seymour Cassel, David Huddleston | Film américain, 2008, 100 min.
- Auquel il aime souvent se comparer puisqu’ils ont a peu près le même âge. [↩]






J’aime bien le ptit cul de gauche….
(je dis juste ça pour lancer un débat à la VIPArea… Vous savez, les débats sexe qui apparaissent sur un article que tout le monde délaisse on ne sait pas pourquoi!….)