
Ring of Darkness (Le Pacte de Sang) de David DeCoteau est un nanar (on ne peut même plus parler de navet, tellement c'est drôle), un vrai de vrai, un pur, un dur. Que dire après avoir vu un tel film? Que décidément, son échelle de mauvais et bon film est obligée de s'estomper, le curseur devant être réorienté, vers le bas. En effet, comme qualifier ce film? Je ne sais pas, je vous laisse déjà juge de l'histoire, on en reparler ensuite...
Shawn a le look et une voix pour réussir dans la pop et sa petite amie Stacy en est convaincue. La chance lui sourit lors d'une audition comme chanteur principal dans le groupe masculin de l'heure. Mais Alex, B.J. et le reste du groupe ont un terrible secret. Ils ont troqué leur âme pour l'ultime récompense, la vie éternelle. Le groupe a besoin de sang neuf et Shawn est parfait : fort, pur et innocent. Sera-t-il la victime idéale pour insuffler une "nouvelle vie" au groupe ?
Ring Of Darkness - Trailer - 2004
Ring Of Darkness est donc un nanar, un vrai. Je ne connaissais pas David DeCoteau, mais j'ai appris qu'il était plus intéressé par filmer des hommes nus que par réaliser des films qui se tiennent. C'est devenu un auteur de films sans sous complètement improbables et flirtant sur pas mal de thèmes plus ou moins fantastiques. Nous avons donc un film avec où les hommes sont forcément torse nu et les femmes forcément habillées. Ce n'est pas très dérangeant en soi si l'histoire se tenait un peu. Mais las (ou par bonheur, c'est au choix), c'est loin d'être le cas.
Déjà, il fallait faire un clip puisque c'est une histoire de Boys Band. Alors David DeCoteau a fait un clip, qu'il nous repasse en boucle pendant les 30 premières minutes du films, entrecoupés de dialogues très marrant et surtout d'une absence totale de construction narrative qui tienne un tantinet la route (d'autant plus que le clip est très mal filmé). Dire qu'il y a eu trois scénaristes sur le film. Comme l'histoire tourne autour d'un nouveau chanteur, il a filmé une audition. Mais tous les chanteurs qui auditionnent ont exactement la même voix que le type mort au tout début du film. C'est aussi très rigolo.
On arrive pas non plus à savoir si les mecs sont des vampires, des zombies, des zombies-vampires ou des vampires-zombies. On n'arrive plus trop à savoir, quand ils se jettent sur quelqu'un, s'ils le tuent, le mordent ou autre. L'histoire faisant la part belle aussi à un héros hétéro (quelle idée quand on sait que les autres passent leur temps à se balader torse nu en lunette de soleil la nuit, mais j'y reviendrais) qui veut percer dans le milieu de la musique. Et pour cela, il a une guitare folk accrochée à son bras sur laquelle il ne joue jamais. Mais ça devait faire classe et montrer que c'est un vrai rebelle qui écoute de la vraie musique, lui. Donc à chaque scène où il apparait, sa guitare le suit.
Le film, qui ne fait qu'une heure 20, semble pourtant très très long. Et c'est pas la faute du monteur, qui a dû tirer profit de toutes les scènes tournées (doit y avoir eu 45 minutes de scènes, en tout et pour tout). Alors il a triche: il nous balance toutes les cinq minutes un plan de la plage, soit de jour, soit de nuit. Quand la plage suffit pas, il se concentre à nous montrant un rocher. Quand ça ne suffit plus du tout, on a enfin des plans sur le clip qu'on avait presque finit par oublié. Cet enchainement de plans, digne des pires stock shot est pourtant d'une belle prouesse technique, puisqu'il permet au film de faire la durée minimale pour une hypothétique sortie au cinéma, qui ne verra bien sûr jamais le jour.
Ring of Darkness est donc un chef d'œuvre du genre. Les quelques passages "fantastiques" sont digne des meilleurs films porno de l'histoire gay. Les mecs se cachent dans une caverne (enfin, c'est supposé l'être) et font des incantation avec des couteaux en plastiques pour que leur futur chanteur soit comme eux, c'est à dire des créatures infernales qui vivent depuis presque 60 ans en ayant conservé une apparence de jeunes d'une vingtaine d'année. Les acteurs sont évidemment tous complètement ringards, mais ils ont des beaux pectoraux. Ca a donc bien plus au réalisateur qui aime filmer des torses nus imberbes, beaucoup plus classes que des mecs poilus, quoi.
Ring of Darkness (Le pacte du Sang) de David DeCoteau, scénario (ha ha ha) de Ryan Carrassi, Michael Gingold et Matthew Jason Walsh (3 personnes quand même!), photographie (ho ho ho!) de Mateo Londono, Musique de Jojo Draven.
Avec Colin Bain (B.J.), Matt T. Baker (Jake), Adrienne Barbeau (Alex), Greg Cipes (Gordo), Eric Dearborn (Max), Jaclyn Gutierrez (Female assistant), Josh Hammond (Lousy contestant), Lil J (Coordinator), Jeremy Jackson (Xavier), Stephen Martines (Shawn), Jeff Peterson (Jonah), Margarita Reyes (Rebecca), Ryan Starr (Stacy), Mink Stole (Fletcher), Irina Voronina (Amethyst)
Etats-Unis, 2004, 85 min. (en comptant les mêmes plans balancées 100 fois).
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2 commentaires:
ah bah DeCoteau c'est toujours du très haut niveau! Du nanar Gay Friendly!
On a complètement découvert ce réal.. Je pouvais pas savoir que ça allait etre un truc aussi magique, ce film..
de toute beauté dans le très grand nimporte quoi
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