Last of the Living de Logan McMillan
Premier et unique film de Logan McMillan à ce jour, Last of the Living surfe sur la mode du zombie et du monde post-apocalyptique. Avec un ton humoristique, plus proche d’un désormais classique Shaun of the Dead que de 28 jours plus tard de Danny Boyle, il n’en constitue pas moins un vrai film, malgré une absence criante de budget (ce qui est assez logique) et d’une mise en scène un peu trop axée téléfilm. Doté d’une petite reflexion sur le genre humain, en même temps qu’une absence réelle d’intellectualisé le propos, ce petit film issu de la Nouvelle-Zélande, la patrie de Peter Jackson, présente donc quelques qualités.
Nouvelle-Zélande. Le monde connu a été victime d’un virus extrêmement contagieux, métamorphosant tous les malades en zombies. Une simple morsure suffit pour être contaminé. Dans ce décor apocalyptique, trois jeunes amis, Morgan (Morgan Williams), Ash (Ashleigh Southam) et Johnny (Robert Faith) pensaient être les derniers survivants de l’espèce humaine, avant de découvrir une fille affirmant détenir un remède. Les quatre jeunes gens décident alors de tout faire pour sauver la planète et retrouver un monde normal…
http://www.youtube.com/v/KDswj4WlyGs&hl=fr_FR&fs=1&
Last of the Living – trailer – 2009
L’affiche du film est cool. Certains délires des trois amis le sont encore plus. Taper du zombie, partir à la recherche de nourriture, changer de maison quand ils le souhaitent (ou qu’ils se font trop repérer). C’est à travers ce cadre de base que démarre Last of the Living, bien loin d’un pleurnichard Je suis une légende (et moins fun donc que le film de départ, Le Survivant). Il faut dire aussi qu’être trois au lieu d’un amène forcément plus de « coolitude ». Bien entendu, ce cadre vole vite en éclat dès que la trame se met en place, c’est-à -dire la découverte de la fille qui leur apprend que, quelque part, il y a un virus permettant de soigner les uns et les autres.
A partir de ce moment là , Last of the Living retrouve une facture plus classique et ce qui faisait le sel de l’histoire se retrouve au second plan. En cherchant le virus, en se tapant des zombies à tous les coins de rues, ce qui en plus, comme toujours, fait perdre des personnages (dans un film de zombies, les morsures ne sont jamais très loin). Bien entendu, on ne parle pas vraiment de zombies au sens pur puisqu’il s’agit d’un virus. Mais bon, toujours est-il que c’est la même chose au final. On passe de plusieurs situations, d’une maison à un hôpital désaffecté en passant par un aérodrome, séquence finale permettant de partir de cet endroit (on est en Nouvelle-Zélande, donc une grosse île).
Doté d’un budget serré mais d’une grosse envie, Last of the Living est donc autant dispensable mais forcément nécessaire pour tout amateur de zombies, en attendant le Bienvenue à Zombieland, qui s’avère être un film humoristique plus grand public en la matière. Ce petit film est donc à voir, notamment pour son début assez amusant.
Last of the Living de Logan McMillan | Scénario de Logan McMillan | Photographie de Kirk Pflaum | Musique de Kurt Preston et Ben Edwards | Avec Morgan Williams, Robert Faith, Ashleigh Southam, Emily Paddon-Brown, Mark Hadlow, Carl Moss, Mark Hamilton | Nouvelle-Zélande | 2008 | 88 min. | Comédie et Epouvante-horreur | DVD zone 2 disponible.



































