Divorces de Valérie Guignabodet
Après Monique (2002), Mariages ! (2004) et Danse avec lui (2007), Voici Divorces, sans « ! », puisque le sujet est un peu plus grave, surement que le mariage le dernier long-métrage de Divorces de Valérie Guignabodet sorti le 14 octobre . Enfin, ce n’est pourtant pas ce que pensent les deux personnages au début du film, vantant les joies du divorce. Mais Divorces n’est pourtant pas trop réussit, la faute à des gags qui tombent souvent à plat et une situation très convenue à la fin.
Valentine et Alex sont mariés, avocats tous les deux, spécialistes des affaires familiales. Dans l’exercice de leur profession, ils défendent le divorce du XXIème siècle : à l’amiable, dans la sérénité et le respect de l’autre, de préférence en garde alternée et en la famille recomposée, loin des vases casés et des atroces scènes de ménage de la génération précédente.
Jusqu’au jour où, par faute d’un banal adultère, leur couple vole en éclats. Et la réalité du divorce les rattrape : fini les beaux discours, place à la guerre…
Suivant la recette de l’arroseur – arrosé comme postulat de départ, Divorces, qui se veut une comédie autant joyeuse que cynique a du mal à démarrer, à du mal à continuer et à du mal à se terminer. C’est un peu ça, le nouveau film de Valérie Guignabodet. Comme je n’ai pas vu ses autres productions, je peux difficilement me faire une vue d’ensemble de ses réalisations, mais toujours est-il que ce film manque cruellement d’energie, la faute à un duo d’acteurs mis figue mi raisin.
En effet, si Pascale Arbillot joue admirablement bien son rôle, on a un peu de mal avec François-Xavier Demaison. Il parait que ce dernier est un acteur au grand potentiel. J’avoue que j’ai un peu de mal et que je doute de ses capacités dans certains domaines, notamment au niveau comique. Beaucoup trop tendu lorsqu’il faut être coulé, surjouant beaucoup certaines scènes, il ne donne pas vraiment assez d’impact à son rôle, qui n’est plus seulement dans l’explosion. Le passage du chalet est d’ailleurs en ce sens assez révélateur.
Divorces manque donc de charme et de finesse. Les gags de la bande-annonce, qui vend assez bien le film, sont les seuls présents. Le reste du temps, ce sont des errements, des emportements, un combat d’arrière garde. Et on doit dire qu’on se fout un peu de cette histoire d’avocats qui divorce. Après tout, ça arrive à d’autres et ce n’est pas vraiment une sinécure. J’ai d’ailleurs du mal à concevoir que certains avocats sortent ce genre de speech à leurs clients. Mais peut-être que cela se passe comme ça, à Paris, la ville où n’importe quelle connerie peut-être à la mode, ce qui donne donc ce genre de production financée par Studio Canal (alors que ces derniers ont refusé de donner de l’argent à Bertrand Tavernier pour Dans la brume électrique, film autrement plus chiadé que cette comédie « plataude »)







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