Le Docteur Rick Marshall (Will Ferrell) est un paléontologiste ringard et totalement has been. Après des echecs retentissant dans sa quête de savoir, il est happé par une spirale spatio-temporelle. Il se retrouve ainsi éjecté dans un monde parrallèle. Sans arme ni habilité spéciale pour survivre dans cet univers dangereux où se côtoient dinosaures en maraude et autres créatures fantastiques d'un autre monde - un pays riche en visions spectaculaires et effets comiques hors normes connu sous le nom du Monde (presque) perdu, il va tenter de retourner chez lui.
Holly (Anna Friel), son assistante passionnée et fidèle, et Will (Danny R. McBride), un péquenaud débrouillard qui rêve de faire fortune avec un casino totalement démesuré, font également partis du voyage. Poursuivis par un T. rex et des Sleestaks (des reptiles atrocement lents), Marshall, Will et Holly n'ont qu'un seul allié, un primate du nom de Chaka, pour les aider à s'y retrouver dans cette énième dimension. S'ils s'en sortent, ils seront des héros, s'ils échouent, ils seront des prisonniers perpétuels de ce Monde (presque) perdu.
Le monde presque perdu joue la carte de l'imaginaire et de l'entertainment à fond les marrons. Les créatures et autres bestioles, issues de la série, déjà ringardes par leurs costumes et leur peu de moyens (la série était vraiment cheap), sont ici revisitées de manière totalement nouvelle mais également rétro. Les décors, sont autant fait en studio qu'en numérique et l'ensemble donne un côté rafraichissant.
L'aspect comique joue à fond puisque les scènes sont assez irrévérencieuses (notamment dans la piscine), le running gag avec le T-Rex devient à force totalement débile et donc forcément indispensable. Les acteurs s'éclatent, c'est totalement bête mais sans être totalement stupide (si tant est que cela soit possible) et le tout est proprement bien emballé.
Sans être un chef d'œuvre du genre, Le monde presque perdu joue que les codes du film d'aventure des années 50/60, en y ajoutant une touche de modernité et de style. Totalement décomplexée, cette comédie fantastiques ravira les amateurs du genre autant que les nostalgiques d'un temps lointain où les décors en carton pates faisaient office de jungle sauvage et ou deux pauvres acteurs étaient sensés jouer une armée de crocodiles (enfin des Sleestaks pour être plus précis).
Le monde presque perdu (Land of the Lost) de Brad Silberling, Scéario de Chris Henchy, d'après l'œuvre de Marty Krofft et Sid Krofft, photographie de Dion Beebe, musique de Michael Giacchino
Avec Will Ferrell, Anna Friel (Holly), Danny R. McBride (Will)
Etats-Unis, 2007,101 min, Fantastique, Distribué par Universal Pictures International France








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