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Ah, Micmacs à tire-larigot, voilà le genre de film qui ne sert strictement à rien. Vous prenez ce que fait Jean-Pierre Jeunet depuis des années, à savoir un truc nostalgique où les petits gens ils font rien que s'entraider contre les méchants, un humoriste propulsé sur le devant de la scène grâce à un seul succès, Dany Boon (on peut pas dire que le reste de sa filmographie soit à se taper le cul par terre), des personnages secondaires qui font plus ou moins parties de l'univers Jeunet depuis quelques films (enfin, c'est surtout pour Dominique Pinon), une petit air d'Amélie Poulain bien bien appuyé et le tour est joué, le succès doit être au rendez-vous.. Et ben, je sais pas si c'est cela mais ce film était bien fatiguant...


Une mine qui explose au cœur du désert marocain en 1979 et, des années plus tard, une balle perdue qui vient se loger dans son cerveau... Bazil (Dany Boon) n'a pas beaucoup de chance avec les armes. La première l'a rendu orphelin, la deuxième peut le faire mourir subitement à tout instant. A sa sortie de l'hôpital, Bazil se retrouve à la rue. Par chance, ce doux rêveur, à l'inspiration débordante, est recueilli par une bande de truculents chiffonniers aux aspirations et aux talents aussi divers qu'inattendus, vivant dans une véritable caverne d'Ali-Baba : Remington, Calculette, Fracasse, Placard, la Môme Caoutchouc, Petit Pierre et Tambouille. Un jour, en passant devant deux bâtiments imposants, Bazil reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont causé ses malheurs. Aidé par sa bande d'hurluberlus, il décide de se venger. Seuls contre tous, petits malins contre grands industriels cyniques, nos chiffonniers rejouent, avec une imagination et une fantaisie dignes de Bibi Fricotin et de Buster Keaton, le combat de David et Goliath...


Micmacs à tire-larigot - trailer - 2009

En France, on souffre de la nostalgie d'une certaine époque. Je pensais pas que c'était aussi présent, mais depuis Amélie, La Mome, Les Choristes, ect, ect, je me rends compte que les réalisateurs adorent le cinéma d'avant et sont infoutus de faire du cinéma de maintenant. Comme s'il était plus simple de détourner les codes d'une époque révolues et sublimée et les intégrer de manière plus ou moins réussies à des thématique de maintenant.

Micmacs à tire-larigot surfe donc sur cette voie-là. La bande de joyeux laissés pour compte sort tout droit du début du siècle dernier, chacun ayant sa spécificité (femme élastique, homme canon, fillle qui compte tout ce qui bouge, cuisinière, ect ect). Si ce film était pas aussi cher et si on se disait pas que prendre Boon ne servait pas à faire des entrées, on pourrait presque trouver cela sympathique. Sauf que la mayonnaise à du mal à prendre...

La faute à  plusieurs choses. Déjà, Boom manque  de ressort comique muet. N'est pas Charlot ou Keaton qui veut et il ne suffit pas d'être silencieux pour évoquer un ressort comique digne de ce nom. Et l'impression d'être dans un Amélie Poulain  2 est très très fatiguant (tics des uns et des autres, ressorts appuyés sur certains passages caractéristiques d'une certaine psycho rigidité).

Cette histoire du pot de fer contre le pot de terre est d'un cul cul la praline. Oué, les armes c'est pas bien, tu vois et moi, avec mes amis, je vais tout faire pour mettre ça par terre. Sauf que si le réalisateur est super doué pour planter des univers, j'ai toujours eu du mal à pouvoir voir en lui quelqu'un qui mène une action digne de ce nom. Je ne sais pas mais j'avais l'impression de découvrir un jeune réalisateur à partir du moment où toute ces bande décide de faire payer les méchants marchands d'armes. J'aurais presque pu me retrouver dans un obscur dessin animé de 20 minutes que je regardais quand j'étais petit, sans queue ni tête mais qui devait avoir une morale.

C'est bien ça le problème avec ce film. Les petits DOIVENT TELLEMENT gagner et être des gens hyper cool et solidaires que l'intrigue passe complètement au second plan, ne laissant que des acteurs faisant leur numéro. On pense d'ailleurs à un Pinon pas vraiment inspiré même s'il fait toujours bien le métier. A un Omar d'un Omar et Fred qui à force de balancer des expressions, se perd là dedans (d'ailleurs, il aurait été plus cool de lui faire balancer des expressions africaines et de le lui faire mixer avec les françaises). Si cela fonctionne sans problème pour une histoire d'amour avec Amélie Poulain, ça ne fonctionne pas forcément dans d'autres registres.

Micmacs à tire-larigot est donc long, ennuyeux, fatiguant et pompeux. Ca aurait été peut-être mieux avec Jamel Debbouze, si ce dernier n'avait pas décliné le rôle qu'avec Boon. Mais ça, nous ne le seront finalement jamais. Ce Micmac sent vraiment trop le formol et la naphtaline. A part les grand pères et grand mères, je me demande qui va bien pouvoir être emballé par l'histoire....et en faire son film culte.


Micmacs à tire-larigot de Jean-Pierre Jeunet,
Avec Dany Boon, André Dussollier, Nicolas Marié.
France, 2008, 104 min

5 commentaires:

Ta Mère a dit…

J'irai le voir pour voir s'ils ont mis mon nom au générique, mais ça m'étonnerait.

Dextarian a dit…

Ben j'ai vérifié sur imdb, t'y es pas :(

les salauds!!!

Corto a dit…

alors ça c'est éonnant, y a pas "Ta Mere" de crédité....( je sors )

Dextarian a dit…

tsss... moi j'ai cherché avec djool et je l'ai pas trouvé :(

mobaiile a dit…

suis je la seule a avoir une fiche imdb
*frime*

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