Dans un futur proche, la planète Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé neuf petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres, faites ainsi de toiles de jutes et autres boutons et animés par une force mythique.
Je ne suis pas un numéro !
Numéro 9 - Trailer - 2008
Incapables de s'opposer aux machines ultra sophistiquées qui se sont emparés de la terre, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. En effet, il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au cœur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'Humanité.
Numéro 9 ne parle pas de l'humanité. Celle-ci n'existe plus. Il n'y a en effet aucune âme qui vive dans ce film, hormis ces droles de petits personnages faits de bric et de broc. Alors quel peut-être l'intérêt de ce long-métrage, sachant que les thèmes developpés ne concernent plus l'espèce humaine, cette dernière étant la cause de tous les malheurs décrits dans le film? C'est toute la question que l'on peut légitimement se poser, le point de vue choisi étant très burtonnien et ne nous concernant plus vraiment.
D'ailleurs, si je devais faire un parallèle, je le ferais d'ailleurs sans conteste avec le jeu vidéo sorti sur Playstation il y a de cela quelques années maintenant, Médievil. En effet, l'univers étant, finalement et somme toute assez proche de Numéro 9. Les créatures étant issues d'une certaine magie et se mouvant sans presque l'aide des hommes.
Si le monde présenté et les personnages sont assez originaux, ce n'est pas vraiment le cas de l'histoire qui n'est qu'une succession de scènes destinées à ralier l'ensemble des membres composant la petite communauté autour d'une même cause, ce qui est toujours le pretexte nécéssaire à mettre en valeur l'adage "l'union fait la force".
La fin surprend assez cependant. L'humanité n'est pas vraiment redorée. Les machines, comme dans les Terminator, ont réussi à la détruire puisque les hommes ont trop fait confiance en cette dernière. C'est d'ailleurs la folie des hommes qui a engendré cet univers catastrophique où plus grand chose ne semble pousser.
Numéro 9 bénéficie d'une réalisation et d'un travail sur l'animation solides et sans heurts. Le peu de personnages développés dans le film est compensé par une réelle présence à chaque plan de ces droles de petits bonhommes, qui ont hérité des meilleurs traits de l'humanité. Les combats, ainsi que l'humour et la candeur qui se dégagent de ce film d'animation plaide en effet pour sa cause. Reste tout de même une certaine pointe d'amertume vers la fin, amertume qui ne quitte pas vraiment le spectateur après le générique final.
Numéro 9 (9) de Shane Acker| Etats-Unis | 2008 | 80 min. | Animation, Aventure, Fantastique, Science fiction | Distribué par SND | Scénario de Pamela Pettler et Shane Acker | Musique de Deborah Lurie | Avec les voix d'Elijah Wood, Jennifer Connelly, Crispin Glover, Christopher Plummer, Martin Landau, John C. Reilly, Fred Tatasciore







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