Les films de Science-Fiction qui sortent chaque année se comptent en général sur les doigts d'une main. Pandorum du réalisateur Christian Alvart est donc sorti dans l'indifférence générale. Et c'est un tort, vraiment. Mais néanmoins une réelle habitude. En effet, Il constitue une très bonne surprise dans la section des films de genre, et lorgne, surtout sur le première partie du coté du frenchie Eden Log... A voir et peut-être à revoir (enfin dans mon cas).
Deux astronautes, le Lieutenant Payton (joué par Dennis Quaid, l'homme au 15 films par ans depuis quelques années, entre les GI Joe et les Cavaliers de l'apocalypse) et le Caporal Bower (Ben Foster) se réveillent dans leur gigantesque vaisseau spatial après un long séjour en hyper-sommeil. Désorientés et plongés dans le noir, ils ne se souviennent ni de leurs identités ni de leur mission. Les seuls sons qui leur parviennent sont des vibrations provenant du cœur du vaisseau. Le Caporal Bower part en exploration et ne tarde pas à découvrir quelques survivants qui vivent cachés, reclus dans les méandres de l'imposant engin, traqués par d'effroyables créatures. Ensemble ils vont essayer de découvrir ce qui s'est réellement passé lors de cette mission et connaître ainsi la vérité.
Pandorum - Trailer - 2009
Pandorum réussit le pari de mélanger assez habilement le thriller efficace, le film d'horreur et la science fiction dans une ambiance très désenchantée. En effet, le sujet actuel, la fin de notre monde, celle de la planète Terre, peut-être soit mise en lumière comme l'a fait Danny Boyle avec Sunshine, soit comme postulat de départ dans Planète Rouge, avec Val Kilmer, pour ne citer que les films de Science fiction qui ont pour cadre la fin du monde due à une catastrophe nucléaire et/ou écologique. Si l'histoire se dégage de ce cadre, c'est que l'humanité a désertée la planète terre. Il n'y a plus rien et plus rien ne pourra retenir les derniers humains. L'intrigue est donc, d'une certaine manière, très catastrophique et dramatique, imposée par la progression du caporal Bower
Cette dernière ressemble assez à celle emprunté par Clovic Cornillac dans le film français Eden Log, passant de pallier en pallier et se rapprochant de plus en plus vers quelque chose de plus imposant, de plus gros, vers ce qui s'est réellement passé au cours de son sommeil. L'effroi est à chaque portes et les survivants sont comme des bêtes reclus dans un coin, n'ayant plus foi en l'humanité..
Et c'est d'ailleurs ce qui peut réfléchir ici. Il y a autre chose. Il n"y a plus d'humanité vivante. Il ne reste plus rien de concret à part des créatures terrifiantes. Cet univers est donc très désenchanté et cette absence d'humanité est très bien marquée à un moment où un des survivants cherchent plus à tuer les autres survivants pour survivre qu'à savoir ce qui s'est passé.
Mais le film est beaucoup moins pessimistes que certains autres. Si le Pandorum est au cœur d'une intrigue plus vaste, il y a bien entendu le sort de l'humanité en jeu et, de ce fait, un certain happy end se justifiera. Comme si le réalisateur, le scénariste et les producteurs ne pouvaient s'empêcher de donner, à l'instar de Sunshine, une touche positive finale à ce qui ne pourrait être que finalement désillusion finale, tragique et sans fard.
Pandorum constitue donc une bonne surprise. C'est un solide film de Science-Fiction. Un bon thriller d'épouvante et d'horreur. Une mention spéciale pour Antje Traue, qui a des faux airs de Milla Jovovich et plus connue pour son rôle de Diana Wrobel dans la série Division criminelle, qui campe ici un rôle solide, loin de ce que son physique avantageux pourrait le suggérer.
Pandorum de Christian Alvart | Scénario de Travis Milloy | Photographie de Wedigo von Schultzendorff | Musique de Michl Britsch | Avec Dennis Quaid (Payton), Ben Foster (Bower), Cam Gigandet (Gallo), Antje Traue (Nadia), Cung Le (Manh), Eddie Rouse (Leland) | États-Unis |105 min | 2008 | Science fiction, Epouvante horreur |



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