House de Robby Henson
House est le dernier film de Robby Henson, déjà réalisateur de The Badge (2002), The Visitation (2006) et Thr3e (2006), qui devait manquer cruellement de moyens pour habiller son dernier bébé (à moins, bien entendu, que tout ceci soit fait exprès). En effet, l’image est très téléfilmesque, sans compter qu’hormis Michael Madsen, le pote à Quentin Tarantino, cela manque cruellement d’acteurs sympathiques et surtout d’une mise en scène envolée.
Un couple, Jack et Stephanie Singleton, tombe en panne dans le désert (ça c’est le Pitch d’allociné, tout droit sorti des mails reçus pour vendre ce film alors qu’ils ne sont pas perdus dans un desert mais dans une foret, en plein Alabama, en voulant prendre un raccourci pour se rendre chez leurs avocats pour conclure leurs divorce. C’est donc en plein coin perdu au milieu de nulle part et ils ne tombent pas en panne, ils ont crevé leurs pneus, si mes souvenirs sont bons).
Il trouvent refuge dans une étrange maison victorienne . Ils vont bien vite s’apercevoir qu’ils ne sont pas réellement en sécurité, l’hotel étant habité par d’étranges locataires, une famille composée de trois personnes qui l’utilisent comme un hôtel, alors que celui-ci semble complètement abandonnée. Ces derniers vont les inviter à diner, ainsi qu’un autre couple, Randy et Leslie.. Et les problèmes vont commencer
http://www.youtube.com/v/25e0xgdGZ3k&hl=fr_FR&fs=1&
House est l’adaptation du roman de Ted Dekker1 et Frank Peretti, sorti en 2006. House est un film d’horreur à effet, flirtant entre les forces maléfiques, l’univers de Saw et le « cheapesque » le plus total. En effet, chacun des protagonistes qui s’est retrouvé dans cette maison va revivre ses peurs, et le couple de héros, nos chers protagonistes, ne vont pas y échapper puisqu’ils ont subi un drame qui les amènent ainsi à divorcer. C’est à travers de choc psychologique que prendra place l’action puisque la sympathie se créa pour les deux personnages.
Mais House est bien trop cheap. Le budget, dérisoire, et la mise en scène, beaucoup trop Saw Style (les pièges sont aussi poisseux que ceux de la saga, ce qui montre en effet également que cette saga a bien été suivie par les réalisateurs américain), ce qui nous fait dire qu’il est dur aujourd’hui de faire de l’horreur épouavante sans références récentes.
Si l’idée est intéressante, si les personnages peuvent l’être, par leur background, la mise en scène et le peu de budget accordée à House font de ce dernier un film tout à fait dispensable, pour peu que l’on ne soit pas vraiment habitué aux films d’horreur. Dans le cas contraire, ce film est fait pour vous.
- auteur également de Showdown, Saint et Sinner, qui se déroule dans le même endroit que House. [↩]






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