lundi 30 mars 2009

Southland Tales de Richard Kelly

"This is the way the world ends. This is the way the world ends. This is the way the world ends. Not with a bang but a whimper". Voilà une des phrases clés du film de Southland Tales de Richard Kelly, le réalisateur culte de Donnie Darko, qui est une reprise du poème de T.S. Eliot, "Les Hommes creux" (The Hollow Men) de 1925 dans une version humoristique puisque dans ce film c'est dans un Bang que le monde va se terminer. Complètement décalé, volontairement incompréhensible, le film n'a pas été distribué en salle après son plantage au festival de Cannes. S'il est vrai qu'il est particulièrement difficile d'approche, Southland Tales est pourtant un film à part, avec un esprit décalé et underground propre à en faire un film culte, s'il ne l'est déjà pas pour certains.

États-Unis, Californie, 2008. Une attaque nucléaire a précipité l'Amérique dans la troisième Guerre Mondiale. Face à la pénurie de carburant, la compagnie US-IDent élabore un générateur d'énergie inépuisable en se servant de la force des océans, qui altère la réalité et va bouleverser les vies de l'acteur Boxer Santaros (Dwayne Johnson "The Rock"), de l'ex-star du X, Krysta Now (Sarah Michelle Gellar), et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner (Seann William Scott), dont le destin se confond avec celui de l'humanité toute entière...

This is...

Southland Tales - Trailer - 2006

Southland Tales de Richard Kelly, dont la seule réalisation est pour le moment Donnie Darko (en attendant The Box qui devrait sortir à la fin de l'année), est une oeuvre complètement décalée, où le second degré semble être le maître mot. Dans un univers futuriste aux connotation très actuelle (la recherche d'une énergie renouvelable à l'infini pour sauver l'humanité), le destin du monde semble se jouer avec des vrais marginaux un poil loseurs. Entre des actrices X, des lesbiennes, des acteurs de série B, des flics ou encore des geeks, tout est réuni pour que

Tout comme Donnie DarkoSouthland Tales  explore les thèmes chers au réalisateurs, à savoir la rupture de l'espace temps, puisque dès les premières minutes, on se retrouve dans une espace de faille spatio-temporelle, qui mettra le monde à mal. Dans ce décor sombre, presque apocalyptique, Kelly signe une oeuvre complètement à part, faite de musique electro (signée Moby), de danses, d'esprit kitch, du poids des médias ou encore de la passion du réalisateur pour les films X  (le terme de "club" fait d'ailleurs référence à celui du désormais ultra célèbre Club Jenna, du prénom de l'actrice X, Jenna Jameson, la première actrice à avoir autant monétiser son nom de scène).

Le choix des acteurs n'est d'ailleurs pas anodin. C'est ici des acteurs de secondes zones, qui se sont plus illustrés dans des films de genre, des comédies bien américaines ou encore des films d'actions du fond du panier, que cela soit Sarah Michelle GellarDwayne Johnson, Seann William Scott, notre Christopher Lambert national ou bien encore le réalisateur culte de Clercs, Kevin Smith (qui a également scénarisé des comics comme Daredevil).

D'ailleurs, il flotte comme un parfum de comics à travers ce film. Ce qui n'est pas étonnant puisque Southland Tales est en fait la seconde partie d'une oeuvre dont la première est composée d'une série de comics. C'est d'ailleurs pour cela que ce film est assez incompréhensible à la première vision, notamment l'histoire des vrais/faux jumeaux ou encore le tout début du film, lorsque l'acteur Boxer Santaros se retrouve dans le désert.

Ainsi, Southland Tales est une oeuvre unique, très second degré sous fond de science fiction. Un rythme lent qui pourrait ennuyer plus d'un, avec une répétition de phrases qui pourrait devenir cultes et une mise en scène relativement agréable comme le plan séquence où l'on suit Serpentine, interprétée par l'actrice asiatique Bai Ling, est d'une réelle beauté. Un film à découvrir et à voir. Enfin, à revoir pour peu que l'on ne soit pas familier avec les failles temporelles et un univers relativement à part.. celui de Richard Kelly. Etes-vous prêt pour la fin du monde ?

Et comme le dira si bien Dwayne Johnson dans Southland Tales  : "I'm a pimp, and pimps don't commit suicide".

Southland Tales de Richard Kelly | Scénario de Richard Kelly | Photographie de Steven Poster | Musique de Moby | Avec Seann William Scott (Roland Taverner / Ronald Taverner), Justin Timberlake (Private Pilot Abilene), Sarah Michelle Gellar (Krysta Kapowski / Krysta Now), Dwayne Johnson "The Rock"(Boxer Santaros / Jericho Cane), Christopher Lambert (Walter Mung), Curtis Armstrong (Dr. Soberin Exx), Bai Ling (Serpentine), Kevin Smith (Simon Theory), Beth Grant (Dr. Inga Von Westphalen / Marion Card) | États-Unis, 2006, 145 min, 160 min (pour le festival de Cannes) | DVD édité par Wildside.

jeudi 26 mars 2009

Les 3 royaumes (Chi bi) de John Woo

John Woo, de retour au pays, signe avec Les 3 royaumes son film historique, comme c'est la mode actuellement pour les principaux réalisateurs chinois. On ne sait pas si c'est la condition sine qua non pour retourner en Chine, mais en tout cas, entre Kingdom of War et Les Seigneurs de la Guerre, le film historique à la gloire de la Chine à le vent en poupe...

En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux Premier ministre Cao Cao rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l'oncle de l'empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance.


Les 3 royaumes - Trailer - 2008

Furieux d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une force de 800 000 soldats et 2 000 bateaux pour les écraser. L'armée campe dans la Forêt du Corbeau, de l'autre côté du fleuve Yangtze qui borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Face à l'écrasante supériorité logistique de Cao Cao, le combat semble joué d'avance, mais Zhou Yu et Zhuge Liang ne sont pas décidés à se laisser faire...
Dans un déluge de puissance et de génie tactique, la bataille de la Falaise Rouge va rester comme la plus célèbre de l'Histoire et changer le destin de la Chine pour toujours.

Après une petite pause, Woo est revenu dans son pays, qu'il avait quitté il y a de cela quelques années pour tenter l'aventure aux Etats-Unis, plus ou moins couronnée de succès selon le point de vue. Et on peut dire qu'avec les 3 Royaumes, il n'a pas perdu la main, bien au contraire.

Ses thèmes de prédilections lui sont toujours aussi cher: Les colombes (ou les pigeons, cf le film JCVD sont toujours de la partie, même si elles servent à quelque chose, à moins que ça soit un autre animal), c'est toujours une histoire d'amitié bien virile (un peu trop d'ailleurs, les personnages principaux ne couchent pas ensemble, mais ça nous étonnerait à moitié) et bien entendu, une histoire plus ou moins épique. Les ingrédients de son cinéma sont là, toujours aussi spectaculaire et grandiose. Disons qu'entre Kingdom of War, qui essaye désespérément de jouer dans la même cour et Les 3 royaumes, il n'y a pas photo. Les scènes de bataille sont magistrales, il y a toujours les gentils contre le méchant pas beau (c'est souvent, dans les films historique chinois, le Premier Ministre ou le chancelier selon la traduction, qui est le vil personnage de l'histoire alors que l'empereur est toujours super cool... ). Les gentils s'en sortiront après de très longues batailles. Bref, c'est du pur John Woo, qu'on aime ou qu'on déteste...

Parce que oui, ce film n'est pas très original et sur le plan formel, même s'il y a de bonnes idées, difficile de bien bien s'identifier comme par exemple dans Hard Boiled où on en est en plein dedans du début à la fin. Ici, le genre historique est toujours un genre difficile, d'autant plus que nous sommes à une époque où ce sont plus des armées de milliers d'hommes qui se mettent sur la gueule que de preux chevaliers. Mais question Art de la guerre, ça se pose bien là.

Les 3 Royaumes, sans être renversant, est un film qui se regarde sans problème, pour peu que l'épique et les thèmes de Woo ne vous fassent pas fuir.


Les 3 royaumes (Chi bi) de John Woo, sur un scénario de John Woo, Khan Chan, Kuo Chang et Sheng Heyu, photographie de Yue Lu et Zhang Li, musique de Tarô Iwashiro.

Avec Tony Leung Chiu Wai (Zhou Yu), Takeshi Kaneshiro (Zhuge Liang), Zhang Fengyi (Cao Cao), Chang Chen (Sun Quan), Zhao Wei (Sun Shangxiang), Hu Jun (Zhao Yun / Zhao Zilong)
Chine, Action, Historique, 145 min.,2008

Distribué par Metropolitan FilmExport

mercredi 25 mars 2009

Duplicity de Tony Gilroy

Après Michael Clayton, Tony Gilroy, scénariste de son état (les Jason Bourne dont La Mort dans la peau, Armageddon...) repasse derrière la caméra pour réaliser le film d'espionnage Duplicity, avec Julia Roberts et Clive Owen dont on ne se passe plus dans le septième art depuis Les fils de l'Homme.

L'officier de la CIA Claire Stenwick (Julia Roberts) et l'agent des services secrets britanniques Ray Koval (Clive Owen) ont quitté leurs fonctions gouvernementales pour le monde bien plus lucratif des affaires où une véritable guerre froide sévit entre deux multinationales. Leur mission ? Obtenir le premier la formule d'un produit qui rapportera une fortune à son entreprise mère et écrasera la concurrence.


Duplicity - Trailer - 2009

Pour leurs employeurs, le titan des affaires Howard Tully (interpreté par Tom Wilkinson) et l'arrogant chef d'entreprise Dick Garsik (Paul Giamatti), rien n'est hors limite. À mesure que les enjeux s'élèvent, que le mystère s'épaissit et que les coups deviennent de plus en plus sournois, le secret le plus complexe à élucider s'avère être l'attraction grandissante que Claire et Ray ressentent l'un pour l'autre. Alors qu'ils essaient de toujours garder une longueur d'avance, ces deux carriéristes solitaires trouvent leurs plans compromis par la seule donnée qu'ils ne parviennent pas à contrôler : l'amour.

Ne vous y trompez pas, le pitch de merde sur l'amour est en fait un pis aller. C'est finalement l'espionnage industriel qui est au centre de ce film, dont le twist final est d'ailleurs assez intéressant mais prévisible si on a l'habitude. Je me suis laissé prendre donc il y a de grandes choses que ça soit le cas pour d'autres.

Duplicity vaut également pour le duo Roberts/Owen qui décidément enchaine les films et les actrices à son bras. Après Watts, voilà donc madame un film par an qui lui tient la réplique dans ce jeu de dupe où tous les coups sont permis. L'histoire est basée sur la non confiance à tous les étages et ceux-ci entretiennent d'ailleurs des rapports ambigus à mesure que l'action avance. De la séduction à l'échauffadage d'un plan génial pour finir sa vie au soleil, les deux acteurs s'en donnent à cœur joie dans leurs échanges. Les flashback successifs sont d'ailleurs là pour bien appuyer le propos.

Duplicity est une incursion plus détendue pour Tony Gilroy, aux antipodes de son Michael Clayton où le réalisateur retrouve Tom Wilkinson l'acteur anglais célèbre pour ses nombreux roles dans des plus ou moins grosses productions (Dark Knight, Valkyrie, pour ne citer que les plus récents) ou des productions plus mineures (comme RocknRolla). C'est d'ailleurs lui et Giamatti qui campent le second duo d'acteurs, en à faisant des tonnes. Mais ce dernier est bien plus fun que le premier. Car oui, Roberts commence à devenir fatiguante, il faut bien le reconnaitre. Sa façon de jouer n'a pas bouger d'un poil et malgré ses quelques apparitions ces dernières années, on ne peut pas vraiment dire qu'elle nous ait beaucoup manqué. Oui, c'est moche, mais la vie est moche.

Sans être un film révolutionnaire, Duplicity fera passer un petit moment, entre deux autres bons films. Enfin, entre deux films de série B, parce qu'il faut pas déconner non plus, s'il y avait autant de bons films, je passerai pas mon temps à parler des moyens et des mauvais.

Duplicity de Tony Gilroy |  Scénario de Tony Gilroy | Photographie de Robert Elswit | Musique de James Newton Howard | Avec Julia Roberts (Claire Stenwick), Clive Owen (Ray Koval), Tom Wilkinson (Howard Tully), Paul Giamatti (Dick Garsik), Carrie Preston (Barbara Boffered), Thomas McCarthy, Wayne Duvall, Christopher Denham, Rick Worthy, Kathleen Chalfant | États-Unis | 2009 | 122 min. | Comedie.

vendredi 20 mars 2009

The Chaser (Chugyeogja) de Na Hong-jin

Incisif rapide, nerveux… les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier The Chaser (Chugyeogja en langue originale) du réalisateur Na Hong-jin (dont c'est le premier film), la nouvelle bombe venue de Corée, avec sa photographie poisseuse et son ambiance réaliste et froide, à la manière du désormais classique Seven. Dans la lignée du polar noir américain des années 50, dont il en est le digne successeur, The Chaser mérite assurément toutes les louages qu’on a déjà faites sur lui et plus encore, si cela est possible. A voir et à revoir, pour les amateurs du genre.

Ainsi, dans The Chaser, on nous narre l’histoire de Joong-ho Eom (Kim Yoon-seok), ancien flic devenu proxénète sans grand succès, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du tueur.


The Chaser - trailer - 2009

Un véritable polar se doit d’avoir des personnages ambiguës et ici, c’est littéralement le cas. Celui incarné par Kim Yoon-seok n’est donc pas un gentil monsieur propre sur lui puisque c’est un max. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir une certaine sensibilité, malgré ses histoires d’argents et de chercher la vérité. En ce sens, le film de Na Hong-jin ne cherche pas à dresser un portrait tout blanc tout noir mais à la limite du gris, comme la vie.

Si The Chaser se démarque, c’est parce que l’ambiance y est froide et très pertinente, si tant est que l’on puisse qualifier de cette manière un film. En effet, la recherche, la poursuite du suspect en est vraiment une et on se perd autant que le héros à tenter de résoudre les meurtres d’un serial killer un peu particulier, comme on le verra à la fin.

Sans trop en dévoiler, pour ne pas éviter de frustrer le spectateur et pour laisser planer le doute, on peut simplement dire que, pour le moment, The Chaser est l’un des meilleurs films de cette année 2009. Il renouvelle un peu le genre, tout en s’y conformant et il est furieusement actuel, attachant, prenant, halletant pour mériter ces éloges. Pour son premier film, Na Hong-jin signe un très bon film.

The Chaser (Chugyeogja) de Na Hong-jin | Scénario de Na Hong-jin | Photographie de Lee Sung-je et Lee Mi-bog | Musique de Choi Yong-rock et Kim Jun-seok | Avec Kim Yoon-seok, Ha Jeong-woo, Yeong-hie Seo, In-gi Jung, Hyo-ju Park | Corée du sud | 2007 | 123 min. | Action, Policier | Distribué par Haut et Court

lundi 16 mars 2009

A History of Violence de David Cronenberg

A History of Violence est un film de David Cronenberg, adaptation de l'oeuvre de John Wagner et Vince Locke. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais pas mal de réalisateurs ont la une bonne idée de faire un film plus conventionnel cette année, plus accessible grand public (même si celui-ci est un peu... décalé pour ce public). Il y a eu Woody, Tim, Clint, (enfin lui, c'est plutôt l'appel des Oscar qu'il vise maintenant.. besoin de reconnaissance peut-être, à moins que cela soit la profession qui a besoin de lui décerner des récompensés à foison) et maintenant donc David, loin des Crash, Videodrome et autre Exitenz.

A History of Violence a donc, comme son titre l'indique, comme thème principal la violence (remarquez, ça serait sur le sexe, il y a de grandes chance que le titre aurait été A History of sex) et va nous faire vivre le quotidien d'un restaurateur (enfin le mot est gros vu qu'il tient un bouik bouik en pleine cambrousse américaine où trois agriculteurs et deux pèquenots s'arrêtent) qui un beau jour doit réagir à une attaque en main armée contre ses employé en tuant les deux bons hommes qui ont osé "foutre le boxon".

Et l'histoire d'A History of Violence démarre maintenant. Le quotidien de la famille typiquement "american way of life " (le mari, la femme aimante, avocate, le fiston zen..) va basculer dans un autre monde dans la mesure où ce cher père tranquille (joué par Viggo Mortensen, que l'on ne présente plus) n'est pas vraiment ce qu'il laisse paraître.

Le sieur Cronenberg s'est "gentiment calmé", mais il faut dire que ces films sont carrément difficiles d'accès pour le commun des mortels, en bon canadien qu'il l'est mais faut dire que sa vision de la vie peut en dépayser plus un . Il donne ici une vision assez personnelle de la violence, en nous montrant qu'un coup de poing peut tuer, qu'une arme à feu fait bien mal et aussi que quand on te tire dessus, il a plein de sang partout. Bref, un grand moment de violence. Et de sexe aussi. Maria Bello (Urgences, Payback, et le remake Asssaut sur le central 13), joue à merveille les pom pom girl pour réanimer la sexualité de son mari qui a l'air de patauger dans la semoule..

Bon voila pour ce que qu'il y a dire. Maintenant passons à ce qui est vraiment intéressant dans A History of Violence. son coté décalé, un peu déjanté, sa façon d'avoir un regard condescend avec les personnages, ce film est tout à cela à la fois. On peut même dire que c'est un exercice de dans un genre complètement formaté, qui permet au réal de s''amuser avec ses personnages en montrant que leur "coté obscur" et surtout les réactions que l'on peut avoir avec les choses.

Le problème c'est que toute cette violence est parfaitement justifiée dans ce film, ce qui peut donner un coté malsain à la chose. Sans rentrer dans un débat sans fond, on peut même dire que si on était à la place des protagonistes, on aurait réagit pareil, on tuerait gentiment les gens qui nous ennuient et menacent littéralement notre existence. Cela peut faire froid dans le dos mais c'est aussi très jouissif. Comme la scène de la pom pom girl qui n'a pas vraiment un coté glamour comme on le voit trop souvent dans les films Pop Corn (enfin quand y a une, mais il faut dire que les films inspirés de Basic Instinct ne font plus recette...), c'est même le coté, ça sent le vécu qui fait bien rire. Une mention spécial pour Ed Harris, impeccable dans le rôle du Bad Guy de service.



A History of Violence de David Cronenberg | Scénario de Josh Olson d'après l'oeuvre de John Wagner et Vince Locke | Photographie de Peter Suschitzky | Musique d'Howard Shore | Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, William Hurt, Ashton Holmes, Greg Bryk, Stephen McHattie, Peter MacNeill, Bill MacDonald, Aidan Devine | Etats-Unis | 2004 | 95 min. | Thriller | Distribué par Metropolitan FilmExport

jeudi 12 mars 2009

L'enquête - The International de Tom Tykwer

The International flirte dans le thriller bancaire et les aspects obscurs que peuvent entretenir certaines banques avec le blanchiment d'argent et le financement d'opérations complètement illégale. Tom Tykwer nous livre ici un thriller solide, sans pour autant rester qu'il reste graver dans les mémoires.


Sous des dehors respectables, l'International Bank of Business and Credit est une multinationale de la finance spécialisée dans le blanchiment d'argent et le financement d'opérations illégales.
Face à elle, Louis Salinger (Clive Owen), un agent d'Interpol, et Eleanor Whitman (Naomi Watts), le district attorney adjoint de Manhattan, sont déterminés à mettre fin à ses activités illicites. En effet, ils sont prêts à tout pour que la justice règle son compte à cette organisation tentaculaire et intouchable, mais pour y parvenir, ils vont eux aussi devoir agir au-delà des lois et lutter contre leur hiérarchie...

D'un bout du monde à l'autre, contre tous les dangers, Eleanor et Louis se lancent dans une partie à haut risque dont ils ne maîtrisent pas les règles. Une chose est certaine : ce jeu dans lequel leur redoutable ennemi contrôle tout et tout le monde ne s'arrêtera que lorsque l'un des adversaires sera à terre...


The International - Trailer - 2009

The International est intéressant puisqu'il y a deux, trois plans à Lyon, dans le Quartier de la Croix Rousse. Et comme Interpole est basé à Lyon, il fallait forcément un lien avec cette ville. Blague à part, L'enquête est un thriller solide sous fond de combine banquière qui se laisse bien regarder. Même si le propos, comme celui sur l'industrie pharmaceutique ou les grands groupes pétro chimiques, tournent un peu toujours en rond : tel une hydre, si tu coupes un membre, le reste repoussera aussi tôt, la nature n'aimant pas le vide et dans le cas de ce film, les banques sont un mal nécessaire pour stabiliser le monde.

Cette histoire prend d'ailleurs une profondeur particulière depuis la crise boursière, même si le postulat du film n'est pas vraiment lié avec la folie des traders de la fin de l'année 2008. Tout au plus pouvons nous voir dans le propos une petite critique voilée de ce système, sans pour autant le remettre en cause.

Clive Owen fait bien le boulot, même si je suis plus fan de ces rôles dans Sin City ou Shoot them up. Mais il est vrai que ce n'est pas avec ce genre de film que l'on acquière une stature pour avoir de vrais bons rôles au cinéma. Il est assez crédible dans celui-là, surfant sur la même vague que celui interprété dans les fils de l'homme. De son coté Naomi Watts est impeccable, mais il est rare qu'elle ne le soit pas, hormis dans le remake américain du film néerlandais L'ascenseur où l'a plus prise pour son physique que pour son jeu de comédien.

The international est donc un bon thriller, campé par de bons acteurs, même si l'ensemble manque un peu de percussion par moment et flirtant un peu du coté de Jason Bourne de l'autre. Mais le sujet l'emporte sur la technique?


L'enquête - The international (The International) de Tom Tykwer, scénario d'Eric Singer, photographie deFrank Griebe , musique de Reinhold Heil, Johnny Klimek et Tom Tykwer.
Avec Clive Owen (Louis Salinger), Naomi Watts (Eleanor Whitman), Armin Mueller-Stahl (Wilhelm Wexler), Ulrich Thomsen (Jonas Skarssen), Jack McGee (le Détective Bernie Ward)
Film américain, allemand, 118min, 2009.
Distribué par Sony Pictures Releasing France

mercredi 11 mars 2009

Opapatika de Thanakorn Pongsuwan

Opapatika est pour le moins original dans le paysage cinématographique. Issu d'un pays qui commence progressivement à émerger ces temps ci, ce long métrage est pourtant loin d'être une réussite, malgré des effets spéciaux dignes de ce nom. La faute à une intrigue pour le moins bordélique et à une absence de réel suspense...

Suite à un évènement tragique survenu dans sa vie d'alors, un suicide le jeune Jirat (Somchai Kemglad) est devenu un Opapatika, un être doué de pouvoirs surnaturels avec une contre -partie. Désormais immortel, il va tout faire pour mettre fin à cette errance éternelle qui est trop lourde à porter.


Opapatika - Trailer - 2007

Opapatika est un film de super héros maudit. En effet, selon une légende, les gens qui se suicident peuvent devenir des Opapatika et c'est ce qui arrive au héros principal. Ils ont chacun pouvoir spécifique (immortalité, télépathie, dédoublement, visée améliorée, ect, ect). Pour le reste, je n'ai rien compris. C'est en effet un film très bordélique, où pleins de gens se tapent dessus, les humains (et on ne sait pas du tout pourquoi) contre ces fameux Opapatika. Ca tatane donc dur pendant les presques deux heures du film et j'avoue que j'ai arrêté de compter les morts au bout de la première heure, tellement je m'ennuyais.

Sur le plan technique,c 'est assez bien foutu, pour sûr. Les Thailandais n'ont pas grand chose à envier à leurs voisins et Thanakorn Pongsuwan fait bien le métier. Sauf qu'il devrait aller s'acheter un scénariste pour découper ses scènes et donner une certaine cohérences à son histoire parce qu'on ne peut pas dire que ça soit bien réussi.

Il y a bien deux ou trois trucs originaux, comme l'utilisation de la voix off qui vient nous conter, beaucoup au début et un peu moins par la suite les origines de ses étranges personnes maudites et leurs influences sur le monde des vivants. S'ils sont imbattables ou presque par les humains, ils n'hésitent pas à s'entre déchirer entre eux.

Voilà, pour le reste, il faut vraiment avoir du temps à perdre. C'est trop long, trop bordélique, trop confus, trop too much, ect, ect...

Opapatika de Thanakorn Pongsuwan sur un scénario de Thanakorn Pongsuwan
avec Somchai Kemglad (Jirat), Shahkrit Yamnarm (Paison), Leo Putt (Taesit), Athip Nana
Film thaïlandais de 2007, genre : action, fantastique
Durée : 1h 50min.

PS: je doit arrêter de voir des films qui ne servent à rien.
PS : les photos du film  Opapatika sont par contre très jolies, je trouve.
 

Ça dépend des jours

Membres

© 2007-2010 Ça dépend des jours | Thème BeMagazine | Designed by Blogger Template