mardi 28 avril 2009

OSS 117: Rio ne repond plus


Je me suis fait tanné pour voir OSS 117 : Rio ne répond plus de Michel Hazanavicius par ma copine. Et je me demande encore ce que je suis allé voir. Un pseudo hommage aux films des années 60? De l'humour que je croyais enterré depuis longtemps ?

Une chose est sûre, tout le monde était assez plié en deux dans la salle. Le charme a pas dû opérer chez moi. J'ai trouvé ce pauvre Dujardin assez fade (oué, je suis un fan de Brice de Nice, que voulez-vous mes braves amis).

Déjà, je crois qu'il vaut mieux se taper les originaux des années 60 que cette poussive suite dont ou se fout assez épérdument. Le rythme est trop lent et les gags ne s'enchainent pas assez vite. Surtout que les revival Joke sont plus lourdes que réellement désopilantes.

Bref, j'irai me poiler sur un autre film. Juste que Louise Monot est fortement sympathique, pour pas dire autre chose.

lundi 27 avril 2009

Dans la Brume électrique de Bertrand Tavernier


Un conseil: ne vous fiez pas du tout à la Bande Annonce qui est épileptique, traitée comme un polar classique à faire sursauter l'adolescent de base, Dans La Brume électrique est un film au rythme lent, où la Louisiane et sa brume constituent les personnages principaux. Tout l'inverse des productions américaines à la chaine pour cette nouvelle adaptation de l'oeuvre de James Lee Burke.

New Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux (Tommy Lee Jones) est sur les traces d'un tueur en série qui s'attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d'un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d'Elrod Sykes (Peter Sarsgaard).

La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni ((John Goodman)). Elrod raconte à Dave qu'il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d'un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave...


Dans la Brume electrique - trailer - 2009

Cette rencontre entre Bertrand Tavernier et Tommy Lee Jones est une vraie rencontre de cinéma. ce rêve américain est tout à fait à propos pour une région qui a connu une catastrophe (de plus?). Ce polar classique a une mise en scène de toute beauté et ravira tous ceux qui aiment le cinéma. L'onirisme côtoie le réel avec une belle et jolie force. Le casting est très soigné, avec des personnages secondaires campant leur rôle plus que correctement, et c'est un plaisir de revoir de bon vieux John Goodman dans un rôle de bad guy.

Les personnages sont comme envoutés par le climat général qui se dégage de l'ensemble. Pour les autres, ceux qui ont besoin de frissonner, qui veulent tout comprendre en 30 secondes chrono, il vaut mieux passer votre chemin, Dans la brume électrique n'est pas fait pour vous. Il faut vouloir et aimer se plonger dans un film pour apprécier celui-là, puisqu'il est difficile formaté comme la kyrielle de productions made in America que nous avons chaque année.

Dans la brume électrique (In the Electric Mist) de Bertrand Tavernier | Scénario de Mary Olson et Jerzy Kromolowski d'après l'oeuvre de James Lee Burke | Photographie de Bruno De Keyzer | Musique de Marco Beltrami | Avec Tommy Lee Jones, John Goodman, Peter Sarsgaard, Mary Steenburgen, Kelly MacDonald, Justina Machado, Ned Beatty, James Gammon, Pruitt Taylor Vince, Levon Helm, Buddy Guy | France et Etats-Unis | 117 min. | 2008 | Policier | Distribué par TFM Distribution.

dimanche 26 avril 2009

17 ans encore de Burr Steers

17 ans encore reprend le canevas de Big, le film qui a révélé Tom Hanks il y a de cela 25 ans mais à l’envers. En effet, si dans ce dernier cité, c’était un adolescent qui voulait grandir pour ne plus être un « petit », dans le film de Burr Steers, c’est un adulte qui souhaiterai tout changer, puisqu’il n’est pas heureux dans sa vie et revenir à la période du lycée. Là où pour lui, tout a changé. Bien entendu, ce film est surtout là pour faire la part belle à la coqueluche d’un certain public, Zac Efron (qui manque cruellement de charisme) et c’est un peu ennuyeux en soi, surtout qu’il est sensé porté le film sur ses épaules, plus que Matthew Perry, qui n’a, finalement que quelques scènes.

Mike O'Donnell (Matthew Perry), un homme de 37 ans, trouve sa vie ennuyeuse et pathétique. Il se sépare de sa femme et vit avec son meilleur ami. Ses enfants le considèrent comme un looser. "Si seulement on avait droit à une seconde chance ?" Et il ne croyait pas si bien dire ! Son voeu va être exaucé.

Le lendemain matin, Mike découvre qu'il a à nouveau 17 ans (et est donc incarné par Zac Efron). Bien décidé à réparer ses erreurs personnelles, il s'inscrit au lycée pour aider ses enfants. Mike s'aperçoit vite que sa fille est beaucoup moins sage qu'elle ne parait et que son fils, Alex, est le bouc-émissaire de l'athlète de l'école. Son adolescence était bien différente de celle d'aujourd'hui et il va le découvrir peu à peu


17 ans encore - trailer - 2009

Le postulat de départ de 17 ans encore n’est pas mauvais. En effet, combien d’entre nous souhaiterait tout changer pour revenir en arrière, à l’époque où la vie prend un tournant et refaire les choses que l’on a loupé ? Sur cette idée, le film aurait pu être sympa s’il faisait aussi un bon dans le passé. Mais ce n’est pas le cas. C’est ainsi que le personnage principal revient au lycée, mais à l’époque de ses 37 ans et voit donc ses enfants faire les conneries de leurs ages.

On se doute donc de la morale qui arrive comme un poids lourds en pleine face, nous percutant de tout son poids : vouloir changer les choses, c’est le mal et ça ne sert à rien. Il ne faut jamais rien regretter. Mais quelle imagination, quelle imagination ! Une bonne morale à deux balles donc pour un film qui se contente donc, après l’idée de départ de naviguer en pilotage automatique sur des scènes vues et revues mille fois.

Et c’est donc bien dommage puisque 17 ans encore, malgré l’insupportable Zac Efron, aurait pû être autre chose qu’un film simplement moralisateur, où un homme aurait pu devenir champion de basket à la place de sa vie pépère. Est-ce qu’il aurait été plus heureux ? Cela aurait pu être le cas. Il aurait été différent. Ni pire, ni mieux. Et c’est peut-être cela qu’il aurait fallu montrer… mais ça, c’est une autre histoire…

17 ans encore (17 Again) de Burr Steers | Scénario de Jason Filardi | Photographie de Tim Suhrstedt | Musique de Rolfe Kent | Avec Zac Efron, Matthew Perry, Leslie Mann, Thomas Lennon, Michelle Trachtenberg, Sterling Knight, Melora Hardin, Brian Doyle-Murray, Allison Miller, Tyler Steelman | Etats-Unis | 2009 | 100 min. | Comédie | Distribué par Metropolitan FilmExport

samedi 25 avril 2009

Far Cry Warrior d'Uwe Boll

Uwe Boll et les adaptations de Jeux vidéos, c’est une grande histoire d’amour. Pardon, de sous. Après Alone in the Dark, Dungeon siege et autres Bloodrayne, voilà qu’il s’attaque à une autre franchise, Far Cry. Comme je n’ai pas joué à ce jeu, je ne peux pas en dire plus concernant l’adaptation en elle-même. Par contre, niveau cinéma, je peux en dire un peu plus puisque je me suis tapé ce pauvre téléfilm avec Til Schweiger dans le rôle titre et Emmanuelle Vaugier dans celui de la bonnasse. On comprend pourquoi il n’est pas sorti au cinéma…

Ainsi donc, Jack Carver (Til Schweiger), ex officier des forces spéciales est engagé par Valérie (Emmanuelle Vaugier), une journaliste sexy afin d'enquêter sur la présence d'un complexe militaire top secret situé dans une île du pacifique. A peine débarqués, ils sont attaqués par un groupe de mercenaires à la force surhumaine commandé par le Dr Krieger (Udo Kier). Ils vont devoir survivre en échappant à des soldats devenus incontrôlables.


Far Cry Warrior - trailer - 2009

On peine à comprendre comment des acteurs de la stature d’Udo Kier se retrouve à tourner dans des bouses pareilles. Bien sur, sa filmographie n’est pas en elle-même un modèle du genre, vu la cadeance à laquelle le monsieur tourne. Mais toujours est-il qu’on se demande comment il a réussi à se faire convaincre par la bande à Uw Boll, armée de ses deux fidèles scénaristes que sont Michael Roesch et Peter Scheerer pour jouer dans ce Far Cry.

Far Cry Warrior en lui-même ressemble à un pauvre film d’action des années 1980. il y a presqu’une unité de lieux, de temps et surtout d’action. Ils ont du chercher longtemps avant de trouver u pauvre complexe désaffecté, sans compter que les scènes d’actions proprement dites sont terriblement mal fichues. sans compter que ça tente bien de lorgner un peu du coté des Rambo... ou des Van Damme..

On passe sur le scénario, digne d’un pauvre nanar sans le sous, comme sur la direction d’acteurs qui laisse à désirer. Les plans sont terriblement ennuyeux et on passe plus du temps à mater le bateau de fin qu’autre chose. Cette scène de bateau est d’ailleurs assez mythique et vaut à coup sur la vision du film. Non, je plaisante. Rien n’est bon à garder dans Far Cry Warrior, qui se paye en plus le luxe de n’être pas drôle au second degré. Et ça, c’est un crime de lèse majesté.


Far Cry Warrior (Far Cry ) d'Uwe Boll | Scénario de Michael Roesch et Peter Scheerer | Photographie de Mathias Neumann | Musique de Jessica de Rooij | Avec Til Schweiger, Ralf Moeller, Emmanuelle Vaugier, Udo Kier, Michael Pare, Craig Fairbrass, Chris Coppola, Natalia Avelon, Jay Brazeau, Don S. Davis | Allemagne et Canada | 2008 | 91 min. | Aventure et Action

vendredi 24 avril 2009

La Dernière maison sur la gauche (2009) de Dennis Iliadis

La Dernière maison sur la gauche est le remake du célèbre film du même nom qui a fait connaitre Wes Craven au début des années soixante et dix (les 70's quoi!). Comme je n'ai pas vu l'original, mais que l'histoire est très sensiblement la même et si le premier avait fait sensation, pour ne pas dire scandale avec la scène du viol, celui-ci est plus propret, cinéma de genre et d'exploitation oblige, même si certains passages peuvent être durs à voir.

Les Collingwood sont une famille aisée sans histoire. Ils possèdent une maison isolée, sur les berges d'un paisible lac où il se rendent en vacance chaque année. Mari (Sara Paxton), la fille, qui s'ennuie, va rejoindre sa copine Paige (Martha MacIsaac) en ville où elles croisent la route de Justin (Spencer Treat Clark), un gentil petit gars en apparence qui leur proposer de fumer un peu d'herbe pour passer le temps dans la chambre de son motel. Et c'est à partir de ce moment là que tout s'enchaine.


La Dernière maison sur la gauche - Trailer - 2009

En effet, Mari et Page se font enlever par un psychopathe évadé, Krug (Garret Dillahunt), sa compagne Sadie (Riki Lindhome), son frère Francis et son fils, Justin. Mari et Page sont tombées dans un cauchemar. Laissée pour morte après avoir été violée par Krug, Mari, par ses qualités de nageuses va s'échapper et tenter de rejoindre la maison de ses parents, John (Tony Goldwyn) et Emma (Monica Potter), qui sont sa dernière chance de survie. Elle se réfugie dans une cachette qu'elle croit sûre, mais la bande l'y retrouve, et le cauchemar reprend de plus belle. Sitôt informés du drame, John et Emma Collingwood vont être prêts à toutes les extrémités pour sauver leur fille. Les tortionnaires de leur fille maudiront à jamais le jour où ils échouèrent dans "La Dernière maison sur la gauche".

La Dernière maison sur la gauche est de facture somme toute classique pour un film d'horreur de ce calibre. On est à mille lieux d'un remuant Martyrs, mais on flippe un peu. Le Bad Guy, Kurg (Dillahunt) fout très bien les jetons, et c'est tout ce qu'on demande. Par contre, certains détails sont assez rapidement énervants dès la seconde partie du film. Une nana qui se prend une belle balle arrive quand même à nager encore quelques kilomètres, on capte pas bien pourquoi les méchants messieurs veulent buter les deux gamines mais lorsqu'ils croisent la famille ne veulent plus que repartir le lendemain, alors qu'ils sont recherchés par la police. C'est assez con, scénaristiquement parlant. Je me demande d'ailleurs si c'est la même chose dans l'original. Soit tu tues personne, soit tu tues tout le monde. Surtout que le Krug fait preuve d'une intelligence machiavelique certaine et accentue d'ailleurs sa pourriture lorsqu'il viole la gamine. Parce que c'est un peu ça l'histoire. Et qu'à l'époque où l'original était sorti, ça avait grandement choqué, d'après ce que je sais.

Iliadis réalise de manière efficace ce thriller horreur revenge. Il fait donc très bien le metier. Surtout que les Revenge recommencent à avoir une certaine côte de l'autre coté de l'antlantique.


La Dernière maison sur la gauche (The Last House on the Left) de Dennis Iliadis, remake de La dernière maison sur la gauche de Wes Craven (1972), scénario de Carl Ellsworth et Adam Alleca, photographie de Sharone Meir, musique de John Murphy, produit par Marianne Maddalena, Wes Craven et Sean S. Cunningham.
Avec Monica Potter (Emma Collingwood), Sara Paxton (Mari Collingwood), Tony Goldwyn (John Collingwood), Garret Dillahunt (Krug), Riki Lindhome (Sadie), Spencer Treat Clark (Justin), Martha MacIsaac (Page).
Film américain, Épouvante-horreur, 100min., 2009, Interdit aux moins de 16 ans
Distribué par Universal Pictures International France
Sortie en DVD le 20 octobre 2009.

mercredi 22 avril 2009

Kraken : le Monstre des profondeurs

La Jacquette de Kraken : le Monstre des profondeurs. Il n'y a que ça. C'est un peu comme celles des films X. Les jacquettes sont toujours belles. Les films toujours moins (sauf pour satisfaire ses petits besoins). C'est donc de la malédiction des films de cul qu'est atteint ce pauvre Kraken: moche, mal joué, mal interprété, mal éclairé, sans budget et sans scénario qiu tient débout. Je vous aurais prévenu...


Une équipe de recherche dirigée par une archéologue fouille les fonds marins, inspectant les épaves de nombreux navires afin de mettre la main sur un trésor légendaire (et que l'on dit gardé par la monstrueuse créature). Ray, un photographe propose de les aider, ce dernier profitant de l'occasion afin de peut-être mettre la main sur la créature gigantesque responsable de la mort de ses parents 26 ans auparavant. Après avoir subit une attaque de la pieuvre géante, d'autres problèmes vont se présenter alors qu'une seconde équipe se montre très intéressée par ce mystérieux trésor...


Kraken : le monstre des profondeurs - extraits

Avec Jack Scalia dans le role du gros méchant et deux actrices de la télé (Victoria Pratt et Nicole McKay) dans celui des bimbos déshabillées mais intelligentes (ce qui est un comble), ce Kraken : le Monstre des profondeurs a tout pour lui n'est-ce pas? Une histoire intéressante, des monstres bien faits, des situations originales, rien ne manque à ce film pour en faire un chef d'oeuvre du septième art. Heureusement que tout ce que je viens d'écrire est à prendre en dérision puisque ce téléfilm est tout bonnement mal foutu, long, chiant, sans âme et conventionnel.

Le pauvre Kraken est très mal déssiné et animé. L'histoire ne tient pas debout. Les personnages sont aussi expressifs qu'un calamar géant qui dort. Et je ne parle même pas des situations, dont la fin où après avoir perdus leurs meilleurs amis, les deux personnages principaux, qui se sont mis ensemble, font comme si de rien n'était.

Pure produit pour la télé, on se demande pourquoi ce Kraken : le Monstre des profondeurs est disponible en DVD.... une insulte pour notre porte monnaie. A moins que vos films préférées soient tous des films de mer...

Kraken : le Monstre des profondeurs (Kraken : Tentacles of the Deep) de Tibor Takacs | Scénario de Brian Young, Sean Keller et Nicholas Garland | Photographie de George Campbell | Musique de Rich Walters | Avec Charlie O'Connell, Jack Scalia, Victoria Pratt, Nicole McKay, Elias Toufexis, Christa Campbell, Emy Aneke, Cory Monteith | Etats-Unis | 2006 | 84 min. | Aventure et action |

mardi 21 avril 2009

Spirit Trap de David Smith

Spirit Trap est le premier film de David Smith après avoir été premier assistant réalisateur pour Tooth, un film de 2004. Petit film d'horreur, il ne restera pas dans les mémoires, même si le sujet, les pièges à esprit ou un truc de genre, peut plaire. Reste que l'histoire et les relations entre les personanges est bien trop conventionnelles et a vrai dire, un peu bateau..

L'action de Spirit Trap se situe donc à Londres. Quatre étudiants, Tom, un petit dealer, sa petite amie Adele, l'excentrique Jenny et le sensible Tom, pénètrent dans une vaste demeure en apparence inoccupée.

Ils y rencontrent Tina, une belle et intrigante jeune femme. Lorsque Nick remet en marche une vieille horloge russe, des phénomènes étranges commencent à se produire dans la maison. Des esprits semblent se manifester...


Spirit Trap - trailer - 2005

Dans Spirit Trap, chaque personnage a un fantome dans le placard mais ils sont un trop beaucoup évident. Le film lui-même ne fait que remanier ce qui a été fait auparavant et plusieurs fois en mieux. Le Hauting de Robert Wise doit se retourner dans sa tombe cinématographique tellement le parallèle entre l'original et celui-là est évident et le pompage tout autant.

Le sujet est sympa, la réalisation trop conventionnelle. Les quelques tentavites pour glacer le sang sont vite balayés par une image assez mauvaise et un problèle réel avec l'intrigue.

Les petits actrices sont sympathiques et les petits jeunes ont une belle tête de vainqueur. La musique tente bien de nous emerveiller un peu les sens, horrifiquement parlant. C'est plus un film hommage sur les maisons hantés et les films qui ont marqué le genre. Spirit trap n'est pas plus, pas moins...

Spirit Trap de David Smith | Scénario de Phil O'Shea | Photographie de Nick Sawyer | Musique de Guy Fletcher | Avec Billie Piper, Luke Mably, Sam Troughton, Emma Catherwood, Alsou, Chiké Okonkwo, Ovidiu Matesan, Kitt Smith, Miruna Biranu Chetu | Grande - Bretagne | 2005 | 91 min. | Epouvante-horreur

dimanche 19 avril 2009

Ou pas.

Un peu trop de mots se bousculent dans le bon ordre.
Je reprends :
De trop se bousculent peu un ordre dans le mot bon.
Hein ?

jeudi 16 avril 2009

comunicacióñ.......


"La communication (souvent abrégée en com) est l'action, le fait de communiquer, d'établir une relation avec autrui, de transmettre quelque chose à quelqu'un, l'ensemble des moyens et techniques permettant la diffusion d'un message auprès d'une audience plus ou moins vaste et hétérogène et l'action pour quelqu'un, une entreprise d'informer et de promouvoir son activité auprès du public, d'entretenir son image, par tout procédé médiatique".

Ca, c'est le début de l'article sur Wikipezboub, et il m'a gonflé après le mot "hétérogène", le reste fait 74 pages de blabla complètement stérile présentant les différents mode de communication

En ce moment je travaille dans un bureau super chouette, on est 4 et demi.
On va utiliser les initiales des prénoms pour préserver leur anonymat. On a :
- G. le boss
- F. son assistante
- A. un collaborateur
- Moi, votre serviteur
- P. un consultant aussi gluant et répugnant qu'inutile

il faut savoir que :

G. déteste A.
F. déteste A. et n'aime pas G.
A. déteste les 2
P. est là de temps en temps et est détesté par les 3 ( et par moi du reste ), et inversement

( et le premier qui me répond "Le Colonel Moutarde dans les chiottes avec le samovar", je l'execute)

Moi je suis au milieu, et je passe des journées dignes du Monde du Silence, de Cousteau ( bien que ce monde là est tout sauf silencieux mais on est pas là pour parler exploration sous-marine...quoi que.....bon ça va j'arrete ). Et je commence à péter un cable.

Alors bon on va me baver les rouleaux avec "ouais t'es un psychopathe t'aime personne"......C'est pas faux en meme temps, avec une légere préférence pour les rétroactifs


Néanmoins, malgré ma misanthropie supposée, j'aime parler aux gens ( pas vrai Dextouille ? ), j'aime aussi les écouter, et entendre leurs histoires, échanger des idées, bref....Communiquer.

Depuis que j'ai commencé ce billet pourrave, je recherche ardemment un passage de l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, de Bernard Werber, qui porte bien son nom de "Relatif" du reste, puisque visiblement pas mal de bourdes et de faits non vérifiés s'y trouvent (Bernard, si tu nous regardes...), ceci étant il y a quand meme de vraies histoires, de véritables anecdotes scientifiques et historiques, et c'est là que j'avais lu cette troublante expérience ordonnée par un prince quelconque dans un bled improbable ( quand je vous disais que j'arrivais pas a retrouver l'article ).

Il était venu l'envie de savoir quelle était la langue naturelle des nouveaux-né, car selon lui, ils devaient forcément parler un langage, totalement inconnu des adultes, que l'on effaçait lors de l'apprentissage de la langue maternelle.

Alors pour ce faire, il a pris 3 ou 4 mouta...petits bébés tous roses et joufflus, les a flanqués dans des chambres individuelles, et ordre formel de ne jamais prononcer un traître mot en leur présence sous peine de se faire éplucher la couenne au rabot ( non ça c'est moi qui le rajoute, en fait )

Alors on les nourrissait, on les changeait, on les soignait,on faisait le nécessaire pour leur existence, mais aucune parole échangée ( vous savez, le traditionnel "Ablableugleu" qu'on bave devant un chia...bébé tout beau, en prenant un air de mongo ), ni une caresse ( vous pouvez faire taire le pédophile au fond là ? merci.), ni un calin, rien.

Et bien au bout d'un certain temps, figurez vous que les 3 ou 4 enfants sont.....morts. D'une mort inexplicable vu qu'ils étaient en parfaite santé, correctement nourri, une hygiène nickel ( du moins pour l'époque, il me semble que l'histoire est moyenageuse, donc à replacer dans le contexte )

Ils seraient vraisemblablement morts par manque de communication. Ca parait dingue, c'est vrai, mais l'explication se trouverai dans le cerveau, qui en fait ne se serait absolument pas développé durant toute cette période de croissance, du fait de ne pas communiquer, de ne pas jouer et de ne recevoir aucune attention. Notez que je connais quelques cas qui ont le même souci céphalique alors qu'ils communiquent

Si cette expérience peut sembler cruelle, il ne faut déjà pas oublier que tuer ces gosses n'était vraiment pas prévu, la replacer dans une époque peu au fait de la science, mais surtout il faut lui reconnaitre l'utilité d'avoir mis en avant l'importance de la communication envers autrui comme principe vital.

Alors est-ce que quelqu'un peut me dire, nom de Zeus, pourquoi, à notre époque de merde, où nous disposons d'une palette invraisemblable d'outils prétendument dit "de communication" ( internet, téléphone mobile, email, etc.), il est aussi difficile de communiquer avec l'autre ? Avec son boulanger, son voisin, son percepteur des impots ( non lui c'est normal, c'est pas un etre humain ) ? Avec son ami qui habite a 800 bornes ou 800m ?

On peut pas se trouver de prétextes pour expliquer ça (pourtant, dans "Platoon" il est dit : les prétextes, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a un), pour expliquer cette distance malsaine qui s'est installé entre nos pauvres petites personnes.

De temps en temps, faire péter un large sourire a son buraliste et se fendre d'un "bonjour, comment allez vous ?", ça coute pas grand chose, et ça peut faire du bien

samedi 11 avril 2009

Erreur de la banque en votre faveur de Michel Munz et Gérard Bitton

Avec un titre racoleur qui fait directement référence au Monopoly sans que l'on sache pourquoi lorsqu'on a vu le film, Erreur de la banque en votre faveur est ce qui se fait de pire en comédie française : Deux gros acteurs, un titre accrocheur (donc) et une histoire digne d'un téléfilm, avec en toile de fond une vague critique de la société française. Typiquement un produit, qui s'il n'était pas français, sortirait tout droit en DVD. Mais ce n'est hélas pas le cas et tout est ici tellement évident, tellement conventionnel et sans aucune envie de la part des deux acteurs, Gérard Lanvin et Jean-Pierre Darroussin, que cela en devient presque intéressant... Mais seulement presque..

Ainsi donc, lorsque Julien Foucault, maître d'hôtel de la très vénérable banque d'affaires Berthin-Schwartz, apprend son licenciement, il y voit l'occasion de réaliser son rêve de toujours : ouvrir un restaurant avec son meilleur ami Etienne.

Pourtant, après 17 ans de bons et loyaux services, la banque lui refuse tout appui financier. Julien décide alors de tirer profit des informations confidentielles dont usent ses employeurs, mais ces derniers le prennent en flagrant délit d'initié et décident de lui jouer un tour machiavélique.


Erreur de la banque en votre faveur - trailer - 2009

Les deux réalisateurs n'en sont pas à leur premier coup puisqu’ils avaient déjà réalisé Ah ! si j'étais riche qui avait été l'un des Hold Up de l'année 2002 avec plus d'un million de spectateurs, sans que l'on sache trop pourquoi tellement le film est assez moche à regarder. Retentant le même coup, ils nous resservent cette soupe indigeste mais avec l'effet de surprise en moins. En effet, 7 ans plus tard, la technique a un peu et les comédies aussi. Enfin, un peu, dirons-nous. Ce qui donne à ce Erreur de la banque en votre faveur un bon film de télévision mais surtout pas un film de cinéma.

En effet, la mise en scène est très télévisuelle. Les situations sont très vites plantées et les rapports évidents. Le pire, c'est que les deux compères qui vont monter leurs restaurants y arrive, alors que les financiers qu'ils essayent d'avoir vont se planter. Cela en est presque risible si la crise n'était pas passée par là et que l'on a rien vu venir. Et cela ferait presque de Erreur de la banque en votre faveur un film d'anticipation.

Gérard Lanvin a l'air de se faire chier, autant que dans Envoyés très spéciaux. Jean-Pierre Darroussin tente bien, malgré tout de tirer le film vers le haut. Mais Erreur de la banque en votre faveur est comme Le Cactus, autre film des deux compères Munz et Bitton sans charme et sans style. Il en faut pourtant lorsque l’on veut faire rire le chaland. Mais une chose est sure par contre, c’est que cette œuvre plaira à tous les nostalgiques des comédies françaises des années 1980. Et ça, c’est déjà un bon point pour Wildbunch, le distributeur du film. Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir.

Erreur de la banque en votre faveur de Michel Munz et Gérard Bitton | Scénario de Michel Munz et Gérard Bitton | Photographie de Eric Guichard | Musique de Michel Munz | Avec Gérard Lanvin, Jean-Pierre Darroussin, Barbara Schulz, Jennifer Decker, Philippe Magnan, Scali Delpeyrat, Roger van Hool, Eric Berger, Eric Naggar, Martin Lamotte | France | 2008 | 98 min. | Comédie | Distribué par Wild Bunch Distribution

jeudi 9 avril 2009

Fast and Furious 4 de Justin Lin

Fast and Furious 4 (Fast & Furious), Pièce D'origine poursuit la série amorcée 8 ans en arrière. C'est le même réalisateur que le trois, (Fast & Furious : Tokyo Drift) est aux commandes, Justin Lin (qui a également réalisé Shopping For Fangs en 1997, Annapolis en 2005, et Finishing the Game: The Search for a New Bruce Lee en 2007). On retrouve donc Vin Diesel et Paul Walker dans une nouvelle aventure, après un passage par Tokyo...


Un meurtre oblige Dominic Toretto (Vin Diesel), un ancien taulard en cavale, et l'agent Brian O'Conner à revenir à Los Angeles où leur querelle se rallume. Parce qu'il faut pas les faire chier, quoi. Mais confrontés à un ennemi commun, ils sont contraints de former encore une fois une alliance incertaine et improbable s'ils veulent espérer parvenir à déjouer ses plans.

De l'attaque de convoi aux glissades de précision qui les mèneront hors de leurs propres frontières, les deux hommes trouveront le meilleur moyen de prendre leur revanche : en poussant les limites de ce qui est faisable au volant d'un bolide. Vroum, vroum!!!!

Extrait d'Une des seules scènes bien fun du film :

Fast and Furious 4 - Trailer - 2009

Après l'intermède japonais, un des films les plus fun de ces quelques dernières années (Un mec de 17 piges qui veut faire comme les grands et quitter la ville, des bombasses toute aussi bombasses les une que les autres qui soutiennent ces petits jeunes encore au lycée, c'est que du bonheur en barre pour les fanas de gros nanars), on retrouve la veine du premier, Vin Diesel oblige. C'est-à-dire beaucoup plus sérieux.

Et oui, parce que Vin, il n'est pas là juste pour montrer ses biscottos, il veut du vrai scénario (en même temps, il est beaucoup moins con et tarte que ce qu'on veut lui faire montrer, voyez par exemple, pour les bobos intello reloud du bulbe, ses premiers films, qu'il a lui-même réalisés, super intimistes et super indépendants, que personne n'a vu d'ailleurs). On retrouve donc la confrontation Diesel-Walker là où on l'avait quitter 8 ans plus tôt. Et c'est beaucoup bien réussi, la faute à une intrigue vraiment poussive.

Parce que si les deux bonshommes on fait leur petit bout de chemin dans le film d'action, on ne peut pas dire que Justin Lin soit un réalisateur bien bien inspiré. Hormis la scène du début, qui est bien cool, le reste est d'une platitude à faire peur, puisque déjà fait dans le premier. Et encore, on était assez surpris dans celui-là, puisque si on pouvait s'attendre seulement à des voitures qui font du bruit (mais ça c'est le 3, le Tokyo Drift, un vrai clip Pimp my ride de presque deux heures), il n'en était finalement rien.

Ce Fast and Furious 4  Pièce d'Origine est donc moins fun, moins entrainant, moins bruyant, moins bien réalisé, moins tout quoi. Mais c'est toujours cool de voir des films sur les voitures, qui de toute façon, n'existeront plus dans 10-20 ans, quand on n'aura plus de pétrole et qu'on roulera tous comme des cons dans des voitures électrique ou solaire à 50 km/h maxi pour protéger la faune et la flore et permettre ainsi au dinosaure de revenir sur terre. Et à ce moment, on écrasera une larme, au fin fond de notre grotte humide en revoyant les Taxi, Transporteurs, Fast and Furious, 60 secondes Chrono, Course contre la mort et tous les films sur les voitures qui faisaient plein de bruit, au scénario hyper conventionnel à l'époque et aux bonasses qui avait juste de quoi cacher le minimum... Et on se dire, à ce moment là : Mais putain, c'était vraiment le bon temps!

Mais d'ici là, on peut encore râler dessus, dire que ces films, c'est quand même bien de la merde. Ce qui m'empêchera pas trop de voir le prochain, parce que les voitures qui font vroum vroum, c'est toujours un petit plaisir enfantin dans ce monde décidément trop sérieux.

Fast and Furious 4 (Fast & Furious) de Justin Lin | Scénario de Chris Morgan | Photographie de Amir M. Mokri | Musique de Brian Tyler | Produit Ricardo Del Río, Vin Diesel, Michael Fottrell, Neal H. Moritz | Avec Vin Diesel (Dominic Toretto), Paul Walker (Paul Walker), Jordana Brewster (Mia Toretto), Michelle Rodriguez (Letty), Ortiz (Campos), Laz Alonso (Fenix Rise), Gal Gadot (Gisele Harabo) | Etats-Unis | 2009 | 100 min. | Action

mercredi 8 avril 2009

Safari d'Olivier Baroux

La bonne comédie française que voilà. il y a tout : du rire, de l'action et du suspense. A n'en pas douter la meilleure comédie de l'année. Vous ne me croyez pas? Vous avez raison. C'est plutôt le sentiment de lassitude qui m'anime lorsque je regarde encore une comédie de Merad. Toujours et toujours le meme jeu, fatiguant et sans réelle ambition. Et que dire de son compère barroux, le réalisateur de ce chef d'oeuvre en péril? Que sa mise en scène est plate et vieillotte et qu'elle est simplement dans les clous, sans plus...



Six touristes français ont décidé de découvrir l'Afrique du Sud au cours d'un safari organisé par Richard Dacier. Ils ignorent alors que leur guide n'a pas mis les pieds dans la brousse depuis 30 ans... Et qu'il a peur des animaux !


Safari - Trailer - 2008

Safari permet surtout à des second rôle de se mettre en valeur, comme Omar Sy ou Yannick Noah qui doivent être les deux seuls noirs que les producteurs, directeur de casting ont dû trouver. Ce qui est un peu ennuyeux lorsqu’il s’agit de faire un film sur l’Afrique, ses mystères, ses charmes et ses péripéties.

Mais Safari se traine surtout en longueur. Le canevas de départ est certes, comme souvent d’ailleurs, intéressant mais on tourne très vite en rond à partir d’un momet. La seconde intrigue, venu relever la première s’embourbe littéralement jusqu’à une conclusion finale totalement convenue.

Safari ne restera donc pas dans les annales de la bonne comédie à la française. Le style de Kad et Olivier a totalement disparu ici, sûrement parce que le premier est devenu réellement baknable et que le second a vieilli, trop vieilli. On est loin de leur Pamela Rose et c’est tout le problème ici…

Safari d'Olivier Baroux | Scénario d'Olivier Baroux, Jean-Paul Bathany, Richard Grandpierre et Pascal Plisson | Photographie d'Arnaud Stéfani | Musique de Martin Rappeneau | Avec Kad Merad, Lionel Abelanski, Valérie Benguigui, Frédérique Bel, Guy Lecluyse, David Saracino, Nicolas Marié, Greg Germain, Frédéric Proust, Yannick Noah, Omar Sy |France | 2008 | 106 min. | Comédie , Aventure | Distribué par Pathé Distribution

mercredi 1 avril 2009

Cloverfield de Matt Reeves

L’année 2008 a été marquée par le retour en force de la caméra subjective. Ainsi, Cloverfield, [REC] ou encore le dernier Romero, Diary of the Dead, reprennent ce procédé utilisé partiellement dans Cannibal Holocaust (1981) mais surtout dans Blair wich project . Si les quatre derniers films cités sont à ranger dans la section « horreur », Cloverfield prend le parti de nous présenter autant un film se tournant autant vers la science fiction que le film catastrophe.


L’histoire, comme l’affiche nous l’indique assez clairement, se passe à New York. Une fête est organisée chez Rob pour sa promotion en tant que vice président d’une compagnie, ainsi que son départ vers le Japon. Parmi la quarantaine d’invité, Hub, son meilleur ami est le vidéaste d'un soir chargé d'immortaliser l'événement en recueillant les messages de toutes les personnes présentes. La soirée bat son plein lorsqu'une violente secousse ébranle soudain l'immeuble, plongeant l’immeuble dans le noir pendant quelques secondes. Les invités se précipitent dehors où une foule s'est rassemblée en quelques instants. Une ombre immense se profile dans le ciel, un grondement sourd se fait entendre... et la tête de la Statue de la Liberté s'effondre brutalement sur la chaussée. L'attaque vient de commencer et au petit matin, Manhattan ne sera plus qu'un champ de ruines, puisque le film est un document d’archives retrouvée sur le lieu du carnage.

Cloverfield est un film de Matt Reeves, réalisateur de séries (Felicity) dont les derniers films remontent au Porteur de cercueil et The shock. Son principal fait d’armes est d’avoir été le scénariste de l’excellent The Yard de James Gray. D’ailleurs, ce souci d’écriture se ressent dans Cloverfield, puisque la linéarité de l’action est compensée par une juxtaposition d’éléments vraisemblables, collant au plus près à ce que pourrait donner une attaque de New York. Le brio ici reposant sur la mise en scène, puisque, caméra subjective oblige, il est nécessaire que l’action se déroule avant que la caméra filme. Ce travail, couplé à des scènes spectaculaires (la fameuse scène ou tombe la tête de la statue de la liberté ou bien les passages avec le monstre sont particulièrement réussies) plante.

Cependant, l’histoire en elle-même est un peu trop estampillée série télé US (J.J. Abrams et Matt Reeves oblige ?), façon Beverly Hills. En effet, les personnages sont très stéréotypés (le beau gosse Rob qui part au Japon pour devenir Vice président, la copine tout aussi mignonne, dont les parents possèdent un appartement qui donne sur Central Park, le frère un peu « rebelle », l’ami de toujours au physique classique voire moins imposant et la mystérieuse inconnue, qui le restera). On peut donc reprocher un manque d’attachement avec ces personnages, alors que tout l’intérêt aurait été d’insister autant sur l’aspect spectaculaire de ce film catastrophe de science fiction que sur l’aspect psychologique.

Ceci est d’ailleurs confirmé par le déroulement de l’action qui ressemble d’ailleurs un peu trop à la progression dans un jeu vidéo, c'est-à-dire par niveau (rue – pont – métro – gratte ciel – hélico –central Park). La présentation des personnages s’effectue dans le schéma classique des dix premières minutes : chaque personnage est présenté avec son background et ses interactions avec les autres. Peu d’éléments nouveaux viendront nous permettre d’avoir de l’empathie avec les personnages, comme cela était le cas pour [REC] par exemple, sorti quelques temps après et procédant sur le même schéma. Il est dommage que tout ce pan d’intrigue ne serve au final que des scènes spectaculaires, sans forcément nous permettre une identification plus rapide.

Enfin, l’aspect documentaire amateur, avec un réengistrement de l’attaque sur une journée entre amoureux était une très bonne idée, qu’il aurait plus intéressant d’utiliser de manière parcimonieuses, au lieu de planter le décor d’entrée. De la même manière, le monstre, puisque tout ceci est l’œuvre « d’une grosse bêbête », est trop vite montré, n’insistant pas assez sur un possible aspect paranoïaque (est-ce une attaque terroriste ? Un vieil ennemi des États-Unis ?) sans compter que l’aspect de ce dernier, très bien bossé, est assez grotesque dans ses déplacements et manque un peu de charisme (comme l’aurait pu l’être un Godzilla ou encore les tripodes dans La Guerre des Mondes, véritables machines de guerre à massacrer), même si cela est voulu pour insister sur un thème plus contemporain (les atteintes à l’environnement et leurs dommages collatéraux).

Cloverfield, en prenant le parti de placer l’action du point de vue subjectif, comme un témoignage, place directement le spectateur dans l’action apocalyptique de destruction de New York, en jouant sur le « après 11 septembre ».

L’identification avec les personnages, l’empathie qui doit se créer, ne s’opérant pas systématiquement, il manque à Cloverfield cet élément pour compenser la percussion du bruit et du chaos qui règnent au cours de cette nuit surréaliste. Et c’est ici ce qui manque à ce film pour en faire, non pas seulement un exercice de style, mais un des chefs d’œuvre du XXIe siècle.

A propos de cet article : C'est une version remaniée d'un article sur le film Cloverfield, que j'ai envoyé en vue d'appuyer une candidature pour un webzine.
 

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