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vendredi 31 juillet 2009

Midnight Meat Train de Ryuhei Kitamura

Sorti hier dans les salles, Midnight Meat Train, tiré d'une des œuvres de Clive Baker (scénariste entre autre de la série des Hellraiser et Candyman et qui l'objet d'un véritable culte depuis) est un film d'horreur de Ryuhei Kitamura ( réalisateur, entres autres choses des LoveDeath, Godzilla final wars, Azumi, Aragami, Versus l'ultime guerrier).


Ainsi, le personnage principal, Leon Kaufman (Bradley Cooper, que l'on a vu récemment dans Very bad Trip et que l'on va donc apprendre à mieux connaitre maintenant puisque ce film a connu un bon gros succès des familles) a révélé son talent de photographe à travers des clichés provocants.

Bien décidé à créer l'évènement pour sa prochaine exposition, il est prêt à aller encore plus loin dans l'exploration des aspects les plus sombres de l'humanité, notamment dans l'univers urbain.



Lancé dans une quête obsessionnelle des pires aspects de l'homme, Leon s'intéresse de (trop) près à un tueur en série, Mahogany (Vinnie Jones, le pote à Guy Richie, dont la stature imposante est utilisée à bon escient ici), qui traque les banlieusards prenant le dernier métro pour rentrer chez eux, avant de les tuer avec une sauvagerie inimaginable et inconcevable. La fascination de Leon pour Mahogany va le conduire de plus en plus loin dans les méandres du métro, au cœur même du mal. Sans le vouloir, il va entraîner sa petite amie Maya (Leslie Bibb) avec lui. Chaque ticket est peut-être un aller simple vers la mort.


Si Midnight Meat Train ne brille pas par son originalité folle, l'univers de Clive Baker est néanmoins bien retranscrit et permet une mise en abime soignée des sous terrains urbains. Ce n'est pas tant le suspens qui prime ici que la mise en situation du métro et son univers phantasmagorique, propre à susciter la peur, les craintes et les phobies urbaines. Le final est d'ailleurs très intriguant, véritable descente aux enfers, mais aussi une vision pessimiste de l'humanité.

Le Serial Killer, interprété par Vinnie Jones arrive très très bien à inquiéter et faire peur avec son marteau, et sans effets spéciaux outranciers, la débouche de sang y étant pour quelque chose. Si le film s'essoufle par moment, voire tomber dans le grand n'importe quoi à la fin, l'ambiance, avec une belle photographie, est réussie. Un bon petit film, sans prétention aucune, qui ravira les fans de Baker.

Midnight Meat Train de Ryuhei Kitamura | Scénario de Jeff Buhler d'après l'œuvre de Clive Baker | Photographie de Jonathan Sela et John Smith | Musique de Johannes Kobilke et Robb Williamson | Avec Bradley Cooper (Leon Kauffman), Vinnie Jones (Mahogany), Brooke Shields (Susan Hoff), Leslie Bibb (Maya) | Etats-Unis | 2008 | 85 min. | Distribué par Metropolitan film Export.

jeudi 30 juillet 2009

L'attaque du Metro 123 de Tony Scott

L'attaque du métro 123 de Tony Scott, remake d'un classique du polar urbain de 1974, Les Pirates du métro (réalisé par Joseph Sargent) est sorti dans les salles hier. Filmé comme d'habitude depuis une dizaine d'année de manière Épileptique par un réalisateur cherchant à se démarquer des autres films d'action (Man on fire, Domino ou encore Déja vu), Pelham 123 est typiquement le bon film polardesque thriller de la semaine qui sent bon le passé.

En effet, Walter Garber (Denzel Washington) est un des aiguilleurs du métro à New York. Comme chaque jour, il veille au bon déroulement du trafic, lorsque la rame Pelham 123 s'immobilise sans explication. C'est le début du cauchemar car Ryder (John Travolta) , un criminel aussi intelligent qu'audacieux, a pris en otage la rame et ses passagers. Avec ses trois complices lourdement armés, il menace d'exécuter un par un les voyageurs si une somme de 10 millions de dollars ne lui est pas versée au bout d'une heure. Entre les deux hommes va alors commencer un incroyable bras de fer. Chacun a des atouts, chacun a des secrets, et le face-à-face risque de faire autant de victimes que de dégâts. La course contre la montre est lancée.



Vous l'aurez compris, ce remake est donc un film d'action à suspense. Bon, on se demande bien ce qui a poussé Tony Scott a réaliser ce film, mais on ne doute pas que l'ancrage moderne y est pour quelque chose. On trouve en effet tous les ingrédients du thriller actuel: accès internet, googlisation des noms, mise en scène à la Jason Bourne, la crise financière, Wall Street (bien que ce concept ait été déjà largement abordé dans Die Hard 3) ou encore le terrorisme.

En fait, ce film permet à de nombreux acteurs de se mettre en avant, chacun ayant son petit rôle, de Guzman (le gars qui a joué des seconds rôles chez les plus grands réal actuel), Turturro, qui décidément après Transformers 1 et 2 se plait bien dans les grosses productions. On ne parle évidemment pas de Denzel Washington pour qui ce film est la quatrième collaboration avec un des frères Scott (avant Unstoppable prévu pour l'année prochaine surement). On peut juste dire que comme Travolta, il fait le métier, comme depuis quelques temps et depuis qu'il a reçu son Oscar, sans ferveur ni passion.

Si Pelham 123 n'est pas un grand film, à la morale sauve, bien que le casse aurait eu toutes les chances, contre toute attente de fonctionner, il est assez regardable, surtout si les images de synthèse un peu trop nombreuses vous font vomir (parce que merde, on est obligé d'avoir autant de film d'animation au ciné maintenant? C'est obligé de se taper toutes les merdes pas possibles juste parce que ça fait des entrées et que tu vois, les images, ben elles sont trop belles quoi?). Bref, sans faire dans la dentelle et la logique, ce thriller de la semaine n'est pas mieux ni pire que ce que l'on voit d'habitude. C'est juste qu'on s'en fout un peu. Mais on retournera voir le prochain Tony Scott tout de même.

L'attaque du Metro 123 (The Taking of Pelham 123) de Tony Scott
Avec Denzel Washington (Walter Garber), John Travolta (Ryder), Luis Guzman, John Turturro (Camonetti), James Gandolfini (Le maire de New York).
Film américain, britannique, 105min, 2009

mercredi 29 juillet 2009

Somers Town de Shane Meadows

Dans l'indifférence quasi générale estivale (24 salles) sort Somers Town, le dernier film de Shane Meadows, réalisateur désormais plus connu depuis This is England qui lui a valu un certain succès.


Tout juste sorti de son foyer d'accueil, Tommo (Thomas Turgoose) , age de 16 ans, fuit les Midlands pour se rendre dans la Big City, Londres. Marek (Piotr Jagiello), lui, vit avec son père, un ouvrier du bâtiment polonais porté sur la bouteille. Timide et sensible, le jeune Marek est passionné de photo et se sent mal à l'aise dans l'univers de son père.

La rencontre inopinée de ces deux garçons un peu paumés dans le quartier de Somers Town à Londres les conduira à former une drôle d'alliance.

Les Midlands, un thème cher à Shane Meadows, bien sûr, puisque plusieurs longs métrages lui sont déjà consacré, région désœuvrée et pourtant assez champêtre d'Angleterre. Et surtout le décalage entre cette région et la Capitale de l'Angleterre où tout est bien trop différent.

A première vue, ce film à l'air touchant et rempli de sentiments. Un peu moins de violence comme Dead man's Shoes, par exemple, pour ne citer qu'un autre de ses films, qui est également à voir, surtout en DVD.



Mais 24 salles, ça fait trop léger pour que j'ai une chance de le voir au cinéma.. Et oui, toutes les cinémas de France ont programme Là-Haut, le dernier truc de Pixar sur leurs écrans, disponibles dans 2 voire 3 salles en simultané. Elle est pas belle la vie d'un cinéphile ?

Somers Town de Shane Meadows sur un scénario de Paul Fraser, photographie de Natasha Braier, musique de Gavin Clarke.
Avec Thomas Turgoose (Tomo), Piotr Jagiello (Marek), Perry Benson (Graham), Ireneusz Czop (Mariusz), Kate Dickie (Jane).
Film britannique, 71min, 2008, distribué par Ad Vitam

mardi 28 juillet 2009

Matias Aguayo - Minimal - Koze mix

On vient de me faire parvenir ça, et ce morceau de Matias Aguayo, Minimal, remixé par Koze, se laisse bien écouter.



Cuz that music got no groove / got no balls / no me hace PUMPIN' PUMPIN' PUMPIN' / porque yo quiero bailar / con un ritmo / más nocturno / más profundo / más sensual / ¡BASTA YA DE MINIMAL! (Parce que cette musique n'a pas de groove, pas de couilles, pourquoi ne pas plutôt danser, sur un rythme plus nocturne, plus profond, plus sensuel, ras le bol de la minimal !) voilà en substance le message du garçon.

Et l'original, la teneur du propos est moins incisive que dans l'orignal.


lundi 27 juillet 2009

The Cool T-shirt Three wolf moon


Comme je suis en train de faire du rangement dans mes différents blogs et qu'accessoirement, j'ai un peu moins de temps, voici une reprise d'un petit post qui date un peu, mais qui est un tantinet drôle...

Comment être cool dans la ringatitude? Un créateur de T-shirt, complètement ridicule avec trois loups hurlant à la lune a vu ses ventes augmenter de 1300 % après un buzz incroyable sur le mauvais goût, propagé par tous les gens du net, comme moi, actuellement, qui le propage encore, bien que ça soit bien bien refroidi.



Je veux le même succès, quand je serais plus grand!

Plus d'info, sur Wiki. Et sur le New York Times.

samedi 25 juillet 2009

Ong-Bak 2, la naissance du dragon

Ong-Bak 2, la naissance du dragon est la suite d'Ong-Bak, The Thai Warrior, bien évidemment, sorti en 2004. Ce second opus est réalisé par Tony Jaa est bien mieux fait que le second. Ce qui est normal, vu qu'il a fallu pas moins de deux ans pour que ce film soit à l'affiche...

Thaïlande, XVème siècle. le jeune Tien, prisonnier de méchant et vilains pas beau marchands d'esclaves et qui comptent se débarrasser de lui en le livrant aux crocodiles, est sauvé par le mystérieux Chernang, commandant des bandits de Garuda.

Sous son aile, tel Luke Skywalker face à Obiwan Kenobi, l'enfant va bientôt apprendre à maîtriser une multitude d'arts martiaux, les techniques guerrières et le maniement de nombreuses armes blanches. Désormais adulte, Tien passe avec brio toutes les longues épreuves faisant de lui un combattant accompli, et devient l'un des membres les plus respectés des Garuda. Mais le jeune homme est animé depuis son enfance par un sombre désir de vengeance que rien ne pourra arrêter. Sa cible : le terrible seigneur Rajasena, responsable de ses malheurs passés, c'est à dire le meurtre de sa famille, et qu'il ne pourra atteindre qu'une fois ses redoutables lieutenants vaincus...

Vous l'aurez compris, Ong-Bak 2 ne fait pas dans la dentelle, et c'est le moins que l'on puisse dire.. Mais c'est pas ce que l'on demande quand on va voir un film de tatane et de coup de pieds dans la tête. Et ce film est fait pour ça. Bien entendu, l'histoire, honteusement classique, n'est là que pour produire du spectacle, et sur plan là, c'est du grand art. On se demande d'ailleurs comment cela se fait que ça soit Europa Corps qui distribue, plus habitué à des films moins bien foutus comme Le baiser mortel du Dragon.

L'image est hyper soignée, les combats de toute beauté et la technique de Tony Jaa est un régal. Seul problème avec ce mec, c'est quand il se met en colère, il est horrible. Rien à avoir avec un Bruce Lee, par exemple. Peut-être pour ça que ce n'est pas une star internationale mondialement connue, enfin, pas encore... Mais bon, il compense largement avec ses potes les éléphants, véritables animaux de compagnie dans ce film..

Bref, ça vaut bien un Brüno, un foutrement mauvais film dont j'ai déjà eu l'occasion de parler ici bas..

Ong-Bak 2, la naissance du dragon, réalisé par Tony Jaa, avec Tony Jaa, Primrata Dej-Udom, Santisuk Promsiri , Film thaïlandais, 88min, 2008 | Distribué par EuropaCorp Distribution

vendredi 24 juillet 2009

Tricheuse de Jean-François Davy


Ha, les comédies françaises qui fleurent bon le téléfilm France 3 familial, directement destinée d'ailleurs à la télévision. Tricheuse fait partie de cette mouvance générale du cinéma français, qui consiste à produire du film de manière industrialisé et dont le fond est surtout de faire bosser des acteurs en manque de rôles et donc d'argent.

Clémence (Hélène de Fougerolles) est une jeune avocate brillante qui vient de s'installer à son compte après avoir travaillée pour un cabinet prestigieux. Carriériste, elle ne souhaite pas s'engager en amour. Pour se débarrasser de son amant un peu trop collant et se faire accepter par son propriétaire allergique aux célibataires, elle décide de faire passer Farid, son accordeur de piano, pour son mari. Ainsi débute les problèmes....

Tricheuse aurait pu être un vrai film sur une fille qui triche et qui enchaine les conquêtes amoureuses, plus omnibulée par son travail que par le fait de fonder une famille. Mais cela n'est pas vraiment cela. Hormis un amant trop collant, rien à l'horizon n'indique cela. La rencontre avec Farid (interprété par Zinedine Soualem) est d'ailleurs là pour symboliser cet esprit de famille. Et ça tombe très bien pour ce dernier : il est libre, il n'est pas vraiment le père des deux adolescentes qu'il va embarquer dans l'aventure.

Las le film de Jean-François Davy se révèle être une bonne comédie des familles, aux bons sentiments, avec une volonté manifeste de montrer la tolérance en dépit des clivages sociaux importants et souvent infranchissables. La réalisation est assez plate, les comédiens étant en roue libre. Aucune prise de risque ni volonté de mettre en valeur une histoire de mœurs comiques de manière intéressantes. L'affiche trompe d'ailleurs son monde, puisque justement, il n'y a aucune réelle volonté de tricher de la part de l'actrice principale mais plutôt une incapacité manifeste à se sortir de situations exagérées.

Ainsi donc, Tricheuse n'est qu'une comédie parmi tant d'autres, distillées chaque année par des producteurs plus soucieux de rentabilité que de réelle volonté de pondre une comédie décapante, un brin dérangeante et qui sorte un peu des sentiers battus. Cela ne sera pas cette fois-ci.

Tricheuse de Jean-François Davy | Scénario de Jean-François Davy, Karine de Demo et Michel Delgado | Photographie de Wilfrid Sempé| Musique d'Alain Auclair
Avec Hélène de Fougerolles, Wilfrid Sempé, Valérie Kaprisky, Michel Duchaussoy, Mylène Demongeot, Patrick Bouchitey, Philippe Caroit, Mélanie Tran, Jean-Marie Lamour, Bernadette Lafont, Rufus, Malika Alaoui | France | 2008 |5 min. | Comédie, Romance |Distributeur : Colifilms Diffusion

jeudi 23 juillet 2009

Brüno

Réalisé par Larry Charles, Brüno est sorti hier sur les écran français. Après Borat, que j'ai eu la chance de ne pas voir, ne comprenant déjà pas pourquoi il fallait en vouloir à ce bon vieux Kazakhstan qui n'a foutrement rien demandé, voici le retour de Sacha Baron Cohen avec un nouveau personnage décalé...


En effet, Brüno raconte les aventures du personnage de Bruno, un homosexuel blond autrichien, estampillé ou plutôt auto proclamé roi de la mode créé par Sacha Baron Cohen pour son émission de télévision Da Ali G Show.

Alors autant le dire tout de suite, ce film est une sombre bouze de l'espace intersidérale. Ca calmera peut-être les ardeurs de ceux qui voudront le voir et qui hésitent. Alors pourquoi autant de haine? C'est bien simple, on s'emmerde royalement à suivre ce personnage complètement farfelu et pervers dans tous les domaines, qui n'existe. Il ressemble d'ailleurs à Brice de Nice. Le Brice de Nice anglais, pardon américain, vu l'origine de la production. Je m'attendais à un "Hi, cuckine, ça farte?" Autant dire que si vous avez plus de 20 piges et que vous ne connaissez rien à la sexualité, que vous n'avez vu que peu de film et que la sous-culture vous est encore un peu étrangère, ce film va être surement fait pour vous. Passer 20 piges, autant dire qu'on s'emmerde assez royalement.

C'est en effet une succession de skecth sans queue ni tête, où l'on voit Brüno faire du sexe avec des drôles de machine, Brüno chez les intégristes catholique, Brüno chez les chasseurs relou, Brüno dans l'armée, Brüno dans la mode, Brüno chez les Ultimate fighting, Brüno chez les émissions bien nazes, ad lib...

Et comme c'est film façon reportage caméra caché, on pourrait presque croire que tout est réel. Mais non, rien ne l'est bien sûr, mais c'est bien de le faire croire. Je sais pas pourquoi il a voulu faire ce truc. On dirait de la merde en barre pour MTV. Et pourquoi encore revenir sur les Etats-Unis et se foutre d'eux? Cohen doit avoir un souci avec ça. Il voulait être né américain et pas britannique, le pauvre chéri. Enfin, ça doit le travailler, vu qu'il nous pond ENCORE une critique poussive, potache, enfin potache, faussement pro trash plutôt, sur des dérives d'un système américain.

J'aurais plutôt aimer qu'il se foute des Amish, des juifs, des hippies, les protecteurs de l'environnement, les anti-bush ou encore des gothiques, bref une critique sur ceux qui font la pluie et le beau temps ou presque aujourd'hui, mais non, faut encore s'en prendre encore une fois à cette pauvre Amérique profonde qui demande, en fait, plus grand chose, puisqu'elle vit dans l'ignorance et que ça lui va très bien. J'en arrive à écrire ça parce que taper toujours sur les mêmes, ça commence à fatiguer, en fait.

Je me suis dit aussi: ah tiens, c'est un plaidoyer pour l'homosexualité déguisé. Mais non, même pas, vu que le mec s'enfile tout ce qui lui passe par la main dans son popotin ou son derrière, ce qui montre l'ultra originalité de la chose, n'est-ce pas. C'est plus un film, c'est un enfilage de clichés britanniques sur une pseudo Amérique fantasmé, sur des pseudos courants de pensée soi disant dominant dans ce pays et il ne fait en fait que refaire ce que fait South Park et dans une certaine mesure Les Simpson, mais largement en moins bien.

Ce mec en vrai, il serait déjà mort. Il va se frotter avec des mecs qui cherchent juste à taper des mecs comme lui, et ça fait pas trop rire en fait, parce qu'il y a des sujets, je sais pas, je les sens pas. Mais d'ailleurs, comment dire, ça manque d'humour. C'est certes bien trash, bien pipi caca prout prout, mais ça, n'importe quel crétin sait le faire aujourd'hui, dans notre beau et joli monde virtuel, où les youtube.com et dailymotion sont rois et les téléphones portables légion. Je vois pas bien en quoi il faudrait payer pour voir ce genre de merde, alors que l'on peut l'avoir gratuitement, fait avec autant de bêtise, crasse et méchante par des amateurs qui ont trois poils au menton et encore du lait qui leur coule dans le nez.

C'est juste pas drôle, parce que ça a déjà été fait, parce que l'humour sur le salut nazi, n'importe quel tâcheron qui se prend pour un artiste et un génie du XXIe siècle a déjà pondu son film soi disant drôle là dessus, ho ho ho. Et qu'en 2009, je crois que c'est bon, on a BIEN compris ce que tu voulais faire passer comme message sur cette époque..

Bref, Brüno loupe son coup. On sait pas d'ailleurs comment il a pu faire venir Sting, Bono, Slash, Elton John ou encore Snoop Dogg dans son film, pardon, sa bouze, mais ça tient presque du prodige, pour le coup. (Mais vu que la plupart des mecs ne craignent plus le ridicule depuis longtemps, ceci doit surement expliquer cela).

Brüno, un film de Larry Charles, avec Sacha Baron Cohen, Alice Evans, Trishelle Cannatella
Film américain, 83min. Année de production : 2009

mercredi 22 juillet 2009

La femme invisible, d'après une histoire vraie

La Femme invisible, d'après une histoire vraie est le premier film d'Agathe Teyssier avec Julie Depardieu.

Cela nous raconte l'histoire d'une fille invisible, enfin, presque puisque seule une de ses proches la voit encore. Comme l'affiche est assez fun, sentant bon le spideman des années 60, tinté d'un peu de Jean Grey.

Je me demande si je vais pas aller le voir. Les histoires de super héros qui n'en sont pas vraiment est toujours une idée dans l'air du temps, mais qu'importe, puisque ça peut être traité de manière originale.


Le synopsis qui n'en ai pas un : "Au début, je n'y ai pas cru. Je pensais que les autres ne me voyaient pas parce qu'ils ne faisaient pas attention à moi, parce qu'ils ne me trouvaient pas intéressante, parce qu'au fond, j'étais nulle. C'est après que j'ai compris que, par moment, je devenais vraiment invisible. J'étais là et on me voyait plus! Quelque chose qui n'arrive jamais était en train de m'arriver, à moi."

Bon, ce film n'a pas plu à DVDrama, mais c'est pas bien grave..

La femme invisible, d'après une histoire vraie, un film d'Agathe Teyssier.
Avec Julie Depardieu (lili), Charlotte Rampling (Rose), Micheline Dax (Mamie) , Eric Naggar (Le chercheur), Lolita Chammah (Carole), Louis-Do de Lencquesaing (François), Suzanne Bricault (Alice)

mardi 21 juillet 2009

Alone in the Dark II de Peter Scheerer et Michael Roesch

Pour Alone in the Dark II, ils s'y sont carrément mis à deux et le résultat est encore plus mauvais que pour le premier du nom. Il faut dire que l'ambition est moindre et le casting s'en ressent. Ce sont en effet les deux réalisateurs du premier volet qui s’y collent, Peter Scheerer et Michael Roesch et autant dire que là, tout va de travers. Christian Clavier a été remplacé par Rick Yune, un demi asiatique, ce qui donne une impression étrange lorsque l’on s’est payé juste avant le premier. Non pas que la couleur de peau soit un problème, mais le jeu de l’acteur en question est assez mou du genou. Tout comme le reste, effets spéciaux compris, qui font de suite une vulgaire téléfilm sans autre ambition que de tourner de la pellicule. On se demande d’ailleurs pourquoi il y a une suite au premier, tellement ce dernier était somme toute, assez mauvais.

Après avoir été en possession d'une dague maléfique, Edward Carnby est victime d'hallucinations. Mais lui seul détient la clé pour mettre fin à une lutte du bien contre le mal. Il va mettre sa vie en péril en rejoignant une équipe de chasseurs de sorcières à la poursuite de la démoniaque Elisabeth Dexter...


Alone in the Dark II - trailer

La première séquencé d’Alone in the Dark II se déroule dans les toilettes. Ca dure des plombes et des plombes, jusqu’à ce que l’on nous révèle enfin ce qui va se passer par la suite. Encore une fois, on ne sent pas les héros perdus dans les ténèbres puisque l’essentiel de l’action se déroule de jour et que le scénario est digne d’un épisode de Xena La guerrière et malgré toute l’estime que j’ai pour cette série, autant dire que cela ne vole pas haut ici. Tout au plus il y a ce fameux passage où les héros vont mourir, avant de se retrouver en pleine lumière...

On se demande d’ailleurs ce qu'est venu faire Lance Henriksen dans cette galère, tout comme Danny Trejo qui apparait deux minutes avant de se faire gentiment buter. Par contre, on pourra apprécier sans problème la plastique de Rachel Specter, qui a un très joli visage même si son jeu d’actrice est quelque peu… absent. Mais on comprend que Uwe Boll, l’un des producteurs du film, ne l’a pas engagé pour cela.

Alone in the Dark II se révèle donc encore pire que le premier, si cela était possible. C’est un véritable carnage pour les amoureux de la série des jeux vidéos que ces deux films et il serait bon de confier ce genre d’adaptation à des gens qui ont au moins des ambitions, à défaut de moyens. Le film tente bien un twist final pour un troisième volet mais on se doute que cela va être possible… ou du moins, on l’espère… fortement… très très fortement…

Alone in the Dark II de Peter Scheerer et Michael Roesch | Scénario de Peter Scheerer et Michael Roesch | Photographie de Zoran Popovic | Musique de Jessica de Rooij | Avec Rick Yune, Rachel Specter, Lance Henriksen, Bill Moseley, Danny Trejo, Ralf Moeller, Natassia Malthe, Michael Pare, Jason Connery, Brooklyn Sudano | Etats-Unis | 2008 | 88 min. | Epouvante-horreur

lundi 20 juillet 2009

Le rap, c'est plus ce que c'était


Une nouvelle semaine commence. Des milliards de choses à faire avant la rentrée scolaire qui ne me concerne plus. Une vague impression que la suite va être assez difficile.
Je regarde les modalités pour se mettre à son compte. Je ne sais pas pourquoi, puisque pour le moment, je n'ai aucun bagage.
Putain, je crois que je ressemble trop au personnage de Toy Boy, sans me taper les filles, d'ailleurs. Un sombre couillon qui ère quelque part à la recherche d'un nouveau souffle, d'une nouvelle énergie, quelque chose qui le pousserait à avancer un peu plus vite.
L'été, pour ça, c'est bad, comme la chanson de Jackson. D'ailleurs, ça passe en boucle sur Skybeurk, les chansons de Jackson. Comme on est pas mal bloqué dans les trafics, ces temps-ci, on a bien bien le temps de faire le tour de toutes les stations de radio... Et c'est toujours un cauchemar, surtout sur skybeurk. Le rap est vraiment devenu n'importe quoi. Au moins à l'époque de NTM et IAM, ça petait dans tous les sens, avec des paroles soit agressives, soit réflexives, là, les morceaux, c'est des pages de pub ou le pauvre rappeur se sent obligé de citer 1000 fois son nom pour se faire sa pauvre publicité. C'est presque pathétique, comme le "représente" qui est censé te donner du cachet vis-à-vis de tes potes.

Je parle même pas de l'affaire Orelsan, ce pauvre gars qui tente de se percer dans ce milieu. Pour l'instant, on peut pas dire que sa publicité lui rapporte pas mal en terme de vente, vu que son album s'est vendu à moins de 25 000 exemplaires. On a failli en acheter un, vendredi dernier. Pour soutenir ce type. Parce qu'il a un peu de talent dans ces textes et une vraie lucidité sur pas mal de points, qu'il sait bien mettre en forme. Mais on l'a pas fait, pas encore... On oublie toujours...

Étonnant d'ailleurs THE histoire par rapport à sa chanson...A croire que le second degré, l'ironie, toussa toussa, c'est l'humour le moins bien perçu en France. Je crois bien que c'est le cas, de toute façon.. On sait plus très bien rire, ces temps-ci, soucieux de protéger n'importe quelle minorité à tout prix. Là, il parait que c'est la femme, qui ne fait pas vraiment partie d'une minorité d'ailleurs. Alors on se sent obligé de museler ce mec. Pourtant si t'enlèves ces deux morceaux qui tuent (le truc sur la put.." et la Saint Valentin), t'as un mec qui constate des choses, qui est complètement et foutrement dans l'air du temps.

C'est important d'être dans l'air du temps. Et il l'est. Plus que les guignols qui chantent des trucs comme "représente". C'est fini ce temps là, on représente plus personne. On est perdu, on veut des choses qu'on pourra jamais avoir et on a déjà du mal à représenter son cul, alors celui des autres... Mais bon, si ça fait crouter.. Parce que c'est tout le problème aujourd'hui, quand tu peux plus te produire en concert parce que soi-disant t'as une chanson qui est , "ben tu vois, pas cool quoi". Si un type peut plus raconter ses histoires dans des textes, alors ça ne sert plus à rien de faire de la musique. Ah si, vendre de la soupe. Mais la soupe, ça fait juste grandir, pas plus...

Bon, le rap, c'est devenu de la variété pour le djeuns. C'est peut-être une forme de maturité d'une musique qui a toujours eu du mal à être reconnue en tant que telle. C'est vrai quoi, quand tu samples des morceaux d'autrui, c'est moche, merde. Et quand un type met en scène des textes, avec de jolies musiques, ça ne plait pas.

Il y a peut-être quelque chose de pourri dans ce brave monde. Enfin, je ne sais pas. Mais interdire un seul artiste parce qu'il a une seule putain de chanson qu'il a enlevé de son répertoire sur scène en plus, c'est un brin pathétique, comparé aux tacherons qui font pire et bien de la merde...

Enfin, cette histoire, je l'espère, lui fera vraiment de la publicité, que les mecs aillent voir un peu ce qu'il fait. Pour le moment, c'est pas trop ça, peut-être que ça viendra encore plus avec le temps.. Même si l'époque est à la J-pop..

Le rap a bien changé. On peut même plus faire un peu scandale. C'est pourtant la musique pour. Plus que le Rock, surement. Mais il est bien de faire scandale quand c'est bien tourné.. Et tout est là, la forme, toussa toussa. Il est vrai que de toute manière les intello lui cracheront toujours dessus. Mais ils auraient tord. Et on s'en fout.

Putain d'époque.. Vivement qu'on marche sur Mars..

http://orelsan.skyrock.com/
Photo de l'album d'Orelsan, Perdu D'avance.

samedi 18 juillet 2009

La Pin-Up de la Semaine : Alain Guiraudie


Il est rare que je parle du vrai cinéma, celui français qui fait bien de voir pour montrer à ses amis combien on a bon goût. Pourtant, quelque fois, un cinéaste que je ne connaissais pas me surprend un peu beaucoup, par ses prises de positions et sa mise en scène.

C'est le cas d'Alain Guiraudie, que j'ai découvert avec "Voici venu le temps", dont le DVD est sorti récemment et dont le prochain film, "Le Roi de l'évasion" est sorti cette semaine.

Ce qui distingue le cinéma d'Alain Guiraudie de ceux de sa génération? C'est un cinéma rural, tourné dans sa région, le sud ouest. D'ailleurs, lorsque l'on entend le bonhomme, on n'a pas de doutes sur son accent et sa provenance. La deuxième chose à retenir de cet auteur, c'est qu'il n'aime pas les films urbains et bourgeois, coincés entre le 7e et le 11e arrondissement de Paris, dont certain(e)s cinéastes se sont fait une spécialité.

Ce qui le distingue enfin, c'est une douce anarchie, sur les rapports humains, sur la sexualité, sur l'homosexualité, sur le retournement et l'inversion des rôles. Les prolétaires, les gens du peuples ne sont parlent pas mal, ils savent s'exprimer, dans un phrasé plus que correct, c'est-à-dire soutenu.

En fait, parler d'Alain Guiraudie ici, c'est juste un peu indiquer qu'avec des budgets plus que serrés (il n'oublie jamais de remercie sa productrice, Sylvia Pialat qui se démène pour ça), il arrive à créer un univers bien à lui, qui ne ressemble pas à ce que l'on peut avoir l'habitude de voir dans le paysage cinématographique français.

Son dernière film, Le Roi de l'évasion est pile poil dans le reflet de son univers, qui n'a pas son pareil. Il a été une des sensations de la Quinzaine des Réalisateurs, au dernier festival de Cannes 2009.

Photo: Les films du Losange

Filmographie d'Alain Guiraudie :
-1990 : Les Héros sont immortels (court métrage)
-1993 : Jours perdus (court métrage)
-1994 : Tout droit jusqu'au matin (court métrage)
-1997 : La Force des choses (court métrage)
-2001 : Du soleil pour les gueux (moyen métrage)
-2001 : Ce vieux rêve qui bouge (moyen métrage)
-2003 : Pas de repos pour les braves
-2005 : Voici venu le temps
-2007 : On m'a volé mon adolescence (téléfilm - moyen métrage)
-2009 : Le Roi de l'évasion (présenté à la 41e Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes 2009)

vendredi 17 juillet 2009

FrenchNerd : Le Visisteur du Futur

On m'a fait parvenir ce lien sur le Visiteur du Futur, une " Web-Série pleine de catastrophes, d'effets papillon et de paradoxes temporels". C'est assez rigolo et bien geek en plein. Enfin, Nerd quoi. Parce que c'est le but.

Voici les deux premiers épisodes (qui en compte 5 pour le moment) :

L'épisode 1 : La Canette
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L'épisode 2 : La Pizza
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Pour le reste, voir le site, Ho Ho Ho :
Le Visiteur du Futur

jeudi 16 juillet 2009

Alone in the dark d'Uwe Boll

Alone in the dark est l'adaptation pour le grand écran d'une saga de jeux vidéo homonyme, dont le premier opus a été développé et édité par Infogrames  en 1992. Le film ne reprend pas vraiment l'intrigue du premier volet, et se base plutôt sur le 4e épisode datant de 2001, Alone in the Dark: The New Nightmare.  Le jeu vidéo, dont s'inspire le long-métrage, est lui-même inspiré de L'appel de Cthulhu, une nouvelle du célèbre romancier Howard Phillips Lovecraft, publiée en 1926 dans la revue Weird Tales. C’est Uwe Boll qui réalise et autant dire que donc, c’est très mauvais. Le réalisateur, spécialiste des adaptations de jeu vidéos et dont une pétition traine sur le net pour qu’il arrête de tourner des films, s’est emparé de la célèbre franchise d’Infogrames, devenu Atari maintenant et ne la lâche plus, au grand dam des aficionados du jeu.


Les aventures du détective Edward Carnby (Christian Slater) parti sur l'île de Shadow Island pour enquêter sur le meurtre d'un ami. Sur place, il fera équipe avec une anthropologiste se nommant Aline Cedrac (Tara Reid) et sera poursuivi par des créatures de l'ombre.

Alone in the dark - trailer - 2005

Alone in the dark est l'une des nombreuses adaptatations de jeux vidéo mises en chantier par le réalisateur allemand Uwe Boll. A son actif, The House of the dead (2003) et BloodRayne (2005), projets concrétisés, ainsi qu'Hunter : The Reckoning et Far Cry, en phase de développement.

Et Alone in the dark est très mauvais. L’histoire est bête à manger du foin, le héros n’est pas vraiment « in the dark ». La réalisation est très mauvaise et digne d’un téléfilm, malgré les quelques moyens accordés pour cela. On se demande comment Bruno Bonnel, le PDG à l’époque de la sortie du jeu, a pu donner son accord pour que l’un de ses bébés soit adapté ici.

Tout comme on se demande comment Christian Slater, l’enfant chéri d’Hollywood dans les années 1980 et 1990 soit tombé si bas dans les années 2000, à enchainer les bouses les unes à la suite des autres. Il est dur de vieillir et il le prouve. Tout comme Tara Reid, qui bien que racollant où elle peut pour cachetonner, se retrouver à jouer la mignonette de service sans plus d’utilité qu’un cancer du sang pour la vie. C’est d’ailleurs ici encore une fois, comme souvent, qu’elle sert de plante verte dans une histoire de darkness et de lightness qui rappelle vaguement le jeu vidéo mais pas le premier du nom. Et c’est bien dommage parce que c’est lui-ci qui a fait décoller la série.

En effet, voncu par la société Infogrames et sorti en 1992 pour les ordinateurs PC, Alone in the dark a révolutionné le jeu vidéo, y apportant une dimension 3D jusque-là absente. Ces aventures situées dans les années 1920 dans un manoir de Louisiane et met en vedette un héros qui doit s'échapper d'une maison ténébreuses pleine de créatures avec l'aide de trois allumettes. Le jeu a été adapté pour les consoles Dreamcast, Playstation, Playstation 2 et Gameboy. Des suites ont été commercialisées, intitulées Alone in the dark 2, Alone in the dark 3 et Alone in the dark : the new nightmare.

Cela aurait été bien de retrouver cette ambiance Lovecraftienne dans un film, à la From Hell ou je ne sais pas, dans quelque chose qui s’y rapproche. Mais cela n’est pas le cas, Uwe Boll ayant assez peu de sensibilité de ce côté-là et un humour potache qui n’est pas forcément  en adéquation avec la série… Une adaptation à oublier… vite, très vite.

Alone in the dark d'Uwe Boll | Scénario d'Elan Mastai, Michael Roesch et Peter Scheerer | Photographie de  Mathias Neumann | Musique de Reinhard Besser, Oliver Lieb, Bernd Wendlandt et Peter Zweier |Avec Christian Slater, Tara Reid, Stephen Dorff, Will Sanderson, Ed Anders, Robert Bruce, Daniel Cudmore, Mike Dopud, John Fallon, Karin Konoval | Canada | 2005 | 96 min. | Thriller et Fantastique.

mercredi 15 juillet 2009

Tribulations d'une bâtarde insensible...

On a tous un côté ultra mou. Même des gens qui paraissent très durs comme moi.
Je le fais pas exprès, et ce qui m'arrive, je l'ai jamais demandé.


C'est lui qui m'a rendue ainsi. Il ne s'en doute même pas. Étant quelqu'un de relativement intelligent, il sait qu'il me plait, mais il ne se rend pas compte à quel point. Il n'a pas changé qui j'étais en surface; une personne qui essaye de faire face à n'importe quelle merde en tentant de garder la tête haute quoi qu'il arrive, quelqu'un qui réussit à rire de tout, même dans les jours les plus sombres, qui rattrape les gens qui tombent de la falaise, sans pour autant avoir de réel appui pour soi-même, le Saint-Bernard de service, mais avec des allures de pitt-bull. En revanche, il a changé ce qu'il y avait de profond. C'est plus difficile à décrire, mais on va dire que cela concerne l'aspect sentimental. Il a su semer le doute là où j'avais des certitudes, changer ma façon d'agir avec les individus de sexe masculin (avant : "pourquoi pas tenter, après tout il me plait bien", maintenant : "ouais il est intéressant, ouais il est pas mal, mais sachant que les chances que la relation foire atteint à peu près 88,26%, je vais passer mon tour"), et surtout, il a beau ne plus être là physiquement, cet enfoiré de merde habite dans mon cerveau.

Pourtant à la base, il ne me plaisait pas spécialement, je le trouvais même plus que quelconque. Son apparence froide et son look improbable ne m'avait même pas laissé envisager une potentielle amitié. Pourtant, à la 3ème soirée passée avec lui, j'ai découvert un mec sensible, incroyablement drôle et d'une intelligence rare. Au fil du temps, l'aidant dans ses choix vestimentaires et capillaires, je me suis rendue compte du charme incroyable de cette personne. De son regard plus noir que le mien, exprimant certaines choses sans même avoir besoin d'y adjoindre la parole, masquant par le biais de ce même regard devenant insondable ce qu'il ne voulait pas que je sache.

A part ce regard, qu'est ce qui me plait chez lui? la forme de ses pommettes lorsqu'il sourit, son absence de goitre en toute circonstance, la douceur de sa peau, si mâte et veloutée, qui a provoqué en moi la chair de poule lorsque je l'ai frôlée certains soirs d'ivresse.

Vous ne me pensiez pas cucul hein? Ben si, parce que je le trouve beau, intelligent, cultivé, drôle et j'ai réussi à dépasser sa froideur qui est malheureusement réapparue récemment. Côté personnalité, je pense qu'il est le mec le plus compliqué qu'il m'ait été donné de rencontrer. Pourtant, avec lui tout a l'air simple, j'ai le sentiment d'avoir toujours quelquechose à lui raconter, et pourtant je passe à côté de l'essentiel, je n'arrive pas à lui parler de nous, à lui parler de ce que je ressens, à lui dire à quel point il me fait du mal et du bien à la fois. Suis-je amoureuse? Les proches au courant prétendent que oui. Je ne suis pas si sûre. L'absence de consommation physique reste un point crucial à mes yeux. Comment être sûre d'aimer quelqu'un corps et âme alors qu'on ne sait pas comment se comporte une personne dans l'intimité?

A une certaine période, je me suis sentie particulièrement proche de lui, il m'a assuré à l'époque que c'était réciproque, et je suis certaine qu'il disait la vérité. Mais progressivement, il s'est éloigné jusqu'à "l'incident" qui n'a fait qu'empirer ce fossé qui s'était creusé entre nous. Est-ce rattrapable? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c'est que cette relation est très handicapante. A cause de lui, je ne m'autorise plus la possibilité d'une histoire avec quiconque, trouve la plupart des potentielles fades et sans intérêt, pire, il se maintient dans une espèce d'entre-deux genre : "Je suis pas super dispo en ce moment, je te tiens au courant" alors qu'un "je ne veux plus te voir, je veux t'oublier, fais pareil" serait presque salvateur.

Le problème de cette attraction, la plus puissante que j'aie jamais ressentie à ce jour, c'est qu'elle n'est quasiment pas physique, presque uniquement psychique et intellectuelle. Rationaliser des sentiments, c'est pas ce qu'il y a de plus facile. Pour ceux qui ont lu "Un amour de Swann" de Marcel Proust, ce mec là, c'est comme qui dirait mon Odette De Crecy, un gars qui ne me plaisait pas, qui ne correspondait pas à mes "standards" et qui aujourd'hui m'obsèderait presque. On a frôlé le flirt, sans jamais vraiment tomber dedans, été vraiment sincères l'un envers l'autre en étant aidés par l'alcool (surtout lui), mais surtout, on n'a jamais couché ensemble, ni réellement envisagé de le faire (enfin lui peut-être, un ami a même évoqué la possibilité d'une branlette à mon image, mais dans mon idéalisation de la classe absolue qu'il représente à mes yeux, je me dis qu'il n'a jamais pu faire ça).

La vraie question à ce jour est "Que pense-t-il?". Même ses potes ne le savent pas vraiment. J'ai même demandé à celui qu'il fréquente le plus de me dire si je ne lui plaisait pas, histoire d'être libérée d'un fardeau. Le souci, c'est que le pote en question n'a même pas la réponse. Il est tout simplement impossible pour eux d'obtenir des informations dès que le sujet me concernant est lancé. Cependant, il m'a dit "Attends Septembre". J'ai aucune foutue idée de pourquoi...

A suivre...

mardi 14 juillet 2009

Panique au Village de Vincent Patar et Stéphane Aubier

Panique au Village est une série animée de vingt épisodes réalisée par Vincent Patar et Stéphane Aubier, dont le tournage des vingt épisodes a commencé en 2002 et s'est terminé fin 2003.

Totalement désopilante, elle met en scène plusieurs figurine de notre enfance à qui il arrive des aventures ordinaires. Il y a Co-Boy (et non pas Cow Boy), Indien et Cheval comme personnage récurent. On retrouve également Steven, avec la voix de Benoit Poelvoorde, un fermier qui gueule souvent « mais qu’est ce qui s’est passé ! », sa femme Janine et bien entendu tous les animaux. La sérier comporte 20 épisodes.


Panique au Village a été réalisé en stop-motion, c’est-à-dire par la technique de prise de vue image par image (un boulot de dingue), dans un décor réel fabriqué de toutes pièces et décrivant un univers bucolique enfantin, elle met en scène différents personnages représentés sous forme de figurines en plastique.
Celles-ci sont donc classiques et reconnaissables par tous puisqu'il s'agit de modèles grand public de fermier(e)s, animaux de la ferme, cow-boys, indiens et chevaux. Il a fallu un nombre incalculable de figurines pour réaliser les différentes postures de chaque personnage. Un vrai travail de titans.

La liste des épisodes :
01 - Le gâteau
02 - Cob'Hulk
03 - Le Relax
04 - Une séance de pose
05 - Lise et Jan
06 - Robin
07 - La chasse au renard
08 - La belle excursion
09 - Le trésor d'Indien
10 - La course cycliste
11 - Le voyage de Gendarme
12 - On a kidnappé Âne
13 - Le grand sommeil
14 - Coboy et Indien au camping
15 - Déjeuner sur l'herbe
16 - Coboy chasseur
17 - Les voleurs de cartes
18 - Laurent le neveu de Cheval
19 - Janine et Steven en vacances
20 - La pièce de théâtre



Panique au village - Le grand sommeil - 2003

Un long métrage reprenant les personnages principaux et certains éléments dramatiques de la série a été réalisé entre 2007 et 2009 ; il a été présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes en mai 2009 et sera disponible dans notre contrée surement vers la fin du mois de novembre.

Pour en savoir plus :
www.paniqueauvillage.com

Panique au Village de Vincent Patar et Stéphane Aubier | photographie d'Olivier Brondeel et Franck Defour | Musique de Bernard Plouvier | Avec les voix de Bruce Ellison, Stéphane Aubier, Vincent Patar, Didier Odieu, Benoît Poelvoorde

lundi 13 juillet 2009

Bronson, l'anti-Mesrine de Refn...

L’an dernier, le cinéma nous a offert deux biopics relatant l’univers carcéral : le diptyque Mesrine (ou devrait-on dire "double bouse") s’échinant surtout à porter ce gangster en héros en survolant allègrement les scènes de hold-up et d’enfermement et La Bande à Baader, plutôt réussi, car crédible de par le traitement historique, et des acteurs bien plus convaincants que Cassel qui se baladait (en chantant lalala). Bronson impose un style bien différent, car la touche d’onirisme apportée par Nicolas Winding Refn fictionnalise quelque peu l’histoire de ce dangereux prisonnier toujours vivant et en détention.


Car oui, Michael Peterson, devenu Charles Bronson (en référence à l’acteur de Un justicier dans la ville), réputé pour être le prisonnier le plus dangereux que l’Angleterre ait connu, est toujours en vie et se trouve être devenu un artiste décalé (poèmes, romans, dessins) dans sa cellule d’isolement. Mais avant d’en arriver là, son incarcération précoce dès l’âge de 19 ans, qui prouve son incapacité à trouver sa place dans la société, n’a fait qu’empirer le penchant sociopathe de ce monstre chauve moustachu à l’apparence humaine. L’angle montré dans ce film n’a justement rien d’historique, on l’observe tel l’animal en cage qu’il est. À la fois sadique et masochiste, il rêve de célébrité, se met nu pour accueillir comme il se doit les matons, s’entraîne dans sa cellule de 4m². Mais Refn n’oublie pas de disséminer quelques passages montrant le côté humain voire attachant du personnage, n’hésitant pas à utiliser un ton humoristique pour trancher avec les scènes de violence.

Cet homme, brute épaisse et montagne de muscles, est presque caricatural tant son crâne chauve, son regard emprunt de folie, son rire tonitruant et ses bacchantes le rendent distinguable à des kilomètres. En ceci, Tom Hardy réussit un tour de force en ne se contentant pas d’une spectaculaire transformation physique, mais en passant de rôles de jeune premier beau gosse à celui d’un personnage réel et psychotique. On découvre grâce à l’acteur toutes les facettes de la personnalité de Bronson : le théâtral, le violent, le calme, l’humoriste, le désespéré… le tout sans jamais manquer de crédibilité.


L’univers carcéral dépeint dans ce film fait retrouver par certains aspects les sensations de l’inimitable série Oz, qui traitait partiellement de l’isolement dans les prisons. Et là où Refn va plus loin que la série, c’est qu’il tente, à l’aide de l’inspiration trouvée dans les autobiographies de Bronson, de dépeindre ce qui peut se passer dans la tête de quelqu’un qui, malgré un comportement très violent et limite sanguinaire, n’a jamais tué une personne de toute sa vie. Comment, sans sombrer totalement dans la folie, quelqu’un peut réussir à vivre dans une cellule de confinement avec le minimum de contact humain représenté par les geôliers qu’il tabasse systématiquement ? Pour se faire, il grime son personnage et le met sur une scène avec un public, comme pour rappeler la soif de gloire qu’a toujours souhaité Peterson/Bronson, dans des scènes théâtrales où ce dernier prend la parole pour donner une vision totalement fantaisiste de lui-même.

video

Certains dépeignent l’œuvre comme étant le Orange mécanique du XXIe siècle. La démarche semble tout de même très différente, car il s’agit d’un scénario inspiré de faits réels, la violence n’est pas totalement gratuite et le sexe quasi absent (une vague scène en 1h32 de film). Là ou Kubrick utilisait un personnage fictif pour parler violence et d'expérimentation pour guérir quelqu'un de cette dernière, Refn cherche à comprendre la folie "douce" du personnage, qui même durant un séjour en asile psychiatrique s'avère finalement dans un état mental dit "normal".


Bronson de Nicolas Winding Refn | Scénario de Brock Norman Brock et Nicolas Winding Refn | Photographie de Larry Smith |  Avec Tom Hardy, Matt King, James Lance, Kelly Adams, Amanda Burton, Joe Tucker, Hugh Ross, Jonathan Phillips, Helen Grayson, Dean Spicksley | Grande-Bretagne | 2009 | 92 min. | Biopic , Thriller | Distribué par Le Pacte

dimanche 12 juillet 2009

The Vanguard de Matthew Hope

The Vanguard n'est pas à proprement parler un film de "genre" mais un film bien intello. En effet, sous couvert de Zombie, matinée d'horreur épouvante, le long métrage de Matthew Hope, qui en a également écrit le scénario se révèle bavard, prétentieux, moraliste et fouttrement très mal fichu, avec des idées assez moisies sur un univers post apocalyptique. Il est toujours ennuyeux de se coltiner un film de ce calibre, lent et furieusement incompréhensible pendant les premières minutes...

Ainsi, nous sommes en 2015. Le monde n'est plus que chaos. La surpopulation a atteint un niveau crucial et l'humanité se retrouve en voie d'extinction. Depuis le début de ce cauchemar apocalyptique, une entité connue sous le nom de la Corporation a mis au point un plan d'action pour mettre à exécution un programme de dépeuplement massif.

Or, la drogue qui devait tuer les humains les transforme en des êtres primitifs à l'état de singes (enfin, c'est sensé). Avec un sens de la vue virtuellement réduit à la cécité, cette nouvelle race s'est déployé à travers les campagnes dépeuplées. Mais pour Max, seul survivant de la race humaine, errant dans la forêt, ils sont les ennemis qu'il doit combattre chaque jour pour subsister.





Max se balade donc avec sa hache à travers les bois. Ca coute moins cher en décor et surtout il est tout pret. On voit donc un mec déambuler à travers la forêt, courant, courant et ... courant pour survivre. Une voix off nous raconte la vie, la vie qui se passe en 2015 dans cet enfer. C'est chiant long et je ne sais même pas pourquoi j'écris un article dessus.

Lorsque Max rencontre le Soldat Jamal, de la Corpoation, c'est encore pire. L'échange entre les deux hommes est long, comme si le réalisateur voulait nous décrire, je ne sais pas, la nature intrinsèque de l'Homme à ses origines. Donc les deux se cherchent, s'épient, se combattent un peu et s'allient finalement pour un temps. On s'emmerde, ce que j'écris en deux lignes dure des plombes à l'écran. La bande annonce nous présente en fait les meilleurs morceaux du film, je pense et encore.

Comme quoi, un film post apocalyptique, ça se fait soit avec des moyens, soit avec une réflexion derrière. Ca peut être La route, une métaphore sur la survie de l'humanité. Mais un mec qui courent comme un con alors que c'est la merde de partout et qu'il pourrait marcher tranquillos rend l'aspect complètement indigeste. Sans compter qu'on ne sait pas vraiment où veut en venir le réalisateur.


The Vanguard de Matthew Hope | Scénario de Matthew Hope |  Photographie de David Byrne | Musique de Mark Delany |Avec Jack Bailey, Karen Admiraal, Ray Bullock Jr., Emma Choy, Terry Cole, Cherise Zoe Conroy | Grande-Bretagne | 2008 | 89 min. | Genre : Action, Epouvante-horreur | DVD disponible depuis début juillet 2009 |

samedi 11 juillet 2009

Toy Boy (Spread) de David MacKenzie

La comédie de David MacKenzie, malgré son titre complètement racoleur en français, enfin français… pour la France du moins, Toy Boy (ou Spread en langue originale, beaucoup moins évocateur s’il en est puisqu'il peut-être traduit par beaucoup de choses en français) est donc moins grossière que ne semble l’indiquer son titre. Il faut dire que le réalisateur de Young Adam, Asylum et My Name is Hallam Foe n’est pas à proprement parlé un adepte de la bonne grosse comédie qui tâche et son dernier long-métrage traite donc d’un sujet qui pourrait faire sourire s’il n’y avait pas un petit fond derrière.

Véritable séducteur, Nikki (Ashton Kutcher) mène une vie facile : belles nanas, grosses voitures et villas de luxe. Tout en multipliant les conquêtes, il se fait entretenir par une riche avocate d'Hollywood (Anne Heche), chez qui il passe le plus clair de son temps à faire la fête et à prendre du bon temps.

Tout se passe bien pour Nikki jusqu'au jour où il rencontre Heather (Margarita Levieva), une somptueuse serveuse qui lui fait tourner la tête pour de bon. Il commence à croire à l'amour lorsqu'il s'aperçoit qu'elle joue au même jeu que lui...


Toy Boy (Spread) - trailer - 2009

Toy Boy nous présente donc la vie de Nikki, véritable glandeur professionnels, adepte de règles pour que les femmes qu’il séduit, plus agées que lui, soit dans ses bras, lui fassent confiance et lui donnent les clés de ses belles villas situées sur les hauteurs de Los Angeles. Pour lui, c’est le rêve américain et il ne voit pas bien pourquoi il en changerait jusqu’à ce qu’il rencontre une fille comme lui, joué par Margarita Levieva et qui n’est pas à proprement parlé, un canon de beauté.

Ses illusions s’écroulent puisqu’il doit faire face, à force de séduction à plus fort que lui et il va y perdre des plumes ou découvrir la vie. Voilà donc le sujet essentiel de Toy Boy et voilà pourquoi ce n’est pas simplement une comédie parmi tant d’autres mais quelque chose qui tente de sortir de l’ordinaire, avec une lumière assez naturelle, pas vraiment travaillée comme celles que les studios affectionnent pour les comédies de l’été, faites de clichés et situations convenus.

Ici, le réalisateur, appuyé par ses scénaristes, tente d’éviter tout cela. D’ailleurs, le personnage habillé à un joli look, très années 1980 mais à la sauce des années 2000. Ce souci du détail se montre également dans les vêtements des femmes qu’il séduit et pour lequel il n’a pas plus de respect qu’il en a pour lui-même et on peut d’une certaine manière le comprendre.

Bien sur, Toy Boy a une morale, mais une morale un peu désabusée. Le personnage changera, par la force des choses et parce qu’il ne se sent plus de faire ce qu’il fait. Etre une pute, c’est un métier et il faut l’assumer jusqu’au bout. C’est un peu le penchant américain de Hors de Prix, meme s’il est beaucoup plus indépendant dans l’esprit. D’ailleurs les dialogues et certainbes scènes sont là pour le confirmer.

Toy Boy est donc une petite surprise agréable, avec son charme, son rythme, qui pourra séduire le spectateur et qui tente de se sortir du piège où le sujet pourrait l’amener, sans être totalement révolutionnaire.

Toy Boy (Spread) de David MacKenzie | Scénario de Jason Hall et Paul Kolsby | Photographie de Steven Poster | Musique de John Swihart | Avec Ashton Kutcher, Anne Heche, Margarita Levieva, Sebastian Stan, Sonia Rockwell, Maria Conchita Alonso, Hart Bochner, Landon Ashworth, Candice A. Buenrostro, Rachel Blanchard | Etats-Unis | 2009 | 95 min. | Comédie | Distribué par MK2 Diffusion

vendredi 10 juillet 2009

Public Enemies de Michael Mann

Sorti le 8 juillet, Public Enemies de Michael Mann promettait une belle rencontre entre les stars du moment, Johnny Depp et Christian Bale. Et cela s'arretera là. En effet, le film a déjà été tourné il y a un moins de quinze ans maintenant et il s'appelait Heat.

On ne sait pas trop ce qui, du point de vue du spectateur, a poussé le réalisateur à adapter à l'écran l'histoire de John Dillinger, le braqueur de banque hors pair qui a sévi à de nombreuses reprises dans l'Amérique des années 30. Peut-être parce qu'il était avancé comme "l'ennemi public numéro 1" par le patron du BI qui deviendra pendant la même époque le FBI, John Edgar Hoover, Dillinger sera traqué sans relâche par Melvin Purvis (Christian Bale), l'un des agents fédéraux des plus efficaces, qui démissionnera après la mort de Dillinger. Toujours est-il que cette histoire, qui prend corps au cours de l'année 1933, en pleine dépression, est molle et sans saveur.

La faute à l'utilisation des mêmes moyens que ces précédents longs métrages, Collateral et Miami Vice, la DV (en fait HD, mais ça fait plus DV hé hé hé) qui donne un aspect téléfilm à l'image sur grand écran, vu que toutes les salles ne sont pas équipées. Autant cela peut passer quand on s'appelle De Palma et qu'on tourne Redacted pour une bouchée de pain, autant pour ce film, de vraies caméras auraient peut-être été un choix judicieux. Mais Mann n'a plus grand chose à prouver et il fait bien ce qu'il veut. Et même nous refaire le coup de plusieurs films, dont Heat, bien entendu. On peut reprocher en effet que l'histoire au lieu de nous entrainer autant sur des rapports bien humains mais également politiques comme L'échange de Clint Eastwood, ne nous laisse qu'un duel à distance entre les deux hommes, dont la rencontre s'apparenterait encore une fois à Heat entre Al Pacino et Robert de Niro.


Que dire de la bande annonce, dont le gunfight et la course poursuite dans les bois est un copié collé du score du Joker dans Dark Night, le compositeur ne se foulant pas vraiment.

Une scène marquante aurait pu être le passage à tabac en règle de Marion Cotillard. Sauf que le True Romance de Tony Scott est déjà passé par là niveau intensité et que la petite n'est pas aussi mimi que la Patricia Arquette.

On aurait même droit à un hommage à Barton Fink, avec la scène dans l'hôtel, où d'ailleurs l'alcolyte de Purvis se prénomme, étrange hasard ou coïncidence ou donc effet voulu, Barton.

Si Depp tient bien son rôle, mais il a toujours aimé joué ce genre de personnage, imitant Clark Gable pour la scène finale, les autres acteurs sont poussifs. Bale est toujours fidèle à lui-même, c'est-à-dire qu''il nous ressert son jeu au deux mimiques faciales typées blockbuster et Cotillard joue très bien la potiche de service.

Bref, le Mann de 2009 n'est pas un grand cru et hormis les décors somptueux, mais j'aurais envie de dire heureusement et hormis des gunfights toujours aussi percutant, on décolle pas vraiment. Une déception. Encore une de 2009 après Terminator (toujours avec Bale) pour ma part. Je sens qu'avec le Tarantino, je suis bien parti pour une troisième.

PS: Bien entendu, comme le dit Guiyomus, faut voir ce film en HDDC, sauf que toutes les salles ne sont pas équipées, et ça sera fouttrement mieux quand ça sortira en DVD:Blu ray.

Public Enemies de Michael Mann | Scénario de Ronan Bennett, Ann Biderman d'après l'oeuvre de Bryan Burrough | Photographie de Dante Spinotti | Musique de Elliot Goldenthal | Avec Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Channing Tatum, Billy Crudup, Giovanni Ribisi, Stephen Dorff, Jason Clarke, Stephen Graham, David Wenham | Etats-Unis | 2009 | 133 min. |  Policier et Drame |  Distribué par Universal Pictures International France 

jeudi 9 juillet 2009

Manhunt (Rovdyr) de Patrik Syversen

Manhunt est le premier long métrage de Patrik Syversen (après deux courts métrages Utkant et Limbo) et nous plonge dans un véritable film d'horreur à l'ancienne. Enfin, tel est le but puisque l'action se passe dans les années 70. Un véritable retour aux sources du bon vieux film d'horreur qui tâche sans concession ni propos politique derrière....

Nous sommes donc en 1974. Dans un combi Volkswagen, quatre amis partent pour un week-end de détente dans les bois. En chemin, Ils s'arrêtent à une station service qui ne présage rien de bon. Ils rencontrent d'ailleurs une filles qui a l'air assez terrifiée.. Après moult tergiversation, ils décident de l'emmener avec eux. Et à partir de là, le cauchemar commence : ils sont attaqués par des hommes armés qui les assomment un par un. Ils se réveillent esseulés en plein cœur de la forêt et entendent le son d'un cor de chasse....

Manhunt n'est pas à proprement parlé un film très orignal. Les amateurs de gore horreur seront ravi par la débauche de (très) jolis effets spéciaux lorsque les gentils messieurs et mesdemoiselles se font dépecés. Et oui, nous sommes dans une chasse à l'homme, d'où le titre original qui veut dire, si j'ai bien compris "les prédateurs". Les chasses à l'homme, le cinéma en compte déjà beaucoup derrière lui. Et peut être que finalement rien ne vaut Les chasses du comte Zaroff, même si on peut toujours poussé le vice, du chasseur-chassé à l'infini.

En fait, on surfe toujours sur la même mode, les gentils citadins contre les méchants bouseux, déjà vu récemment, et pour faire court, dans Eden Lake ou encore Frontières. C'est donc pas très nouveau et j'ai pas très bien compris pourquoi il fallait que ça soit tourné en 1974. Toujours est-il que l'image est super soignée, très El Rey de la Montana (ou Les Proies en français, me demandez pas pourquoi, encore un mystère des traducteurs bien de chez nous). Parce qu'on est dans les bois, la nature, que tout se joue sur la connaissance de cette dernière, et que seuls les plus forts survivent. C'est donc un survival, même si ce terme n'est plus vraiment à la mode. On pourrait aussi citer Severance, parce que je crois que deux ou trois passages m'ont bien fait penser à ce petit film (mais dont l'esprit, aussi revendiqué 70's, étaient bien plus fun, surtout à la fin).

Tout cela pour dire que Manhunt enchantera vos folles soirées d'été, bande de citadins avides de voir des pèquenots assassiner sauvagement de gentils urbains. Mais que ça n'en fait pas un film très très original ni palpitant, car, comme toujours, on sait qui de ces jeunes gens va pouvoir survivre... comme toujours et parce que c'est le genre qui veut ça.


Manhunt (Rovdyr) de Patrik Syversen | Scénario de Patrik Syversen et Nini Bull Robsahm | Photographie de Håvard Andre Byrkjeland |  Musique de Simon Boswell |Avec Henriette Bruusgaard (Camilla), Lasse Valdal (Roger), Kristina Leganger Aaserud (Jenta), Janne Beate Bones (Renate), Jørn Bjørn Fuller Gee (Jørgen) | Norvège |  2008 | 78 min.| Epouvante-Horreur | DVD sorti le 1 juillet 2009.

mercredi 8 juillet 2009

Girlfriend Experience de Steven Soderbergh


Aujourd'hui sort Girlfriend Experience, le dernier film de Steven Soderbergh (qui tourne décidément beaucoup ces temps-ci avec le diptyque sur le Che sorti en début d'année) avec la célèbre actrice Sasha Grey. Quoi? ce nom ne vous dit rien? Ah mais c'est vrai qu'elle est très célèbre, mais dans un bussiness un peu particulier, celui du porno (ou celui du X, bien plus joli).



L'histoire (pardon, le pitch) est un peu plus classique quand on fait un film avec une star du porno déjantée et adulée :

Chelsea (Sasha Grey) est une call-girl de luxe dans le célèbre quartier Manhattan. A ses clients, elle offre bien plus que de banales relations sexuelles : elle leur propose d'être pour eux la compagne d'un soir. C'est la "Girlfriend Experience"... Chelsea est convaincue de pouvoir maîtriser sa vie. Son business de p... marche bien, elle gagne 2000 dollars de l'heure et son petit ami accepte même sa manière de vivre (c'est une putain de science fiction ce film, en fait). Mais quand on multiplie les rencontres, on ne sait jamais sur qui l'on va tomber (ça, c'est la vraie pure joke de dossier de presse)...

Donc, Girlfriend Experience promet euh, des choses...



On ne sait pas vraiment pourquoi Steven Soderbergh est tombé sous le charme de cette actrice X hors norme, mais le résultat va être, comme souvent avec les films de ce réal, un peu surprenant. Bon, c'est vrai qu'entre des Oceans's eleven, twelve, etc etc... et d'autres productions plus typé cinéma indépendants, souvent tournées dans l'urgence, le réal a toujours joué sous plusieurs niveaux. Il va falloir que je voie ce film, si j'ai le temps. Mais je crois que je l'ai...

Girlfriend Experience de Steven Soderbergh | Scénario de Brian Koppelman  et David Levien  | Photographie de Steven Soderbergh | Musique de Ross Godfrey | Avec Sasha Grey, Chris Santos, Philip Eytan,

Etats-Unis | 2008 | 85 min. |  Drame | Distribué par Metropolitan FilmExport.

mardi 7 juillet 2009

Jeux de Pouvoir de Kevin Macdonald


Jeux de Pouvoir (State of Play) est un film de Kevin Macdonald sorti dans les salles dans l'indifférence polie. La faute à un scénario politico-journalistique, en faisant un thriller des plus classiques, avec dans les rôles principaux notre bon vieux Russel Crowe et le retour en (presque) grâce de Ben Affleck.  Mais le film se révèle assez prenant même s'il est loin, bien entendu, de renouveler le genre. La volonté n'est d'ailleurs pas là..


Sans être très original, ce film se situe dans une mouvance assez caractérisée des thèmes récurrents aux Etats-Unis, à savoir la politiques, les marchants d'armes (pardon, de sécurité nationale) et les journalistes, qui cherchent la vérité.

Si les thèmes actuels sont traités comme l'univers du net (les blogs faisant leur apparition), la fin de la presse papier et les connivences entre les congressmen (députés américains) et les sociétés chargés de la sécurité, qui veulent prendre le pas sur les étatiques, l'ensemble manque un tantinet de percussion et de liant.

C'est en effet très classique, et on se dit que Redford est trop vieux pour incarner un journaliste, comme dans le bon vieux temps. Mais au sortir de Transformers et autre Very Bad Trip, un petit film dans un univers plus adulte et plus conventionnel fait toujours un peu de bien.

Et vous savez quoi? Ben Affleck joue presque bien. il a l'air d'avoir pris des cours de comédie et son jeu s'en ressent un peu. Non, je suis méchant, il peut être un bon acteur s'il n'avait pas cherché à gagner beaucoup d'argent en faisant un peu de la merde toute pâteuse et collante.

Sans être exceptionnel, Jeux de Pouvoir a le mérite de nous faire plonger dans un univers un peu dépressif à l'heure actuelle, à savoir les coulisses d'une rédaction d'un grand journal où vendre du papier est plus important, pour survivre, que de dévoiler la vérité. Et une fois n'est pas coutume, le journaliste a conscience que son rôle n'est plus aussi grand qu'auparavant (entendez-par là, moins grandiloquent que dans les prod des années 80 et 90), à savoir qu'il a conscience que dévoiler la vérité ne concerne plus qu'une frange de son lectorat. Les années Bush sont définitivement passées par là.


Jeux de Pouvoir (State of Play ) de Kevin Macdonald | Scénario de Matthew Michael Carnahan, Tony Gilroy et Billy Ray | Photographie de Rodrigo Prieto | Musique d'Alex Heffes | Avec Russell Crowe, Ben Affleck, Jason Bateman, Rachel McAdams, Robin Wright Penn, Viola Davis, Jeff Daniels, Maria Thayer, Katy Mixon | Etats-Unis | 2009 | 127 min. | Thriller et Drame | Distribué par StudioCanal

lundi 6 juillet 2009

Transformers 2 : La revanche

Ca y est, je me suis fait tiré de ma torpeur estivale pour aller voir Transformer 2: La Revanche, Le BLOCKBUSTER de l'été qui va rafler des millions de dollars aux États-Unis et dans le reste du monde.

Le film est très long, plus de 2H30. Et il ne sert définitivement à rien. Bay est un très bon reproducteur (de films, pour le reste, je n'en sais rien) et il sait tout reprendre sur le bout des doigts. On retrouvera donc dans ce film de la comédie américaine pour ado, les teenage movies qui ont fait le succès des studios hollywoodiens ces dernières années, il y aura toujours un peu de Coccinelle's touch, hommage à Disney et à sa caisse qui avait des émotions.

Ca flingue encore de partout, ça pète, ça fait du bruit et on s'ennuie un peu, au final. Et oui, cette débauche d'énergie ne fait pas oublier que l'ensemble est foutrement creux. Même si c'est principalement destiné à un public d'enfants et d'ado, je dois dire que dans la salle, il n'y avait que des adultes ou presque.

Megan Fox

Megan Fox est aussi fidèle à elle-même que dans le 1, c'est à dire qu'à part mettre sa bouche en coeur et courir, elle ne sert définitivement à rien. Et les pseudos histoires parallèles sont évacuées à la vitesse de l'éclair. Mais qu'importe, puisqu'on vient voir aussi des robots.

Et là, il faut dire que tout est comme le premier : les transformations durent des plombes, les combats sont à déconseillés au épileptiques puisque la débauche d'effets spéciaux fait qu'on ne voit, au final, strictement rien. Sans compter que la séquence finale est LOOOONGUE, TRÈS LOOOONNNNGUE, TRÈS TRÈS LOOOOOOOOOONNNGUE.

Mais ce n'est évidemment pas un film pour réfléchir. C'est du pur divertissement, sauf qu'il ne faut pas avoir vu beaucoup de film avant, puisque, comme toujours, l'originalité n'est pas de mise. On voit que Bay ne s'est toujours pas départi de son modèle Spielberg, et qu'il n'a toujours pas créer son propre style, hormis ce plan au ralenti, avec soleil bien jaune, au moment ou Optimus Prime est clamsé. Ça, c'est du Bay.

Bref, il faut aller voir ce film pour dire: oui moi aussi, j'y étais. Ça permet d'avoir une conversation au boulot. Et se dire que le trois est surement en route, même si ça va bien finir par lasser... Parce que c'est déjà lassant.

Quelle différence entre les productions Bay et Europa corp? Rien, l'une est US, l'autre français. Et dans notre beau pays, on préfère les américains aux français.. Ha Ho Ha ho...


Transformers 2: la Revanche (Transformers: Revenge of the Fallen ) de Michael Bay | Scénario de Ehren Kruger, Roberto Orci et Alex Kurtzman | Photographie de Ben Seresin | Musique de Steve Jablonsky | Avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro, Kevin Dunn, Julie White, Isabel Lucas, John Benjamin Hickey, Ramon Rodríguez | 

Etats-Unis | 2009 | 151 min. | Action, Aventure et Science fiction  | Distribué par Paramount Pictures France 

samedi 4 juillet 2009

Le Trou noir de Gary Nelson

Le Trou noir (The Black Hole) est un film de science-fiction réalisé par Gary Nelson (réalisateur spécialisé dans les productions Disney et auteur d'Un vendredi dingue, dingue, dingue, Les Faucons de la nuit ou encore Allan Quatermain et la Cité de l'or perdu), produit par la Walt Disney Pictures et sorti en 1979. L'histoire est inspiré du roman Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne et se déroule donc dans le futur, un futur sans ressources. On est ici à mi-chemin entre Star Wars et Star Trek. L’un pour le coté ludique et cool, l’autre pour le coté exploration et la quête de l’impossible. Doté d’un casting de seconde main, Le Trou Noir est pourtant joli pour l’époque et cherche à créer une atmosphère. D’ailleurs, plusieurs nominations aux Oscar viendront récompenser ce travail en 1980.

C'est la fin du XXième siècle. Au coeur d'une lointaine galaxie, à bord du vaisseau d'exploration Palomino qui retourne vers la Terre, le robot Vincent détecte la présence d'un puissant "trou noir", le phénomène le plus mystérieux et le plus terrifiant de l'univers, capable d'engloutir à tout jamais planètes et étoiles, et d'emprisonner la lumière pour la nuit des temps. A bord du gouffre, une gigantesque station spatiale qu'une zone de non gravité protège du trou noir : l'USS Cygnus, disparue en mission vingt ans plus tôt. Tandis que Palomino s'en approche, le vaisseau fantôme s'illumine soudain ...


Le Trou noir - trailer - 1978

Si je faisais une analogie avec La Guerre des étoiles ou Star Wars en version originale, c’est que Vincent, le robot, est le penchant qui parle de désormais ultra-celèbre R2D2. Bien entendu, les choses ne s’arrêtent pas là puisque le film, qui est donc une transposition du roman de Jules Verne, fait place à un capitaine Nemo incarné ici par Le docteur Hans Reinhardt (Maximilian Schell). Les robots ont remplacé les hommes du vaisseaux.. Oups, j’en ai trop dit...

Car il y a des surprises avec Le Trou noir et même si, bien entendu, le film a vieilli, il reste quand même un film sympa, avec des effets spéciaux de l’époque et dispose d’un certain charme. Bien entendu, cette nostalgie ne tient pas longtemps mais il faut reconnaitre que certains éléments sont assez impressionnant pour l’époque, notamment au niveau des thèmes, qui sont beaucoup moins édulcorés que ce que les studios Disney font maintenant.

Il y avait une réelle volonté artistique pour un film de cet acabit et c’est ce qu’il fait qu’il est encore tout à fait regardable aujourd’hui. D’autant plus que c’est un vrai film de Science-Fiction, certes fait avec les moyens du bord. Mais qu’importe puisque la magie opère et que le Trou noir du titre, que l’on attend patiemment, arrive finalement à la fin, mettant ainsi un point d’honneur à clôturer le film, entre vaisseaux perdus, quêtes des humains pour les richesses et survie de l’espèce. Tous ces thèmes que l’on retrouve toujours et encore dans les films d’aujourd’hui et dont le genre de la Science-fiction est le vecteur naturel.

A noté que Le Trou noir a été nommé en 1980 aux Oscar du cinéma dans les catégories, Oscar de la meilleure photographie pour Frank V. Philips et Oscar des meilleurs effets visuels pour Peter Ellenshaw, Art Cruickshank, Eustace Lycett, Danny Lee, Harrison Ellenshaw et Joe Hale. Il est vrai que ces deux secteurs sont les plus bossés dans ce film…

Le Trou noir (The Black Hole) de Gary Nelson | Scénario de Jeb Rosebrook, Bob Barbash, Richard H. Landau et Gerry Day | Photographie de Frank V. Phillips | Musique de John Barry | Avec Maximilian Schell, Anthony Perkins, Robert Forster, Joseph Bottoms, Yvette Mimieux, Ernest Borgnine, Gary Nelson, Tom McLoughlin | Etats-Unis | 1979 | 98 min. | Science fiction.
 

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