15 messages les plus récents sur 26 depuis octobre 2009. Messages plus anciens
15 messages les plus récents sur 26 depuis octobre 2009. Messages plus anciens

vendredi 30 octobre 2009

La voie du nanar (vol. 1) : Ring of Darkness


Ring of Darkness (Le Pacte de Sang) de David DeCoteau est un nanar (on ne peut même plus parler de navet, tellement c'est drôle), un vrai de vrai, un pur, un dur. Que dire après avoir vu un tel film? Que décidément, son échelle de mauvais et bon film est obligée de s'estomper, le curseur devant être réorienté, vers le bas. En effet, comme qualifier ce film? Je ne sais pas, je vous laisse déjà juge de l'histoire, on en reparler ensuite...

Shawn a le look et une voix pour réussir dans la pop et sa petite amie Stacy en est convaincue. La chance lui sourit lors d'une audition comme chanteur principal dans le groupe masculin de l'heure. Mais Alex, B.J. et le reste du groupe ont un terrible secret. Ils ont troqué leur âme pour l'ultime récompense, la vie éternelle. Le groupe a besoin de sang neuf et Shawn est parfait : fort, pur et innocent. Sera-t-il la victime idéale pour insuffler une "nouvelle vie" au groupe ?



Ring Of Darkness - Trailer - 2004

Ring Of Darkness est donc un nanar, un vrai. Je ne connaissais pas David DeCoteau, mais j'ai appris qu'il était plus intéressé par filmer des hommes nus que par réaliser des films qui se tiennent. C'est devenu un auteur de films sans sous complètement improbables et flirtant sur pas mal de thèmes plus ou moins fantastiques. Nous avons donc un film avec où les hommes sont forcément torse nu et les femmes forcément habillées. Ce n'est pas très dérangeant en soi si l'histoire se tenait un peu. Mais las (ou par bonheur, c'est au choix), c'est loin d'être le cas.

Déjà, il fallait faire un clip puisque c'est une histoire de Boys Band. Alors David DeCoteau a fait un clip, qu'il nous repasse en boucle pendant les 30 premières minutes du films, entrecoupés de dialogues très marrant et surtout d'une absence totale de construction narrative qui tienne un tantinet la route (d'autant plus que le clip est très mal filmé). Dire qu'il y a eu trois scénaristes sur le film. Comme l'histoire tourne autour d'un nouveau chanteur, il a filmé une audition. Mais tous les chanteurs qui auditionnent ont exactement la même voix que le type  mort au tout début du film. C'est aussi très rigolo.

On arrive pas non plus à savoir si les mecs sont des vampires, des zombies, des zombies-vampires ou des vampires-zombies. On n'arrive plus trop à savoir, quand ils se jettent sur quelqu'un, s'ils le tuent, le mordent ou autre. L'histoire faisant la part belle aussi à un héros hétéro (quelle idée quand on sait que les autres passent leur temps à se balader torse nu en lunette de soleil la nuit, mais j'y reviendrais) qui veut percer dans le milieu de la musique. Et pour cela, il a une guitare folk accrochée à son bras sur laquelle il ne joue jamais. Mais ça devait faire classe et montrer que c'est un vrai rebelle qui écoute de la vraie musique, lui. Donc à chaque scène où il apparait, sa guitare le suit.

Le film, qui ne fait qu'une heure 20, semble pourtant très très long. Et c'est pas la faute du monteur, qui a dû tirer profit de toutes les scènes tournées (doit y avoir eu 45 minutes de scènes, en tout et pour tout). Alors il a triche: il nous balance toutes les cinq minutes un plan de la plage, soit de jour, soit de nuit. Quand la plage suffit pas, il se concentre à nous montrant un rocher. Quand ça ne suffit plus du tout, on a enfin des plans sur le clip qu'on avait presque finit par oublié. Cet enchainement de plans, digne des pires stock shot est pourtant d'une belle prouesse technique, puisqu'il permet au film de faire la durée minimale pour une hypothétique sortie au cinéma, qui ne verra bien sûr jamais le jour.

Ring of Darkness est donc un chef d'œuvre du genre. Les quelques passages "fantastiques" sont digne des meilleurs films porno de l'histoire gay. Les mecs se cachent dans une caverne (enfin, c'est supposé l'être) et font des incantation avec des couteaux en plastiques pour que leur futur chanteur soit comme eux, c'est à dire des créatures infernales qui vivent depuis presque 60 ans en ayant conservé une apparence de jeunes d'une vingtaine d'année. Les acteurs sont évidemment tous complètement ringards, mais ils ont des beaux pectoraux. Ca a donc bien plus au réalisateur qui aime filmer des torses nus imberbes, beaucoup plus classes que des mecs poilus, quoi.

Ring of Darkness (Le pacte du Sang) de David DeCoteau, scénario (ha ha ha) de Ryan Carrassi, Michael Gingold et Matthew Jason Walsh (3 personnes quand même!), photographie (ho ho ho!) de Mateo Londono, Musique de Jojo Draven.
Avec Colin Bain (B.J.), Matt T. Baker (Jake), Adrienne Barbeau (Alex), Greg Cipes (Gordo), Eric Dearborn (Max), Jaclyn Gutierrez (Female assistant), Josh Hammond (Lousy contestant), Lil J (Coordinator), Jeremy Jackson (Xavier), Stephen Martines (Shawn), Jeff Peterson (Jonah), Margarita Reyes (Rebecca), Ryan Starr (Stacy), Mink Stole (Fletcher), Irina Voronina (Amethyst)
Etats-Unis, 2004, 85 min. (en comptant les mêmes plans balancées 100 fois).

jeudi 29 octobre 2009

Clones (The Surrogates) de Jonathan Mostow

Jonathan Mostow, réalisateur honnête à qui l'on doit le troisième volet de Terminator injustement critiqué par bon nombre de fans intégristes des deux premiers Terminator, revient ici avec Clones, une histoire tirée d'un comic de Robert Venditti et Brett Weldele, The Surrogates, traduit en français par Clones. C'est l'occasion de retrouver Bruce Willis dans un rôle qui va devenir classique maintenant, celui du vieux schnock réac, après avoir quitte celui du jeuns réac pendant des années...



Deux agents du FBI, Agent Greer (Bruce Willis) et Agent Peters  (Radha Mitchell) enquêtent sur le meurtre mystérieux d'un étudiant, qui semble lié à l'homme qui a contribué à mettre au point une invention qui s'est imposée dans toute la société : les gens peuvent désormais acheter des versions robotisées d'eux-mêmes, des doubles sans défaut qui, commandés à distance, effectuent leurs tâches à leur place et leur permettent de vivre par procuration sans quitter le confort et la sécurité de leur domicile.

Cette révolution technologique soulève beaucoup de questions, dont la première va vite devenir préoccupante : dans un monde d'apparences qui est réel, à qui peut-on faire confiance ?


Sales machines

Clones - Trailer - 2009

Clones est l'adaptation du Comics The Surrogates de Robert Venditti et Brett Weldele, sorti aux États-Unis entre juillet 2005 et mars 2006 et dont la deuxième série est sortie en 2009, qui est une préquelle, The Surrogates: Flesh and Bone. Tout comme pour Whiteout, je n'ai pas eu connaissance des comics en question mais vu qu'il devient très difficile à Hollywood de sortir des scénario digne de ce nom, autant aller les piocher dans le merveilleux monde du comics, média qui a décidément le vent en poupe depuis le début des années 2000 (je pourrais dire enfin, puisque je dois lire des comics depuis plus de 20 ans... erf)

Clones nous présente donc un monde original, tout on aurait pu penser qu'il est l'œuvre de Philip K Dick tellement les similitudes sont nombreuses avec cet auteur culte. En effet, ceux relatifs au clonages robotiques et l'opposition robot/humains est l'un des thèmes centraux chez l'auteur. Pourtant dans ce film, il n'est point question de remise en cause des humains vis à vis des machines, puisque ces machines ne pensent pas vraiment par elles-mêmes. Elle ne sont que le bras armé d'une société qui ne désire plus souffrir, vieillir ou tout simplement risquer de vivre. L'histoire est donc assez originale. 

Mais le casting est pas vraiment à la hauteur. En effet, Bruce Willis commence à être vieux pour incarner ce genre de personnage. Et ça semble assez paradoxal ici, d'autant plus qu'on se doute que le personnage était composé pour un mec de 35-40 piges (enfin, ça y ressemble, sauf si dans la BD il ressemble bien à un mec qui approche les 60 ans). Ce qui donne une double impression: quelqu'un qui lutte pour retrouver une humanité qu'il a perdu, par défaut, et quelqu'un de réac, qui a connu l'autre monde. Cette opposition intrigante assez réellement. D'autant plus que la femme de Bruce Willis dans le film,  Rosamund Pike, semble vraiment plus jeune.

Mais passé de détail technique, Clones se révèle intéressant même si le traitement des thèmes se rapproche pas mal du bon vieux Demolition Man, qu'il faut d'ailleurs absolument avoir vu, ne serait-ce que pour l'idéalisation d'une société future, où tout contact humain serait banni. Ici, cet absence de contact se matérialise par des robots, des clones copies/conforme de ce que la personne a été mais surtout, souhaite être.

C'est d'ailleurs un des éléments rigolo, comme pour Ultimate Game (mais là, on est plus dans le monde du jeu vidéo) où les enveloppes visibles des alter ego n'ont que peu de rapports avec les originaux. Las, cet élement n'est pas assez mis en valeur puisqu'on se contente, très rapidement, d'une opposition entre les vrais humains, qui disposent d'endroits à eux et ceux qui souhaitent vivre par procuration. Sans trop rentrer dans les détails de l'intrigue, cette opposition devient trop rapidement le clou du spectacle, alors que toute la partie sur la transformation de la société en robot par procuration est traitée en 10 minutes. Je suppose que la BD devait beaucoup plus insister sur ce phénomène mais pour le moment je ne pas dire.

Clones se révèle donc au final un polar de Science fiction peut surprenant et visuellement assez classique. On dirait que le réalisateur, Jonathan Mostow, s'est contenté d'aller piocher chez Spielberg (avec son Minorty Report) pour mettre en scène ce comics. C'est d'ailleurs assez dommage, surtout que Willis n'arrive pas bien à faire ressentir l'émotion d'un humain qui le redevient. Mais hormis cela, et vu la misère des films qui sortent en salle dans le registre SF, on va pas vraiment faire notre fine bouche...

Clones (The Surrogates) de Jonathan Mostow | Scénario de Michael Ferris et John Brancato d'après l'œuvre de Robert Venditti et Brett Weldele | Photographie d'Oliver Wood | Musique de Richard Marvin | Avec Bruce Willis (Agent Greer), Radha Mitchell (Agent Peters), Rosamund Pike (Maggie Greer), Boris Kodjoe (Andrew Stone, superviseur du FBI), James Francis Ginty (Canter (jeune) | Etats-Unis | 2009 | 85 min. | Science-Fiction | Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France

mercredi 28 octobre 2009

Big Bang Theory




Salut a vous, esprits inférieurs...


C'est par ces mots que Sheldon Cooper aurait pu démarrer cet article. Mais je ne suis pas Sheldon Cooper, dieu merci


Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Big Bang Theory est une série américaine qui raconte les tribulations de quatres geeks ( mais des beaux, élevés au grain et tout ), dont deux vivent en coloc ( Sheldon Cooper et Leonard Hoftstader ), et dont l'existence est partagée entre astronomie, physique quantique, ingéniérie, comic books, jeux video et cinéma. Des puristes, des vrais nerds comme on en fait plus


Jusqu'au jour où Penny, ravissante blonde qui bosse comme serveuse au Cheesecake Factory en attendant de devenir actrice ( hé oui ), emménage en face de chez eux....


Mais revoyons un peu nos protagonistes :


Nous avons Leonard, physicien, timide, un peu timoré, super tronche, qui va le plus évoluer au cours de la série, qui semble des le départ le moins geek de la bande...J'ai pas dit le plus dégourdi, ça serait exagéré, mais quand meme

Il y a Howard Wolowitz, le seul a ne pas posséder le titre ronflant de Docteur vu qu'il se contente d'un Master en engénièrie. Vingt-Sept ans, vivant chez sa mère positivement juive, obsédé sexuel en manque et bien entendu frustré et doté d'un certain gout pour l'habillement, il va devenir le pire cauchemar de Penny


Il y a Rajesh Koothrapalli, arrivant tout droit de New Delhi, Docteur en Astrophysique, qui est physiologiquement incapable d'émettre un son, de parler et de lacher un mot en présence d'une femme......Sauf quand il est bourré

Et pour finir, Sheldon Cooper. Docteur en physique théorique, quantique, et tout ce qui finit en -ique, il est a la série ce que Spock est a Star Trek, du reste c'est son idole. Encore qu'a coté de lui Spock serait plutot comparable a Jean-Marie Bigard. Super méga tronche, d'une intelligence hors norme, possédant une mémoire edeitique, il est totalement ignorant de ce que peux etre une relation sociale, il n'a aucune notion de bienseance, d'humour ( sauf le sien ), il est plus proche de l'androïde que de l'humain.

Et là arrive Penny. Si dans les quatres premiers épisodes elle est vraiment cruche, les scénaristes, prompt a réagir quand il le faut ( pas comme chez nous où on s'enfonce dans l'erreur ) vont étoffer sa personnalité et son rôle et la rende vraiment attachante. Elle est complètement étrangère a l'univers de ses nouveaux amis et pourtant elle va s'attacher a eux, et eux à elle ( quoi que les raisons de leurs attachements respectifs varient d'un personnage a l'autre )

On a tous autour de nous un geek, un accroc du jeu de roles, un détraqué de la console ou une vivante encyclopédie du comic book. Et a la vision de la série, on se rend bien compte que les scénaristes savent de quoi ils parlents

Les situations s'enchainent, toutes plus branquignolesque les unes que les autres, Sheldon Cooper prenant une importance grandissante au cours des épisodes, certains mêmes sont centrés sur lui et Penny.

On m'a bavé les rouleaux pendant des semaines pour que je regarde un épisode de cette série, j'ai finalement récupéré le pilote en anglais, le lendemain je récupérai les deux saisons.

C'est hilarant, pour peu que l'on entre un peu dans la vie de nos nerds. Actuellement la diffusion a commencée sur M6, je sais pas ce que ça donne en VF, mais je vous la recommande néanmoins, c'est une excellente façon de se détendre et d'oublier un peu ses soucis


Et ça a même fait rire n0th1n9, c'est dire....

mardi 27 octobre 2009

Postal de Uwe Boll



On aurait pu craindre le pire en voyant Uwe Boll réaliser Postal...Mais encore faut-il connaître le jeu vidéo, ce qui n'était pas mon cas. Par contre, pour avoir vu d'autres "films" de ce réalisateur, comme King Rising, Far Cry, Bloodrayne ou encore Alone in the Dark, j'avais de quoi me dire que ça allait être pareil pour celui-là... Et j'ai été surpris.. Parce que Postal, sans être un grand film, est néanmoins un peu mieux foutu que ces précédents "chefs d'œuvre"...


Un postier humilié et maltraité ( interprété par Zack Ward) de la mal-nommée ville Paradise se retrouve à la porte à cause des dépenses de son ex-femme. Après avoir cherché sans succès un peu du boulot, Il trouve refuge chez son oncle, gourou local, tout aussi fauché que lui. Les deux losers envisagent de se remettre à flot en commettant des vols dans le parc d'attraction du coin, mais malheureusement pour eux, une armée de taliban vient de débarquer en ville avec la même idée. Menés par Ben Laden lui même...


Postal - Trailer - 2008

Enfin, on peut enfin dire qu'Uwe Boll a réussi un film potable. Et le pari etait loin d'être gagné. Celui qui a défrayé la chrnoique en mettant des raclés à des adolescents à la boxe qui critiquaient ses films, en omettant bien entendu de dire qu'il avait été boxeur amateur par le passé, a pris un peu du plomb dans l'aile. Et n'hésite d'ailleurs pas à s'auto parodier en se donnant un petit rôle dans Postal, où il se moque de lui-même (et un peu beaucoup des autres).

Postal est un film irrévenrencieux au possible et tout comme Hypertension (oui, je sais j'aime placer ce film, qu'il faut avoir vu merde), il tape dans l'humour gras, lourd mais sans chichi ni fioriture, dans une Amérique devenue bien poussive dans le registre des comédies. Ici, dès la scène d'introduction, celle du cockpit et des vierges, on se retrouve de bien fouet dans ce qui fait autant le charme supposé du jeu, auquel je n'ai pas joué, que d'une certaine critique de l'Amérique, beaucoup plus irrévérencieuse que ne fera jamais un tocard comme Sasha Baron Cohen, auteurs des pitoyables Borat et Bruno, avant de réaliser son prochain film, Blaireau, avec lui-même dans son propre rôle.

D'ailleurs, la scène finale, entre Bush et Ben laden a autant un petit côté malsain que réellement comique, ce qui prouve que dans ce registre, le réalisateur a plus à y gagner, à budget égal, que d'adapter du jeux vidéo fantastique ou d'héroic fantasy. Si certaines scènes sont trop longues et mal rythmée, cela n'empêche pas de bien se marrer avec un univers intéressant et iréel. Postal est donc à voir, ne serait-ce que parce que c'est une vraie bonne surprise.

Depuis, deux films qui ont l'air d'avoir plus de gueule sont en passe d'être sorti ou sorti, Rampage, qui est la vision d'Uwe Boll d'un massacre dans un lycée et Stoic, qui promet tout autant. Oui, Uwe Boll a enfin arreté de se prendre pour le Micheal Bay du pauvre (auquel il aime souvent se comparer puisqu'ils ont a peu près le même âge) et de developper un peu ce qui lui prennait les trippes, que ça ne plaise ou nom.

Postal de Uwe Boll | Scénario de Uwe Boll et Bryan C. Knight |  Photographie de Mathias Neumann |  Musique de Jessica de Rooij | Avec Zack Ward (Dude le postier), Dave Foley (Oncle Dave), Chris Coppola (Richard), Jackie Tohn (Faith), J.K. Simmons (Candidat Welles) | Film américain, 2008, 100 min.

dimanche 25 octobre 2009

Lyon, un an avant

Lyon, capitale des Gaules, la ville du saucisson et de la rosette

Lyon, traversée par le Rhône sur lequel trônent de vaillante péniches offertes à la populace avide de sensations

Lyon, fourmillante de Vélov butinant la ville de leur roues mutines, a contrario de Toulouse vrillée de Vélouze...

Ah Lyon......Lieu de naissance de Mobil et d'adoption de Dextarian-El-Marseillais ( rien a talquer qu'il le soit pas, il a l'accent c'est le principal )


Il faut dire que c'est a cause de leur présence en cette douce citée de Lugdunum que j'y ai posé mes roues pas mutines du tout, un jour de septembre, afin de préparer ce qui allait devenir l'évènement majeur de l'année 2008, à savoir, la soirée VIP.
Pourquoi un an après, presque jour pour jour, revenir sur cet évènement ? Sans doute parce que malgré le temps qui passe et qui repasse, tel le fer sur le linge humide, ce weekend fut mémorable et doit le rester pour les générations futures, pour que nous puissions, quand nous serons vieux sales et décrépis, dire a nos éventuels petits-enfants ( ou a notre perruche suivant les individus ), d'une voix émue et tremblotante, l'oeil humide à cause de la cataracte : "J'y étais...."
Ah ça ouais, on y était, on était même dedans jusqu'au cou. Mais laissez moi vous narrer les tenants et les aboutissants du pourquoi du comment de l'interet de la genese de ce weekend.
VIP était un site communautaire. Baisodrome pour certains, club de rencontre pour d'autre, catharsis psychologique pour d'autre, sur VIP on parlait de tout et de rien, on disait prout tagada bite, et on s'en portait très bien
Et parfois il arrivait que l'on rencontrâsse ( pas sur de la conjuguaison mais m'en cague ) des gens funs, interessants, marrants voire pourvu d'appendices mammaires fort intérressants ( non pas toi Dext ) Et le virtuel, c'est bien, c'est fun, mais le réel, c'est mieux. Et donc vint un soir lors d'une discussion sur MSN ( lors de laquelle j'avais appris que le parc de la tête d'or était à une année de marche de chez Mobil....) le sujet, a savoir "faut qu'on fasse une soirée pour qu'on se voit tous" Ah ben tiens, le truc facile. Après moults heures passées sur le net, je pris donc ma moto et descendis sur Lyon pour rencontrer les deux zigotos précedemment sus-cités. J'avalais avec joie les 500 km me séparant de cette citée nordique, et arrivait enfin chez mes hôtes, voyant pour la première fois en live Mobil et Dextarian, la larme a l'oeil et la gorge nouée par l'émotion.

Ce weekend fut une mise en bouche au cours de laquelle nous mîmes au point la soirée, le lieu, la date, le fric, et l'ambiance, car aux dires de Mobil, nous fûmes ( des clopes ) proprement infernaux avec le Dext, et j'en profitais pour poser mes jalons et mes marques en cette ville historique après avoir été approché par un sosie de Dick Rivers qui avait fait la Légion Etrangère et qui avait jugé utile de me raconter sa vie alors que j'en avais strictement rien a braire. Ceci étant je retournerai bien dans la petite boulangerie, elle était mignonne la vendeuse.

Après deux articles, quarante prises de têtes, différents points de vue et moults engueulades, la soirée était là, chaude comme une braise, vibrante comme une roche volcanique n'attendant qu'une pincée de souffre sur un vent de méthane pour exploser et embraser la moitié de la france.
Personnellement je me la coulais douce a Miami dans les bras d'une Colombienne avant de me rammener a Lyon. Bon les meilleures choses ont une fin donc je dus quitter la Floride le jeudi pour arriver bien sur le vendredi a 11h30 sur le tarmac niçois après 16h de voyage ( les transit sont mortellement longs )
12h30, je pickup n0th1n9 et sa moitié chez eux
13h00, ils descendent enfin de leur appart ( le retard est une religion chez David )
13h30, on arrivent chez moi, je défais mon sac, prend une douche, me change, refais un semblant de sac
14h00, on décolle pour Lyon
14h15 on s'arrete à la Fnac pour acheter un dispositif radio pour écouter mon iPod dans la bagnole
14h30 j'ai fini de lire la notice de ce merdier et on décolle enfin pour Lyon C'est là que ça commence a couiller......
Parce qu'il faut savoir un truc, il nous est impossible de vivre les choses d'une manière rationnelle et normale, avec l'autre débile, quoi qu'on fasse ça se change en épopée Encore que je suis mauvaise langue, la route s'est déroulée presque normalement si l'on excepte l'incapacité totale de David à me choper une radio qui nous permettait d'écouter mes playlist, et faisant ainsi réaliser a Stéphane notre incapacité, je cite, a bosser a l'Aérospatiale. Donc on s'engueule, on s'insulte et on se tape les 500km d'une traite, pour arriver, enfin, a Lyon, moulus, fatigués, mais happy.
On pose la caisse, on sort les sacs, David veut trouver son hotel, je l'emmerde, on débarque chez Mobil, on sonne, on monte, on franchit la porte et là je vois Dext, Mobil, Early, _lila *, Dimrost et Djool en train de refaire le monde.
J'insulte Dext, il me traite de touriste avec ma chemise cubaine, on se pose et on boit un verre. Et là ça commence..
On braille dans le sud. Beaucoup. Et quand il y a plusieurs sudistes, ça devient vite l'enfer pour les gens du nord, j'entends par là les gens de St Etienne, Grenoble, Avignon, Lyon et ultra....bah ouais c'est au nord de Nice tout ça.
Et là, sainte merde, qu'est ce qu'on a put brailler Entre deux gueulantes, débarquent Pok, Audrey et Klod. On se saute dans les bras, on se bise, on se touche un peu les balles, et on va boire un coup....encore.
Au passage on récupere Jun, Lutin et je sais plus qui, je commençais à plus être étanche moi, entre l'alcool, la route, la fatigue et le décalage horaire, je devenais une entité non fiable.
On arrive dans un rade improbable, le Senssass, ou je sais plus enfin bref, on traverse une faune de tocards passablement avinés en mal de philosophie de comptoir pour arriver a notre étage dédié. Et là on boit, pendant qu'arrive d'autres participants, dont Bricolette, attendue par beaucoup de gens ( Dext, ta gueule ). Et la soirée continue.....

Nous rentrâmes assez tardivement et passablement éméchés, Djool ayant voulu démontrer a Pok sa capacité à lui flanquer une rouste devant un parterre de condés médusés par tant de violence.
Après avoir calmé la fringante amazone et avoir discuté avec elle entre quatre yeux bien humides, nous reprîmes le chemin de la Mobile Home ( oulah, facile ça ), pour nous coucher....enfin nous coucher, on a quand meme discuté jusqu'a 6h du mat avec Dimrost. Bon ça va ! on a pas vraiment discuté, disons que je l'ai empeché de dormir parce que je pouvais pas m'empecher de dire des conneries ! En meme temps quand je suis fatigué j'arrive pas a dormir et je pars en couilles.

La nuit fut donc courte, surtout qu'en milieu de matinée, une improbable mission suicide nous attendait.
Notre Pok préféré avait décidé, au saut du lit, de visiter Lyon. Louable intention culturelle, me direz vous, oui, sauf qu'il s'est avéré que Pok a autant le sens de l'orientation qu'un tractopelle russe, et le v'la téléphonant a Mobil en hurlant "au secours venez me chercher, je suis perdu, je sais meme pas où je suis et un chien me suit depuis une heure !"

N'écoutant que notre courage, nous bondîmes Dextarian, Dimrost et moi-même vers ma Ford Veau, poitrail au clair et cheveux au vent, le regard dans le lointain !

Bon, la vérité est quelque peu différente, il faisait un froid de canard alors le poitrail était sous 2 pulls et une doudoune, Dimrost est chauve comme Vin Diesel et nos regards étaient aussi vifs que ceux d'une dorade agonisante sur l'étal d'un marché au poissons, bah quoi, la nuit fut rude.

La traversée de lyon fut aussi rapide que mouvementée, mû par un nouvel instinct de pilotage paramilitaire, j'évitais avec brio les différents dangers et ennemis que la providence jetait sous mes roues : sac plastique, petite vieille menaçante, marchand de mérou et autre carmélite armée jusqu'au dents, pour arriver enfin à destination et trouver le Pok encerclé par une horde d'Emo belliqueux.

Un bref coup de klaxon, un frein à main savamment controlée, Dext ouvrit la fenetre passager et Pok s'y engouffra tel le plongeur olympique dans le bassin chloré.

Bon ça c'est qu'on a raconté au retour, en fait on s'est prit un embouteillage, on s'est viandé de route et j'ai mis une plombe a garer la voiture pendant que Pok matait la vitrine d'un magasin de comics.

On a fini quand meme a un moment donné a rassembler la troupe pour aller bouffer un toc, bon va trouver un resto qui te sert encore a 15h, même a Lyon ça a pas été de la soie.

Inutile de vous narrer les fourres de rire lors du repas, en fait c'est inutile de les narrer, parce que tout ce weekend entier n'a été qu'une gigantesque fourre de rigolade. Donc mettez vous dans le crâne que quoi qu'on fasse on rigolait comme des bossus ( je sais pas comment ça rigole un bossu mais ça doit pas etre triste ) Le repas s'éternisant je décidais de monter sur Fourvière pour prendre des photos de la basilique. A mon retour, le groupe, qui s'était enrichi de SanJo, Florie et JorJ se mettait en branle, pour aller....euh pour y aller quoi, plus ou moins pas loin du Mobil Home ( et merde....)

Sauf que Dimrost devait retrouver Belette et Tahiti Bob à la station de métro.

Moi : Mathieu, on t'accompagne avec SanJo et Pok
Dim : Ok lets go
SanJo : Au fait laquelle de station ?
Dim : Ben la station....la station de Métro quoi ?
Pok : Oui non mais elle a un nom quand meme ta station ?
Dim : Mais j'en sais rien moi !
Moi : Et comment tu veux qu'on la trouve cette foutue station ? y en a pas qu'une non ?
Dim : Ben elle est par là !
Tous : ah bon

Ben nous voila partis. On arrive finalement a la station de métro, et on se poste en sentinelles guettant l'arrivée de la Belette.....dans le froid...... en faction qu'on était, je le croyais pas

Perso je petais de soif, et j'ai bien du batailler 20 minutes pour que Dim accepte que nous posions nos derrières au bar d'a coté.

Quel délice de sentir un coca glacé vous descendre le gosier quand vous avez soif....Bon accessoirement, on est bien content de plus jamais y refoutre un pied dans ce bar parce que je crois qu'après avoir tenté de recruter la serveuse pour la secte que Pok était soit disant en train de créer nous somme persona non grata dans ce quartier.

Mais au bout d'une heure, point de Belette. Force nous était d'avouer qu'on avait raté la belle ( oui parce qu'elle est sacrément jolie la dame ), donc, vite, un coup de fil. Hop elle est sur le pont....quel pont ? ils les ont eu en gros les ponts dans cette ville

Belette : alors ça j'en sais rien, attends : "Madame excusez moi, c'est pour la chasse au trésor, sur quel pont sommes nous actuellement ?"

Ok confirmation elle est tapée complet elle aussi, ça va pas être triste

On récupère la Belette, donc, et nous v'la parti en direction du Désir, le lieu du (futur) crime....

Un rapide crochet par le Mobil Home ( bon ça va j'arrete !!! merde hein ), pour prendre une douche, se changer, faire peter la gomina et yallah !! on y va ! jetons nous dans la foule, l'alcool, le stupre et la luxure !!

Vous décrire la soirée entière est strictement impossible. Ca a dansé, rigolé, braillé, pleuré, regardé, touché, je crois que tout a été fait lors de cette soirée, du meilleur au pire, et jusqu'au bout de la nuit...et dans le pire j'inclus Djool qui a copieusement vomi des endives qu'elle n'avait jamais mangées, sous la chaise sur laquelle j'étais assis et direct sur mon sac que j'avais acheté 3 jours auparavant a Miami, et qui ne s'en est jamais véritablement remis du reste.

Sans oublier non plus la non moins improbable altercation entre le fils des ages farouches et un pompier. Early, le pompier, voulu secourir la femelle de Rahan ( Raaaaahaaa ), ivre morte dans les chiottes en train de vomir sans doute sur les pieds de Rahan ( Raaaahaaa ). Ce dernier ayant pris l'intervention de Early pour une agression caractérisée voulu lui peter le dentier
Early n'étant pas un demi sel, voulu se défendre
Bref comment ruiner une ambiance. Dieu merci, l'altercation entre le paléolithique et le corps des sapeurs-pompiers de Lyon s'arreta brusquement, on ne sait trop pourquoi

Dieu merci Kovach, l'homme suivi était là pour nous rappeler la bonne parole de Karl Marx...Oui non parce qu'il est suivi, c'est pas possible autrement

On a regretté certaines absences, comme Manu le créateur de VIP...en même temps personne lui aurait parlé, vu que selon un marseillais bien connu, on parle pas au mecs qui font 1m50, on a regretté l'absence du disciple de Palpatine, mais il était parti cramer de l'air ailleurs

Le lendemain fut encore plus difficile que les précédents, parce que outre le fait qu'on était plus morts que vifs, il fallait se dire au revoir. C'est bien le problème quand vous vivez intensément un weekend comme ça, les séparations sont d'autant plus difficile

Je proposais a Djool de la dropper chez son père, en Ardèche, pour lui éviter un fastidieux trajet en train, après tout, c'était sur notre route....

Oui enfin bon je pensais pas mettre huit heures pour faire Lyon-Nice !

On s'est paumés complet, surement parce qu'on a passé le trajet a se fendre la poire et a raconter conneries sur conneries, parce qu'on a croisé une maison, je cite, "enfin terminée", que certains bleds en Ardeche se pretent fort bien aux chansons bucoliques germaniques ( les bedids zoisseaux, kassouillent kassouillent....hein Djool) mais surtout parce que bordel, le papa de Djool, il habite en plein coeur de l'Ardèche ( en face de la prison, si si) , et que suivant ses dire, Nice, c'est "Par là !"....entre les montagnes

On a réussi a rejoindre l'autoroute je sais pas comment, tout ça pour s'arreter encore une demi heure plus tard parce que n0th1n9 a failli crever, mais vraiment mourir quoi, le coeur qui bat plus et tout et tout, il a failli crever de rire quand je lui ai dit que Pok et Dimrost étaient partants pour qu'on se fasse une virée tous ensemble a Amsterdam, il m'a répondu "Do...Do.." et on a éclaté de rire....80 bornes a rouler a 50km/h, je controlais plus rien, et l'autre abruti était en train de passer l'arme a gauche....c'était n'importe quoi

On s'en rappellera de Lyon, ouais, c'était il y a un an déja, le temps passe vite, comme disait Renaud "le temps est assassin".
Parfois j'ai l'impression que c'était il y a des années alors qu'en fait c'est vraiment pas vieux. Parfois quand le présent est minable, revenir sur le passé c'est pas mal.

Et surtout il est bon de se rappeler qu'on a rencontré des gens biens, des gens funs, plein de vie et d'envies, et qu'on regrette juste de pas leur apporter autant qu'ils vous apportent Il manquait juste selon Dimrost une chanson, "Clitoris mon ami Uterus mon amour", ou un truc dans le genre...

Et par dessus tout......C'était un putain de weekend quand même...

samedi 24 octobre 2009

La Proposition (The Proposal) d'Anne Fletcher

Ah, La Proposition. Flirtant sur le succès du Diable s’habille en Prada, le nouveau film de la presque Has Been Sandra Bullock est sorti sur les écrans depuis peu (le 23 septembre 2009). S’il ne brille ni par son originalité scénaristique, ni par sa mise en scène très convenue, son but, plaire à la gente féminine, d’après les quelques échos que j’en ai eu, semblent atteint.


Ainsi, nous suivons l’histoire de Margaret Tate (Sandra Bullock), une très puissante éditrice, qui est menacée d'être expulsée vers son pays natal, le Canada. Elle imagine donc, devant ses patrons, une solution d'urgence et déclare qu'elle est fiancée à son assistant, le malheureux Andrew (Ryan Reynolds), qu'elle exploite et maltraite depuis trois longues années. Celui-ci accepte de participer à la supercherie, mais à ses conditions...

Le curieux couple se rend en Alaska pour rencontrer l'étonnante famille d'Andrew, qui s’avère être relativement riche dans le coin. Margaret, citadine jusqu'au bout des ongles et habituée à tout contrôler, se retrouve ainsi vite dans des situations qu'elle ne maîtrise plus. Alors que les préparatifs du mariage avancent, malgré eux et qu'un officier de l'immigration les poursuit, Margaret et Andrew ont de plus en plus de mal et de moins en moins envie de respecter le plan prévu...


La Proposition – Trailer - 2009

La proposition est donc d’un très classicisme. Entendez par là que ce genre de comédie est toujours en vogue depuis les années 1950 aux États-Unis, et que rien ne semble donc bouger de l’autre coté de l’Atlantique en 2009. Si la France n’arrive toujours pas à se renouveler dans ce genre, succès plus ou moins garantie oblige, c’est exactement la même chose pour nos amis américains. Ainsi, deux êtres que tout sépare, qui ne sont pas vraiment fait pour s’entendre vont finalement tomber amoureux à la fin (oui, merde, je vous donne la fin du film, c’est moche). Cette opposition marquée depuis déjà très longtemps donc semble encore avoir les faveurs des producteurs américains, et notamment des studios Disney qui assurent la production de ce film. Ce qui doit surtout marquer les esprits, c’est surtout les prises de vue en Alaska, réellement somptueuses et quelques peu irréalistes (donc très travaillées en studio).

Mais plusieurs choses attirent également notre attention. Tout d’abord, ce couple complètement improbable que forme Reynolds (âgé de 33 ans) avec Bullock (qui a quand même 45 ans, alors que le film ne peint pas une si différences d’âges, surtout si, comme le film le suggère, elle doit faire pleins de bébés). La complicité entre les deux n’étant pas vraiment visible à l’écran, on doit donc se contenter du postulat de départ. D’autant que si l’amour naît au cours de ce weekend, on ne le remarque pas vraiment. En effet, la réalisatrice, Anne Fletcher (27 Robes et Sexy Dance), semble avoir bien du mal à manier cette comédie comme une comédie anglaise, plus prompte à pouvoir composer autant entre un couple qui va apprendre à s’aimer qu’à montrer tous les personnages secondaires (on pense bien entendu à 4 mariages et un enterrement mais aussi à Coup de foudre à Nothing Hill, pour citer deux films dans cette veine, de la même équipe).

Ensuite, les personnages secondaires, tenant bien que mal à pouvoir nous sortir de nous léthargie de cette comédie convenues, notamment par les frasques de Betty White qui tire un peu vers elle les quelques éléments réellement comiques de l’histoire. Pour les autres, c’est mi figue, mi raisin. Malin Akerman joue bien le rôle de potiche que son physique lui permet, tout en balançant quelques répliques dont une importante pour l’intrigue, mais sans non plus briller par un talent hors normes. Il est vrai que dans Watchmen, c’est bien plus sa plastique, réellement époustouflante, qui attire l’œil du chaland que ses performances d’actrices. Mêmes choses pour Craig T. Nelson et Mary Steenburgen, qui tente désespérément de mettre un peu de piment dans ce film, en jouant des parents tiraillés autant par la réussite de leur fils que par son bonheur.

Ainsi, pour certains, La Proposition permet à Bullock de faire « un comeback », alors que celle-ci a toujours continué à tourner, même si le succès l’a fuit, depuis un certain temps. Il semble qu’elle est fatiguée dans ce film et ses quelques tours de passe-passe ont bien du mal à faire chavirer de bonheur le spectateur avide d’éléments comiques. Ce n’est certainement pas avec cette histoire convenue, à la mise en scène pataude et sans fard, ainsi qu’avec le peu de profondeur des deux personnages principaux, que nous pourrons retenir de La proposition quelque chose d’intéressant.


La Proposition (The Proposal) d'Anne Fletcher | Scénario de Peter Chiarelli | Musique d’Aaron Zigman |  Photographie d’Oliver Stapleton | Avec Sandra Bullock (Margaret Tate), Ryan Reynolds (Andrew Paxton), Malin Akerman (Gertrude), Betty White (la grand-mère Annie), Craig T. Nelson (Joe Paxton) et Mary Steenburgen (Grace Paxton). | Etats-Unis | 2009 |  108 min. | Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France

vendredi 23 octobre 2009

Whiteout de Dominic Sena

Whiteout marque le grand retour de Dominic Sena, réalisateur plus ou moins apprécié selon ses films. en effet, il est l'auteur de Kalifornia, qui avait connu un grand succès d'estime à sa sortie, mais aussi de 60 secondes chrono avec Nicolas Cage et Angelina Jolie et Opération Espadon, avec John Travolta et Halle Berry, ces deux derniers flirtant plus vers la série B que vers le gros film. il a fallu plusieurs années à Sena pour mettre en chantier Whiteout, issu du comic du même nom. Et pour un film de cet acabit, on peut dire qu'il est assez bien fait.


L'Antarctique. 14 millions de kilomètres carrés de glace isolés du monde et plongés dans la nuit six mois par an. Température minimale : - 84 °C. Vitesse du vent : 160 km/h. Jamais la nature n'a voulu que l'homme puisse survivre là-bas.

Pourtant, pour Carrie Stetko (Kate Beckinsale), ce n'est pas l'environnement qui est le plus dangereux. Seule représentante de la loi dans ce territoire impitoyable, elle doit enquêter sur un corps retrouvé sur la glace. Le premier homicide de l'Antarctique. Cette découverte, effroyable par elle-même, va plonger Carrie dans un mystère plus étrange encore, et révéler des secrets longtemps enfouis sous la glace...

Des secrets qui ont poussé quelqu'un à tuer pour les préserver. Carrie doit tout faire pour démasquer le meurtrier avant que lui ne la trouve. Mais l'hiver approche, et dans la blancheur immaculée de l'Antarctique, elle ne pourra voir l'assassin que lorsqu'il sera sur elle...

Enfer Blanc :

Whiteout - Trailer - 2009

N'ayant pas lu le comic de l'excellent Greg Rucka (auteur, avec Whiteout, de Gotham Central, série dédiée aux policiers de Gotham City ou encore Queen & Country mais également de Wolverine (vol. 3 #1-19), Black Widow "Break Down" #1-3, "Pale Little Spider" #1-3 ou encore Elektra vol. 2 #7-22, Spider-Man Quality of Life #1-4) et Steve Lieber, je vais donc me garder de faire un comparatif, apanage en général des fans de l'œuvre originale par rapport à la version animée et jouée par des vrais gens. Toujours-il est que Whiteout est un polar solide, tourné dans des décors naturels au Canada et qui mérite véritablement le coup d'oeil, autant par son atmosphère particulière (on pourrait bien sur le comparer à The Thing du cultissime Carpenter). Dominic Sena est un honnête faiseur assez spectaculaire, qui privilégie les scènes d'action aux longues tirages romantiques au coin du feu. Ce qui donne souvent des films sévèrement burnés plutôt gavé de testostérones que des trucs "à la Prada".

Cependant, c'est Kate Beckinsale qui crève l'écran, dans le rôle du seul flic de la "ville" (la McMurdo Station en Antarctique). En effet, il se trouve que cette actrice, dont je n'arrive toujours pas à savoir si c'est une bonne actrice (surtout dans les Underworld où il fallait s'accrocher un peu après le premier volet), campe réellement une héroïne très courageuse, qui est venue se "perdre" dans cet enfer blanc après un drame survenu lorsqu'elle était une flic classique d'une grande ville. Ce drame nous est d'ailleurs souvent servi, dans le film, par des incessants flashbacks sur ce passé tortueux. D'autant plus que le nom du personnage, Carrie Stetko, est très classe. un peu comme celui de Jennifer Lopez, Karen Cisko, dans Hors d'Atteinte de Steven Soderbergh.

Whiteout  surfe également sur, peut-être une nouvelle mode, après 30 jours de nuit, puisque c'est un peu le même background, au début qui est nous est servi (les deux films étant également tous les deux tirés de comics, ceux-ci pouvant peut-être expliquer cela). Bien entendu, les thèmes abordés ne sont pas du tout les mêmes, mais les ressemblances entre les deux peuvent interpeller.

Dominic Sena pond donc un honnête polar, solide, aux  multiples rebondissement. L'aspect "lunaire" du décor participe d'ailleurs à cette ambiance. On se croirait presque sur une station orbitale autour d'un astre inconnu, comme dans  Outland de Peter Hyams avec Sean Connery, film policier de Science-Fiction. Si on n'est pas sûr que le réalisateur ai eu ses références en tête, force est de constater que l'on a une réelle impression d'assister au même spectacle. Il est vrai que les univers clos sont propices à mal de fantasmes et quel univers dit clos mais ouvert que l'Antarctique, est le plus propice à ce genre d'histoire?

Whiteout permet donc de nous plonger dans l'univers de cette femme autant forte qu'émotionnellement fragile, qui n'a d'ailleurs rien d'une super-héroïne, comme on peut souvent faire l'amalgame lorsque l'on parle d'une adaptation de comics, puisqu'on fait automatiquement référence aux Spiderman, X-men ou autres Iron-Man. Sans en faire des caisses, comme dans son Opération Espadon qui souffrait d'ailleurs d'un manque de rythme important, Whiteout tiendra le spectateur en haleine, pour peu que ce dernier aiment les polars du bout du monde.

Whiteout de Dominic Sena | Scénario de Jon Hoeber, Erich Hoeber, Chad Hayes et Carey Hayes, d'après l'œuvre de Greg Rucka | Photographie de Christopher Soos, musique de John Frizzell, produit par Joel Silver, Susan Downey et David Gambino | Avec Kate Beckinsale (Carrie Stetko), Gabriel Macht (Robert Pryce), Tom Skerritt (Le docteur John Fury), Columbus Short (Delfy), Alex O'Loughlin (Russell Haden).
Film américain, canadien | 2007 | 100 min. | Policier, thriller | Distribué par StudioCanal

jeudi 22 octobre 2009

Jennifer's Body de Karyn Kusama

L'effet Megan Fox bat son plein. l'occasion, maintenant qu'elle est plus amplement connue pour son jeu d'actrices, pardon, de sa bombasse attitude power style, de sortir Jennifer's Body, produit en 2007, sans toutefois avoir connu un démarrage époustouflant à sa sortie aux États-Unis (moins de 7 milliard de dollar la première semaine, si mes souvenirs sont bons). C'est ainsi pour nous l'occasion de découvrir Karyn Kusama dans un teen movie pas si mal fagoté que cela, en dépit du jeu complètement limite de Fox, mais bien compensé par celui d'Amanda Seyfried.

Sous l'emprise d'une force intérieure et maléfique, une jeune pom-pom girl, Jennifer Check, (Megan Fox) à la vie idéale se met à assassiner les garçons de sa petite ville. Sa meilleure amie, Needy Lesnicky, (Amanda Seyfried), qui n'a pas la même vie, va tout faire pour tenter de l'arrêter.


Jennifer's Body - Trailer - 2009

Jennifer's Body sent le film indépendant. La lumière, la photographie et la mise en situation sont là pour nous le rappeler. En effet, s'il s'adresse en priorité à un public relativement jeune et assoiffé d'émotions diverses et variées, il intrigue pourtant par son parti pris et sa volonté de sortir des codes du genre, ô combien balisé du film d'horreur. En effet, à la manière d'un Teeth, parabole traçant la vie sexuelle des adolescents, Jennifer's Body nous plonge dans une situation étrange et pourtant assez tentante.

Karyn Kusama, dont Jennifer's Body n'est pas le premier film, puisqu'elle a déjà réalisé Girlfight (2000) et Aeon Flux (2006), s'attache ici à maintenir une atmosphère particulière, flirtant autant sur le film d'horreur que sur le film d'ado, mais en sortant quelque peu des codes, avec une atmosphère étrange qui se dégage de l'ensemble. En effet, les mises en situations successives qui précèdent les différents meurtres sont très esthétiques mais se détachent également des canons du genre.

Sous couvert d'une amitié paradoxale, entre une pom pom girl et une adolescentes mal dans sa peau, Kusama tente de mettre en lumière les différences qui peuvent exister entre ces personnes, tout en mettant de côté des éléments intéressants comme le pourquoi du comment de tout ce qui arrive aux personnages. Cela renforce bien entendu le coté mystérieux de l'ensemble, mais donne également une impression de bâclage, comme s'il s'était passé des lustres entre les prises de vue et le montage final. En effet, on passe souvent d'une scène à l'autre, d'un décor à l'autre sans toutefois pouvoir suivre le fil. Cette absence de fluidité empêche véritablement Jennifer's Body de se démarquer des autres productions du même type, même s'il est plus proche d'une cinéma véritablement indé d'horreur que des moyenne productions américaines d'horreur.

Reste alors une bande son qui colle au film, une belle photographie et une ambiance indé qui plaira surtout aux amateurs du genre, tout comme les amateurs de Megan Fox en auront pour leur argent, puisque cette dernière est presque de tous les plans, dévoilant ses charmes au grè des tenues qu'elle porte. D'ailleurs, tout sera fait pour qu'on ne la voit pas nue et pourtant, c'était comme si c'était le cas. Beaucoup de photo d'elle nue, après la prise du lac, ont été prise et sont disponibles sur la plupart des sites américains. Reste que sans elle, gageons que ce film n'aurait pas bénéficié d'une très grosse promotion. Et je ne sais pas si cela n'aurait pas été plus mal, pour permettre de découvrir un petit film qui se regarde bien et qui s'apprécie à sa juste valeur.

Jennifer's Body de Karyn Kusama | Scénario de Diablo Cody | Photographie de M. David Mullen | Musique de Stephen Barton et Theodore Shapiro | Produit par Mason Novick, Peter Rice, Jason Reitman et Dan Dubiecki | Avec Megan Fox (Jennifer Check), Amanda Seyfried (Needy Lesnicky), Johnny Simmons (Chip Dove), Adam Brody (Nikolai Wolf), J.K. Simmons (Mr Wroblewski) | Etats-Unis | 2007 | 105min. | Fantastique, Epouvante-horreur et Comédie | Distribué par Twentieth Century Fox France

mercredi 21 octobre 2009

M83

Vu que je me passe un de leur morceau en boucle depuis quelques temps, je me suis dit que ça serait cool de faire partager mon obsession, pardon, ma passion (arf).


Je pense que tout le monde connait M83 (ha ha ha). Non, en fait, ils ont petit succès d'estime en France mais sont bien plus connus aux États-Unis (d'ailleurs la page anglaise de Wiki sur eux est juste trois fois plus fournies que la française, alors qu'ils viennent d'Antibes). Ils sont français pourtant. Je ne devrais plus employer le pluriel puisqu'il ny' a plus qu'un seul membre identifié et identifiable d'après le site IloveM83, mais passons.

En fait, mon frère, grand amateur de musique que personne n'écoute hormis ses potes et tous les gens qui ont un esprit musicos underground (autant dire personne en province ou presque et un peu plus sur Paname), m'a bien bassiné avec ce morceau "Run Into Flower" de l'album Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts sortie en 2003, dont l'image de couverture est extraite.


M83 - Run Into Flowers - Dead Cities, Red Seas and Lost Ghosts

Oué, mon frère, il se trouve que des fois, même si je te taquine, j'aime bien tes trucs.

Albums :
- M83 (2001)
- Dead Cities, Red Seas and Lost Ghosts (2003)
- Before the Dawn Heals Us (2005)
- Digital Shades Volume 1 (2007)
- Saturdays = Youth (2008)

Sites du groupe :
IloveM83
Le Myspace

mardi 20 octobre 2009

(500) jours ensemble de Mark Webb


(500) Days of Summer, traduit piteusement par (500) jours ensemble alors que Summer est juste le nom de l'héroïne. On admire donc bien fort les distributeurs français pour avoir détourné une des joke du film (surtout à la fin, puisqu'après les 500 jours de Summer, qu'est ce qu'il y a, hein, qu'est ce qu'il y a?) est le premier long métrage de Mark Webb, celui-ci s'étant aurapavant illustré avec quelques courts métrages.

Tom croit encore en un amour qui transfigure, un amour à la destinée cosmique, un coup de foudre unique. Ce qui n'est pas du tout le cas de Summer. Cela n'empêche pourtant pas Tom de partir à sa conquête, armé de toute sa force et de tout son courage, tel un Don Quichotte des temps modernes. La foudre tombe le premier jour, quand Tom rencontre Summer la nouvelle secrétaire de son patron, une belle jeune fille enjouée.

Au 31ème jour, les choses avancent, lentement. Le 32ème jour, Tom est irrémédiablement conquis, pris dans le tourbillon étourdissant d'une vie avec Summer. 185 jours après leur rencontre, la situation est de plus en plus incertaine ? mais pas sans espoir. Alors que l'histoire fait des allers-retours au sein de la relation parfois heureuse, mais souvent tumultueuse de Tom et Summer, le récit couvre tout le spectre de la relation amoureuse, du premier coup de coeur aux rendez-vous, du sexe à la séparation, à la récrimination et à la rédemption et décrit toutes les raisons qui nous poussent à nous battre aussi ardemment pour arriver à trouver un sens à l'amour... Et, avec un peu de chance, à en faire une réalité.


(500) jours ensemble - Trailer - 2009

(500) jours ensemble est un film considéré comme "arty", entendez par là que la forme, autant que le fond est privilégiée. En effet, les comédies romantiques étant légions, il convenait d'innover un tantinet. Aussi, comme le personnage principal, interprété par un Joseph Gordon-Levitt mélancolique, qui ressemble par certains côtés à Keanu Reeves du temps où celui-ci tournait dans ce genre de film, est un concepteur de cartes (de vœux, de décès, de naissance, ect., ect), le mélange entre dessins et réalité émaille le film. De la même manière, puisqu'il souhaite être architecte, l'accès sur les constructions new-yorkaises est également mis en avant.

Dans toute une histoire d'amour, il faut LA fille. Celle-ci est campée par Zooey Deschanel, une fille de la balle puisque ces parents ont bossé dans le cinéma. Elle est considéré comme une It-girl (la fille du moment), il parait par certains journaux, comme celui du point. Sans aller jusque là, parce qu'il se trouve qu'elle correspond à un archétype de nanas assez chiante (la fille bobo qui a la classe parce qu'elle écoute les Smith mais qui sait aussi mater des films porno avec son mec pour refaire la même chose). Néanmoins, ses yeux blancs, sa frange (arg) et sa façon de se mouvoir emporte les suffrages de la plupart des personnes qui ont vu le film. Remarquez, si elle plait autant à une frange de la population, c'est qu'elle se tape en plus des musicos qui sont cool puisqu'ils font de la musique indépendante.

(500) jours ensemble est surtout un film de mec. En effet, tout est centré sur le mec. D'ailleurs le générique est là pour le rappeler puisqu'il est indiqué que "toute ressemblance avec des personnes connues", ect, ect "est une pure coïncidence", "excepté toi.. (je me souviens plus le nom de la fille)", et plan d'après "Connasse". Vous l'aurez donc compris, le point de vue féminin de l'histoire sera donc évacué, hormis les détails qu'elle confiera, dans son intimité, à son mec.

Si (500) jours ensemble est un mauvais titre, ce n'est pas seulement ce que j'ai relevé plus haut dans l'introduction, mais également parce qu'ils ne sont pas 500 jours ensemble. En effet, l'histoire se finit mal, comme des milliards de rupture et Tom a bien du mal à s'en remettre. Cette comédie ressemblant, par certains cotés, au comédies américaines romantiques depréssives des années 90 à New York, on suivra donc, pendant une partie du film, le moyen pour Tom se s'en sortir, passant de la dépression à la perte voulue de son boulot, pour son consacrer à sa véritable passion, l'architecture.

Si Zooey Deschanel crève l'écran un tantinet dans ce film, c'est qu'elle est aussi une girl next door façon bobo. en effet, pas mal de personnes ont déjà plus ou moins vécue une rupture sentimentale de cet acabit, parce que la fille considérait que le mec n'était pas le meilleurs, même s'il faisait partie des bons et qu'elle ne pourrait pas aller plus loin. En fait, c'est véritablement un film qui parlera à ceux qui ont vécu ce genre de situations, sans pour autant que ces dernières soient très cliché.

Par contre, pourquoi, BORDEL DE MERDE, y avait-il la chanson de Carla Bruni, quelqu'un m'a dit, dans ce film? Non mais ils ont payé qui pour passer le SEUL morceaux de musique dite française au milieu des Pixies et des Smith? C'était quand même dingue d'entendre ce truc, arrivé comme un cheveux sur la soupe au milieu d'une scène qui avait une certaine intensité. Ca a de quoi te couper toute envie, par la suite. Non pas que j'ai quelque chose contre Bruni, mais vu qu'elle a autant de voix que Charlotte Gainsbourg, je préférais entendre cette dernière, qui aurait plus correspondu, d'ailleurs, au style du film.

(500) jours ensemble ((500) Days of Summer) de Mark Webb | Scénario de Scott Neustadter et Michael H. Weber | Photographie d'Eric Steelberg | Musique de Mychael Danna et Rob Simonsen | Avec Joseph Gordon-Levitt (Tom Hansen), Zooey Deschanel (Summer Finn), Geoffrey Arend (McKenzie), Chloe Moretz (Rachel Hansen), Matthew Gray Gubler (Paul), Clark Gregg (Vance), Patricia Belcher (Millie), Rachel Boston (Alison), Minka Kelly (Autumn - fille à l'entretien) | Etats-Unis | 2007 | 96 min. | Comédie, Romance et Drame | Distribué par Twentieth Century Fox France

lundi 19 octobre 2009

End of the Line de Maurice Devereaux

Depuis plusieurs années, le métro est le théâtre de fantasmes plus ou moins fous dans le monde du cinéma. En effet, pour ne citer que quelques exemples récents, des films tels que Creep, Midnight Meat Train, L’Attaque du métro 123, ont utilisé ce moyen de transport quotidien et familier pour des millions de personnes pour le détourner de son but originel. Il faut dire qu’il a pour lui une part de mystère dont les réalisateurs n’hésitent pas à s’emparer pour nous livrer des productions plus ou moins réussies. End of the Line de Maurice Devereaux s’inscrit donc dans cette thématique souterraine, à mi-chemin entre Creep et Midnight Meat Train, le budget en moins.

C’est ainsi que nous suivons l’histoire de Karen (Ilona Elkin), une jeune infirmière travaillant dans la cellule psychiatrique d’un hôpital. Un soir où elle termine tard, elle réussit à attraper le dernier métro juste avant l’interruption du trafic. Soudain, la rame s’arrête au milieu d’un tunnel, et le cauchemar commence. En effet, plusieurs passagers reçoivent un mystérieux signal émis par un bipper et se mettent à assassiner les autres voyageurs au moyen d’une dague. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? A quelle mystérieuse organisation appartiennent-ils ? Ces questions, Karen n’a pas vraiment le temps de se les poser. Elle réussit à s’enfuir avec un petit groupe de survivants. Les tueurs les poursuivent dans les souterrains. Karen et ses compagnons sont en route pour l’horreur absolue.

End of the Line, au sujet alléchant pour tout amateur d’horreur et de fantastique, souffre de plusieurs lacunes : une absence de rythme soutenu, une photographie inégale, une bande son trop classique et des acteurs, hormis quelques exceptions, qui cabotinent allègrement. Tout ceci est dû évidemment à un budget complètement dérisoire pour un film aussi ambitieux. Ainsi, les scènes du métro ont été tournées dans un tunnel d’autoroute désaffecté, rendant l’ambiance un peu étrange, visuellement parlant.

Cependant, ce film présente des qualités indéniables, dont la principale est une grosse générosité. En effet, End of the Line a fait le tour des festivals, remportant de nombreux prix du public. Les points faibles soulevés plus haut font paradoxalement la force de ce film puisque les lacunes que cela entraîne amènent par ailleurs le spectateur à apprécier cette série B fabriquée avec des bouts de ficelles. Pendant que les réalisateurs français cherchent à tout prix à intellectualiser leurs films, les Canadiens font avec les moyens du bord et cette envie se ressent, malgré l’absence d’argent. Ainsi, cette production ravira les amateurs du genre.

Maurice Deveraux, en réalisant ce film, s’attaque de front à la religion et à ses fanatiques. Ils lui font peur6. Cette peur lui fait dresser un portrait sombre et quelque peu déformé des pratiquants religieux.

La musique de Martin Gauthier, qui avait déjà opéré sur deux précédents films de Devereaux, Lady of the Lake (1998) et Slashers (2001), est de composition classique. Comme il faut provoquer la tension du spectateur tout le long du parcours accompli par Karen pour sortir de ce cauchemar, les bruits, sons et autres musiques d’ambiance sont stressants. Mais ils sont très (trop) souvent entendus dans ce type de films.

Concernant la photographie, l’impression générale qui ressort est de voir un téléfilm plutôt qu’un film. D’autant plus que le premier quart d’heure est plutôt réussi, avec des effets visuels très jolis et bien filmés. Las, passé ce laps de temps, on retombe très vite dans des codes télévisuels standards, gâchant ainsi tout le potentiel du scénario.

Ainsi, End of the Line est un petit film d’horreur, que l’on peut catégoriser dans la série B (ou Z, selon les goûts et les couleurs de chacun). Sans être exceptionnel, l’esprit jusqu’au-boutisme du réalisateur fait plaisir à voir, même si l’ensemble aurait gagné à avoir un peu plus de budget, notamment pour filmer la vision de l’apocalypse telle que voulue par le réalisateur.

End of the Line de Maurice Devereaux, scénario de Maurice Devereaux, photographie de Denis-Noel Mostert, musique de Martin Gauthier
Avec Ilona Elkin (Karen), Nicolas Wright (Mike), Neil Napier (Neil), Emily Shelton (Julie), Tim Rozon (John)

samedi 17 octobre 2009

Le Petit Nicolas de Laurent Tirard


Le Petit Nicolas est le quatrième long-métrage de Laurent Tirard après Mensonges et trahisons et plus si affinités... (2004), La Pause (2005) et Molière (2007), qui ont connu plus ou moins du succès. Ainsi, flirtant sur le succès de l'œuvre de  Sempé et René Goscinny, nous avons droit à un film qui ne répond malheureusement pas vraiment à notre attente, la faute à un parti pris un peu ennuyeux, celui d'évoquer les parents du petit Nicolas.


Nicolas (Maxime Godart) mène une existence paisible. Il a des parents qui l'aiment, une bande de chouettes copains avec lesquels il s'amuse bien, et il n'a pas du tout envie que cela change...
Mais un jour, Nicolas surprend une conversation entre ses parents qui lui laisse penser que sa mère est enceinte. Il panique alors et imagine le pire : bientôt un petit frère sera là, qui prendra tellement de place que ses parents ne s'occuperont plus de lui, et qu'ils finiront même par l'abandonner dans la forêt comme le Petit Poucet...

La guerre des boutons? Ben non...

Le Petit Nicolas - Trailer - 2009

Je ne sais pas qui a poussé les producteurs du Petit Nicolas à mettre les parents en évidence dans ce film. Peut-être parce que c'était plus simple de faire des entrées que si nous n'avions eu que des enfants. Le syndrome de La Guerre des Boutons n'a donc pas été exploité. Ce qui est bien dommage puisque c'est quand même l'essentiel de l'œuvre des auteurs. En effet, comme on l'a justement fait remarqué, Le Petit Nicolas, c'est un peu comme Calvin et Hobbes, entendez par là que les parents sont absents ou invisibles, tout étant centré sur les enfants et leur univers.

Et dans Le Petit Nicolas , il se trouve que cet univers est mis à mal par l'exploitation de données dont on se fout un peu. En effet, pourquoi nous parler de l'ancien temps à mettant en avant des problèmes actuels, comme la place de la femme au sein du foyer dans les sociétés bourgeoises? A quoi cela peut-il bien servir, hormis d'être légèrement anachronique? Il est en effet toujours un peu facile de réécrire l'histoire, surtout avec un recul de 40 années. N'importe quel clampin peut en faire de même.

D'autre part, les gags sont bien trop présents. Ca sent plus le stéréotype de l'essence de l'œuvre qu'une exploitation en bonne et due forme. Et pourquoi faire un Cameo avec Jugnot et les Choristes? Quel intérêt de mettre en lumière ces deux films qui ne flirtent pas vraiment sur la même veine. Il est vrai qu'il existe une nouvelle mode en France qui consiste à parler du cette époque puisqu'il se trouve que des gens sont vaguement intéressés par cette dernière. Mais à quoi bon vouloir à tout prix raccrocher des wagons qui n'ont pas bien de lien entre eux?

Quant au casting, j'avoue que j'ai un peu de mal avec le choix de l'acteur représentant Le Petit Nicolas. je ne le voyais pas aussi sage et lisse. On a l'impression que c'est comme une nature morte dans un tableau, surtout comparé à tous les autres enfants qui ont quelque chose de plus que lui. C'est bien dommage puisque c'est lui qui est censé porter le film. Sans compter que des passages qui sur le papier auraient pu être très drôle manque de justesse. D'ailleurs, le meilleur exemple là dessus est le rire des enfants dans la salle. On peut pas dire qu'ils se sont pliés en deux tout au long du film, puisque seulement quelques passage ont retenu leur attention. Et Le Petit Nicolas s'adresse et surtout doit s'adresser à eux. Et non pas aux adultes qui les amènent voir les aventures de ce dernier. D'où le fait que l'omniprésence de Merad ou Lemercier soit hors de propos (voire hors sujet), avec des thématiques bien trop adultes et qui dépassent le cadre de l'humour lié aux enfants. 

Il en y a néanmoins quelles blagues amusantes, comme le passage avec Bourguoin, en fleuriste, et les passages dans la classe avec Kimberlain. Mais, décidément, même dans ces moments là, les enfants sont mis de coté. Et on parle bien du Petit Nicolas, un monde où les grandes personnes sont certes présentes mais mises au second plan. Sans vouloir refaire un remake de la Guerre des Boutons, nous avons vraiment un problème en France: il faut faire manger beaucoup trop d'acteurs, au détriment de l'histoire. C'est un phénomène qui n'est pas nouveau, vu la palanquée d'œuvres sorties sur les écrans dans cette veine, des copies conformes de comédies de mœurs toutes aussi formatées les unes que les autres, bonnes à être simplement visibles à la télévision (et encore).

Vous l'aurez compris, le film souffre d'une trop grosse forte esthétisation de l'ensemble, par son joli générique, ses jolis décors travaillé et peut-être retouché par ordinateur. Mais, comme souvent et c'est le mal actuel, cette forme l'emporte trop sur le fond. Tout est trop beau par rapport au fond. Et dans ce genre du film, surtout si on se souvient bien des dessins, c'est le fond qui l'emporte sur la forme, puisque les décors n'étaient pas très présents et qu'on mettait surtout en valeur les situations. Dans ce film, on est surtout surpris par les décors mais les plans et les mises en situations sont bien pâlichonnes. Peut-être aurait-il fallu un réalisateur qui prenne des risques plus soutenus dans un choix de mise en situation. Je suis persuadé que l'œuvre en serait ressortie grandie et puisse compter comme une véritable oeuvre de cinéma, au lieu d'être seulement une adaptation.

Le Petit Nicolas de Laurent Tirard, scénario de Laurent Tirard, Grégoire Vigneron et Alain Chabat d'après l'oeuvre de Jean-Jacques Sempé et René Goscinny, photographie de Denis Rouden, musique de Klaus Badelt, produit par Marc Missonnier et Olivier Delbosc.
Avec Maxime Godart (Nicolas), Valérie Lemercier (La mère de Nicolas), Kad Merad (le père de Nicolas), Sandrine Kiberlain (L'institutrice), François-Xavier Demaison (Le Bouillon), Anémone (Melle Navarrin), Daniel Prévost (M. Moucheboume), Michel Galabru (Le ministre), Germain Petit Damico (Rufus), Damien Ferdel (Agnan), Virgile Tirard (Joachim), Jean-Michel Lahmi (Le gangster), Eric Berger (Le majordome), Vincent Claude (Alceste), Charles Vaillant (Geoffroy), Victor Carles (Clotaire), Benjamin Averty (Eudes)
Film français, 2008, Comédie, 90min.
Distribué par Wild Bunch Distribution

vendredi 16 octobre 2009

Victor de Thomas Gilou

Thomas Gilou. Je ne sais trop quoi penser quand je vois ce nom sur les affiches de cinéma (enfin, quand on arrive à distinguer le nom du réalisateur au milieu des noms de tous les acteurs qui trainaient par là). Autant certains de ces films ont un petit quelque chose de bien fun, comme les deux vérités si je mens, autant d'autres truc, comme Michou d'Auber ou encore ce Victor, sentent pas très bon. La faute à quoi? Au syndrome Boudu. Et des acteurs plan plan, plat plat et has been (non mais Clementine Célarié quoi...).

Alice, jeune stagiaire dans un magazine people, se prend d'affection pour son voisin de palier, Victor, charmant vieillard érudit abandonné de tous et sur le point d'être expulsé de son logement. Elle va bientôt trouver une solution à son problème : organiser un concours au sein de son journal dont le gain sera l'adoption de Victor. A l'issue du casting, c'est la famille Saillard qui gagne le droit de l'accueillir. Mais l'arrivée du sémillant octogénaire, censée apporter joie et bonne humeur, tourne rapidement à l'aigre. Les failles de chacun éclatent au grand jour et bouleversent le cadre d'une famille qui semblait pourtant bien sous tout rapport...


Victor - Trailer - 2009

Victor flirte donc sur la vague Boudu, mais aussi sur celle plus récente initiée par Le Herisson (enfin surtout pour le début, pour le reste, on retombe dans la comédie industrialisée bien de chez nous). La forme doit donc l'emporter sur le fond, comme nous le montre le générique, faite de montage animé d'une nana qu'on suit en Velib (ou Velov, puisque rendons à Cesar ce qui appartient à Cesar, c'est à Lyon qu'a démarré cette épopée pour Bobo citadins). Car oui, il y a des graphistes qui doivent manger et c'est devenu un métier maintenant.

Passons donc sur sur un scénario qui vaut ce qu'il veut pour mettre en situation un vieux bonhomme qui va remettre de l'ordre dans la famille. Rassurez-vous, on n'est ni chez Pasolini, ni chez Miike avec son Visitor Q. Le mec en question fume juste des pétards et joue au poker avec les membres de la famille. Trop un fou le mec dans sa tête, t'as vu. C'est sur qu'on voit mal Pierre Richard montrer son zizi ou se taper toute la famille une par une, avec une ambiance malsaine, on est quand même dans une comédie des familles.

 Le seul problème, c'est de savoir quelle famille va voir ça. Le bourgeois qui vient au cinéma pour se moquer de lui-même? Le Bobo qui se dit que quand même, de l'argent pour construire une piscine, mais ça fait pas très Nicolas Hulot  comme style merde. (D'ailleurs, son truc là, la bouse sur un soi disant acte politique et sa métaphore à peine voilée le titanic est sortie sur les écrans) ou les autres, les petits prolo qui vont pouvoir se moquer gentiment.. Ho ho ho.

C'est pas qu'on ne croit pas à cette histoire, c'est juste que dans la vraie vie, ça n'arrive pas tout à fait comme ça. il y a acuune journaliste stagiaire qui vient ouvrir sa gueule dans le bureau du patron parce que la stagiaire, elle veut garder son boulot. Au pire, la stagiaire d'un journal (de merde ou non d'ailleurs) elle ouvre un blog où elle se défoule, avec un pseudo bien coolos, sur les conditions de travail et de ses salauds qui dirigent les journaux.

Le sujet est donc facile aussi puisque ça fait référence à la presse à scandale ou pipole, comme disent les abrutis qui veulent bien se faire voir (jamais lu un truc aussi con que le terme pipole pour distinguer une espèce de caste à part, mais passons). Oui, le sujet est facile parce qu'on peut taper dessus tranquillement sans que ça soit mal vu. Et donc donner raison au personne joué par Richard, qui fait le salaud d'un coté et le gentil de l'autre. C'est vrai que ça change des rôles qu'il a tenu pendant des années au cinéma. Maintenant, c'est un vieux monsieur qui peut se permettre certaines choses.

Le seul qui s'amuse vraiment, C'est Wilson. Mais il a déjà bien bossé ce personnage depuis des années, depuis qu'il a arrêté de se prendre pour un pur intello avec des films intimistes. Maintenant qu'il fait aussi dans la bonne production bien comique à la français, avec du vrai rire dedans, il prend un malin plaisir à se défouler.

J'avoue, humblement, que je ne sais pas trop quoi écrire d'autre sur Victor. Si je n'avais pas une putain de carte illimitée, je ne serais jamais allé voir ce truc.

Victor de Thomas Gilou | Scénario de Thomas Gilou et Lisa Azuelos d'après l'oeuvre de  Michèle Fitoussi |  Photographie de Jean-Marie Dreujou | Avec Pierre Richard (Victor), Lambert Wilson (Courcelle), Clémentine Célarié (Sylvie Saillard), Antoine Duléry (Guillaume Saillard), Sara Forestier (Alice), Mohamed Hicham (Paco) | Film français |  2009 | 95 min. |  Comédie | Distribué par TFM Distribution

jeudi 15 octobre 2009

Mission G (G-Force) de Hoyt Yeatman

Mission G (G-Force) de Hoyt Yeatman, destiné aux petits, peut aussi plaire aux grands. La preuve, je me tape une critique de ce film alors que j'en avais un peu à la base rien à taponner. Mais force est de constater que ces cochons d'Inde sont drôles, bien foutus et que les analogies avec les vrais agents spéciaux sont assez bien traitées, ce qui n'était pas, a priori, une mince affaire.

Le gouvernement a mis au point un programme classé secret défense qui forme des animaux à devenir de parfaits espions. Armés des tous derniers gadgets de haute technologie, des cochons d'Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La G-Force est constituée de Darwin, le chef d'équipe, déterminé à remplir sa mission coûte que coûte, Blaster, expert en armement et amateur de tout ce qui est extrême, et Juarez, une pro des arts martiaux sexy. L'équipe compte aussi une mouche experte en reconnaissance, Mooch, et une taupe, Speckles, spécialiste en informatique.

Caca dans les mains, caca dans les mains

Mission G - Trailer - 2009

Hoyt Yeatman, dont Mission G est sa seconde réalisation après Asteroid Adventure (sorti en 1994) est aussi connu pour être un spécaliste des effets spéciaux, puisqu'il a travaillé sur Mission to Mars (2000) de Brian De Palma et  Kangourou Jack (2003) de David McNally. On comprend mieux pourquoi il a soumis une idée d'équipes d'agents secrets un peu particulière à un des chantres des films d'action, Jerry Bruckheimer (que tout le monde connait bien maintenant).

Bien évidemment, ce film s'adresse principalement aux petits. Les scènes étant éculées et le rythme du films à leur portée. Mais pourtant, il y a de quoi aussi s'amuser lorsque l'on est un peu plus grand, puisque les animaux sont sacrément bien foutus (alors que les décors extérieurs, en 3D aussi, sont assez foirés notamment lors du passage de la réception organisée par le méchant de l'histoire, où l'on voit un des insectes amélioré du film traverser un champ de gâteaux, au rendu assez dégueulasse).

Bien évidemment, Disney oblige, on retrouve les mêmes thèmes qui ressortent: amitié en toute circonstance, le fait que ce n'est pas les gadgets qui font ta force mais toi-même, le dépassement de soi ensuite, l'humour qui plaira autant aux petits que grands (une spécialité qui commence un peu à lourder).

Bien évidemment encore, les gentils sont très gentils et les méchants pas trop méchant. il ne faudrait pas faire fuir le chaland, qui vient voir ce film en famille et qui n'a pas trop envie que ses enfants fassent des cauchemars, malgré le gros méchant de l'histoire (qui a raison en plus, étonnamment).

Et bien évidemment, vous l'aurez compris, c'est à travers ces codes balisés que pourtant se dégagent une certaine originalité, aussi étonnant que cela puisse paraître. Ceci est dû notamment au fait que rien n'est tout blanc ni tout noir, mais surtout que certains dialogues sont étonnamment (bis) justes et à propos. Ce qui aurait été inconcevable il y a de cela quelques années, ce genre de production ayant tendance à se satisfaire d'elle-même.

Mission G constitue donc une bonne petite surprise, ce qui de la part de Bruckheimer est vraiment à souligner. Si l'histoire est classique (un gros méchant contre des petits gentils), le traitement est agréable et permet de passer un petit moment fun. Mais au delà, pas sûr qu'il en reste grand chose.. Hormis certains éléments comme les souris, la taupe ou bien Juarez qui explique ce que veut (ou pas) une fille...

Mission G (G-Force) de Hoyt Yeatman, scénario de Cormac Wibberley et Marianne Wibberley, sur une idée de Hoyt Yeatman et David P.I. James, photographie de Bojan Bazelli, musique de Trevor Rabin (titre des Black Eyed Peas), produit par Jerry Bruckheimer.
Avec les voix de Sam Rockwell, Patrick Poivey, Penélope Cruz
Film américain, 2009, Action, Science fiction, 89 min.
Distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures France

mercredi 14 octobre 2009

Les 10 Films d'Adolescence de Djool

En prémisse, je spécifierai que pour les besoins de l'article, mon adolescence commence à 10 ans. Age auquel j'ai vu Howard le Canard (en VHS) qui a été produit en 1986, et sorti en France probablement entre 1987 et 1988, et dont je viens d'apprendre que le titre original est "Howard, une nouvelle race de héros."

Vous le constaterez par vous-même, la plupart des films sont sortis avant 1995, parce qu'à l'époque, entre le moment ou les films sortaient et le moment où je les voyais, y'avait un laps de temps assez énorme comparé à maintenant.
Et puis surtout, le but de cette liste, c'est tout de même de faire ressortir des nanars qu'on a un peu honte d'avoir aimé. Or, après 95/96, j'assume actuellement à peu près tout les films que j'avais aimé à l'époque. Et puis, il faut bien le dire, l'adolescence, c'est pas si loin (I feel so young in my brain), du coup ces films concernent surtout ma pré-adolescence.

Tout comme Dimrost, j'ai choisi de lister ces films par ordre de sortie :

1. Howard The Duck de Willard Huyck (sorti en 1987, vu en 1990 - produit par George Lucas, un joli 4/10 sur IMDB)

Ce film, je l'ai vu en VHS au centre aéré. Je me souviens qu'à l'époque on était partagés entre le groupe qui avait préféré Fievel et le Nouveau Monde et ceux qui était à donf pour le Canard humanoïde et sa "Momoche" qui joua tout de même quelques années plus tard la mère de Marty dans Retour vers le Futur, comme quoi Léa Thomson restera pour beaucoup l'actrice de notre adolescence.


2. Willow de Ron Howard (sorti en 1989, vu et revu en VHS de 1990 à 2002)

Alors celui là, on ne le présente plus, à l'instar de Princess Bride, Willow le pec reste un mythe des films de Héroïc Fantaisy. N'ayant vu Princess Bride que l'an dernier, et possédant la VHS à la maison, ce film fut une telle claque lors de son premier visionnage au cinéma qu'à force de le voir et le revoir, je connaissais en 2002 les répliques de Mad Martigan quasiment par cœur (mais cela n'a pas pour autant donné un attrait particulier aux grands bruns aux cheveux longs, ni aux petits nains blonds frisés d'ailleurs).


3. Retour Vers Le Futur 2 de Robert Zemeckis (sorti en 1990, vu en 1992)

Il est quasiment impossible pour les gens de ma génération qui ont vu Retour vers le futur (le 2ème volet est à mes yeux le meilleur de la trilogie, peut -être grâce à l'hoverboard), de ne pas le mettre dans les films les plus marquants de leur adolescence. Tout y est : SF, humour, références à gogo. Quelques années plus tard, lors de la visite des Studios Universal en 1997 à L.A. j'ai eu l'occasion de monter dans la Delorean dans une attraction type Star Tour avec Biff Tannen en Guest Star. Un pur kif...


4. Toto Le Héros de Jaco Van Dormal (sorti en 1991)

Ce film, c'est ma mère qui m'a recommandé d'aller le voir (j'allais à l'époque au Cinéma du Palais, petit cinéma de quartier à Créteil, tiens d'ailleurs, si vous venez Mobil et Dex, je vous y emmènerai). Un film belge dans la liste, c'est surprenant. Mais ce film est très poétique, et même l'ado nihiliste que j'étais à l'époque a su être touchée par ce petit film sans prétention mais qui pose la question suivante : "et si les choses c'étaient passées autrement?"


5. Le Sang Des Héros de David Webb Peoples (sorti en 1990 - vu en Juillet 1993 lors de vacances impliquant un GN)

L'été de mes 13 ans, je suis allée au festival du jeu à Parthenay. Là-bas nous jouions régulièrement à un jeu : le trollball qui s'apparentait à celui du film : une sorte de rugby bestialisé ou nous utilisions des épées en latex et ou un "protégé" devait aller mettre un crâne dans le camp adverse sans se faire toucher par les armes de l'équipe ennemie. J'étais la porteuse du crâne, je me suis bien éclatée.

6. Le Cobaye de Brett Leonard (sorti en 1991 - vu probablement en 1992)

Encore un film que j'ai du voir au cinéma du Palais. A l'époque, j'avais lu Niourk Stefan Wull et donc la notion de SF et de passage d'un état de primitif à une intelligence extrême, ça m'avait déjà parlé. Le pire c'est qu'à l'époque j'avais trouvé les effets spéciaux trop ouf, et en le revoyant l'année dernière, ça m'a doucement fait rigoler tellement les images de synthèses sont ultra moisies... Mais ça rajoute du charme au film.


7. Les Visiteurs de Jean-Marie Poiré (sorti en 1993)

Et oui, avant de nous imposer des daubes comme Ma Femme S'appelle Maurice, Poiré nous a offert Les Visiteurs tout comme Le Père Noël Est Une Ordure a du bien user mon magnétoscope. Alors effectivement, aujourd'hui quand je vois ce film il me fait pas tordre rire comme avant. Mais à l'époque, je dois avouer que je riais à gorge déployée dans l'enceinte même du cinéma. Et oui, j'ai changé.


8. The Mask de Chuck Russell (sorti en 1994)

Bon ben que dire, sinon que je découvrais Jim carrey, les Jack Russell (race de Milo le chien) et Cameron Diaz plus bonne que jamais. Je pourrais pas dire si c'est pour les effets spéciaux, pour l'humour, ou parce que j'allais pas souvent au ciné à l'époque, mais The Mask m'a vachement marquée (et j'ai toujours aimé les films traitant de la schizophrénie mouhahaha).



9. Pulp Fiction de Quentin Tarentino (sorti en 1994)

Quoi dire? C'est LE film de Tarantino. Beaucoup vanteront les mérites de Reservoir Dogs, réalisé avec beaucoup moins de moyens. Pour ma part, j'ai beaucoup entendu parler de ce film avant de le voir en 1995 (en VHS, une fois de plus). Et bien pour une fois, je n'ai guère été déçue, parce que généralement les films qu'on s'est fait raconter perdent gravent une fois qu'on les mate. Tel n'a pas été le cas de Pulp Fiction.



10. La Cité Des Enfants Perdus de Caro-Jeunet (sorti en 1995)
Film ultra marquant de Jean-Pierre Jeunet, avant qu'il tombe dans la mièvrerie Améliepoulainesque. Une vraie claque, surtout quand on pense à ce qui se faisait à l'époque en matière de cinéma français. Mais on le doit surtout à Caro, qui tout comme dans Delicatessen, a su insuffler une folie au film, un trait de caractère qui manque tant aux Jeunet d'aujourd'hui.
 

Ça dépend des jours

Membres

© 2007-2010 Ça dépend des jours | Thème BeMagazine | Designed by Blogger Template